Le présent article fait partie d'une série appelée Transformer les collectivités au moyen de Logement abordable durable. La série montre comment les logements écoénergétiques et axés sur la collectivité peuvent favoriser la résilience et le bien-être. Découvrez des solutions pratiques pour des résidences abordables adaptées au climat qui améliorent la qualité de vie des gens et favorisent la création d’un avenir durable.


Dans l’est de l’Ontario, CABN a concrétisé une vision ambitieuse : réaliser son premier projet pilote de maisons abordables carboneutres, qui comprend un mécanisme, en instance de brevet, pour la conception axée sur l’énergie. Soutenu par l’initiative de logement abordable durable du Fonds municipal vert (FMV), ce projet réinvente la construction durable, ouvrant la voie à des solutions de logement abordable qui sont éconergétiques, à faible entretien et reproductibles partout au Canada et à l’étranger.

Une maison CABN achevée sur un grand terrain entouré d'arbres
 
Une construction rapide et durable

Même si la construction a été entamée au cœur de l’hiver, CABN a terminé la structure principale du bâtiment en seulement 48 heures et les derniers travaux ont été réalisés en quelques semaines. Ce projet a montré la viabilité d’une construction dans des conditions extrêmes et fait la preuve que des logements préfabriqués durables sont réalisables même dans les régions éloignées ou mal desservies.

Alimentée entièrement à l’énergie solaire, la maison fonctionne sans frais de services publics et ne consomme que 6 485 kWh par année, soit 63 pour cent moins d’énergie qu’une maison passive type, une norme de construction axée sur une très faible consommation d'énergie et une isolation élevée. 

« Notre maison utilise 20 pour cent de l’énergie d’une construction classique, a déclaré Alex Kelly, cheffe de l’exploitation de CABN. Cela ouvre des possibilités pour les collectivités qui peuvent maintenant compter sur des terrains qui ne se prêtaient pas à l’aménagement auparavant. »

Un carrefour communautaire pour l’innovation et l’apprentissage

La maison du projet pilote sert de carrefour communautaire où se rassemblent les parties prenantes pour explorer les options de logement durable. Ainsi, CABN a organisé une journée portes ouvertes pour les élues et élus municipaux, les fournisseurs de logements abordables afin promouvoir sa conception novatrice pour leurs collectivités. Les élues et élues d’Augusta ont exprimé leur intérêt pour l’expansion du projet et l’utilisation de terrains municipaux pour de futurs aménagements.

CABN a également créé la CABN Foundation, l’organisme sans but lucratif de l’entreprise. La fondation s’associe aux municipalités et aux promoteurs pour offrir des logements abordables et durables aux collectivités éloignées, à faible revenu et autochtones. Par exemple, des partenariats sont envisagés avec des Premières Nations du nord de l’Ontario pour construire des logements qui combinent espaces de vie et de travail pour les professionnels de la santé. 

« Ces maisons sont préfabriquées, ce qui nous permet d’en assembler les éléments rapidement, même dans des endroits où on dispose de peu de temps pour les construire », d’expliquer Alex Kelly.

Cela rend le modèle de CABN particulièrement attrayant pour les collectivités qui font face à des défis comme de courtes saisons de construction ou un accès limité en raison des fermetures de routes de glace.

L'intérieur d'une maison CABN avec une cuisine, un salon, une cheminée, un grenier supérieur et un nouveau mobilier.
 
Impact environnemental et financier

Les avantages environnementaux de la conception de CABN sont considérables. Par rapport aux constructions traditionnelles, CABN utilise 60 pour cent d’émissions de gaz à effet de serre (GES) en moins, grâce à l’utilisation de panneaux en bois lamellé croisé (CLT) certifié FSC (Forest Stewardship Council) pour les murs, les plafonds et les planchers. Pour la seule maison du projet pilote, cela s’est traduit par une réduction de 3 393 kg d’émissions de CO₂. En outre, l’exploitation hors réseau de la maison, assuré par des panneaux solaires, permet d’éviter 3 542 kg de CO₂ de plus par année.  Ces économies environnementales sont spectaculaires quand il s’agit de projets d’envergure : la construction de 500 maisons sur cinq ans pourrait réduire les émissions de 47 000 tonnes de CO₂.

L’impact financier est tout aussi important. Les procédés de fabrication de CABN, optimisés grâce à la conception basée sur les composants, promettent des économies allant jusqu’à 85 $ le pied carré. Par ailleurs, de faibles besoins d’entretien et des coûts d’énergie nuls permettent aux propriétaires et aux fournisseurs de logements de réaliser d’importantes économies.

Les fondations d'une maison CABN en cours de construction
 
Un modèle prêt pour la croissance

Le projet pilote a prouvé que l’approche de CABN est évolutive et adaptable. L’équipe élabore actuellement un modèle multirésidentiel pour répondre aux besoins en milieu urbain. Cette nouvelle conception permettra d’aménager des maisons unifamiliales jumelées ou des appartements à un seul étage pour répondre à des demandes diverses, notamment des personnes âgées et des familles ayant des besoins en matière d’accessibilité.

Entre-temps, à Toronto, le CABN collabore avec des partenaires sans but lucratif, comme Two Steps Home, pour offrir des logements de transition aux personnes sans abri. Ce modèle comprend des unités individuelles avec des commodités partagées comme des cuisines et des buanderies. 

« Notre objectif avec des partenaires comme Two Steps Home est d’offrir aux gens un endroit sûr où vivre pendant qu’ils font la transition vers des solutions de logement plus permanentes », a déclaré Alex Kelly.

CABN a également collaboré avec le Community Housing Transformation Centre à l’élaboration d’un guide sur la création d’ensembles de logements durables et équitables. Cette ressource fournira aux municipalités un plan directeur pour intégrer le modèle de CABN dans leurs stratégies de logement, ce qui stimulera davantage l’innovation dans l’ensemble du secteur.

Une grue travaille sur une maison CABN en construction
 
Une approche tournée vers l’avenir

CABN élargit ses partenariats afin d’explorer des matériaux et des méthodes de construction novateurs, comme des matériaux de remplacement pour les panneaux CLT (un produit en bois d’ingénierie durable utilisé pour les murs, les plafonds et les planchers), comme le pin rouge et le bambou, ainsi que des solutions d’énergie géothermique. Ses collaborations avec des établissements comme l’Université Carleton renforcent sa position de leader de l’innovation en matière de logement durable.

Alors qu’Augusta se prépare à une croissance démographique rapide, alimentée par une nouvelle industrie en pleine expansion dans la région, le logement est devenu une priorité urgente. La collaboration de CABN avec la municipalité pour la construction de 67 logements dans un concept unique axé sur le biomimétisme offre une solution durable et évolutive pour répondre à cette demande croissante. « La municipalité cherche activement des solutions—nous sommes ravis de travailler avec elle à ce dossier », a souligné Alex Kelly.

Du projet pilote à la mobilisation

Le projet pilote a commencé par la construction d’une seule maison pour devenir un sujet qui a stimulé les conversations sur le logement durable et abordable partout au Canada. Le projet de CABN ne se limite pas à offrir un toit—il présente un plan directeur pour les collectivités de l’avenir en établissant un équilibre entre la responsabilité environnementale et les répercussions économiques et sociales.

« Ce projet a été un point de départ pour des conversations et des occasions incroyables, selon Alex Kelly. C’est la preuve que le logement durable et abordable n’est pas seulement un rêve, c’est une réalité que nous pouvons construire aujourd’hui. »

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Le présent article fait partie d'une série appelée Transformer les collectivités au moyen de Logement abordable durable. La série montre comment les logements écoénergétiques et axés sur la collectivité peuvent favoriser la résilience et le bien-être. Découvrez des solutions pratiques pour des résidences abordables adaptées au climat qui améliorent la qualité de vie des gens et favorisent la création d’un avenir durable.


Pour New Dawn Enterprises, le complexe Pine Tree Park au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, est un projet de transformation majeur. Grâce à d’importantes améliorations écoénergétiques et à un système maintenant opérationnel de multiples panneaux solaires qui captent la lumière du soleil et la transforment en électricité, le projet procure des avantages tangibles aux résidentes et aux résidents et révolutionne l’avenir du logement abordable pour l’organisation. Soutenu par l’initiative de Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert (FMV), le projet Pine Tree Park vise non seulement à réaliser des économies d’énergie; mais aussi à améliorer la qualité de vie, à susciter la fierté de la collectivité et à créer un avenir durable.

