Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie d'énergie communautaire

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Réduction des émissions annuelles de 115 000 tonnes d’équivalent CO2 pour les projets planifiés  

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Potentiel de réduction des émissions totales du réseau d’égouts estimé à 250 000 tonnes d’équivalent CO2  par année  

 

Résumé

La région métropolitaine de Vancouver transforme une ressource sous-estimée, à savoir la chaleur résiduelle des eaux usées et des déchets solides, en une solution de choix pour générer de l’énergie durable. En élaborant une politique et un guide de mise en œuvre novateurs, la région ouvre la voie à la création d’installations énergétiques de quartier qui convertissent la chaleur résiduelle en énergie utilisable, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles. Récompensée par le Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie Énergie communautaire, cette initiative inédite a déjà permis de mettre sur pied plusieurs projets énergétiques de quartier, tous porteurs d’un fort potentiel de réduction des émissions.

« C’est un projet qui s’inscrit dans le long terme. Notre objectif est d’extraire de la chaleur de ces deux sources pendant de nombreuses décennies. » 

– Jeff Carmichael, gestionnaire de division, Développement des affaires, Services de gestion des déchets liquides, région métropolitaine de Vancouver

Contexte

La région métropolitaine de Vancouver est un district régional dont les responsabilités comprennent la planification de la réduction et du recyclage des déchets ainsi que l’exploitation d’une série d’installations qui fournissent des services de collecte et de traitement des eaux usées et des services de recyclage et d’élimination des déchets solides à la population et aux entreprises de la région. La région métropolitaine de Vancouver est un chef de file en Amérique du Nord avec un taux de recyclage des déchets solides de 65 %, soit plus du double de la moyenne canadienne. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 comme elle le souhaite et promouvoir une économie circulaire, l’organisation a cherché des moyens de réduire l’utilisation des combustibles fossiles et de faire un meilleur usage des matériaux disponibles. Elle a ainsi décidé de construire des systèmes énergétiques de quartier, c’est-à-dire des infrastructures centralisées pour le chauffage ou la climatisation, qui transforment la chaleur résiduelle provenant des eaux usées et de la combustion des déchets solides en énergie utilisable. Ces installations ont la capacité de chauffer 300 000 maisons dans la région à long terme et de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES).  

Le défi

La région métropolitaine de Vancouver souhaitait élaborer un cadre qui permettrait aux municipalités membres d’utiliser plus facilement la chaleur résiduelle des égouts de la région pour mettre en place des systèmes énergétiques de quartier afin de réduire leurs émissions et d’atteindre leurs objectifs climatiques tout en offrant un soutien financier pour aider à lancer les projets et à faire face aux contraintes locales.

De plus, l’actuelle installation de valorisation énergétique des déchets de l’organisation à Burnaby, en Colombie-Britannique, traite environ le quart des déchets de la région et produit déjà assez d’électricité pour 16 000 foyers. Avec l’ajout du système énergétique de quartier, cette installation pourrait voir son efficacité énergétique multipliée par trois. Elle fournirait ainsi de la chaleur et de l’eau chaude jusqu’à 50 000 foyers et réduirait les émissions de 70 000 tonnes d’équivalent CO2 par année.

L’approche

Les eaux usées et les déchets : La Politique relative à la récupération de chaleur a fait l’objet de nombreuses itérations dès 2014 avant d’être finalisée et approuvée en 2022. L’objectif de cette politique est de permettre et d’encourager la récupération de la chaleur des systèmes de gestion des déchets liquides et solides de la région. Elle fournit des lignes directrices concrètes pour imaginer, financer et mettre en œuvre des projets de récupération d’énergie appuyant l’action climatique et aborde un certain nombre de sujets, notamment :

  • la question de la propriété et de la responsabilité;
  • comment intégrer la valeur de la réduction des émissions de carbone dans l’analyse de rentabilité des projets énergétiques de quartier;
  • comment calculer le coût des systèmes énergétiques de quartier sur l’ensemble de leur cycle de vie.

