La restauration ou la création de zones humides suppose de créer ou de remettre en état des zones humides pour gérer les eaux pluviales, absorber les eaux de crue et améliorer la qualité de l’eau. Ces projets renforcent la résilience des collectivités en réduisant le risque d’inondation en aval, en favorisant la biodiversité et en créant des zones tampons naturelles contre les phénomènes météorologiques extrêmes. Dans les petites collectivités et les collectivités rurales, les zones humides offrent une solution peu coûteuse et multifonctionnelle qui protège les infrastructures essentielles, les terres agricoles et les écosystèmes locaux.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de restauration ou de création de zones humides.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Repérer les sites potentiels de zones humides : Utiliser les cartes des plaines inondables et des bassins versants pour prendre des décisions éclairées
  • Intégrer les priorités locales : Collaborer avec les communautés autochtones, les organismes locaux et les propriétaires fonciers pour intégrer les connaissances et les valeurs locales
  • Procéder à l’évaluation des sites : Déterminer les conditions du sol, de l’hydrologie et de la végétation
  • Définir les objectifs du projet : Fixer des objectifs clairs, comme la réduction du risque d’inondation, l’amélioration de la qualité de l’eau et la restauration de l’habitat
  • Mettre de l’ordre dans ses papiers : Obtenir les permis et approbations nécessaires auprès des autorités environnementales et municipales

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Utiliser des espèces végétales indigènes : Sélectionner des espèces adaptées aux conditions locales afin d’améliorer la résilience des écosystèmes et de réduire les besoins d’entretien
  • Réduire les perturbations au minimum : Limiter les répercussions pendant la création de zones humides et empêcher l’écoulement des sédiments dans les cours d’eau adjacents
  • Tirer parti des ressources des organismes : Assurer la coordination avec les organismes locaux pour l’entretien courant et la surveillance écologique
  • Incorporer une composante éducative : Sensibiliser aux fonctions des zones humides, à l’atténuation des inondations et aux avantages écologiques 
     

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Privilégier la collaboration avec les communautés autochtones : Consulter les Premières Nations locales afin de respecter l’utilisation des terres ancestrales et les connaissances traditionnelles et de mieux comprendre le site du projet
  • Mobiliser les agriculteurs au tout début de la planification : Tenir compte des répercussions du projet sur les terres agricoles et les moyens de subsistance
  • Trouver un équilibre entre l’accessibilité et la sécurité : Envisager d’aménager les zones humides de manière à favoriser les loisirs communautaires et l’interaction avec le public tout en réduisant les risques 

Renseignements sur les coûts et le budget

Les projets de restauration et de création de zones humides peuvent coûter entre 50 $ et 200 $ par mètre carré, en fonction de la taille, des conditions et de la complexité du site.

Les inducteurs de coûts habituels sont l’excavation, les matériaux de revêtement, la végétation et l’entretien.  

Pour aider à réduire les coûts globaux :

  • Transplanter des plantes indigènes à proximité pour réduire les frais d’aménagement paysager
  • Tirer parti des bénévoles de la collectivité pour les efforts de plantation et de surveillance; donner des honoraires le cas échéant, en particulier aux petits organismes ou collectivités dignes d’équité
  • Sélectionner des sites pourvus de dépressions naturelles ou ayant déjà des caractéristiques de zones humides afin de limiter les besoins d’excavation 

Études de cas et leçons apprises 

Planification collaborative pour restaurer un marais maritime et réduire le risque d’inondation (Truro, N.-É., 2021) (en anglais seulement) 

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, en collaboration avec des chercheurs, des partenaires de l’industrie, des propriétaires fonciers locaux et la Première Nation de Millbrook, a creusé des brèches dans une digue existante le long des rivières Salmon et North afin que les eaux de marée puissent retourner dans la plaine inondable et ainsi restaurer progressivement la zone en écosystème de marais maritime. Le projet comprenait l’excavation du chenal, la construction de nouvelles digues là où c’était nécessaire, et une surveillance extensive avant et après la restauration.

Leçons apprises : Une planification coordonnée entre plusieurs intervenants, notamment le gouvernement, les chercheurs, les communautés autochtones et les propriétaires fonciers locaux, permet de bien intégrer la réduction du risque d’inondation, la restauration des écosystèmes et les priorités des collectivités. 
 

Un marais artificiel offre des avantages environnementaux, sociaux et économiques (Canton de Loyalist, Ont., 2020)

Pour remédier aux niveaux élevés de pH dans les effluents de l’usine d’épuration d’Amherstview, le canton de Loyalist a aménagé un marais artificiel en utilisant les quenouilles disponibles localement pour traiter naturellement les eaux usées. Outre l’amélioration de la qualité de l’eau, le marais réduit le risque d’inondation, offre un habitat pour les oiseaux aquatiques et de rivage, crée un espace vert accessible aux résidents et réduit les coûts d’exploitation à long terme (par rapport à un traitement mécanique aux rayons UV).

Leçons apprises : Les marais artificiels peuvent à la fois réduire le risque d’inondation, améliorer la qualité de l’eau, créer des habitats, fournir des espaces verts à la collectivité et réduire les coûts d’exploitation. Cela démontre la valeur des solutions fondées sur la nature qui offrent de multiples avantages. 

La restauration d’une zone humide transforme la cour d’école en habitat et en salle de classe en plein air (Île Quadra, C.-B., 2022) (en anglais seulement) 

L’école primaire de l’île Quadra, en partenariat avec la B.C. Wildlife Federation, le district scolaire 72 et la Première Nation We Wai Kai, a restauré une zone humide historique sur le terrain de sport de l’école afin d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de créer un habitat pour les plantes et les animaux indigènes. Le projet comprenait l’excavation de bassins peu profonds, l’incorporation de plantes indigènes financées par une subvention d’ÉcoAction et l’aide bénévole de membres de la collectivité locale.  

Leçons apprises : Les projets de zones humides peuvent aller au-delà d’un simple engagement communautaire en offrant aux résidents la possibilité de jouer un rôle actif tout au long de la réalisation du projet. Une réflexion approfondie sur l’éducation et les expériences d’apprentissage pratique, en particulier pour les jeunes, peut favoriser le sentiment d’appartenance et la fierté de la collectivité. 

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert. 

Ressources supplémentaires

Outil d’évaluation de l’incidence des routes sur la santé des zones humides (RIWHA) (B.C. Wildlife Federation) (en anglais seulement) – Cet outil d’évaluation sur le terrain permet de repérer et de privilégier les zones humides touchées par les routes et les infrastructures linéaires, en combinant des indicateurs scientifiques et des connaissances locales. Une version distincte et simplifiée de l’outil permet de travailler sur le terrain dans les zones.

Recueil de ressources (Invasive Species Centre) (en anglais seulement) – L’élimination des espèces envahissantes peut représenter un avantage connexe dans le cadre d’un processus de restauration des zones humides. Cette ressource complète offre un résumé des outils d’éducation, de sensibilisation et de gestion des espèces envahissantes, classés par espèce et par voie de propagation. Elle aide les organismes et les groupes communautaires à coordonner leurs communications, à adopter les meilleures pratiques et à intégrer le matériel dans leurs propres programmes.

Outil de cartographie et d’évaluation de la biodiversité (Canards Illimités Canada)  – Cet outil permet d’identifier les points chauds de biodiversité afin d’orienter les efforts de conservation et de restauration. La version publique fournit actuellement des données pour l’écozone des Prairies, en indiquant la richesse prévue en espèces d’amphibiens, d’oiseaux, de mammifères et de reptiles. Un outil similaire est en cours d’élaboration pour l’Est du Canada.

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Glossaire

Point chaud de biodiversité : Une zone où la richesse ou l’abondance des espèces est élevée et qui constitue une priorité pour les efforts de conservation et de restauration

Marais artificiel : Zone humide artificielle conçue pour imiter les processus naturels à des fins telles que la lutte contre les inondations, le traitement de l’eau et la création d’habitats

Plaine inondable : Terrain de faible altitude adjacent à une rivière ou à un ruisseau, susceptible d’être inondé en cas de crue

Espèces envahissantes : Plantes ou animaux non indigènes susceptibles de causer des dommages écologiques ou économiques dans de nouveaux milieux

Gestion des eaux pluviales : Pratiques qui contrôlent la quantité et la qualité des eaux de ruissellement provenant de la pluie ou de la neige, souvent pour réduire le risque d’inondation et améliorer la qualité de l’eau

Marais maritime : Zones humides influencées par le mouvement des marées, offrant un habitat et une atténuation naturelle des inondations dans les zones côtières

Zone humide : Zone de terre saturée d’eau de façon permanente ou saisonnière, abritant des plantes aquatiques et des animaux sauvages 


Sélectionner les ressources 

1. Landowners-Guide-Wetland-Restoration-Ontario-2022.pdf

2.Wetland Vulnerability Metrics as a Rapid Indicator in Identifying Nature-Based Solutions to Mitigate Coastal Flooding

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Les chaussées perméables sont une approche technique des solutions fondées sur la nature. Ces surfaces permettent aux eaux pluviales de s’écouler à travers le revêtement dans le sol sous-jacent, afin de réduire le ruissellement et le risque d’inondation. Elles renforcent la résilience en gérant les eaux pluviales à l’échelle locale, en améliorant la qualité de l’eau et en réduisant la pression sur les infrastructures de drainage. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les chaussées perméables constituent une stratégie de résilience aux inondations nécessitant peu d’entretien pour les routes, les trottoirs, les aires de stationnement et les espaces publics.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de chaussées perméables.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Prendre des mesures de protection pendant l’installation : Préserver l’espace poral en surface pendant la pose en réduisant le compactage au minimum et en limitant la circulation pendant les 24 à 48 heures suivant la pose
  • Installer une couche défensive : Incorporer des drains de sortie ou des revêtements d’étanchéité où l’infiltration est faible afin de protéger les eaux souterraines et les services publics
  • Conception pour l’hiver : Appliquer des agrégats plus volumineux dans le béton drainant pour réduire les dommages causés par le gel et le dégel dans les climats froids; prévenir le colmatage en choisissant du gravier propre plutôt que du sable ou du sel pour les conditions hivernales
  • Effectuer l’entretien1 régulier : Balayer et passer l’aspirateur pour éliminer les débris de surface, et laver sous pression en cas d’obstruction persistante, afin de préserver l’intégrité de la chaussée 

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Concevoir des sentiers piétonniers et des aires de stationnement accessibles : Éviter le tassement inégal de la surface de la chaussée et limiter les écarts importants, en utilisant des couleurs contrastées pour faciliter l’accès des utilisateurs de fauteuils roulants et des personnes utilisant des aides à la mobilité
  • Tenir compte de la sécurité dans la conception : Veiller à ce que les matériaux offrent une traction suffisante pour éviter les glissades et les chutes, en particulier pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite
  • Privilégier l’installation dans les zones où les besoins sont les plus importants : Réduire le risque d’inondation et le ruissellement d’eau polluée dans les quartiers où les réseaux d’égouts pluviaux sont inadéquats ou vieillissants, y compris dans les quartiers à faible revenu qui subissent des répercussions disproportionnées.