Une maison de plain-pied avec un bardage rouge qui fait partie du projet Pine Tree Park au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.
 
Impact immédiat

Pour les gens, les améliorations ont fait toute une différence. Les maisons ne sont plus traversées par des courants d’air; elles sont bien isolées, ce qui permet de mieux contrôler la température toute l’année. Le remplacement des chaudières à mazout par des thermopompes à haut rendement a ajouté une nouvelle caractéristique dont beaucoup ignoraient avoir besoin : la climatisation. Cet été, avec la chaleur record au Cap-Breton, ce n’était plus un luxe. 

« Nous avons connu six semaines de températures supérieures à 30 °C, ce qui est rare dans la région », a expliqué Erika Shea, présidente-directrice générale de New Dawn Enterprises. La vague de chaleur a été supportable pour les locataires, ce qui n’aurait pas été le cas sans cela. »

En plus du confort, les améliorations ont permis de soulager les finances. Les factures mensuelles de services publics ont été réduites de 200 $ par ménage, ce qui se traduit par des économies annuelles d’environ 2 500 $ par famille, soit une réduction d’environ 78 pour cent par rapport aux coûts antérieurs. 

« Nous avons aussi protégé les gens contre la volatilité des prix de l’énergie », a souligné Erika Shea. Avec le réseau solaire qui alimente les maisons, les locataires ne ressentent plus l’impact de la hausse des tarifs d’électricité dans toute la province. »

Une collectivité plus forte et plus résiliente

Les rénovations et l’installation de panneaux solaires ont suscité un élan de fierté chez les locataires et dans l’ensemble de la collectivité. Pine Tree Park abrite maintenant le plus grand réseau solaire de l’île du Cap-Breton, une réalisation qui touche profondément les résidentes et les résidents, dont bon nombre vivent dans des logements locatifs dont le prix est inférieur à celui du marché.

« Ce qui est inédit dans ce projet, c’est qu’il apporte une technologie renouvelable de pointe à une collectivité à faible revenu, a déclaré Erika Shea. Habituellement, les nouvelles technologies sont d’abord adoptées par des collectivités plus riches. La fierté est palpable—les gens ont l’impression de faire partie de quelque chose d’important. »

La clé de la réussite tient dans la collaboration. New Dawn Enterprises a organisé des réunions communautaires tout au long du processus, donnant aux locataires l’occasion de participer au projet, de poser des questions et d’exprimer leurs préoccupations. Cet engagement en amont a non seulement permis de bâtir la confiance, mais aussi de réduire les perturbations pendant la construction. « Le fait d’avoir ces conversations dès le début s’est soldé par moins de préoccupations individuelles en cours de route », a conclu Erika Shea.

L'extérieur du centre New Dawn au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse
 
La croissance organisationnelle par l’innovation

À l’interne, le projet a changé la donne pour New Dawn Enterprises. Lorsque l’initiative a été présentée pour la première fois au Conseil d’administration, la taille du réseau solaire et la complexité des rénovations semblaient de redoutables défis. « À l’époque, nous n’avions aucune expertise interne dans le domaine des énergies renouvelables, a admis Erika Shea. Mais on s’est donné les moyens de réussir. Ce qui semblait autrefois un chantier titanesque est maintenant une seconde nature. »

Le succès de Pine Tree Park a révolutionné l’approche de New Dawn Enterprises en matière de gestion immobilière. À l’avenir, la rénovation des bâtiments et l’intégration de l’énergie renouvelable seront des pratiques courantes pour chaque acquisition. 

« L’habitude est bien prise maintenant, d’expliquer Erika Shea. Nous avons déjà terminé des études de faisabilité pour deux autres réseaux solaires, et nous travaillons à une consommation énergétique nette zéro dans l’ensemble de notre portefeuille. »

Un groupe de personnes célèbre l'inauguration du projet Pine Tree Park au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.
 
Accroître son influence et inspirer les autres

Les répercussions du succès du projet Pine Tree Park se font sentir au-delà de la municipalité régionale du Cap-Breton. D’autres organismes ont demandé conseil à New Dawn Enterprises, notamment des groupes comme L’Arche (comté de Richmond, Cap-Breton), qui fournit soutien et logements aux personnes ayant une déficience intellectuelle. « Nous sommes un livre ouvert, a expliqué Erika Shea. Nous partageons tout : nos demandes de financement, nos trousses d’appel d’offres et nos approches de mobilisation autochtone. Si nous pouvons aider les autres à marcher dans nos traces, nous le ferons avec plaisir. »

Un plan directeur pour l’avenir

Alors que Pine Tree Park souligne la réalisation de son jardin solaire et des rénovations, New Dawn Enterprises se tourne déjà vers l’avenir. La vision de l’organisation est claire : une consommation énergétique nette zéro pour toutes les propriétés, nouvelles et anciennes. 

« Ce projet a transformé plus que des maisons, il a transformé notre entreprise, a précisé Erika Shea. Chaque décision que nous prenons maintenant est guidée par un sens de la responsabilité climatique et un engagement à éliminer la précarité énergétique. »

Pine Tree Park témoigne de ce qui est possible de faire lorsqu’on marrie logement abordable et durabilité. C’est un projet qui parle d’innovation, de résilience et de fierté communautaire—New Dawn Enterprises espère qu’il encouragera d’autres entreprises à prendre des mesures audacieuses pour préparer un avenir durable.

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Dans la ville de montagne de Rossland, en Colombie-Britannique, Rossland Yards, un projet ambitieux de logements abordables élaboré par la Lower Columbia Affordable Housing Society (LCAHS), fait des vagues. Maintenant que l’immeuble de 37 logements est terminé, la LCAHS réfléchit au parcours lié à ce projet, partageant des observations sur l’incidence qu’il a sur les résidentes et résidents, l’organisation et la collectivité.

Photo grand angle de l'immeuble de logements abordables Rossland Yards à Rosslands, en Colombie-Britannique.
 
Un nouveau chapitre pour la LCAHS et ses résidentes et résidents

Pour la LCAHS, qui fournit des logements abordables dans la région de Kootenay Boundary depuis 2013, l’achèvement de Rossland Yards marque un jalon important. Avec 19 logements d’une chambre, 14 logements de deux chambres et 4 logements de trois chambres, le projet soutient directement la main-d’œuvre locale, en veillant à ce que la collectivité puisse héberger les travailleuses et travailleurs des services essentiels et leurs familles.

« Nous avons constaté un vif intérêt pour les logements d’une et de trois chambres, particulièrement chez les personnes seules et les familles, a déclaré Tanya Dale de la LCAHS. » Les logements sont réservés aux locataires qui répondent aux critères de revenu faible ou modeste de BC Housing, de sorte que la priorité soit de servir la main-d’œuvre locale.

Le bâtiment est conçu de façon réfléchie pour répondre aux besoins des résidentes et résidents de Rossland. Et comme les activités de plein air comme le ski et le camping sont très populaires, il a beaucoup d’espace d’entreposage. Les lieux pour entreposer les vélos, une caractéristique très recherchée, sont déjà bien remplis, ce qui souligne l’importance d’harmoniser la conception des logements avec les modes de vie actifs locaux.

Commentaires des résidentes et résidents : Confort, sécurité et efficacité

Rossland Yards est rapidement devenue une résidence de choix pour beaucoup, grâce aux normes élevées d’efficacité énergétique du bâtiment. Le projet comprend des thermopompes pour la climatisation et le chauffage, des fenêtres à triple vitrage et une enveloppe bien isolée, ce qui améliore non seulement le confort, mais aussi la résilience face aux conditions météorologiques extrêmes. 

« Les gens apprécient à quel point le bâtiment est tranquille et confortable—ce n’est pas quelque chose que l’on trouve facilement à Rossland, où il y a beaucoup de résidences plus vieilles avec plein de courants d’air », a souligné Tanya Dale.

L’efficacité énergétique était un objectif clé et, pour bon nombre de résidentes et résidents, elle a apporté des avantages substantiels. « Les coûts de chauffage sont nettement inférieurs, ce qui a changé la donne pour les locataires qui quittaient des logements vieux et inefficaces, a expliqué Tanya Dale. Bien que le système de filtration d’air fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 augmente la consommation d’électricité, les économies globales réalisées sur le chauffage ont fait une différence notable dans les coûts des services publics pour nos résidentes et résidents. »

Au-delà des chiffres, les commentaires des résidentes et résidents ont été extrêmement positifs. Les gens se sentent en sécurité dans leur nouveau chez-eux; ils apprécient les caractéristiques bien pensées de l’immeuble, comme les systèmes de climatisation—qui sont rares dans la région—pour les journées chaudes en été et l’insonorisation entre les étages, ce qui en fait un lieu paisible.