La construction de nouveaux projets énergétiques est coûteuse, et des capitaux importants sont nécessaires pour qu’ils voient le jour. Pour encourager ces projets, la région métropolitaine de Vancouver engage des fonds, investit dans l’infrastructure de récupération de chaleur et établit des contrats pour aider à compenser les coûts initiaux.

« Une fois que tout le monde s’est entendu sur la politique, il a été beaucoup plus facile de faire avancer les différents projets. » 

– Jeff Carmichael, gestionnaire de division, Développement des affaires, Services de gestion des déchets liquides, région métropolitaine de Vancouver

Résultats actuels et futurs

Deux projets visant à récupérer la chaleur des égouts (ou des effluents) ont été approuvés jusqu’à présent, et le conseil d’administration a approuvé des contributions en capital pour trois projets de chauffage urbain qui utiliseront la chaleur du réseau municipal des eaux usées. Plusieurs autres projets de récupération de la chaleur des égouts sont en cours de développement ou d’évaluation. Voici quelques-uns des résultats actuels et futurs :

Domaine environnemental :

  • L’ajout d’un système énergétique de quartier à l’actuelle installation de valorisation énergétique des déchets de Burnaby pourrait tripler l’efficacité de la récupération d’énergie et réduire les émissions annuelles de GES de 70 000 t éq. CO2.
  • Six projets de récupération de la chaleur des égouts actuellement en cours dans la région du Grand Vancouver pourraient réduire les émissions annuelles de 45 000 t éq. CO2.
  • Au total, la région métropolitaine de Vancouver pourrait utiliser les eaux usées pour chauffer 100 000 foyers et réduire les émissions annuelles de 250 000 t éq. CO2.  

Domaine économique :

  • Ces projets créent des emplois dans le secteur de l’énergie propre.
  • Les systèmes énergétiques de quartier protègent les foyers des hausses futures du prix de l’énergie et réduisent leur dépendance au gaz naturel et à l’électricité.  

Domaine social :

  • Les projets fourniront de l’énergie à un ensemble diversifié de collectivités. Par exemple, le projet énergétique de quartier Sen̓áḵw est une initiative menée en collaboration avec les Premières Nations qui fournira de l’énergie durable à faibles émissions de carbone à plus de 6 000 logements locatifs dans la ville de Vancouver.  

Leçons apprises

Les systèmes énergétiques de quartier sont peu connus et mal compris. La région métropolitaine de Vancouver entreprend une série d’activités éducatives et de sensibilisation à cet égard, notamment par la consultation du public et la mobilisation des municipalités.

L’adaptation est le maître mot : la politique a déjà été révisée et élargie à trois reprises pour répondre à l’évolution des besoins. Par exemple, c’est grâce à l’élargissement de la politique que la région métropolitaine de Vancouver peut maintenant participer à des projets en tant que partenaire financier. Le guide de mise en œuvre élaboré par l’équipe a suivi un processus similaire avec l’ajout de renseignements nouveaux et mis à jour en fonction des besoins des partenaires du projet.

Prochaines étapes

La construction d’un système énergétique de quartier utilisant la chaleur résiduelle de l’installation de valorisation des déchets de Burnaby devrait commencer au début de 2025. En ce qui concerne les projets de récupération de la chaleur des égouts, des engagements de capitaux sont actuellement en place pour quatre projets et des contrats détaillés pour deux d’entre eux devraient être signés en 2025.

Citations

« Impliquez vos partenaires potentiels le plus tôt possible. Les personnes qui vont construire ces systèmes énergétiques de quartier doivent comprendre leurs principes de base. » 

– Jeff Carmichael, gestionnaire de division, Développement des affaires, Services de gestion des déchets liquides, région métropolitaine de Vancouver

« En fournissant du chauffage au moyen d’un système énergétique de quartier, on tire profit d’une ressource actuellement gaspillée. »

– Sarah Wellman, ingénieure principale, Services de gestion des déchets solides, région métropolitaine de Vancouver.