Renseignements sur les coûts et le budget 

Les projets de chaussées perméables peuvent coûter entre 50 $ et 150 $ par mètre carré, selon les conditions du site et le système perméable choisi. Des coûts supplémentaires peuvent s’appliquer si des bases plus profondes, des drains de sortie ou des revêtements d’étanchéité sont nécessaires pour répondre aux besoins en matière d’infiltration ou de structure.

Les inducteurs de coût habituels comprennent les matériaux, la préparation du sol de fondation, la conception du drainage et l’entretien.  

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Privilégier les zones pilotes à petite échelle où les coûts sont moindres avant d’investir dans un déploiement à plus grande échelle
  • Prévoir un entretien régulier pour éviter le colmatage et prolonger la durée de vie
  • Solliciter l’aide des résidents et des groupes de bénévoles pour l’entretien courant (par exemple, les programmes de type Adoptez une rue), comme le balayage et l’enlèvement des ordures et des mauvaises herbes 
     

Études de cas et leçons apprises 

Adapter les matériaux de chaussée perméables aux conditions du site (Vaughan, Ont., 2015) (en anglais seulement) 

En collaboration avec le Sustainable Technologies Evaluation Program (STEP), des chercheurs de l’Université de Guelph ont surveillé trois types de revêtement perméable (béton drainant et deux types de pavés de béton autobloquants perméables) dans un stationnement afin d’évaluer la réduction du ruissellement, l’amélioration de la qualité de l’eau et les effets thermiques à long terme par rapport à l’asphalte conventionnel. Pendant trois ans, les chercheurs ont évalué le rendement et la durabilité de chaque matériau dans diverses conditions, y compris les conditions météorologiques hivernales et différentes pratiques d’entretien.  

Les résultats ont révélé divers constats. Par exemple, les pavés de béton autobloquants perméables exigent un nettoyage plus fréquent, tandis que le béton drainant peut libérer dans les eaux de ruissellement des matériaux indésirables pour les écosystèmes aquatiques.

Leçons apprises : Le type de revêtement perméable choisi pour le site du projet doit faire l’objet d’une attention particulière. Une évaluation approfondie des schémas de drainage du site, de la circulation, de la végétation environnante, des températures extrêmes et des pratiques de nettoyage peut aider les collectivités à déterminer les matériaux les plus appropriés à leur contexte. Le rendement et la durée de vie de la chaussée s’en trouveront améliorés. 
 

La mobilisation du public stimule un changement de comportement en faveur de l’infrastructure verte (Sackville, N.-B., 2024) (en anglais seulement)

Un projet de dépavage mené par EOS Éco-Énergie2, un organisme local sans but lucratif, a transformé une section d’asphalte de 30 mètres carrés en une zone de revêtement perméable dans le stationnement d’un parc. Ce projet a permis à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement tout en facilitant le filtrage des polluants avant qu’ils n’atteignent les cours d’eau locaux.  

Avant et pendant le projet, EOS a mis en œuvre une stratégie de communication pour informer le public et les municipalités locales sur le dépavage, la gestion des eaux pluviales et les pratiques d’aménagement à faible impact. La stratégie combinait la sensibilisation des médias, des visites de sites, des campagnes sur les médias sociaux (#RainAsAResource) et des ateliers pratiques.

Leçons apprises : L’intégration de la sensibilisation et de l’éducation du public dans les projets d’infrastructure peut catalyser la prise de conscience de la collectivité, le changement de comportement et l’adoption de pratiques d’infrastructure verte, renforçant ainsi l’incidence des projets pilotes à petite échelle au-delà de leur empreinte physique. 

Revitaliser les espaces sous-utilisés grâce à des surfaces perméables (Londres, Ont., 2024) (en anglais seulement) 
 

Le Fanshawe College a transformé sa cour des arts sous-utilisée en enlevant 118 mètres carrés d’asphalte et en créant une zone naturalisée à l’aide de surfaces perméables et de plantes indigènes, notamment un jardin de pluie et de pollinisateurs. Le collège a recyclé l’asphalte enlevé et a incorporé des matériaux perméables fabriqués à partir de pneus recyclés. Le projet a permis de réduire le ruissellement, d’améliorer l’infiltration des eaux pluviales et de restaurer un habitat pour la faune et la flore indigènes.  

Leçons apprises : Le dépavage et la végétalisation des zones négligées ou sous-utilisées peuvent à la fois restaurer l’hydrologie naturelle, améliorer la biodiversité et créer des espaces communautaires accessibles et fonctionnels. Cela démontre la valeur de la revitalisation sur le plan des avantages écologiques et sociaux.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

Outil d’évaluation de la durabilité des sites à chaussées perméables (Applied Research Associates) (en anglais seulement) – Cet outil en format Excel aide les utilisateurs à évaluer et à classer jusqu’à six sites susceptibles d’accueillir des chaussées perméables selon la faisabilité et la pertinence. L’outil génère des notes classant les sites comme étant adaptés, marginaux ou inadaptés, ce qui facilite la prise de décision éclairée pour la définition de la portée du projet.

Lignes directrices pour la conception de chaussées perméables dans le cadre d’un aménagement à faible impact (Ville de Calgary) (en anglais seulement) – Ce document d’orientation technique facilite la conception de systèmes de chaussées perméables pour les aménagements résidentiels et commerciaux. L’annexe A comprend une liste de contrôle détaillée de la conception portant sur la faisabilité du site, la sélection du système, l’hydrologie et la conception structurelle. L’annexe B fournit un exemple. 

Manuel sur les eaux pluviales (Ville de Seattle) (en anglais seulement) – L’annexe G de ce manuel fournit des conseils techniques sur les exigences en matière d’inspection, d’entretien et d’exploitation des chaussées perméables. Il décrit la fréquence d’inspection recommandée, les défauts courants, les déclencheurs d’entretien et les résultats attendus pour garantir le rendement à long terme des chaussées perméables.

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Glossaire

Agrégat : Pierre ou gravier concassé utilisé dans la base ou la surface des chaussées perméables pour fournir un support structurel et faciliter l’infiltration de l’eau

Drainage : Mouvement contrôlé des eaux pluviales à travers et à l’extérieur d’un site, souvent géré par des couches de revêtement perméable, des drains de sortie ou des canaux de surface

Hydrologie : L’étude du mouvement, de la distribution et de la qualité de l’eau dans une zone donnée, y compris les précipitations, le ruissellement et l’écoulement des eaux souterraines

Pavés de béton autobloquants perméables : Type de chaussée constituée de blocs imbriqués les uns dans les autres avec des espaces vides souvent remplis de gravier ou de terre qui permettent à l’eau de s’infiltrer

Chaussées perméables : Surfaces conçues pour permettre aux eaux pluviales de s’écouler, réduisant ainsi le ruissellement et le risque d’inondation tout en améliorant la qualité de l’eau

Béton drainant : Mélange de béton et d’agrégats fins réduits pour créer un milieu poreux qui facilite l’infiltration de l’eau

Enrobé ouvert : Mélange d’asphalte et d’agrégats fins réduits pour permettre à l’eau de s’écouler à travers la surface dans les couches sous-jacentes

Eau de ruissellement : Eau qui s’écoule sur les surfaces au lieu de s’infiltrer, transportant souvent des polluants dans les réseaux d’égouts pluviaux ou les cours d’eau naturels

Taux maximal d’infiltration d’eau dans le sol : Vitesse à laquelle l’eau peut s’infiltrer dans le sol, influençant la rapidité avec laquelle les chaussées perméables peuvent drainer les eaux pluviales

Gestion des eaux pluviales : Pratiques qui contrôlent la quantité et la qualité des eaux de ruissellement provenant de la pluie ou de la neige, souvent pour réduire le risque d’inondation et améliorer la qualité de l’eau

Sol de fondation : Le sol naturel ou la couche préparée sous la base de la chaussée qui fournit un support structurel au corps de chaussée

Espace poral en surface : Les petits vides ou ouvertures à la surface de la chaussée qui permettent à l’eau de s’écouler dans les couches sous-jacentes

Drains de sortie : Tuyaux perforés installés sous les chaussées perméables pour faciliter le drainage lorsque les sols ont un faible taux d’infiltration ou lorsque l’eau doit être dirigée vers une décharge 


Sélectionner les ressources 

1. LID - Permeable Pavements Factsheet (en anglais seulement)

2.https://eosecoenergy.com/en/

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Les bassins de rétention des eaux pluviales retiennent de façon temporaire ou permanente l’excès d’eau lors de fortes précipitations, réduisant ainsi le risque inondation, l’érosion et les dommages causés en aval. Ils renforcent la résilience en contrôlant les flux d’eaux pluviales, en améliorant la qualité de l’eau et en protégeant les infrastructures essentielles. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les bassins de rétention des eaux pluviales constituent une façon économique de gérer le risque d’inondation tout en contribuant à la sécurité de la collectivité et à la planification à long terme.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de bassins de rétention des eaux pluviales.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Repérer les emplacements appropriés : Tenir compte de la topographie, des cartes des plaines inondables et des schémas de drainage au moment de prendre des décisions sur le site du projet
  • Comprendre vos besoins : Déterminer si un bassin sans retenue permanente (sec) ou avec retenue permanente (humide) convient le mieux au site et à vos objectifs
  • Intégrer les priorités locales : Collaborer avec les communautés autochtones, les organismes locaux et les propriétaires fonciers pour intégrer les connaissances et les valeurs locales
  • Évaluer le site : Procéder à des évaluations du sol, de l’hydrologie et de la végétation pour guider la conception du bassin
  • Mettre de l’ordre dans ses papiers : Obtenir les permis et approbations nécessaires auprès des autorités environnementales et municipales 