Façade de l'immeuble de logements abordables Rossland Yards à Rosslands, en Colombie-Britannique.
 
Renforcer l’organisation et la collectivité

Rossland Yards a apporté à la fois des défis et de nouvelles possibilités attrayantes à la LCAHS. Son emplacement au-dessus de l’hôtel de ville de Rossland a favorisé un solide partenariat avec la municipalité, permettant de partager des services comme le déneigement, la collecte des ordures et l’entretien du bâtiment. 

« Le fait d’avoir la Ville comme partenaire a été un atout considérable, car elle a offert de la visibilité et un soutien pratique, a déclaré Tanya Dale. Ce projet illustre parfaitement ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les gouvernements municipaux et les fournisseurs de logements travaillent ensemble. »

Bien que le partenariat ait introduit certaines difficultés, telles que la gestion de la gouvernance et de l’assurance de la copropriété en raison de la division de la propriété entre la LCAHS, la Ville de Rossland et la Provincial Rental Housing Corporation, les avantages l’emportent de loin sur les défis. « Si c’était à refaire, nous pourrions envisager des modèles plus simples, mais le soutien de la collaboration a été inestimable », a indiqué Tanya Dale. 

Les retombées de Rossland Yards ont été considérables, puisque près de 1 pourcent de la population de la ville y habite aujourd’hui, ce qui est remarquable pour une collectivité de 4 000 habitants. 

« C’est incroyable de savoir que nous faisons une telle différence, a déclaré Tanya Dale. Et bien qu’il y ait eu quelques hésitations au départ à propos de la construction d’un grand ensemble de logements centre-ville, la collectivité a fini par l’adopter, reconnaissant la valeur qu’il apporte à Rossland ».

Un espace de vie vide avec des fenêtres et une porte dans l'immeuble de logements abordables Rossland Yards à Rossland, en Colombie-Britannique.
 
Plans pour l’avenir et leçons apprises

Pour la LCAHS, il faut continuer de veiller à ce que l’immeuble réponde aux besoins des résidentes et résidents ainsi que de la collectivité pour les années à venir. « Nous nous attendons à un certain roulement à mesure que la vie des gens change, mais nous voyons déjà des locataires s’installer à long terme, de constater Tanya Dale. Notre objectif est de continuer à offrir des logements stables aux personnes qui en ont besoin. »

« Ce projet a été une expérience d’apprentissage. Il y a eu des moments où les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, surtout avec les retards de construction, mais les résultats sont à la hauteur. Nous avons créé quelque chose qui sert vraiment la population de Rossland, et nous avons démontré qu’une conception réfléchie et des partenariats solides peuvent nous permettre de surmonter les défis. »

Un impact durable à Rossland

Avec ce projet, Rossland Yards démontre que le logement abordable peut être plus qu’un simple endroit où vivre; il peut améliorer la qualité de vie, renforcer les liens communautaires et contribuer à l’atteinte d’objectifs environnementaux. À l’approche de la Journée nationale de l’habitation, des histoires comme celle de Rossland Yards nous rappellent le rôle essentiel que joue le logement abordable dans la création de collectivités résilientes.

Le travail de la LCAHS sur le projet Rossland Yards constitue un modèle pour de futurs projets partout au Canada. L’expérience prouve aussi qu’avec les bons partenariats et une conception axée sur la collectivité, même les petites villes peuvent faire une grande différence.

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Résumé

La modernisation des systèmes de chauffage résidentiels est un élément important de la stratégie du district de Saanich visant à réduire les émissions de carbone de 50 % entre 2020 et 2030. Pour aider les propriétaires à passer des combustibles fossiles à l’électricité, le district a lancé un programme pilote offrant un financement sans intérêt. L’initiative a connu un tel succès que le district a décidé de mettre en place un programme à long terme afin d’aider un plus grand nombre de résidentes et résidents à atteindre la carboneutralité.

Contexte

Outre son objectif de réduire les émissions de moitié d’ici à 2030, le district de Saanich, situé dans le sud de l’île de Vancouver, vise également à atteindre la carboneutralité d’ici à 2050. Dans le cadre de son plan climatique 2020, le district a estimé qu’il était nécessaire de remplacer tous les systèmes de chauffage au mazout et 40 % des systèmes de chauffage au gaz naturel par des thermopompes électriques d’ici à 2030. Dans sa stratégie de rénovation des bâtiments 2023, le district a confirmé la nécessité d’aider les résidentes et résidents à effectuer ce changement et a désigné l’élargissement du programme de financement des thermopompes comme une mesure à fort impact à mettre en œuvre immédiatement.

Objectifs du programme

Le district a conçu un programme faisant appel à un modèle de financement de l’énergie propre basé sur l’évaluation des propriétés (PACE) afin d’aider les propriétaires à passer des combustibles fossiles à l’électricité.

Démarche

Avec le soutien de l’initiative Financement de l’efficacité communautaire (FEC) du Fonds municipal vert (FMV) de la FCM, Saanich a lancé son programme de financement des thermopompes en avril 2022 en mettant en œuvre un projet pilote à l’intention de 50 ménages chauffés au mazout. La moitié des ménages participants devaient se qualifier en fonction de leur revenu, ce qui signifie que des places étaient réservées à ceux dont le revenu était inférieur à un seuil spécifié. Les personnes participantes ont pu profiter de prêts allant jusqu’à 12 000 $ à un taux d’intérêt nul pour couvrir les coûts d’une thermopompe et d’autres améliorations connexes.

La société de conseil locale City Green Solutions a collaboré avec le district pour concevoir et administrer le programme. Dans le cadre de cette initiative, les propriétaires n’ont pas à gérer les paiements des entrepreneures et entrepreneurs – la municipalité les paie directement (par l’intermédiaire de City Green Solutions) – et ils remboursent leur prêt par le biais de leurs factures d’impôts fonciers sur une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les ménages participants sont également encouragés à demander des remises provinciales pour faciliter leur remboursement.

Compte tenu du succès du projet pilote, le district a décidé en janvier 2023 de prolonger le programme pour au moins trois ans et d’en élargir l’admissibilité aux ménages chauffés au gaz naturel. L’objectif est de soutenir un minimum de 200 ménages supplémentaires, financés par un fonds vert renouvelable disposant d’un soutien financier supplémentaire de l’initiative FEC du FMV. Le programme élargi inclut désormais des propriétés louées et s’est davantage intégré au Home Energy Navigator, le service d’accompagnement énergétique de la région.

A person with hands on hips stands outside their home, in front of an outdoor heat pump unit, on a sunny day.

 

Obstacles

Le programme de Saanich est le premier de la province à utiliser un modèle de financement PACE. Comme la Colombie-Britannique ne dispose pas d’une loi habilitant les municipalités à utiliser le modèle PACE, le district a dû faire preuve de créativité. Alors que les municipalités des provinces dotées d’une telle législation peuvent adopter un règlement unique et conclure ensuite un accord individuel avec chaque ménage participant, Saanich doit pour l’instant créer un nouveau règlement pour chaque propriétaire qui adhère au programme. Bien que cette méthode fonctionne, elle entraîne un fardeau administratif important et limite l’extension potentielle du programme.

De plus, les municipalités de la Colombie-Britannique ne peuvent actuellement pas utiliser leur capacité d’emprunt à long terme pour prêter des fonds aux propriétaires privés dans le cadre d’un programme PACE, ce qui complique la tâche de Saanich et d’autres municipalités de la province qui souhaitent mettre en œuvre ce type de programme à grande échelle.

Résultats

Le projet pilote visait à soutenir 50 ménages, dont 22 à revenu limité. Il a fait l’objet d’une forte demande et a accepté le nombre maximal de ménages en l’espace de six mois. Il y a actuellement 95 ménages participants actifs au programme, dont 45 qui ont terminé leurs travaux d’amélioration et remplacé leur système de chauffage au mazout ou au gaz par des thermopompes.