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Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie d'actifs naturels

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27 zones d’essai sur 500 mètres de littoral  

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4 différents types de sédiments/profondeurs  testés 

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5 traitements différents du littoral pour le contrôle de l’érosion et l’atténuation des vagues testés 

 

Résumé

La Ville de Surrey savait que le risque d’inondation et d’érosion de son littoral augmentait et voulait donc explorer des solutions à long terme fondées sur l’utilisation d’actifs naturels afin de protéger les infrastructures côtières essentielles et accroître la biodiversité. Mené en collaboration avec la Première Nation Semiahmoo et la Ville de Delta, le projet pilote de mise à l’essai d’une digue vivante à Mud Bay a remporté le Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie Actifs naturels grâce à une approche novatrice de l’élaboration et de la mise à l’essai de techniques qui protègent la nature et les personnes tout en renforçant la résilience climatique.

Contexte

À l’extrémité sud de la région métropolitaine de Vancouver, Surrey, Delta et la Première Nation Semiahmoo partagent un littoral qui est de plus en plus exposé aux inondations et à l’érosion en raison des répercussions des changements climatiques et de l’élévation du niveau de la mer. Adoptée en 2019, la Stratégie d’adaptation aux inondations côtières de Surrey décrit les défis liés aux inondations auxquels la municipalité fait face — environ 20 % de ses terres sont des plaines inondables côtières— et les diverses mesures qu’elle va prendre pour atténuer les risques.

Le défi

L’infrastructure près de Mud Bay comprend une autoroute internationale, un chemin de fer d’importance nationale et des réseaux régionaux d’électricité et d’égout. Ces actifs ainsi que les fermes et autres propriétés à proximité devaient être protégés contre le risque croissant d’inondation. Les solutions proposées devaient :  

  • dissiper l’énergie des vagues;
  • enrichir la zone intertidale avec des sédiments;
  • favoriser un environnement riche en nutriments pour les espèces côtières;
  • respecter les normes de sécurité relatives aux inondations.

Les autres défis à relever comprenaient :

  • Diminution de la capacité des structures dures existantes à faire face au risque accru d’inondation et d’érosion. Par exemple, la Stratégie d’adaptation aux inondations côtières prédit que les inondations futures submergeront ou briseront de plus en plus fréquemment le vaste réseau de digues terrestres de Surrey.
  • Réduction de l’habitat faunique et de la biodiversité, en partie en raison de l’installation de barrières anti-inondation.

L’approche

La gestion des actifs naturels est une stratégie qui met en œuvre des ressources naturelles pour atteindre un objectif, par exemple la prestation de services durables à faible coût tels que la purification de l’eau, l’entretien de la qualité de l’air et, dans le cas présent, la régulation des inondations.

Dans le cadre de ce projet, la Ville de Surrey a créé une digue vivante sous la forme d’une pente progressive et surélevée pour aider les marais naturels à faire face à l’élévation du niveau de la mer.

La Ville a commencé par mettre en œuvre un projet pilote qui mettait à l’essai diverses stratégies de résilience aux inondations sur un tronçon de 500 mètres de littoral, notamment :

  • plantations groupées et espacées;
  • quatre types et profondeurs de sédiments différents;
  • cinq traitements différents du littoral tels que des coquilles d’huîtres dans des filets en polymère biodégradable.

La Ville a élaboré ces stratégies avec plusieurs partenaires, dont la Ville de Delta, la Première Nation Semiahmoo et le Conseil national de recherches du Canada afin d’assurer une diversité d’idées et d’approches. Une étroite collaboration avec la Première Nation Semiahmoo a permis d’assurer la prise en compte des savoirs traditionnels et du patrimoine culturel ainsi que la contribution des titulaires de droits à l’élaboration du plan final. Par exemple, la Première Nation Semiahmoo a travaillé en étroite collaboration avec des scientifiques et des chercheurs afin de partager ses connaissances traditionnelles et d’analyser leurs travaux.  