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Concevoir des espaces multifonctionnels : Examiner si les bassins pourraient servir de parcs publics pour des activités récréatives pendant les périodes de sécheresse
  • Trouver des utilisations secondaires aux eaux pluviales : Séparer les eaux pluviales des eaux de ruissellement agricoles ou contaminées pour protéger la qualité de l’eau et permettre une éventuelle utilisation pour l’irrigation  
  • Assurer un entretien régulier : Prolonger la durée de vie du bassin en éliminant systématiquement les plantes envahissantes, en enlevant les déchets et les débris et en stabilisant les pentes pour prévenir l’érosion
  • Tenir compte des avantages pour l’écosystème : Naturaliser le littoral en prévoyant des zones tampons de végétation pour améliorer l’habitat local, stabiliser les berges et améliorer la beauté naturelle de la zone 

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Mettre en œuvre des mesures de sécurité : Protéger les personnes contre les blessures accidentelles ou la noyade en installant des clôtures, des barrières, des pentes douces ou des panneaux de signalisation (ceci est particulièrement important pendant les mois d’hiver lorsque la neige peut cacher la glace instable du bassin)
  • Éduquer les propriétaires d’animaux de compagnie : Décourager les propriétaires de laisser leurs animaux de compagnie nager ou boire dans les bassins d’eaux pluviales situés à l’intérieur ou à proximité des parcs pour chiens sans laisse; veiller à ce que les propriétaires soient conscients des risques potentiellement mortels posés par les forts courants d’écoulement et les bactéries
  • Mobiliser tôt les agriculteurs et les propriétaires fonciers : Limiter les répercussions négatives et optimiser les avantages pour les moyens de subsistance et les biens dans le cas des bassins de rétention des eaux pluviales situés à proximité des zones résidentielles et agricoles

Renseignements sur les coûts et le budget

Les projets de bassin de rétention des eaux pluviales peuvent coûter entre 35 000 $ et 75 000 $ par acre de surface imperméable traitée s’il s’agit de bassins humides. Les coûts pour les bassins secs1 varient en fonction de l’échelle et de la complexité de la conception.  

Les inducteurs de coût habituels sont l’excavation, les matériaux de revêtement et la construction d’ouvrages de décharge.

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Transplanter des plantes indigènes à proximité pour réduire les frais d’aménagement paysager
  • Tirer parti des bénévoles de la collectivité pour les efforts de plantation et de surveillance; donner des honoraires le cas échéant, en particulier aux petits organismes ou collectivités dignes d’équité
  • Sélectionner des sites pourvus de dépressions naturelles afin de limiter les besoins d’excavation

Études de cas et leçons apprises

La modernisation des bassins sans retenue permanente améliore la gestion des eaux pluviales et la valeur écologique (Chilliwack, C.-B., 2024) (en anglais seulement) 
 

La Ville de Chilliwack a apporté des améliorations au bassin sans retenue permanente de Teskey, construit à l’origine en 1997, afin de mieux gérer les eaux de ruissellement provenant du développement accru de la région. Le projet comprenait l’agrandissement et l’approfondissement du bassin, l’amélioration des ouvrages de décharge, la plantation d’espèces indigènes pour améliorer la fonction écologique et l’ajout de sentiers et de points d’accès pour l’usage de la collectivité.

Leçons apprises : La modernisation des bassins sans retenue permanente existants permet à la fois de réduire les inondations, d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de renforcer les avantages écologiques et récréatifs. Cela met en évidence la valeur des améliorations d’infrastructures multifonctionnelles dans les petites collectivités. 
 

La gestion progressive des eaux pluviales améliore la résilience aux inondations tout en planifiant la capacité future (Ville de Sackville, N.-B., 2019) (en anglais seulement) 

À la suite de multiples inondations, la Ville de Sackville a construit un bassin de rétention des eaux pluviales naturalisé pour stocker près de 40 000 mètres cubes d’eau de ruissellement et protéger les maisons, les entreprises et les infrastructures dans le secteur de la rue Lorne. Le projet a été mis en œuvre en plusieurs phases et prévoyait la reconstruction de la route, l’amélioration de l’infrastructure de gestion des eaux pluviales et d’égouts sanitaires ainsi que le premier bassin de rétention, et la création éventuelle d’un deuxième bassin pour un stockage supplémentaire. Des ateliers communautaires et des études techniques ont permis de concevoir un équilibre entre la réduction du risque d’inondation, les avantages pour les écosystèmes et la résilience à long terme.

Leçons apprises : La mise en œuvre progressive permet aux petites collectivités d’accroître leur résilience au fur et à mesure que les fonds sont disponibles. Des essais en conditions réelles, comme les fortes pluies d’août 2021 à Sackville, peuvent valider le rendement de l’infrastructure et démontrer l’importance d’une capacité supplémentaire dans les phases ultérieures du projet.

Combiner la gestion des eaux pluviales et les loisirs publics dans les parcs éponges (Montréal, QC, 2020) (en anglais seulement)

La Ville de Montréal a réaménagé une ancienne gare de triage en parc, le parc Pierre-Dansereau, créant un réseau d’espaces publics avec rétention intégrée des eaux pluviales. Le projet comprenait un jardin de pluie, une aire de jeux adaptée au drainage, une végétation indigène abondante et des allées piétonnes. Ces éléments permettent de gérer les eaux pluviales de manière écologique tout en offrant des commodités récréatives et communautaires. Les membres de la collectivité ont participé activement au processus de conception, en donnant leur avis sur l’agencement et les fonctionnalités.

Leçons apprises : Une conception réfléchie et multifonctionnelle permet à la fois de gérer les eaux pluviales, d’améliorer la biodiversité et d’offrir des espaces de loisirs accessibles. L’engagement précoce et continu de la collectivité est essentiel pour parvenir à des solutions à la fois fonctionnelles et largement appuyées.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert. 

Ressources supplémentaires

Modèle de bilan hydrique en ligne (Partnership for Water Sustainability in B.C.) (en anglais seulement)  – Un outil de comparaison de scénarios et d’aide à la décision qui aide les utilisateurs à modéliser le ruissellement des eaux pluviales, le captage des eaux de pluie et le rendement des infrastructures vertes à l’échelle du site et du bassin versant. L’outil simule la façon dont les précipitations se déplacent à travers les voies de surface, d’écoulement retardé et d’eaux souterraines, ce qui permet aux planificateurs de concevoir des interventions qui ralentissent, étalent et absorbent les eaux de ruissellement afin de protéger ou de restaurer la santé des cours d’eau. 

Liste de contrôle pour l’inspection de l’entretien des bassins (Toronto and Region Conservation) (en anglais seulement) – L’annexe B de ce document fournit un formulaire d’inspection détaillé pour l’entretien et la réparation des divers composants des bassins de rétention des eaux pluviales. Sont inclus les vannes de mise à l’égout, la végétation, la gestion des sédiments, l’obstruction des débris et la signalisation.

Considérations relatives à la gestion des risques pour les bassins de rétention des eaux pluviales (Intact Public Entities Inc.) (en anglais seulement) – Une ressource d’orientation décrivant les mesures de sécurité, de contrôle d’accès et d’atténuation des risques pour les bassins de gestion des eaux pluviales municipales. Elle comprend des recommandations concernant les clôtures, la signalisation, la végétation et le matériel de sauvetage.
 

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Glossaire

Bassin de rétention sans retenue permanente : Type de bassin de rétention d’eaux pluviales qui retient temporairement les eaux pluviales et les libère lentement afin de réduire le risque d’inondation en aval

Plaine inondable : Terrain de faible altitude adjacent à une rivière ou à un ruisseau, susceptible d’être inondé en cas de crue

Hydrologie : L’étude du mouvement, de la distribution et de la qualité de l’eau dans une zone donnée, y compris les précipitations, le ruissellement et l’écoulement des eaux souterraines

Surface imperméable : Surface qui empêche l’eau de s’infiltrer dans le sol, comme la chaussée, les toits ou le béton

Écoulement retardé : Mouvement horizontal peu profond de l’eau à travers le sol avant qu’elle n’atteigne les cours d’eau

Ouvrage de décharge : Dispositif technique permettant de contrôler l’écoulement de l’eau d’un bassin de rétention des eaux pluviales

Bassin de rétention avec retenue permanente : Type de bassin de rétention d’eaux pluviales qui maintient un volume d’eau permanent tout en stockant des eaux pluviales supplémentaires en cas de fortes pluies

Eau de ruissellement : Eau provenant des précipitations qui s’écoule sur la surface du sol vers les ruisseaux, les rivières ou les réseaux d’égouts pluviaux

Gestion des sédiments : Pratiques visant à éliminer, contrôler ou traiter l’accumulation de sédiments dans les bassins de rétention d’eaux pluviales afin de préserver leur fonction et la qualité de l’eau

Bassin de rétention des eaux pluviales : Bassin aménagé conçu pour stocker et gérer l’excès d’eau de pluie ou de ruissellement afin de réduire les inondations, l’érosion et les effets sur la qualité de l’eau 


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1. https://perspectivesclimatiques.ca/solution/bassins-de-retention-a-sec

 

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people standing by house at water's edge, under protection of shield

Cette trousse propose des conseils détaillés, des modèles et des exemples pour aider les municipalités à réduire le risque d’inondation, à protéger les infrastructures et à renforcer la résilience des collectivités en adoptant des solutions pratiques fondées sur la nature.

 

Pourquoi il est important de renforcer la résilience aux inondations

Les inondations représentent la catastrophe naturelle la plus courante et la plus coûteuse au Canada, et la situation ne fait qu’empirer.

Les inondations se produisent quand les rivières débordent, les eaux pluviales submergent le système de drainage local ou les eaux côtières dépassent le niveau normal. Le changement climatique augmente la fréquence et l’intensité des fortes précipitations, de la fonte des neiges et des ondes de tempête, créant ainsi des inondations imprévisibles. Les petites collectivités et les collectivités rurales doivent relever des défis particuliers en raison d’infrastructures limitées, de routes à accès unique, de réseaux d’alimentation en eau vieillissants et de coûts de rétablissement élevés.

Activités qui réduisent le risque d’inondation dans les petites collectivités

La résilience aux inondations est possible grâce à des solutions pratiques et communautaires qui réduisent le risque et renforcent les capacités locales. Les solutions fondées sur la nature peuvent réduire les inondations et améliorer la fonction des écosystèmes en travaillant avec l’hydrologie locale plutôt qu’en s’appuyant uniquement sur des solutions techniques.