Les ménages participants interrogés ont déclaré que sans le programme, ils auraient retardé ou n’auraient pas entrepris l’installation d’une thermopompe. Les personnes participantes qualifiées en fonction de leur revenu sont particulièrement reconnaissantes de ne pas avoir à payer de frais initiaux, du fait que la municipalité et son partenaire gèrent le paiement des entrepreneures et entrepreneurs.

Avantages

Bien que la collecte de données soit en cours, le district estime que les résidentes et résidents ayant fait installer des thermopompes devraient payer moins pour le chauffage que s’ils avaient continué d’utiliser des systèmes à combustibles fossiles tels que des chaudières au gaz naturel.

De plus, l’installation de thermopompes favorise la résilience de la collectivité. Le climat relativement doux qui prévaut à Saanich a fait que, historiquement, peu de maisons étaient climatisées. Cependant, en raison des effets des changements climatiques, les épisodes de chaleur extrême sont de plus en plus fréquents, ce qui rend la climatisation des maisons nécessaire pour la santé et le bien-être des résidentes et résidents.

L’engagement du programme en faveur de l’équité et l’utilisation d’un financement à taux d’intérêt nul rendent l’électrification accessible à des personnes qui, autrement, ne seraient pas en mesure d’effectuer cette transition.

Leçons tirées

Le programme s’est d’abord concentré sur la conversion des systèmes de chauffage au mazout en systèmes électriques en raison de la réduction importante des émissions de gaz à effet de serre et des avantages considérables en termes d’abordabilité pour les personnes participantes. Le district a ensuite étendu le programme aux maisons chauffées au gaz naturel, augmentant ainsi la participation au programme et maximisant les réductions globales d’émissions et les avantages sur le plan de la résilience.

Le district s’efforce également de rendre le programme plus accessible. Par exemple, les personnes intéressées par ce programme peuvent se rendre à l’hôtel de ville pour obtenir de l’aide si elles rencontrent des difficultés à remplir leur demande par elles-mêmes.

Prochaines étapes

À mesure que le programme prend de l’ampleur, le personnel du district continue de veiller à sa bonne marche et d’effectuer un suivi de l’ensemble des remises et des programmes de financement fédéraux et provinciaux pour s’assurer qu’ils fournissent des services complémentaires et répondent aux besoins de la collectivité locale. Au cours des prochains mois, le personnel de Saanich se penchera sur une série de mises à jour du programme, notamment la possibilité de subventionner les évaluations ÉnerGuide, d’augmenter le montant maximal du financement et d’autoriser de nouvelles mesures de rénovation telles que le remplacement des plinthes électriques par des thermopompes.
 

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Contexte

Le plan d’action de Kingston en vue d’atteindre la carboneutralité d’ici 2040 prévoit entre autres la rénovation écoénergétique de 25 à 50 % de ses maisons unifamiliales construites avant 1991 et une réduction de 30 % de leurs émissions atmosphériques.

Objectifs du projet

La municipalité a mis en œuvre un programme de type PACE (Property Assessed Clean Energy) pour soutenir financièrement et techniquement les propriétaires de maisons unifamiliales afin qu’ils puissent réduire sensiblement leur consommation d’eau et d’énergie, ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Démarche

Avec le soutien du volet de financement de l’efficacité communautaire (FEC) du Fonds municipal vert de la FCM, la municipalité de Kingston a lancé le programme Better Homes Kingston en avril 2022. D’une durée de quatre ans, ce projet pilote aide les propriétaires à réduire leurs émissions atmosphériques et leur consommation d’eau et d’énergie. En créant un guichet unique pour faciliter aux propriétaires la réduction des émissions atmosphériques de leur résidence, le programme avait pour objectif la réalisation de 500 projets d’ici 2026. Le programme propose actuellement les éléments suivants :

  • Des prêts sans intérêt d’une durée de 20 ans, remboursables à même les impôts fonciers, pour les propriétaires qui entreprennent des rénovations écoénergétiques admissibles;
  • Un accompagnement énergétique personnalisé offert par un partenaire (Sustainable Kingston) pour aider les personnes participantes à choisir des mesures d’amélioration appropriées et à obtenir d’autres remises et mesures financières incitatives;
  • Un programme de formation sur la science du bâtiment et les résidences efficaces à l’intention des entrepreneures et entrepreneurs intéressés;
  • Un portail internet convivial permettant aux personnes participantes de suivre l’évolution de leur projet et d’obtenir l’aide requise;
  • Un soutien additionnel pour les personnes participantes à faible revenu (moins de 50 000 $ par année pour un ménage de deux personnes ou moins selon les critères provinciaux) pouvant notamment donner droit au financement d’une plus grande part des coûts initiaux.

Afin que le programme contribue à réduire sensiblement les émissions atmosphériques en optimisant la rénovation écoénergétique des résidences, la municipalité offre des mesures financières incitatives allant de 1 000 $ à 5 000 $ en fonction du niveau de réduction de la consommation d’énergie et des émissions atmosphériques.

Woman inspecting home energy efficiency upgrade in her home.

 

Obstacles

Dans certains cas, les calendriers ont été prolongés à la suite de délais dans les processus d’évaluation énergétique et de soumission des entrepreneures et entrepreneurs. D’autres retards ont été causés par un rappel des thermopompes et de longs délais de livraison. Ce type de problème varie grandement d’une municipalité à l’autre, selon l’offre et la demande locale. La municipalité de Kingston recommande de consulter préalablement les entrepreneures et entrepreneurs pour s’assurer que le calendrier est réaliste.

Un autre problème est venu du processus de paiement des entrepreneures et entrepreneurs. Actuellement, la municipalité fait des versements aux propriétaires et ces derniers sont responsables de payer les entrepreneures et entrepreneurs. De nombreuses personnes participantes déplorent ce processus parce que les versements de la municipalité ne correspondent pas toujours aux factures des entrepreneures et entrepreneurs, ce qui les contraint à financer temporairement l’écart. Pour corriger la situation, la municipalité explore la possibilité de faire aux propriétaires un versement initial de 50 % ou encore de payer directement les entrepreneures et entrepreneurs par l’intermédiaire du programme.

Résultats

  • À la fin d’octobre 2024, le programme Better Homes Kingston avait obtenu les résultats suivants :
    250 projets achevés, dont 133 la deuxième année;
  • 662 demandes de financement;
  • Réduction des émissions de GES de plus de 17 000 tonnes d’équivalent CO2;
  • Réduction moyenne de 68 % des émissions de GES par habitation, soit plus du double de la cible de 30 %;
  • Taux de satisfaction de la clientèle de 96 %;
  • Programme de formation suivi par 23 entrepreneures et entrepreneurs.

Les principales mesures d’efficacité adoptées par les personnes participantes comprennent les thermopompes aérothermiques, l’isolation des greniers et les chauffe-eau électriques ou géothermiques.

Lorsque c’était possible, les propriétaires ont été encouragés à adopter des mesures d’efficacité en profondeur pour réduire davantage les émissions atmosphériques. Par exemple, le propriétaire d’une maison jumelée de 1 500 pieds carrés a réduit les émissions de GES annuelles de sa résidence de 17,9 tonnes d’équivalent CO2 à 1,6 tonne d’équivalent CO2, soit une réduction de 91 %, en remplaçant les fenêtres, en installant une thermopompe aérothermique pour climat froid et en isolant le grenier, le sous-sol et les murs extérieurs.

Avantages

À la suite de la rénovation écoénergétique, plus de 80 % des personnes participantes ont constaté une amélioration de leur confort résultant d’un meilleur contrôle de la température, d’un meilleur degré d’humidité et d’une réduction des courants d’air. En outre, plus de 60 % ont rapporté une réduction de leur facture énergétique.

Leçons tirées

Le soutien rapide d’une accompagnatrice ou d’un accompagnateur énergétique a largement contribué à la réussite du programme Better Homes Kingston. Il a permis de guider les personnes participantes à travers le processus, leur donnant la possibilité d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Il était cependant essentiel de bien informer les propriétaires de ce qu’une accompagnatrice ou un accompagnateur énergétique peut et ne peut pas faire.

La simplification des processus et l’automatisation ont grandement permis d’améliorer l’efficacité et de réduire la charge de travail pour le personnel. Par exemple, la municipalité a produit une feuille de route vidéo pour les personnes participantes, évitant ainsi à l’accompagnatrice ou l’accompagnateur énergétique d’expliquer à répétition cet aspect du programme. Malgré ces efforts, les demandes faites à l’accompagnatrice ou l’accompagnateur énergétique sont demeurées élevées et la municipalité a décidé d’embaucher une seconde personne pour soutenir la gestion du programme.