L’inclusion de scientifiques est un autre élément clé de ce projet. Les chercheurs et chercheuses ont effectué des travaux sur le terrain, installé des instruments et élaboré des modèles pour évaluer l’efficacité des mesures prises. De plus, de nombreux étudiants et étudiantes des cycles supérieurs ont réalisé leur thèse sur le projet. Non seulement ces collaborations contribuent à la prise de décisions fondées sur des données probantes, mais elles offrent des possibilités d’apprentissage au-delà de la portée du projet et permettent d’adopter une approche qui intègre à la fois l’écologie et l’ingénierie.

« Ce qui est satisfaisant, c’est qu’il s’agit d’une approche ascendante qui a mené à cette nouvelle façon de protéger le littoral au moyen d’infrastructures naturelles, et c’est quelque chose que la collectivité voulait vraiment. » 

– Matt Osler, ingénieur principal de projet, Ville de Surrey

Résultats actuels et prévus

Ce projet contribue à faire évoluer les lignes directrices nationales sur la gestion des risques d’inondation et d’érosion côtières, et constitue un exemple à suivre pour d’autres administrations locales. Voici quelques-uns des résultats actuels et prévus :

Domaine environnemental :

  • Augmentation du stockage du carbone atmosphérique en raison de la restauration des marais salés, qui sont d’importants puits de carbone.
  • Résilience accrue du littoral aux inondations.
  • Amélioration de la biodiversité grâce à la restauration de l’habitat des oiseaux, des phoques, du saumon et d’autres espèces marines.
  • Amélioration de la circularité et réduction des déchets grâce à l’utilisation de déchets biodégradables comme les coquilles d’huîtres dans la création de barrières littorales.
  • Collecte de données sur l’efficacité de diverses techniques pour fournir des avantages à long terme dans le cadre de la stratégie globale de la région visant à s’adapter à l’élévation du niveau de la mer jusqu’en 2100, dont le coût total est estimé à 9,5 milliards de dollars.

Domaine économique :

  • Création d’emplois stables et de qualité.
  • Partenariats actifs avec les communautés autochtones conçus pour favoriser la résilience et l’autonomisation économiques à long terme.  
  • Accroissement de l’équité au sein de la communauté grâce à l’approvisionnement social et au soutien des entreprises locales.
  • Réduction du risque de coûts liés aux futures inondations.

Domaine social :

  • Amélioration de l’accès du public aux espaces verts et aux activités récréatives connexes.
  • Sécurité publique accrue en cas d’inondation.
  • Amélioration des relations entre les Autochtones et les collectivités avoisinantes grâce à une approche collaborative.

Leçons apprises

Ce projet a fait ressortir l’importance de la souplesse dans la conception et la mise en œuvre. La surveillance des actifs naturels a révélé des occasions d’ajustement et d’adaptation qu’il a fallu gérer efficacement afin d’accroître l’efficacité de ces actifs.

Ce projet a également démontré la valeur de la collaboration inclusive. La collaboration avec un large éventail de partenaires a mené à une plus grande variété de points de vue et d’idées, ce qui a abouti à des solutions plus robustes et plus résilientes, avec un soutien et un investissement plus solide des parties prenantes.

Prochaines étapes

Le projet de digue vivante de Mud Bay en est actuellement à une phase de gestion adaptative au cours de laquelle le personnel évalue l’efficacité du site pilote. L’équipe vérifie notamment les taux de survie des plantes, l’efficacité du contrôle de l’érosion ainsi que la densité et la santé de la végétation dans les zones d’essai. Elle est également en train d’élaborer des plans d’urgence et d’améliorer la robustesse de la conception pour anticiper les phénomènes météorologiques extrêmes futurs, et cherche des sources de financement supplémentaires pour assurer la longévité du projet. Le succès de ce projet éclairera les futures initiatives ayant des objectifs semblables.