Découvrez les activités pratiques que votre collectivité peut mettre en œuvre sur le terrain : 

  • Projets de restauration ou de création de zones humides  – Stockent temporairement les eaux de crue, améliorent la qualité de l’eau et soutiennent la biodiversité

  • Bassins de rétention des eaux pluviale – Contrôlent les eaux de ruissellement et réduisent le risque d’inondation en aval, tout en offrant d’éventuels espaces de loisirs

  • Chaussées perméables  – Facilitent l’infiltration des eaux pluviales, réduisent la formation d’étangs et diminuent la pression sur les réseaux de drainage

  • Fossés végétalisés –  Redirigent les eaux de ruissellement des rues ou des surfaces imperméables afin de réduire le risque d’inondation localisée

  • Projets de réhabilitation des plaines inondables  – Rétablissent la connexion naturelle d’une rivière avec sa plaine inondable et permettent au paysage d’absorber l’eau en toute sécurité et d’évacuer lentement l’excès d’eau lors des crues afin de réduire le risque d’inondation en aval

 

Principes des projets efficaces d’adaptation aux inondations

  • Privilégier les solutions fondées sur la nature comme approches adaptables et évolutives de la gestion du risque d’inondation dans les collectivités canadiennes
  • Collaborer avec les communautés autochtones, les propriétaires fonciers, les agriculteurs et d’autres réseaux locaux afin de mettre en commun les connaissances, les ressources et les capacités d’entretien
  • Privilégier les interventions peu coûteuses et à petite échelle dans les zones résidentielles propices aux inondations
  • Combiner les mesures structurelles avec l’éducation des collectivités pour optimiser la résilience 
     

Comment les projets de lutte contre les inondations renforcent les collectivités 

Avantages pour votre collectivité :

  • Protection de la santé des résidents vulnérables : Protège les résidents qui sont touchés de manière disproportionnée par les inondations (y compris les personnes âgées, les peuples autochtones et les personnes dont le logement est précaire) et pour lesquels l’évacuation et le rétablissement après sinistre sont souvent difficiles.
  • Résilience économique : Réduit les coûts de rétablissement et les répercussions économiques à long terme en évitant les dommages aux biens, aux infrastructures et aux économies locales
  • Amélioration du bien-être de la collectivité : Favorise la santé de l’écosystème, la qualité de l’eau et les possibilités de loisirs

 

Outils et modèles pour planifier votre projet de résilience aux inondations 

Une fois que vous avez défini le projet qui convient à votre collectivité, utilisez ces modèles prêts à l’emploi pour le planifier, le budgétiser et le mettre en œuvre :  

Téléchargez et adaptez ces outils, qui comprennent des conseils détaillés pour faciliter la planification et la mise en œuvre de la résilience aux inondations

 

Explorer d’autres outils d’adaptation climatique

L’efficacité énergétique est bien plus qu’une simple amélioration technique : elle représente un investissement stratégique dans l’accessibilité financière, le bien-être des gens et la résilience climatique à long terme. Pour les fournisseurs de logements abordables, l’intégration de mesures d’efficacité énergétique dans les nouvelles constructions ou les projets de rénovation peut soulever des questions concernant les coûts initiaux et la complexité de la planification. Toutefois, les avantages sont évidents : les coûts d’exploitation baissent, la qualité de l’air intérieur s’améliore et le confort augmente.

Si vous représentez un organisme sans but lucratif, une coopérative d’habitation ou une administration municipale œuvrant dans le domaine du logement abordable, cette fiche d’information peut vous aider à monter un dossier convaincant en faveur de l’efficacité énergétique qui trouvera écho auprès de votre conseil d’administration (C.A.) et de vos bailleurs de fonds. En soulignant les retombées financières, sociales et environnementales dès le début de la planification, vous pouvez accroître le soutien relatif à l’intégration de mesures d’efficacité énergétique dans vos projets d’immobilisations et garantir la valeur durable de vos investissements.

Lisez les renseignements ci-dessous pour savoir comment présenter le dossier à votre conseil d’administration et à vos bailleurs de fonds, et prenez connaissance des étapes à suivre pour intégrer l’efficacité énergétique dans vos bâtiments.
 

Icon_dig_0.png Renseignez-vous

 Les bâtiments efficaces réduisent les coûts d’exploitation
  • Expliquez clairement comment un bâtiment plus efficace aura des coûts d’exploitation moins élevés pour le chauffage et l’électricité.
     
  • L’intégration de mesures de conservation d’énergie (MCÉ), qui réduisent la consommation d’électricité et de combustible, vous permettra d’économiser sur vos factures d’énergie. Ces mesures, y compris la mise au point de vieux équipements, l’achat d’équipements de meilleure qualité et la réduction de l’utilisation des équipements, contribueront à réduire les coûts d’entretien. 
     
  • La baisse de la consommation d’énergie rend également plus prévisibles les dépenses courantes, car l’augmentation des coûts énergétiques et la fluctuation soudaine des prix vous toucheront moins. Ces mesures permettent de stabiliser votre budget ainsi que les loyers que vous facturez aux résidents. Plus les prix augmentent, plus un bâtiment efficace sera compétitif sur le marché. Pour estimer ce risque, réalisez une analyse de rentabilité en saisissant différentes valeurs pour les coûts annuels liés à l’augmentation des prix du combustible.
     
  • Examinons quelques exemples concrets :

Étude de cas : Pine Tree Park

La rénovation du complexe Pine Tree Park à Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, démontre comment des améliorations énergétiques en profondeur et des installations solaires peuvent réduire considérablement les coûts d’exploitation. Après avoir remplacé les chaudières au mazout par des thermopompes à haut rendement énergétique et installé un système photovoltaïque de 700 kW, les résidents ont vu leurs factures mensuelles de services publics baisser d’environ 200 $, soit une économie annuelle d’environ 2 500 $ par foyer.

Étude de cas : Heartland Housing Foundation

Le nouveau complexe immobilier abordable carboneutre de la Heartland Housing Foundation à Fort Saskatchewan, en Alberta, montre comment une conception intelligente peut réduire considérablement les coûts d’exploitation. Ce nouveau bâtiment de 83 logements utilise des panneaux solaires et des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation électriques et est doté d’une enveloppe à haut rendement, de façon que les logements sont en mesure de réaliser une consommation énergétique carboneutre en produisant autant d’énergie qu’ils en consomment.

Étude de cas : Sundance Housing Co-operative

La coopérative immobilière Sundance Housing Co-operative, située à Edmonton, en Alberta, a réalisé la plus grande rénovation énergétique majeure au Canada à l’aide de panneaux préfabriqués, en vue d’éliminer l’utilisation du gaz naturel dans son complexe de 59 maisons en rangée. En installant ces panneaux muraux préfabriqués, en améliorant l’isolation, en remplaçant les fenêtres et les portes et en ajoutant des thermopompes électriques et des panneaux solaires sur la toiture, la coopérative a pu réduire de jusqu’à 84 pour cent sa consommation d’énergie. De plus, grâce à la réduction de l’énergie fournie par des sources externes, elle espère faire réaliser aux membres une économie cumulative allant jusqu’à 100 000 $ annuellement. Les résidents bénéficient désormais de logements plus silencieux et plus confortables, et la collectivité évite le rejet de 330 tonnes de gaz à effet de serre chaque année. 

Pour découvrir les projets menés dans votre région, consultez la base de données de projets du FMV.  

  • Pour obtenir des chiffres plus précis, demandez à des spécialistes en modélisation énergétique et en matière de coûts de votre équipe de conception d’effectuer une analyse propre à votre bâtiment, à son emplacement et aux coûts de construction et de services publics. S’il existe d’autres bâtiments efficaces ou carboneutres dans votre région, discutez avec leurs exploitants pour comparer leurs coûts à ceux d’un bâtiment plus conventionnel.
Les bâtiments efficaces réduisent les émissions et les risques
  • Les choix que vous faites aujourd’hui en matière de bâtiments et d’équipements pourraient vous exposer à des risques futurs ou renforcer votre résilience et votre accessibilité financière à long terme.
     
  • En raison de la réglementation changeante et des pressions du marché, les exploitants de bâtiments dépendant des combustibles fossiles sont plus susceptibles de faire face à des hausses de coûts et à des incertitudes futures. En renforçant l’efficacité énergétique ou en passant aux technologies comme les thermopompes, les fournisseurs de logements peuvent réduire ces risques et rendre leurs bâtiments plus stables et plus abordables à long terme.
     
  • Les émissions de gaz à effet de serre risquent de devenir de moins en moins acceptables sur les plans politique et public à mesure que les effets du changement climatique s’aggravent. Or, il est plus économique de construire efficacement dès maintenant que de rénover plus tard.
Des bâtiments plus efficaces multiplient les possibilités de financement
  • L’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont des conditions préalables à l’obtention de certains programmes de financement ou de prêt. Sans compter que, dans certains cas, dépasser les exigences minimales augmente les chances que votre projet soit approuvé rapidement.
     
  • Découvrez d’autres sources de financement pour votre projet de logement abordable grâce à la liste des bailleurs de fonds du FMV pour le logement abordable durable.
Utiliser l’efficacité énergétique pour mobiliser et responsabiliser les résidents
  • En réduisant au minimum la consommation d’énergie dont vous êtes responsable (p. ex., chauffage, climatisation, ventilation, éclairage des parties communes), vous donnez le bon exemple aux résidents. Cela peut les inciter à baisser la consommation d’énergie qui est sous leur contrôle (éclairage, appareils électriques, eau chaude, etc.). 
     
  • Si vous disposez d’un système de gestion de l’énergie des bâtiments (BEMS), vous pouvez même installer un écran dans le vestibule qui affiche la consommation d’énergie actuelle et antérieure, encourageant ainsi les comportements efficaces. Si vous n’avez pas de BEMS, songez à en intégrer un dans votre conception.
     
  • Pour en savoir plus sur la manière dont un système de gestion de l’énergie des bâtiments peut réduire les coûts et les émissions, consultez cette fiche d’information : Assurez un suivi énergétique pour économiser et réduire les émissions.
Les choix de conception renforcent la confiance de la collectivité
  • Améliorer l’efficacité énergétique démontre votre souci de l’environnement et contribue à rendre votre projet plus acceptable pour les voisins, réduisant ainsi l’opposition publique et augmentant les chances d’obtenir l’approbation des autorités locales. 
     
  • Les nouvelles constructions écoénergétiques et les maisons rénovées en profondeur aident les collectivités à créer des espaces de vie dignes et confortables dont les résidents sont fiers.
     