Le programme de formation des entrepreneures et entrepreneurs a aussi été utile, mais de nombreuses entrepreneures et de nombreux entrepreneurs n’ont pu y participer en personne à cause de conflits d’horaires. Pour répondre à ce problème, la formation a été enregistrée puis diffusée en ligne afin que les entrepreneures et entrepreneurs puissent la suivre à leur rythme.

Il peut être parfois difficile de gérer à la fois la conception et la prestation d’un programme, surtout lorsque la demande est forte. Afin d’améliorer l’expérience des personnes participantes, il peut être utile de lancer d’abord une ébauche du programme afin de cerner ses lacunes et de les corriger avant son déploiement. Il reste toutefois essentiel que le personnel demeure flexible afin d’ajuster le programme en fonction des commentaires et de l’évolution des besoins.

Prochaines étapes

La municipalité de Kingston achève présentement la phase initiale de son programme et, s’appuyant sur un financement interne, elle s’apprête à l’intensifier dans le but de réaliser chaque année entre 250 et 400 projets de rénovation écoénergétique. Afin de mesurer les effets du programme, la municipalité procède à une analyse des factures énergétiques. Après 2026, le personnel envisage d’étendre le programme aux immeubles résidentiels à logements multiples, aux bâtiments institutionnels et aux logements abordables.ousing beyond 2026.

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Le présent article fait partie d'une série appelée Transformer les collectivités au moyen de Logement abordable durable. La série montre comment les logements écoénergétiques et axés sur la collectivité peuvent favoriser la résilience et le bien-être. Découvrez des solutions pratiques pour des résidences abordables adaptées au climat qui améliorent la qualité de vie des gens et favorisent la création d’un avenir durable.


Au cœur de Banff, en Alberta, le projet Courtyard Priscilla’s Place du YWCA de Banff, maintenant appelé Priscilla’s Place, a transformé la vie de ses résidentes et résidents. Achevé à la fin de 2022, ce complexe carboneutre, qui accepte les animaux de compagnie, offre plus qu’un simple logement. Il assure la sécurité et un nouveau départ pour les personnes dans le besoin, en favorisant la dignité, la stabilité et un sentiment d’appartenance. Soutenu par le programme Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert (FMV), Priscilla’s Place démontre à quel point le logement durable abordable peut changer la donne.

Vue grand angle du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta
 
Un nouveau départ pour les résidentes et résidents

Priscilla’s Place comble une lacune importante dans la crise du logement à Banff, fournissant 33 logements écoénergétiques à des personnes et à des familles qui vivent des situations difficiles. « Nous connaissons une crise du logement depuis toujours », explique Ebony Rempel, directrice générale du YWCA de Banff. « Il ne s’agit pas seulement d’un manque de logements, mais d’avoir des espaces adaptés, sécuritaires et de qualité. »

Pour certaines résidentes et certains résidents, Priscilla’s Place est leur premier foyer stable depuis des années. « Un couple dormait dans sa voiture la semaine qui a précédé son emménagement, précise Ebony Rempel. Nous avons réorganisé l’espace dans notre installation simplement pour entreposer les meubles et les bagages des gens qui n’avaient plus nulle part où aller. »

Dans son rôle de directrice générale, Ebony Rempel ne supervise habituellement pas les déménagements, mais tout le monde a dû mettre la main à la pâte en raison de l’urgence de la crise du logement. « Je faisais visiter les lieux à une femme qui emménageait dans son logement, et pendant que je lui montrais l’endroit, la poignée de la porte du placard est tombée, se rappelle-t-elle en riant. Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter, que nous allions régler ça. Mais elle m’a regardée et m’a dit que cela lui était égal, elle voulait juste savoir où signer. » Pour Ebony Rempel, des moments comme celui-ci soulignent l’impact transformateur d’avoir un chez-soi : « C’était la première fois qu’elle avait son propre bail. »

Conception durable pour une résilience à long terme

Priscilla’s Place n'est pas qu’un logement abordable, c’est un complexe conçu dans un souci de durabilité. Le bâtiment est doté d’éléments écoénergétiques, y compris un ventilateur-récupérateur de chaleur et une construction modulaire, ce qui aide à réduire les coûts des services et les répercussions environnementales. La conception accueillante pour les animaux de compagnie, les espaces de rangement pour vélos et la proximité des sentiers et des transports en commun s’harmonisent avec le mode de vie actif et durable de Banff, ce qui permet aux résidentes et aux résidents de profiter à la fois d’un prix abordable, de la commodité et du confort. Par exemple, la salle d’entreposage des vélos, assez grande pour répondre aux besoins des 33 logements, est toujours pleine, tandis que l’aire de stationnement demeure en grande partie vide. 

« C’est le reflet de la façon dont les gens vivent ici, proches de la nature, en privilégiant la durabilité », souligne Ebony Rempel.

Vue rapprochée du lotissement Priscilla's Place à Banff, en Alberta, montrant de nouvelles maisons en rangée avec un bardage bleu et des bardeaux de toit noirs, avec des montagnes bordées d'arbres en arrière-plan.
 
Très forte demande et leçons apprises

Le YMCA de Banff a été surpris par l’engouement qu’a suscité le projet. « Nous avons tenu une séance d’information en ligne pendant la pandémie, et nous nous attendions à une modeste participation, se rappelle Ebony Rempel. Des centaines de personnes se sont présentées et nous avons reçu énormément de demandes. » Tous les logements de Priscilla’s Place ont rapidement été occupés, mais l’afflux de demandes a mis en évidence la nécessité de poursuivre la construction de logements dans la région.

Trouver un équilibre entre la forte demande et la mission de l’organisation de servir les personnes les plus vulnérables a été un défi. « Nous avons à cœur d’aider les personnes les plus démunies, mais cela signifie aussi qu’il a fallu dire non aux autres, explique Ebony Rempel. Cela a été difficile; nous avons réalisé à quel point les options de logement abordable étaient limitées dans notre collectivité. »

Une base pour la stabilité et l’indépendance

À Priscilla’s Place, les personnes peuvent rester aussi longtemps qu’elles le souhaitent. « Notre modèle consiste à créer des logements durables et permanents, souligne Ebony Rempel. Nous n’avons pas vocation à expulser les gens. Si le revenu d’une personne dépasse le seuil de revenu, nous l’aidons à faire la transition vers un mode de vie en autonomie. »

L’emplacement du bâtiment à côté d’une garderie a créé des occasions supplémentaires pour les résidentes et résidents de bâtir une communauté et de s’entraider.

« Une résidente garde la fille de son amie pendant un intervalle entre les heures d’ouverture de la garderie, explique Ebony Rempel. Ces petits liens font une grande différence. »

Vue du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta, montrant l'arrière des maisons en rangée avec des briques et des bardages à clin, ainsi qu'un parking avec des voitures.
 
Plans pour l’avenir et impact croissant

Priscilla’s Place n’est que le début pour le YMCA de Banff. L’organisation prévoit deux grands projets : la rénovation de son bâtiment principal, l’ancien hôpital Mineral Springs, et la construction d’un nouveau bâtiment à Canmore appelé Higher Ground. « Higher Ground regroupera à la fois des logements abordables, un refuge pour femmes et des espaces communautaires pour les services sociaux, indique Ebony Rempel. Nous travaillons avec la Ville de Canmore pour faire de ce projet une réalité. »

Ebony Rempel souligne tout ce que l’organisation a appris grâce à Priscilla’s Place. « La construction a été stressante; nous avons dû faire face à des coûts croissants et à des retards pendant la pandémie, mais nous avons réussi. Maintenant, nous avons la confiance nécessaire pour aller plus loin. Construire des logements abordables et durables n’est pas facile, mais cela en vaut la peine. »

Un modèle pour la collectivité et la durabilité

Priscilla’s Place est la preuve que le logement abordable peut être à la fois durable et axé sur la collectivité. Ce n’est pas seulement un immeuble; c’est une bouée de sauvetage pour les personnes les plus démunies.