Citations

« L’avantage d’investir dans un actif naturel, c’est qu’il s’adapte mieux au changement au fil du temps. » 

– Matt Osler, ingénieur principal de projet, Ville de Surrey

« En fin de compte, nous devons accélérer l’adaptation. Lorsque plusieurs organisations sont réunies autour d’un même projet, tout le monde avance plus vite parce que l’on augmente notre capacité globale à mener à bien ce projet. » 

– Matt Osler, ingénieur principal de projet, Ville de Surrey

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Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie de matières résiduelles

Waste diverted from landfills

Plus de 556 973 kilos d’articles détournés des sites d’enfouissement  

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Plus de 530 057 kilos d’articles redistribués au sein de la collectivité 

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12 organismes sociaux communautaires partenaires du projet 

 

Résumé

Lauréat du Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie Matières résiduelles, le « HodgePodge Lodge » du comté de Strathcona, en Alberta, est un carrefour communautaire axé sur l’économie circulaire conçu pour détourner les déchets des sites d’enfouissement et favoriser leur réutilisation. Les résidents peuvent faire don d’articles et venir en prendre gratuitement. Le pavillon offre également des possibilités de bénévolat et de partenariats communautaires, et permet aux jeunes d’entrer dans la vie active et d’engranger de l’expérience.

Contexte

Le comté de Strathcona est une municipalité qui regroupe des régions urbaines et rurales à l’est d’Edmonton. Il accueille notamment une installation de recyclage très utilisée où la population locale et les entreprises peuvent apporter leurs déchets. En 2021, le comté a adopté une feuille de route sur les déchets pour les 10 prochaines années qui favorise le détournement d’un plus grand nombre de déchets des sites d’enfouissement et la transition vers une économie circulaire afin de garder les matériaux et les produits en usage le plus longtemps possible.  

Le personnel de l’installation de recyclage a jugé nécessaire d’ajouter une composante de réutilisation à ses activités afin que les articles mis au rebut qui étaient encore utilisables ou utiles puissent être recyclés dans la collectivité et que leur durée de vie soit prolongée. Le projet a démarré sous la forme d’un petit espace de collecte et de don au sein de l’installation, mais il est rapidement devenu si populaire qu’il a fallu l’agrandir. Le comté s’est donc fixé comme objectif de créer une installation de réutilisation distincte et permanente qui répondrait également aux besoins sociaux de la collectivité.

L’approche

Le comté a décidé de construire une installation pour non seulement valoriser les déchets, mais aussi permettre à la population d’adopter un mode de vie respectueux de l’environnement, créatif et communautaire. Un aspect important du projet a été l’intégration de la circularité dans l’ensemble du processus, y compris le bâtiment qui a été construit à partir de nombreux articles usagés et récupérés. Pour y parvenir, il a fallu faire preuve de créativité dans la conception, la construction et l’approvisionnement.  

« L’idée est de recueillir des articles dont un magasin d’articles d’occasion traditionnel ne tirerait pas profit, mais qui peuvent encore servir. Nous acceptons beaucoup plus d’objets que nous n’en refusons. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

Résultats

Le « HodgePodge Lodge » du comté de Strathcona est extrêmement populaire depuis son ouverture en février 2023. Il collecte une vaste gamme d’articles : petits électroménagers, appareils d’éclairage, jouets, équipement de sport, pots de fleurs ou encore chaises de jardin. Les articles donnés sont triés et rangés par une équipe de plus de 85 bénévoles, et les membres de la collectivité peuvent venir les découvrir à des heures précises.