    • Outre les avantages liés aux économies d’énergie, les choix en matière de conception favorisent un sentiment d’appartenance et de fierté chez les résidents, comme l’a confié l’un d’entre eux dans le cadre de la série d’articles du FMV consacrés aux témoignages : « C’est l’endroit que je préfère parmi tous ceux où j’ai vécu. C’est sécuritaire, c’est beau, et on s’y sent vraiment comme chez soi. » (Rossland Yards : trouver un chez-soi stable)
Les bâtiments efficaces favorisent la résilience climatique et le bien-être de leurs résidents
  • Les bâtiments plus efficaces possèdent également des caractéristiques susceptibles d’améliorer le bien-être des personnes : un meilleur confort thermique, une meilleure qualité de l’air et un meilleur accès à la lumière naturelle.
     
  • Les bâtiments efficaces tendent à être plus résistants aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux autres effets du changement climatique. Par exemple, un bâtiment bien isolé permettra aux résidents de rester au chaud beaucoup plus longtemps en cas de panne de courant en hiver. Un bâtiment doté d’un bon système de protection solaire passive permettra aux résidents de rester au frais en cas de panne durant l’été.
L’approvisionnement local renforce les économies régionales
  • L’achat local aide les économies régionales en conservant l’argent au sein de la collectivité, en soutenant les emplois locaux liés à l’approvisionnement et à la transformation des combustibles et en réduisant la dépendance à l’égard des combustibles conventionnels importés, lorsque ces ressources sont utilisées de manière durable et sont disponibles localement.

 

Icon_dig_0.png Présenter votre dossier

  • Lorsque vous faites votre présentation au conseil d’administration, préparez un plan d’engagement des parties prenantes qui montre que vous avez recueilli les renseignements nécessaires, élaboré une stratégie claire et consulté les principaux intervenants.
     
  • Le conseil d’administration sera ainsi en mesure d’engager plus rapidement un dialogue approfondi avec les locataires ou les membres, de façon à assurer un processus structuré et éclairé dès le départ. 

Icon_dig_0.png Prochaines étapes

  • Consultez notre répertoire de ressources et inscrivez-vous à notre formation en ligne pour les exploitants d’immeubles afin de soutenir votre apprentissage continu.
     
  • Communiquez avec les pairs de votre région qui ont réalisé des projets similaires à l’aide de la base de données de projets du FMV.
     
  • Consultez les cinq fiches d’information sur le logement abordable durable, qui donnent des marches à suivre pour assurer la réussite de vos projets.
     
  • Communiquez avec une accompagnatrice régionale ou un accompagnateur régional en énergie pour obtenir une consultation gratuite et de l’assistance sur les éléments suivants :
     
    • trouver des mesures de conservation de l’énergie
    • explorer les occasions de financement
    • mettre au point votre plan d’engagement des parties prenantes
    • assister à une réunion du conseil d’administration pour soutenir l’éducation
       
  • Inscrivez-vous à l’infolettre FCM Connexion pour recevoir les dernières nouvelles sur les possibilités de financement et de renforcement des capacités. Nos bulletins fournissent des renseignements utiles sur le financement, les cours, les conférences, les webinaires, les ateliers et les prix pertinents. Ils contiennent également des études de cas, des articles, des guides et des rapports sur le logement abordable et l’efficacité énergétique.

Cette ressource a été créée avec la contribution du Rural Development Network.

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Votre collectivité veut-elle veiller à ce que ses arbres prospèrent à long terme? Cette fiche d’information explique pourquoi le suivi des arbres est un élément essentiel de votre projet de plantation, et comment mettre en place un programme de suivi efficace. Apprenez-en plus sur l’expertise, les outils et la technologie dont vous aurez besoin pour recueillir des données précises qui contribuent à l’entretien des arbres. 

Overview and vision Raisons pour lesquelles le suivi des arbres est important pour le succès d’un projet 

La plantation d’arbres offre de nombreux avantages aux collectivités, qu’il s’agisse de rafraîchir les rues des quartiers, de restaurer les habitats ou d’améliorer la biodiversité. Cependant, planter des arbres seulement ne suffit pas pour assurer ces avantages. Les arbres plantés en milieu urbain sont confrontés à de nombreux défis qui menacent leur santé et leur survie à long terme, notamment la sécheresse, le vandalisme, les parasites et les maladies. Bien que les premières années suivant la plantation soient souvent les plus critiques, faire un suivi régulier même après que les arbres sont bien établis reste essentiel.

Pour garantir la réussite de votre projet de plantation d’arbres et protéger votre investissement en temps et en ressources, il est important de faire le suivi à la fois des arbres et des zones où ils ont été plantés. Un programme de suivi structuré guide les pratiques d’entretien des arbres, garantissant ainsi que les arbres de votre collectivité reçoivent les soins dont ils ont besoin pour bien grandir au fil du temps. 

Dig Manière dont les suivis permettent de guider l’entretien des arbres 

Un suivi efficace aide à détecter les signes de stress, tels que la chute prématurée des feuilles, le jaunissement des feuilles (chlorose) ou les dommages aux feuilles et aux tiges. Ces symptômes peuvent être causés par différents facteurs, notamment les parasites, les maladies, la sécheresse et les carences en nutriments du sol.

Faire un suivi permet également de repérer les problèmes structurels qui peuvent rendre un arbre instable ou provoquer sa chute à mesure qu’il grandit s’ils ne sont pas traités. Ces problèmes comprennent les troncs inclinés, la croissance inégale, les fixations de branches faibles ou les racines annelées (racines qui s’enroulent autour du tronc).

Repérer les signes de stress et les problèmes structurels rapidement peut vous aider à ajuster vos stratégies d’entretien et à planifier des interventions ciblées. Des mesures telles que l’élagage correctif, l’arrosage, l’amendement du sol, l’ajustement des tuteurs ou l’excavation de collets peuvent améliorer la santé des arbres et réduire le risque de problèmes à long terme. Par exemple, si un jeune arbre penche, un tuteurage peut être ajouté ou ajusté lors de l’entretien régulier pour aider l’arbre à se redresser.

Dans les cas où les arbres ne survivent pas, faire des suivis vous permet d’avoir un historique régulier de la santé des arbres, de leur état structurel et des activités d’entretien. Il s’agit de renseignements précieux sur les causes des problèmes rencontrés, vous aidant ainsi à adapter vos futures stratégies de plantation afin d’améliorer les taux de survie et d’optimiser vos projets de plantation d’arbres. 

Plans and studies Comment mettre en place un programme de suivi 

Attribuer la responsabilité des suivis

Les responsabilités en matière de suivi des arbres doivent être clairement attribuées lors de la phase de planification d’un projet et correspondre aux compétences des personnes chargées des activités du suivi. Les professionnels techniques tels que les forestiers, les écologistes et les arboristes sont les mieux placés pour effectuer des tâches plus spécialisées, comme mesurer divers indicateurs de croissance et de santé, évaluer la structure des arbres et les risques associés, et décider des interventions nécessaires lorsque des problèmes sont repérés. Si votre municipalité ne dispose pas de cette expertise interne, envisagez de faire appel à des consultants ou de vous associer à une université ou à une équipe de recherche locale.

Les groupes communautaires et certaines personnes peuvent également jouer un rôle important dans les suivis s’ils reçoivent une formation adéquate. Les membres de la collectivité s’investissent souvent dans la réussite des projets de plantation d’arbres. Ils sont les plus proches du site et peuvent détecter les problèmes le plus rapidement. Grâce à une formation simple et à divers outils (applications mobiles pour l’inventaire des arbres, compas d’épaisseur, longs rubans à mesurer, rubans pour mesurer le diamètre à hauteur de poitrine, etc.), ils peuvent suivre les taux de survie, détecter les premiers signes de stress, mesurer la croissance des arbres et signaler des problèmes tels que les infestations de parasites, le vandalisme ou les dommages causés par les animaux.

La combinaison de l’expertise professionnelle, de l’engagement communautaire et d’outils accessibles rend le suivi des arbres plus durable et plus efficace.

Étude de cas : Programme des ambassadeurs de la santé forestière   

Depuis 2014, la ville d’Oakville, en Ontario, collabore avec le cabinet-conseil privé Bioforest afin de former des bénévoles locaux à reconnaître les signes et symptômes des espèces envahissantes dans le cadre du Programme des ambassadeurs de la santé des forêts (en anglais seulement). Les volontaires reçoivent une formation ciblée pour faire le suivi des arbres afin de repérer les infestations d’agrile du frêne, de spongieuse et de longicorne asiatique, des espèces qui menacent gravement les forêts urbaines et qui ont d’importantes répercussions sur le budget et la gestion.

Ce programme peu coûteux tire parti de l’intérêt de la collectivité pour la gestion des forêts urbaines, en augmentant considérablement la capacité de suivi de la ville au-delà de ce que le budget municipal permettrait normalement. Il s’agit d’un bon exemple de la manière dont les membres de la communauté peuvent prendre part de manière significative au suivi à long terme de la santé des forêts urbaines afin de favoriser la détection précoce des parasites et l’intervention en temps opportun. 

Créer des calendriers de suivi  

L’établissement d’un calendrier approprié constitue la clé d’un suivi efficace. La fréquence du suivi doit être adaptée aux objectifs du projet, aux ressources et aux stades de vie des arbres.  

  • Suivi précoce : Les arbres sont plus vulnérables au cours des trois à cinq premières années suivant leur plantation; c’est pourquoi il est recommandé de surveiller plus fréquemment les jeunes arbres. Il peut s’agir de contrôles effectués tous les mois ou tous les deux mois après la plantation, afin de repérer rapidement les problèmes et d’y remédier.

    Si les mêmes personnes ou équipes sont responsables des tâches d’entretien initial (comme l’arrosage, le paillage, l’élagage ou le désherbage) et des suivis, il peut être efficace d’effectuer ces activités simultanément lorsque les dates de suivi coïncident. 
     

  • Suivi continu : Après la phase initiale d’établissement, les suivis peuvent être moins fréquents. Des visites annuelles sont souvent suffisantes pour suivre la croissance, la santé et la structure à long terme des arbres plantés, bien que cela puisse être fait moins souvent si les arbres sont suivis dans le cadre d’un inventaire régulièrement mis à jour (p. ex., tous les cinq à dix ans). Pour les arbres situés sur des terrains publics, envisagez de mettre en place des portails de signalement en ligne ou des lignes téléphoniques pour permettre aux habitants de signaler les problèmes. Si vous mettez en place un programme de suivi communautaire, les habitants peuvent également ajouter les données qu’ils recueillent sur les arbres.
     
  • Suivi de l’environnement : Outre les arbres eux-mêmes, il est important de faire le suivi de l’état du site et de vérifier la présence d’espèces envahissantes au moins une fois par an, idéalement pendant la saison de croissance ou après des événements météorologiques importants.  
     