« Ce projet a été vraiment incroyable, à la fois pour les résidentes et les résidents et pour notre organisation. Bon nombre des personnes qui ont emménagé ont vécu des situations difficiles, et leur offrir un espace sécuritaire, agréable et abordable a été une expérience vraiment exceptionnelle. »

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À mesure que les municipalités canadiennes prennent de l’expansion, les administrations locales cherchent des façons novatrices d’accueillir, de servir et de soutenir les nouveaux résidents et les nouvelles entreprises. C’est pourquoi il est maintenant plus important que jamais de planifier un aménagement des terres qui soit stratégique, responsable sur le plan financier et respectueux de l’environnement. Pour aider les municipalités dans ce cheminement, nous avons établi un partenariat avec le Sustainability Solutions Group (SSG), avec l’aide de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), afin de concevoir deux outils essentiels pour aider les administrations locales à équilibrer logement, commerce et agriculture avec des mesures à long terme pour l’environnement et la viabilité financière. 

Laissez des experts vous présenter des stratégies et des outils novateurs, y compris la Calculatrice d’impacts de l’usage du territoire et le Guide Comprendre les implications climatiques et financières des décisions d’aménagement du territoire, qui présente des exemples pratiques et des approches fructueuses de municipalités de partout au Canada.

Ce webinaire a été présenté en anglais avec interprétation simultanée en français.

Visionnez l’enregistrement de webinaire pour en apprendre davantage sur les sujets suivants :

  • Comment utiliser efficacement la Calculatrice d’impacts de l’usage du territoire pour analyser les répercussions des projets
  • Principales stratégies tirées du guide sur l’aménagement des terres pour prendre des décisions qui favorisent un aménagement durable des terres
  • Étapes pratiques pour appliquer ces outils aux besoins particuliers de votre municipalité
  • Aperçus d’études de cas de municipalités qui ont efficacement planifié l’aménagement de leurs terres
  • Méthodes pour intégrer ces ressources dans votre processus décisionnel afin d’améliorer la durabilité

Conférenciers :

  • Jeremy Murphy, Sustainability Solutions Group  
  • Noah Purves-Smith, Sustainability Solutions Group  

L’initiative des outils d’aménagement du territoire est mise en œuvre par la FCM par l’entremise de son Fonds municipal vert, en partenariat avec le Sustainability Solutions Group (SSG) et avec l’appui de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

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Le contexte

Conception Bay South est une ville de plus de 27 000 habitants située près de St. John’s, sur la péninsule d’Avalon à Terre-Neuve-et-Labrador. En 2021, la municipalité a reçu une subvention du Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM) pour mettre sur pied un comité de gestion des actifs et élaborer une politique connexe, procéder à l’acquisition d’un logiciel de gestion des actifs et y intégrer des données, et définir les niveaux de service et évaluer l’état de 240 kilomètres de routes et de près de 70 parcs et installations de loisirs. La municipalité est également parvenue à moderniser 36 stations de pompage des eaux usées à l’aide de la subvention.

D’avril 2016 à octobre 2024, le PGAM a octroyé 133 subventions en gestion des actifs pour des projets municipaux à Terre-Neuve-et-Labrador et fourni des formations et des renseignements par l’intermédiaire de partenaires financés par le PGAM à plus de 229 municipalités dans la province. 

Les points saillants

  • Des membres du personnel motivés ont contribué aux efforts initiaux.
  • Des cours d’apprentissage en ligne ainsi que des ateliers et des modèles personnalisés ont permis d’améliorer la compréhension et l’adhésion, en plus de favoriser la responsabilité de groupe.
  • Des définitions communes du niveau de service « adéquat » ont favorisé une compréhension et des attentes communes.
  • On s’affaire à intégrer les considérations relatives aux changements dans la planification et les mises à niveau de l’infrastructure.
  • L’embauche d’un étudiant en gestion des actifs et la mise en place d’une formation obligatoire destinée aux nouveaux membres du personnel ont aidé à maintenir le cap et à poursuivre les progrès.

Le défi

La ville a été construite de façon fragmentée sur des centaines d’années, et on dispose de peu d’information sur l’infrastructure qui était en place avant sa constitution, en 1973. Le poste de comptable principal, Immobilisations a été créé en 2014, alors que la gestion des actifs était plus un mot à la mode qu’une réalité et que les activités de gestion des actifs menées n’étaient pas nécessairement définies et documentées en conséquence. À mesure que la ville s’est développée, ses dirigeants ont commencé à vouloir adopter une approche plus structurée de la planification et de la prise de décisions.

L’approche

Après 2014, la gestion des actifs est rapidement devenue un effort de collaboration entre le conseil, le comité de gestion des actifs et les membres du personnel. Le comité assumait plusieurs responsabilités, notamment celles qui consistaient à sensibiliser le public, à transmettre des renseignements aux services et à simplifier la gestion des actifs pour éviter la duplication des tâches et veiller à ce que tous bénéficient du travail de chaque service. 

La Ville a commencé par les routes, les parcs et les stations de pompage. Des membres motivés du personnel des loisirs qui avaient envie de savoir comment la gestion des actifs pouvait contribuer à l’entretien des installations de loisirs ont tout naturellement intégré les parcs et les installations de loisirs. Les routes ont également été incluses à la portée du projet, car elles constituaient un actif municipal essentiel pour les résidents, et leur entretien est le service qui coûte le plus cher. Comme la Ville disposait déjà de données préliminaires sur l’eau et les égouts, le coût d’inclusion des stations de pompage n’était pas excessif. 

La formation était essentielle. Les membres du comité de gestion des actifs ont suivi les cours d’apprentissage en ligne du Canadian Network of Asset Managers. Par la suite, les membres du personnel et du conseil ont participé à un atelier personnalisé et en personne de l’Atlantic Infrastructure Management Network (AIM Network), qu’ils ont qualifié de « très réussi, informatif et stimulant » et qui a marqué un tournant dans leurs efforts. Comme les séances portaient précisément sur Conception Bay South, elles ont joué un rôle déterminant dans l’adhésion des parties prenantes. De pair avec un animateur, les participants à l’atelier ont également personnalisé le modèle de niveau de service de l’AIM Network pour répondre aux besoins de Conception Bay South, ce qui a également permis d’éviter les questionnements sur le point de départ. 

La Ville a rapidement procédé à l’embauche d’un étudiant universitaire qu’elle a affecté à la gestion des actifs pendant l’été. Ce dernier a siégé au comité et assuré une communication cohérente avec les membres du personnel pour que la gestion des actifs demeure prioritaire. L’une de ses principales responsabilités consistait à regrouper les listes d’inventaire des actifs de chacun des services et à créer une liste maîtresse. Lorsque la liste maîtresse pour une des catégories d’actifs était terminée, le comité commençait à travailler sur les niveaux de service de cette catégorie à l’aide du modèle de niveau de service de l’AIM Network, des politiques internes et des résultats des enquêtes publiques annuelles. Les membres du conseil et de la haute direction ont également fourni des commentaires, ce qui a stimulé les discussions et le sentiment d’appartenance au sein de l’équipe, en plus de susciter l’intérêt des participants et leur engagement.

La municipalité a consulté les membres de la collectivité pour veiller à prendre leur point de vue en compte dans ses efforts liés aux niveaux de service. Elle a également tenu son enquête publique annuelle pour recueillir des renseignements sur la façon dont les résidents préféreraient dépenser le budget variable. L’enquête contient des questions sur les niveaux de service jugés satisfaisants par les résidents. Ces résultats seront utilisés pour éclairer les discussions continues sur les niveaux de service. 
 

Two people sitting high on a bluff, looking out at the coastline as the sun sets over the ocean.

Les obstacles

La mise en œuvre de la gestion des actifs peut souvent présenter des défis et susciter des préoccupations relatives à la capacité limitée des ressources, comme les fonds et la disponibilité du personnel. Conception Bay South a été en mesure d’atténuer ces préoccupations grâce à une communication ouverte, à des discussions et à des formations. Les membres du personnel, de la haute direction et du conseil ont commencé à comprendre les avantages d’une prise de décisions axée sur les données pouvant être étayée par des données analytiques, malgré la nécessité d’apprendre de nouveaux concepts et termes et de changer les processus établis. 

Des discussions entre les membres du personnel et du conseil pendant et après les ateliers ont révélé que la définition d’un niveau de service « adéquat » est différente pour chacun, ce qui n’aide pas à déterminer quel niveau de service est atteint. Ce constat a mis en évidence la nécessité de définir les termes et de documenter les définitions. 