Bien que la valorisation des déchets soit la principale raison d’être du pavillon, il contribue également à créer des liens au sein de la collectivité. Par exemple, il collabore avec 12 groupes communautaires, dont la Strathcona Food Bank et Goodwill, pour offrir des possibilités de bénévolat et recevoir ou faire des dons.  

Voici quelques-uns des résultats obtenus :

Domaine environnemental :

  • plus de 556 973 kilos d’articles détournés des sites d’enfouissement;
  • réduction, au sein de la collectivité, du besoin de nouveaux articles créés à partir de nouveaux matériaux.

Domaine économique :

  • réduction du coût de la vie pour la population qui peut désormais se procurer gratuitement les articles dont elle a besoin;
  • réduction des dépenses d’enfouissement pour la municipalité.

Domaine social :

  • création d’un carrefour propice au développement de partenariats avec les entreprises sociales locales ainsi qu’au développement de la communauté et de l’éducation;
  • éducation de plus de 850 élèves à la réutilisation et à la circularité grâce à des visites guidées des installations;
  • création d’occasions pour les bénévoles, en particulier les jeunes et les personnes handicapées, d’acquérir une expérience de travail précieuse et de développer un sentiment d’appartenance grâce à l’établissement de liens avec les membres de la collectivité;
  • collecte de dons au profit de groupes communautaires.

« Travailler avec des bénévoles vous redonne confiance dans l’humanité. Les retombées sociales du pavillon dépassent de loin nos espérances. J’aimerais que nous ayons le budget nécessaire pour l’agrandir ! » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

Leçons apprises

La grande popularité du projet est certes gratifiante, mais elle a nécessité d’apporter certaines modifications afin que la programmation et les services continuent de bien fonctionner. Par exemple, les heures d’ouverture ont été ajustées pour permettre aux bénévoles de consacrer plus de temps à l’organisation et les politiques ont été remaniées pour favoriser un accès équitable. Le personnel a également pris des mesures logistiques, notamment en élargissant le stationnement disponible et en améliorant les procédures de dépôt et de ramassage.  

L’un des facteurs clés du succès du « HodgePodge Lodge » a été la gestion efficace du projet, notamment :  

  • l’embauche d’un membre du personnel rémunéré pour superviser l’installation;
  • la gestion efficace d’un grand groupe de bénévoles;
  • un renforcement des capacités suffisant pour répondre aux besoins futurs.

Les nouvelles exigences et méthodes en matière d’approvisionnement peuvent également avoir une incidence sur les échéanciers des projets. Le comté a souhaité appliquer les principes de circularité au bâtiment lui-même, ce qui a créé des difficultés d’approvisionnement car les nouvelles exigences étaient difficiles à intégrer dans les processus traditionnels. Certaines itérations ont entraîné des délais plus longs, mais le comté a finalement trouvé un fournisseur partageant sa vision qui a utilisé des matériaux récupérés et recyclés pour la construction.

Prochaines étapes

Le personnel continue de consigner et de suivre les articles entrants et sortants afin de mesurer l’impact du « HodgePodge Lodge » sur la collectivité et ses mesures de réduction des déchets. Il cherche des moyens de quantifier le nombre de visites qu’il reçoit et continue d’apporter des ajustements pour améliorer l’expérience du pavillon pour les usagers, les partenaires et les bénévoles. Une mesure clé consistera à agrandir encore davantage le stationnement pour mieux répondre à la demande.

Citations

« Le nombre de personnes qui peuvent équiper leur premier appartement, réparer un appareil électroménager ou un vélo ou bien utiliser un outil ou un livre puis le rapporter au pavillon pour que quelqu’un d’autre l’utilise est infini. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

« Le concept de réutilisation ne va jamais disparaître. Il ne s’agit pas d’une mode. Nous pourrons continuer d’aider notre collectivité aussi longtemps que nous parviendrons à maintenir l’édifice ouvert. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

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Projet Villes et régions circulaires

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Valorisation énergétique des déchets organiques

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