  • Programmation adaptative : Les plans de suivi doivent rester flexibles. Si des problèmes inattendus surviennent, tels qu’une mortalité généralisée ou la découverte d’un parasite ou d’une maladie, il peut être nécessaire de faire le suivi des sites de plantation plus fréquemment. 

Votre calendrier de suivi doit tenir compte de la disponibilité des ressources, notamment le personnel, l’équipement et le financement. Des suivis plus fréquents peuvent fournir des données plus riches, mais ils nécessitent un investissement plus important. Un calendrier de suivi bien planifié permet d’intervenir au bon moment et fournit les données nécessaires pour évaluer la réussite du projet et orienter la planification des futures plantations. 

Décider de la manière dont les données de suivi seront enregistrées

Les données de suivi des arbres peuvent être enregistrées à l’aide de formulaires en ligne et d’outils numériques, tels que des applications mobiles, ou de méthodes basées sur le papier, telles que des formulaires imprimés et la saisie manuelle des données.

L’enregistrement numérique des données présente plusieurs avantages, notamment pour la saisie de données précises sur l’emplacement lorsque l’on dispose d’un GPS ou d’une cartographie par satellite. Les outils numériques permettent également de rationaliser le stockage, l’analyse et le partage des données. Cependant, ils nécessitent l’accès à des téléphones cellulaires ou à des tablettes, ce qui peut être très coûteux ou peu pratique dans certains contextes.  

Les formulaires papier représentent une autre solution fiable pour l’enregistrement numérique des données. Une fois les données collectées sur des formulaires papier, elles peuvent ultérieurement être saisies dans une feuille de calcul numérique ou une base de données pour faciliter leur analyse et leur stockage à long terme.  

La méthode choisie doit tenir compte du coût, de l’équipement disponible, de la familiarité des utilisateurs et de la taille de l’inventaire. Le choix d’une méthode adaptée à la capacité de votre équipe et à l’échelle du projet contribuera à garantir la cohérence, la précision et la durabilité du suivi.    

Les technologies et les outils utilisés pour la collecte et l’analyse des données peuvent comprendre les images par satellite, l’imagerie aérienne ainsi que la détection et télémétrie par ondes lumineuses (LiDAR), qui fournissent des représentations visuelles des sites de plantation. Un logiciel de système d’information géographique (SIG) peut ensuite être utilisé pour saisir, stocker, gérer et analyser les données obtenues.  

Pour plus d’informations sur l’utilisation d’outils de collecte et d’analyse de données, consultez notre fiche d’information sur la technologie et les outils de foresterie urbaine.  

Créer une base de référence pour les suivis

La collecte d’informations de base sur vos arbres nouvellement plantés constitue une étape clé pour assurer leur gestion à long terme. Idéalement, ces informations devraient être intégrées à un inventaire complet des arbres de votre municipalité (ou constituer le point de départ d’un tel inventaire). L’inventaire permet de centraliser les renseignements relatifs aux arbres plantés et à leur croissance au fil du temps. Cela permet d’assurer une planification, un suivi et un entretien cohérents.

Au minimum, il est recommandé de consigner les renseignements suivants pour chaque arbre : 

  • l’emplacement (coordonnées GPS ou référence cartographique)
  • le type de site de plantation (p. ex, rue, parc ou espace privé)
  • l’espèce et le cultivar (ou le genre, si possible)
  • l’état de santé
  • le type d’utilisation du sol (p. ex., urbain, forestier, espace ouvert, industriel)
  • le diamètre à hauteur de poitrine (ou à un pied, selon la taille de l’arbre)
  • la date de l’enregistrement
  • une caractéristique unique de l’arbre  

Ces données de référence constituent la base de tous les suivis à venir. Au fil du temps, vous pouvez ajouter et mettre à jour des informations, comme : 

  • des observations sur l’état de santé
  • des observations sur la structure
  • la croissance
  • les mesures d’entretien (arrosage, élagage, tuteurage, etc.)
  • le statut de survie ou du taux de mortalité 

Faire le suivi de ces renseignements au fil du temps vous permet de déterminer les tendances, d’évaluer le succès de la plantation et de détecter rapidement les zones ou les espèces qui pourraient demander davantage d’attention.  

L’enregistrement de chaque arbre peut s’avérer difficile à mettre en œuvre pour les projets de restauration à grande échelle mettant en cause des plantations en masse. Dans de tels cas, vous pouvez utiliser des parcelles d’échantillonnage pour inventorier certains arbres de votre site et en faire le suivi, puis extrapoler ces données à l’ensemble du site. Cela vous permettra d’obtenir un aperçu représentatif de l’état de la plantation, tout en recueillant des données d’inventaire détaillées pour les arbres échantillons sélectionnés.

Vous pouvez également faire le suivi des caractéristiques du site (p. ex., qualité du sol, couverture du sol et canopée) ainsi que des indicateurs associés aux objectifs du projet de restauration (superficie restaurée, carbone séquestré, présence de la faune, etc.). Bien que ces indicateurs dépassent le simple suivi des arbres, ils sont indispensables pour évaluer la réussite globale et l’incidence écologique des mesures de restauration. 

Contrôle de la qualité dans le suivi des arbres 

Pour garantir la précision et la cohérence de vos données au fil du temps, veillez à intégrer un contrôle qualité à votre plan de suivi. Il s’agit notamment de décider quand les données seront analysées et qui sera responsable de la vérification des mesures.

Une méthode courante consiste à sélectionner au hasard cinq à dix pour cent des arbres pour les faire remesurer par un superviseur formé ou un second observateur. Cela aide à repérer les incohérences et à renforcer la fiabilité des données, pour les observations tant professionnelles que bénévoles. Tout problème peut être résolu grâce à une formation de remise à niveau ou à une mise à jour des protocoles.

Lorsque l’inventaire est réalisé par un professionnel formé à l’entretien des arbres, l’identification de l’espèce et du cultivar est idéale. Cependant, si l’inventaire est effectué par un groupe communautaire, il peut être plus judicieux d’identifier les arbres au niveau du genre afin de garantir la précision.

Les photographies représentent également un outil précieux pour le contrôle de la qualité. La prise de photos claires et cohérentes de chaque arbre permet aux équipes de vérifier les observations et de valider les évaluations à distance. 
Faire le suivi de la santé, de la structure et du taux de mortalité des arbres ainsi que de l’état du site

Une fois les données de l’inventaire de base collectées, vous pourrez commencer les suivis réguliers. Le suivi d’un arbre doit évoluer au fil du temps, en tenant compte de son stade de développement, des conditions du site environnant et des objectifs de votre projet. La santé, la structure, le taux de mortalité et les facteurs environnementaux sont des indicateurs essentiels à suivre tout au long de la vie d’un arbre, mais les méthodes, la fréquence de l’observation et le niveau de détail varient selon l’âge de l’arbre et le type de projet.

Toutes les activités d’entretien réalisées doivent également être documentées, idéalement dans l’inventaire des arbres. Cet enregistrement facilite le suivi continu, clarifie l’historique de l’entretien d’un arbre et guide la planification future de la gestion des actifs. 

soil Suivi des arbres nouvellement plantés 

Santé des arbres 

Le suivi précoce de la santé des arbres (jusqu’à trois ans après la plantation) portera sur la survie et l’établissement. Le suivi d’indicateurs qui montrent dans quelle mesure un arbre s’adapte à son nouvel environnement est essentiel. Il peut s’agir de faire le suivi de la vigueur générale, de la présence de chlorose, de la perte de feuilles ou d’aiguilles, de la croissance des pousses et des signes de maladies ou de dommages causés par les animaux. Ces indicateurs peuvent révéler des problèmes comme le stress hydrique, des carences en nutriments ou la présence de parasites, que vous pouvez résoudre en arrosant plus fréquemment et en effectuant d’autres activités d’entretien.  

Structure des arbres 

Le suivi du développement structurel est également essentiel pendant la phase d’établissement, car une intervention précoce peut permettre d’éviter des problèmes coûteux ou dangereux plus tard dans la vie de l’arbre. Les indicateurs structurels à surveiller incluent une inclinaison du tronc, des tiges codominantes, une mauvaise fixation des branches, des dommages mécaniques causés par des tuteurs ou des animaux, ainsi que l’annélation des racines. En vous attaquant rapidement à ces problèmes par l’élagage, l’ajustement des tuteurs ou l’installation d’une clôture de protection, vous mettez l’arbre sur la voie d’une stabilité et d’une santé durables. 

Taux de mortalité des arbres 

Le suivi du taux de mortalité est particulièrement important pendant la période d’établissement afin d’évaluer la réussite du projet ou les progrès réalisés pour atteindre les objectifs de survie, comme un taux de survie de 80 % trois ans après la plantation. L’enregistrement régulier des arbres qui ont survécu offre un aperçu précieux sur les méthodes de plantation, la performance des espèces et les défis potentiels du site. Lorsque le taux de mortalité est élevé, les données de suivi peuvent aider à déterminer les causes, telles que la sécheresse, les parasites, le vandalisme ou des techniques de plantation inappropriées. Cela permettra d’orienter les mesures d’entretien correctives ainsi que la planification à long terme.

Planification de la replantation 

La perte de certains arbres est inévitable dans un projet de plantation, que ce soit en raison de causes naturelles, de maladies ou de méthodes de plantation inadéquates. Veillez à intégrer une étape de replantation dans votre plan de projet. Définissez des critères précis pour déterminer à quel moment un remplacement s’impose et la manière dont il sera réalisé. Ainsi, vous garantissez la pérennité des objectifs relatifs à la canopée et des résultats à long terme du projet, même si les conditions changent. 

Icon_dig_0.png Conditions du site 

Dans les zones urbaines ou à fort trafic, les facteurs de stress environnementaux tels que le compactage du sol, la sécheresse, le vandalisme et la végétation envahissante peuvent affecter les arbres de manière significative. Ces observations permettent de mieux comprendre la mauvaise santé ou le taux de mortalité élevé des arbres, et d’orienter des interventions ciblées. Si la cause du stress n’est pas évidente, cela peut être lié à une pollution du sol (p. ex., une contamination par le sel) ou à un déséquilibre des nutriments. Si vous avez un doute, il peut être utile de réaliser des analyses en laboratoire pour identifier l’origine du problème.

Pour les projets de restauration ou de boisement, l’analyse du sol et le suivi de la végétation envahissante sont particulièrement importants, car les objectifs incluent souvent l’amélioration des sols dégradés, la gestion de l’érosion et la reconstitution des communautés végétales indigènes. 