Les résultats

La Ville a élaboré une politique de gestion des actifs, mis sur pied un comité de gestion des actifs avec une représentation de toutes les équipes, fait l’acquisition d’un outil de soutien à la décision en matière de gestion des actifs et commencé à y intégrer des données, et établi les niveaux de service pour ses routes, parcs et stations de pompage. 

Les membres du personnel et du conseil considèrent maintenant les processus de gestion des actifs de la Ville comme des canaux de communication importants en vue d’obtenir de l’information pour la prise de décisions et la planification et de faire connaître l’état des actifs et les besoins financiers. Les membres du conseil et de la haute direction ont hâte de consulter les rapports de gestion des actifs et de prendre connaissance des économies possibles. Toutefois, certaines décisions doivent toujours être prises en fonction du financement disponible plutôt qu’en suivant le plan de gestion des actifs à la lettre. 

Les nouveaux membres du personnel doivent suivre la formation sur la gestion des actifs afin d’acquérir une compréhension commune et de faire de la gestion des actifs une priorité. Malgré les mouvements de personnel depuis le début du projet, l’un des premiers champions des parcs et des loisirs demeure au cœur de l’action, siégeant au comité et motivant les autres membres du personnel en veillant à ce que la gestion des actifs fasse partie intégrante des discussions et de la prise de décisions. 
 

« Lorsqu’il s’agit de gestion des actifs, le nombre fait la force. Nous préservons l’élan en encourageant les nouveaux membres du personnel à s’engager et en faisant appel à nos champions pour stimuler l’intérêt à l’interne et dans l’ensemble de la municipalité. »
~ Suzanne Grouchy, comptable principale, Immobilisations

Les membres du personnel ont commencé à intégrer les tâches de gestion des actifs dans leurs routines quotidiennes. Par exemple, le technicien du système d’information géographique (SIG) a élaboré un processus de consignation des évaluations de l’état pour divers actifs, dans le cadre duquel les travailleurs sur le terrain qui assurent l’entretien normal peuvent remplir une évaluation de l’état en ligne, sur un appareil mobile. L’information est téléversée automatiquement dans le SIG, qui est lié au logiciel de gestion des actifs de la Ville. 

Conception Bay South commence également à intégrer les considérations climatiques dans sa planification. Ville côtière, elle subit des pertes continues attribuables aux ondes de tempête qui endommagent les routes et les brise-lames. Le service d’ingénierie et les experts-conseils externes cherchent de nouvelles conceptions et méthodologies pour les devis de construction relatifs à la modernisation de l’infrastructure afin de permettre à celle-ci de mieux résister aux changements climatiques. 

Les leçons apprises

  • Faire participer tôt le conseil et la haute direction, idéalement dès le départ. Conception Bay South a eu la chance d’avoir des champions intégrés, mais il a fallu travailler pour mobiliser tout le monde, et la Ville considère aujourd’hui que ce temps et ces efforts en valaient la peine. 
  • Tirer parti des ressources externes. Pour la ville de Conception Bay South, la participation à l’atelier du AIM Network et l’utilisation d’un modèle personnalisé ont été inestimables dans la justification et le lancement des travaux liés aux niveaux de service. 
  • Préserver l’élan. Conception Bay South a découvert que l’enthousiasme s’émoussait parfois avec l’émergence d’autres priorités, d’où la nécessité d’une orientation cohérente et d’une surveillance continue. Mettre l’accent sur les retombées nettes a été utile à cet égard.

Les prochaines étapes

Conception Bay South cherche maintenant à établir des niveaux de service pour l’eau, les égouts et les bâtiments, et élargira son évaluation et son calendrier de présentation des rapports pour déterminer dans quelle mesure les niveaux de service convenus sont respectés. 

Elle prévoit également de commencer à envoyer aux gestionnaires des rapports mensuels sur l’état afin de favoriser la discussion et de préserver l’élan.

Ressources connexes

Personne-ressource

Suzanne Grouchy, CPA
Comptable principale, Immobilisations
Conception Bay South, Terre-Neuve-et-Labrador
709 834-6500, poste 209

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Cette ressource a été créée par le Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM).

Le PGAM a été conçu pour aider les municipalités canadiennes à renforcer leurs décisions en matière d’investissement dans les infrastructures en fonction de données fiables et de bonnes pratiques en matière de gestion des actifs. Ce programme de huit ans et de 110 millions de dollars a été financé par le gouvernement du Canada et géré par la Fédération canadienne des municipalités. Il a été réalisé en partenariat avec les associations municipales, provinciales et territoriales, et d’autres intervenants clés.

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Le contexte

La municipalité rurale du comté de Flagstaff dans le centre-est de l’Alberta compte environ 3 600 habitants répartis dans quelques petites villes et villages, ainsi que deux hameaux construits en 2016. Grâce à une subvention du Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM), le comté fait évoluer son parcours de gestion des actifs en effectuant ce qui suit :

  • Élaboration d’une politique de gestion des actifs (disponible en anglais seulement) et d’une feuille de route (disponible en anglais seulement) pour déterminer les prochaines étapes
  • Réalisation d’une évaluation des risques stratégique
  • Détermination des niveaux de service et réalisation d’évaluations de l’état des routes, de l’eau et des installations sanitaires

De 2017 à 2024, le PGAM a octroyé 148 subventions en gestion des actifs pour des projets municipaux en Alberta et fourni de la formation et des renseignements par l’intermédiaire de partenaires financés par le PGAM à plus de 215 municipalités dans la province. 

Les points saillants

  • Le regroupement des renseignements sur les niveaux de service actuels en un seul endroit constituait un bon point de départ pour cette municipalité rurale.
  • La détermination et la résolution des lacunes dans les données du système d’information géographique (SIG) ont facilité l’établissement des niveaux de service. 
  • La réalisation d’une évaluation des risques stratégique a permis de déterminer les problèmes qui avaient une incidence sur la prestation des services et la prise de décisions.
  • En tissant des liens avec un autre comté, comté de Flagstaff a pu commencer à utiliser une application d’évaluation de l’état des routes de gravier.

Le défi

Le comté de Flagstaff a adopté une approche méthodique d’établissement des niveaux de service en commençant par ses trois principales catégories d’actifs : les routes, l’eau et les services sanitaires. Les routes, tout particulièrement, sont essentielles dans cette municipalité rurale, où il n’y a pas d’autobus ni de taxis, et où l’on dépend des voies artérielles pour assurer les services essentiels, comme le transport du grain dans les silos. Pour planifier l’avenir efficacement, le comté de Flagstaff savait qu’il devait commencer par acquérir une compréhension globale de ses actifs existants, de l’état actuel de ces derniers et des mesures à prendre pour les entretenir. 

« Nous adoptons une approche plus systématique de la prestation de services à l’échelle de la municipalité. L’évaluation de nos niveaux de service permet de lier les coûts du programme et les activités opérationnelles au rendement. Cela permet au conseil d’évaluer plus facilement les compromis entre les services et les coûts lors de la prise de décision. »
~ Debra Brodie, directrice, Services intégrés, comté de Flagstaff
 

L’approche 

Ressources et formations

Les membres du personnel ont notamment fait appel au guide et à la trousse d’outils sur la gestion des actifs (disponible en anglais seulement) de l’Alberta, à des ressources en personne et à des formations en ligne de la Government Finance Officers Association de l’Alberta (disponible en anglais seulement) ainsi qu’à des études de cas du PGAM en vue de découvrir ce que faisaient les collectivités à la taille et aux ressources semblables. Ils ont également tenu un atelier pour déterminer les besoins futurs et effectué une autoévaluation au moyen de l’échelle de préparation pour la gestion des actifs du PGAM. 

Adhésion des membres du personnel et du conseil

Un expert-conseil a contribué à la planification et à la mise en place d’un comité interne de gestion des actifs pour faciliter la coordination du travail. Le conseil s’est montré très enthousiaste, particulièrement après avoir appris que le comté de Flagstaff se situait avant le niveau 1 sur l’échelle de préparation pour la gestion des actifs. Comme la province avait légiféré sur une approche de gestion des actifs, il fallait agir. Le fait de disposer de données fiables sur les actifs municipaux permettrait d’améliorer la planification et la prise de décisions. 

Les membres du personnel des différents services ont été mobilisés dès le départ et ont notamment discuté à plusieurs reprises de leurs préoccupations concernant l’incidence que pourrait avoir la gestion des actifs sur leurs responsabilités. Ainsi, tout le monde a pu comprendre l’objectif de ces efforts et obtenir une vue d’ensemble du projet.