Street trees Suivi des arbres établis 

Après trois à cinq ans, les arbres sont généralement considérés comme établis. Bien qu’ils nécessitent des soins moins fréquents que les jeunes arbres, il est recommandé d’assurer un suivi régulier, éventuellement intégré à un inventaire municipal ou à un inventaire de site plus large, afin de garantir leur santé et leur sécurité à long terme. À ce stade, l’attention se porte sur la croissance, les signes de stress chronique, les problèmes structurels ainsi que la présence de parasites ou de maladies, plutôt que sur la survie.  

  • Le suivi de l’état de santé peut inclure l’observation de la vigueur générale du houppier, du dépérissement, de la densité et de la croissance de la canopée, de la couleur des feuilles, du diamètre à hauteur de poitrine, de la hauteur ainsi que des signes de présence de parasites ou de maladies. Ces indicateurs permettent de détecter rapidement un déclin et de fournir des soins proactifs.  
     
  • Les évaluations structurelles deviennent de plus en plus importantes au fur et à mesure que les arbres grandissent et présentent des risques plus grands. Soyez attentif aux attachements de branches faibles, au bois mort, aux fissures ou à la présence de décomposition, en particulier dans les zones très fréquentées où la sécurité est primordiale. Tout problème structurel grave doit être évalué et résolu par des professionnels qualifiés. 
     
  • Les conditions du site continuent d’influencer la croissance des arbres et doivent être suivies régulièrement. Le compactage du sol, la perturbation des racines, les dommages causés par les tempêtes, le vandalisme ainsi que les modifications du drainage ou des infrastructures voisines peuvent tous entraîner un stress à long terme. L’enregistrement de ces conditions permet d’expliquer les tendances en matière de santé des arbres et de cibler l’entretien de manière plus efficace. 
     
  • Les taux de mortalité sont faibles, mais il reste essentiel de faire le suivi de la perte d’arbres afin de repérer des tendances plus larges ou des problèmes propres au site. Le déclin ou la mort inattendue d’arbres peuvent révéler des problèmes plus profonds tels que le compactage du sol, la pollution ou une mauvaise adéquation entre les espèces et le site.
Étude de cas : Un protocole de science citoyenne pour le suivi des mini-forêts
  
L’Université de la Colombie-Britannique, en partenariat avec Green Communities Canada, a créé un protocole de science citoyenne pour faire le suivi des projets de mini-forêts menés par la collectivité (en anglais seulement) dans l’estuaire du Fraser, en Colombie-Britannique. Le protocole fournit des instructions aux bénévoles de la collectivité pour faire le suivi de cinq grands domaines : la santé et la croissance des arbres, la gestion des inondations, la santé des sols, la biodiversité et l’interaction humaine.

Le protocole a été élaboré à la suite d’une revue approfondie de la littérature, d’entretiens avec des spécialistes du domaine et des organisations communautaires sur le terrain, ainsi que d’un atelier réunissant 25 intervenants du domaine des mini-forêts. 


Resources Prochaines étapes 

Voici quelques ressources supplémentaires qui peuvent vous aider à élaborer un programme de suivi pour vos projets de plantation d’arbres : 

Cette ressource a été créée en partenariat avec Arbres Canada et le Fonds municipal vert de la FCM dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes, qui est mise en œuvre par la Fédération canadienne des municipalités et financée par le gouvernement du Canada.  

Canada - Tree Canada Logo
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Les inondations sont de plus en plus fréquentes au Canada, ce qui accroît la pression sur les gouvernements locaux qui gèrent déjà des ressources limitées et des infrastructures vieillissantes. En collaboration avec le Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo, le Fonds municipal vert a créé une série de formations vidéo gratuites d’une heure pour aider le personnel municipal à utiliser l’outil d’auto-évaluation Diagnostic du risque d’inondation municipal, qui permet aux collectivités de mieux comprendre et gérer les risques locaux d’inondation.

Visionner la série de vidéos Télécharger l’outil Diagnostic du risque d’inondation municipal sur le site Web du Centre Intact d’adaptation au climat


Comment votre collectivité peut-elle évaluer son risque d’inondation?

Conçu par le Centre Intact d’adaptation au climat, l’outil Diagnostic du risque d’inondation municipal offre aux équipes municipales un cadre pour comprendre et gérer les risques locaux d’inondation, évaluer leur degré de préparation aux inondations et définir les mesures à prendre pour réduire les risques. L’outil organise l’évaluation par domaines clés comme l’infrastructure, l’utilisation des terres et la gestion des urgences, et propose des définitions, des conseils et des directives à chaque étape.

Les municipalités canadiennes utilisent cet outil pour les raisons suivantes :

  • Cerner les principaux risques d’inondation et les lacunes en matière de préparation

  • Favoriser la collaboration entre les services

  • Produire une carte de rapport personnalisée sur la résistance aux inondations

  • Prendre des décisions de planification et d’investissement fondées sur des données probantes

  • Privilégier des mesures de résilience aux inondations équitables, pratiques et rentables

Les nouvelles vidéos de formation du FMV soulignent la valeur de cet outil, en montrant comment en faire un usage efficace et exploiter les résultats pour orienter les efforts d’adaptation à l’échelle locale.


Comment les vidéos de formation sur la résilience des municipalités face aux inondations peuvent-elles aider?

La série de vidéos à la demande aide les équipes municipales à exploiter au mieux l’évaluation des risques d’inondation.

La série compte neuf courtes vidéos (durée approximative d’une heure au total), regroupées en trois sections thématiques afin que les utilisateurs puissent commencer à n’importe quel point, en choisissant les sujets pertinents pour leur travail ou l’étape de leur projet..  


Comment utiliser conjointement l’outil Diagnostic et les vidéos de formation? 

Suivez ces trois étapes simples pour commencer à renforcer la résilience de votre collectivité face aux inondations :

Étape 1 : Accédez à l’outil Diagnostic

Téléchargez l’outil Excel gratuit à partir du site Web du Centre Intact.

Télécharger l’outil Diagnostic sur le site Web du Centre Intact

Étape 2 : Visionnez nos vidéos de formation Résilience municipale face aux inondations en action

Suivez les spécialistes de la résilience aux inondations, qui vous expliqueront la marche à suivre pour remplir l’outil et appliquer les résultats à vos décisions en matière de planification et d’investissement.

Visionner la série de vidéos

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BIENVENUE et introduction au Diagnostic du risque d'inondation municipal

Liste de lecture (9 vidéos)
 

Étape 3 : Mettez vos résultats en pratique

Utilisez vos résultats pour engager des discussions, fixer les priorités et prendre des mesures. Partagez vos résultats avec des collègues et les partenaires de la communauté, cernez les principaux risques, explorez les projets potentiels et planifiez les prochaines étapes pour renforcer la résilience aux inondations.


En savoir plus

 

Votre municipalité est-elle à la recherche de solutions pour transformer les déchets organiques en occasions? La digestion anaérobie offre un moyen pratique et rentable de gérer les matières organiques séparées à la source. Elle permet de détourner les déchets des sites d’enfouissement, de produire de l’énergie renouvelable à partir des biogaz et de recycler les nutriments dans le sol par le digestat. Cette technologie complète le compostage et le recyclage, donnant aux municipalités des outils concrets pour atteindre leurs objectifs en matière de gestion des déchets et d’économie circulaire.

Regardez l’enregistrement de notre webinaire Faire avancer les objectifs climatiques par la valorisation énergétique des déchets organiques pour une exploration pratique de la façon dont les municipalités peuvent utiliser la digestion anaérobie, le biogaz et le digestat pour transformer les déchets organiques en valeur locale. Cette séance permet aux participants et aux partenaires du projet d’acquérir des connaissances de base, des idées concrètes et des exemples de réussite afin de prendre des décisions éclairées sur les occasions de valorisation énergétique des déchets organiques locaux. Que votre municipalité commence tout juste à explorer les options ou qu’elle soit prête à évaluer les prochaines étapes, ce webinaire vous aidera à passer à la mise en œuvre de vos concepts.

Regardez l’enregistrement du webinaire pour savoir comment :

  • combiner la digestion anaérobie et les systèmes de compostage pour détourner les déchets municipaux des sites d’enfouissement
  • transformer le biogaz en énergie renouvelable locale et utiliser le digestat pour enrichir les sols
  • adopter de meilleures pratiques tirées d’études de cas municipales réelles
  • explorer les principales considérations en matière de financement, d’octroi de permis et de gouvernance
  • déterminer les occasions de valorisation énergétique des déchets organiques adaptées au contexte et aux objectifs de votre municipalité

Panélistes :

  • Trisha Aldovino, analyste des processus, Azura Associates
  • David Ellis, président, Azura Associates

Ce webinaire a été présenté en anglais avec une interprétation simultanée en français.

Le Fonds municipal vert (FMV), financé par le gouvernement du Canada, aide les municipalités à transformer les déchets organiques en valeur locale en fournissant un financement et des conseils pratiques sur les solutions de digestion anaérobie, de biogaz et de digestat.
 

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Lorsque Tannis et Mark ont emménagé dans leur maison de Guelph, ils ont été séduits par son design unique des années 1970. Avec ses grandes fenêtres et ses avancées de toitures qui ombrageaient naturellement la maison en été tout en laissant entrer le soleil en hiver, elle avait déjà un design propice à l’économie d’énergie. Mais pendant des décennies, un rêve restait hors de portée : les panneaux solaires.

« C’est quelque chose que je souhaitais depuis les années 1970 », explique Tannis. « À l’époque, ce n’était pas abordable, mais j’ai toujours espéré qu’un jour cela serait possible. »

Ce rêve s’est réalisé grâce au programme Guelph Greener Homes, mis en place par la ville de Guelph. Ce programme a donné au couple la flexibilité financière nécessaire pour entreprendre une rénovation majeure de leur maison.

Aerial view of home in wooded area with new solar panels on its roof.

 

Entreprendre une rénovation majeure

Tannis et Mark ont décidé de tirer le meilleur parti du programme en regroupant plusieurs améliorations majeures en un seul projet. Ils ont installé un système d’énergie solaire sur le toit – 10,4 kilowatts de panneaux associés à un onduleur de 10 kilowatts – suffisamment puissant pour couvrir la plupart des besoins en électricité de leur foyer et même réinjecter de l’électricité dans le réseau. Ils ont également ajouté une thermopompe à air pour climat froid qui peut fonctionner efficacement même pendant les hivers rigoureux de l’Ontario, et ont remplacé leur chauffe-eau, leur sécheuse et leur cuisinière par des modèles électriques. Ils ont également acheté un véhicule électrique, ce qui fait que leur foyer n’utilise pratiquement pas de combustibles fossiles.

L’installation du système d’énergie solaire a été particulièrement importante. « C’était clé en main », explique Tannis. « L’entrepreneur s’est occupé de tout : les permis, les inspections, la coordination. Ça n’aurait pas pu être plus simple. »

Une expérience harmonieuse

Le couple a découvert le programme Guelph Greener Homes grâce aux médias locaux et a immédiatement fait une demande. La structure du programme, qui consiste en des prêts sans intérêt remboursables au fil du temps sur la facture d’impôt foncier, combinée à des remboursements disponibles, le rendait facile à gérer financièrement.

Ils ont également apprécié la conception du programme. Bien qu’un prêt relais ait été nécessaire pour couvrir les acomptes versés à l’entrepreneur et les paiements finaux, le processus de remboursement a été remarquablement rapide et efficace. « Quelques jours seulement se sont écoulés entre la présentation des reçus et la réception du chèque de la ville », explique Tannis.

« Nous avons été impressionnés par la rapidité avec laquelle tout s’est déroulé », ajoute Mark. « Entre le moment où nous avons déposé notre demande et celui où les travaux ont été achevés, tout s’est déroulé sans problème. »

Gains de confort et d’efficacité

L’impact des améliorations a été immédiat. Leur maison de trois étages, qui était autrefois sujette à des zones chaudes et froides, est désormais confortable tout au long de l’année. « La température est uniforme à chaque étage », explique Tannis. « Et en été, les panneaux solaires gardent le toit plus frais, ce qui rend la maison plus confortable. »

Leurs factures d’énergie confirment cette conclusion. Par rapport à leur moyenne sur 12 ans, la consommation d’énergie de leur foyer a baissé de 85 %. Les panneaux solaires produisant une grande partie de leur électricité, leurs coûts globaux ont diminué de plus de 60 %, et ceci comprend la recharge de leur voiture électrique. « En réalité, cette baisse est probablement plus proche de 70 % », estime Mark.

Le changement climatique, près de chez soi

Pour Tannis et Mark, la décision de rénover n’était pas seulement une question de factures ou de confort. Leur motivation était profondément personnelle, ancrée dans leur expérience vécue des effets du changement climatique.

« Nous avons des amis et des membres de notre famille qui ont été menacés d’évacuation en raison des incendies de forêt à Kelowna et à Moncton, et les incendies de Winnipeg étaient beaucoup trop proches pour être rassurants », explique Tannis. « Lorsque les personnes que nous aimons sont touchées, cela cesse d’être abstrait. C’est à ce moment-là que nous avons su que nous voulions agir dans notre propre vie. »

Les améliorations ont également inspiré leur entourage. « Nos amis et notre famille voient ce que nous avons fait, et cela suscite des conversations », ajoute Mark. « Cela montre que ces changements sont non seulement possibles, mais qu’ils en valent la peine. »

Side view of new heat pump installed in a brick house.

 

Conseils aux autres propriétaires

Avec le recul, Tannis et Mark encouragent les autres à faire leurs devoirs. « Les entrepreneurs sont bien informés, mais pour faire le bon choix lorsque vous comparez les devis, il est utile d’être bien informé soi-même », explique Tannis. « Il est important de faire des recherches et de poser les bonnes questions. »

Ils recommandent également de réfléchir au moment d’entreprendre des rénovations et de faire une planification à long terme. « Si vous envisagez d’installer des panneaux solaires, assurez-vous d’abord que votre toit est en bon état », conseille Mark. « Et soyez attentifs aux spécifications de la thermopompe afin de vous assurer qu’elle fonctionnera bien dans votre climat. »

Ils soulignent également le rôle important de programmes tels que Guelph Greener Homes. « Sans le prêt et les remboursements, nous n’aurions pas pu faire tout cela d’un seul coup », explique Tannis. « Ce sont ces programmes qui permettent aux familles de réaliser des améliorations importantes. »

Investir dans l’avenir

Aujourd’hui, Tannis et Mark vivent dans le genre de maison dont ils ne pouvaient que rêver autrefois : alimentée par l’énergie solaire, chauffée et climatisée de manière efficace, et conçue pour résister aux changements climatiques. Pour eux, il s’agit plus que d’un simple projet de rénovation : c’est un investissement dans le bien-être des générations futures.

« Ça fait du bien », dit Mark. « C’était un rêve que nous avions depuis des décennies, et maintenant il est devenu réalité. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour nos enfants et petits-enfants. »

Cette étude de cas fait partie d’une série d’articles plus vaste mettant en valeur les retombées des programmes financés par le CEF partout au Canada.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Lorsque Adam et sa famille ont emménagé dans leur maison de Guelph en 2023, ils savaient qu’un grand projet les attendait. La chaudière avait près de vingt ans et allait bientôt rendre l’âme. Adam, qui avait déjà installé une thermopompe dans son ancienne maison, espérait ne pas simplement substituer ce système vieillissant par une autre chaudière conventionnelle.

« Nous avions déjà vécu cette expérience une fois », se souvient Adam. « Nous connaissions les audits, les remboursements et les prêts. Lorsque la chaudière a cessé de fonctionner au cours de notre premier automne, cela n’a fait qu’accélérer notre calendrier. »

Trouver la bonne solution

Cet événement a dirigé Adam vers Guelph Greener Homes, un programme proposé par la ville de Guelph. Ce programme aide les propriétaires à réaliser des améliorations énergétiques en combinant des remboursements, des prêts sans intérêt et une assistance technique.

Pour Adam, ce programme était la solution idéale. « C’est vraiment pour l’ensemble du coût et de l’impact environnemental », explique-t-il. « Par temps doux, la maison fonctionne grâce à une thermopompe efficace, ce qui est mieux sur le plan économique et environnemental. »

Grâce au programme Guelph Greener Homes, Adam a remplacé son ancien système de chauffage et de climatisation vieillissant par une thermopompe neuve qui répond désormais à la plupart des besoins de la famille, ainsi qu’un système d’appoint pour les jours les plus froids. Il a également remplacé le chauffe-eau au gaz naturel par un appareil sans réservoir et a examiné d’autres options telles que des panneaux solaires, un chauffe-eau à pompe à chaleur et un ventilateur-récupérateur d’énergie (VRÉ). Certaines de ces améliorations auraient nécessité une mise à niveau du panneau électrique, Adam a donc décidé de se concentrer d’abord sur la thermopompe et le VRÉ.

New heat pump on the side of a brick house in a small community.

 

Un processus simple

Ayant déjà participé à des programmes de rénovation, Adam affirme que celui de Guelph se démarquait par sa simplicité. « La Ville répondait rapidement aux questions, le portail était facile à utiliser et la communication était claire », dit-il. Il a également été surpris par le caractère inclusif du programme. « Nous n’étions pas sûrs si certains éléments étaient admissibles, comme le VRÉ, mais finalement il l’était. Ce fut une agréable surprise. »

Le programme permet également aux participants de demander une partie du prêt à l’avance pour aider à payer les acomptes des entrepreneurs. Adam affirme que cette option peut faire une grande différence pour les propriétaires qui ne seraient peut-être pas en mesure de payer les entrepreneurs avant d’obtenir les remboursements ou les prêts. « C’est là que le programme est vraiment utile », dit-il.

Le financement du remboursement par Enbridge a pris plus de temps (plusieurs mois et deux séries d’audits énergétiques), mais le prêt de Guelph Greener Homes a été accordé rapidement. « Il s’est écoulé environ un mois entre le moment où j’ai soumis tous les documents sur le portail et celui où j’ai reçu l’argent dans mon compte », explique Adam.

Un confort sans compromise

Depuis l’installation du nouveau système, Adam affirme que le quotidien se déroule sans problème. « Nous réglons simplement le thermostat, et celui-ci décide quel système utiliser en fonction de la température extérieure », explique-t-il. « De notre point de vue, c’est comme si nous avions une chaudière normale. La différence est dans ce qui se passe en coulisses. »

C’est difficile de comparer les factures, car notre famille a emménagé dans une maison plus grande et a acheté un véhicule électrique à peu près au même moment, mais Adam estime que ces améliorations ont considérablement réduit leur dépendance aux combustibles fossiles. « Nous croyons que nos coûts énergétiques sont moins élevés qu’ils ne l’auraient été », dit-il. « Et dans l’ensemble, les économies réalisées compensent l’augmentation de la consommation d’électricité. »

Les leçons apprises

Avec le recul, Adam dit qu’il encouragerait les autres propriétaires à garder à l’esprit quelques points. En premier lieu, il suggère d’obtenir plusieurs devis. « Dans notre ancienne maison, l’un des entrepreneurs avec qui nous avions fait affaire ne semblait même pas savoir ce qu’était une thermopompe. Un autre est venu, a jeté un coup d’œil et savait exactement quoi faire. Si vous ne posez pas les bonnes questions, vous risquez de vous retrouver avec un système désuet », explique-t-il.

Il souligne également l’importance de planifier les améliorations avant que le système ne tombe en panne. « Si votre chaudière est en fin de vie, n’attendez pas qu’elle rende l’âme. En vous y prenant d’avance, vous aurez plus d’options », dit-il.

Enfin, Adam encourage les propriétaires à réfléchir à la situation dans son ensemble lorsqu’ils planifient leurs améliorations énergétiques. Par exemple, si vous envisagez d’installer des panneaux solaires, il est important de vous assurer d’abord que le toit est en bon état. « Vous ne voulez pas installer des panneaux si vous devez remplacer les bardeaux dans quelques années », ajoute-t-il.

Un programme qui réduit les obstacles

Selon Adam, l’un des principaux avantages du programme est que le prêt est lié à la facture d’impôt foncier plutôt qu’à la personne. Cela signifie que si vous vendez votre maison avant que le prêt ne soit entièrement remboursé, le prochain propriétaire continue simplement à effectuer les paiements. « Vous n’avez pas à payer pour des améliorations dont quelqu’un d’autre profitera », explique-t-il.

C’est un modèle qui, selon lui, pourrait fonctionner partout au Canada. « Le fait de pouvoir rembourser votre prêt par l’entremise de votre facture d’impôt foncier simplifie les choses : c’est une chose de moins à gérer. Et les avantages environnementaux sont évidents. C’est tout simplement logique. »

Cette étude de cas fait partie d’une série d’articles plus vaste mettant en valeur les retombées des programmes financés par le CEF partout au Canada.

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