Évaluation des risques

Les membres du personnel ont entrepris une évaluation des risques stratégique afin de déterminer les questions ayant une incidence sur la capacité du comté à fournir des services et à prendre des décisions. Dans le cadre de ce processus, ils ont établi la liste des priorités et des stratégies d’atténuation des risques à utiliser pour évaluer les progrès du comté relativement à l’intégration des niveaux de service et de l’évaluation des risques dans la prise de décisions et le processus budgétaire annuel.

Niveaux de service actuels et cibles 

Pour établir les niveaux de service actuels, le comté a dressé l’inventaire des politiques, des normes et des programmes d’entretien pour chaque secteur de service, puis regroupé l’ensemble de l’information relative aux niveaux de service dans un format concis. Les parties prenantes ont ensuite évalué le rendement en fonction des connaissances du personnel, des commentaires du conseil et des données tirées du système de gestion des plaintes du comté. Le personnel a proposé des objectifs de rendement fondés sur la réglementation, les codes de pratiques, les normes et les lignes directrices provinciaux et fédéraux, qui ont ensuite été confirmés par le conseil. Par exemple, la politique sur les catégories de routes et les niveaux de service (disponible en anglais seulement) classe le système du réseau routier selon des catégories de routes (p. ex. voies artérielles, routes collectrices, routes locales, routes non développées) en fonction de critères précis, de spécifications relatives aux routes et du niveau de service pour veiller à ce que les routes soient conçues, exploitées et entretenues selon les besoins du service, le type d’utilisation et la fréquence d’utilisation.

Bien que le comté n’ait pas mené de nouvelle enquête publique pour ses efforts liés aux niveaux de service, on a demandé aux membres du personnel et du conseil de donner leurs commentaires pour aider à cerner les caractéristiques de chaque service qui comptent pour les résidents. L’information tirée des enquêtes publiques précédentes a aussi été utilisée. 
 

A gravel road across a newly replaced bridge, with soil on both sides, fields and a winding tributary.

Les obstacles

Le comté de Flagstaff a rapidement réalisé que les données de son SIG comportaient des erreurs attribuables à la méthode de saisie et de stockage des données. Par exemple, le système comportait plusieurs ensembles de données pour l’eau découlant de l’intégration des hameaux dans le comté. Ce problème a eu une incidence sur la précision du travail relatif aux niveaux de service. 

Le temps et la capacité ont également été des obstacles supplémentaires. Il a fallu du temps pour renforcer la compréhension du personnel et élaborer la politique ainsi que pour définir les niveaux de service et effectuer l’évaluation des risques, particulièrement compte tenu des priorités concurrentes. La COVID-19 a également eu une incidence, car les membres du personnel ne pouvaient pas se réunir en personne, et ceux qui étaient en télétravail avaient souvent des problèmes de réseau. 

Certaines politiques du comté de Flagstaff faisaient allusion aux niveaux de service souhaités, mais on devait déterminer si les politiques et pratiques étaient harmonisées, puis faire des ajustements, au besoin.

Les résultats

La formation, les commentaires de l’expert-conseil, les discussions continues et le fait de voir des résultats se concrétiser ont permis aux membres du personnel et du conseil de mieux comprendre comment la gestion des actifs pouvait améliorer la qualité des services municipaux. Le conseil a approuvé la politique de gestion des actifs et alloué un budget à la mise en œuvre d’une feuille de route. Le comté a également progressé dans l’échelle de préparation pour la gestion des actifs, plus précisément sur le plan des compétences Politique et gouvernance et Planification et prise de décision.

Fort de ses politiques, de l’inventaire de ses programmes d’entretien et d’un processus visant à combler les lacunes et à traiter l’information manquante, le comté de Flagstaff a révisé ses politiques pour atteindre les niveaux de service souhaités, créant ainsi de bonnes assises pour améliorer ses pratiques de gestion des données et mettre à jour sa base de données. Il est maintenant mieux positionné pour surveiller ses niveaux de service et intégrer de l’information, notamment les données sur les risques et le rendement, dans la planification de l’entretien et des immobilisations. Il s’affaire également à créer un schéma de processus en vue d’intégrer les données relatives aux risques et aux niveaux de service dans les cycles budgétaires opérationnels et d’immobilisations et a élaboré un tableau des risques relatifs aux actifs qui contient de l’information sur la construction, la réparation et le remplacement des actifs.

Le comté a collaboré avec le comté voisin de St. Paul pour partager ses expériences et ses solutions et a commencé à utiliser l’outil d’évaluation que l’équipe St. Paul a élaboré pour évaluer l’état des routes de gravier de manière systématique et abordable. 

Le comté de Flagstaff envisage également des moyens de renforcer sa résilience aux changements climatiques, puisque la sécheresse constitue une préoccupation majeure pour lui. La commission locale des services agricoles dispose d’un plan de conservation adéquat, et le comté cherche à déterminer comment gérer les bassins versants. Il fait également partie d’un programme de brise-vent pour les arbres, dont le comté et les clients assument chacun la moitié des coûts. 

Le fait de disposer de politiques actualisées, de niveaux de service définis et de données sur le rendement fiables a permis aux membres du personnel de constater qu’ils font ce qu’il faut plutôt que ce qui est demandé en matière de gestion des actifs. Le processus a été long, voire parfois lent, et comportait beaucoup d’éléments mobiles, mais le comté de Flagstaff s’attend à ce que les étapes subséquentes se déroulent plus rapidement maintenant que tout le monde connaît le pourquoi et le comment. On s’attend également à ce que l’embauche récente d’un coordonnateur de la gestion des actifs et du SIG maintienne les intérêts liés à la gestion des actifs à l’avant-plan. 

Les leçons apprises 

  • Ne pas abandonner. Le processus semblait parfois fastidieux, mais avec le soutien du conseil et un bon plan, le comté de Flagstaff a atteint ses objectifs. Les membres du personnel et du conseil ont amélioré leurs connaissances des intérêts liés à la gestion des actifs, et leur volonté d’y consacrer du temps s’est également accrue. 
  • Réseau. Le comté de Flagstaff estime que sa collaboration avec le comté de St. Paul était une source précieuse d’information et de soutien. 
  • Produire des données fiables. Le fait de disposer de renseignements à jour sur les services qu’il fournit, sur les actifs dont il dispose et sur l’état de ces derniers a permis au comté de Flagstaff d’établir des niveaux de service précis et exhaustifs et d’effectuer des évaluations des risques et de l’état plus facilement.

Les prochaines étapes

Le comté suivra son cycle d’examen annuel relativement aux niveaux de service et aux évaluations des risques liés aux routes, à l’eau, aux services sanitaires et à d’autres catégories d’actifs à mesure qu’elles sont ajoutées. Il a mis sur pied un examen annuel pour veiller à ce que le travail ne soit pas effectué qu’une fois, pour ensuite tomber aux oubliettes. 

Ressources connexes

CP012 Gestion des actifs (disponible en anglais seulement)
PW016 Politique sur les catégories de routes et les niveaux de service (disponible en anglais seulement)

Personne-ressource 

Debra Brodie, directrice, Services intégrés
Comté de Flagstaff, Alberta
780 384-4109 | dbrodie@flagstaff.ab.ca

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Cette ressource a été créée par le Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM).

Le PGAM a été conçu pour aider les municipalités canadiennes à renforcer leurs décisions en matière d’investissement dans les infrastructures en fonction de données fiables et de bonnes pratiques en matière de gestion des actifs. Ce programme de huit ans et de 110 millions de dollars a été financé par le gouvernement du Canada et géré par la Fédération canadienne des municipalités. Il a été réalisé en partenariat avec les associations municipales, provinciales et territoriales, et d’autres intervenants clés.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Les collectivités peuvent réduire leurs vulnérabilités et leurs risques climatiques en mettant en œuvre des projets d’adaptation climatique efficaces qui se réalisent. Les municipalités jouent un rôle essentiel dans ce processus et sont particulièrement bien placées pour répondre aux besoins locaux et aider les populations vulnérables. 

Les projets d’adaptation sont les plus efficaces lorsqu’ils répondent aux priorités définies dans le cadre d’une évaluation des risques climatiques à l’échelle de la collectivité ou d’un plan d’adaptation climatique, et lorsqu’ils sont axés sur l’équité et s’appuient sur un processus d’engagement inclusif. 

Utilisez cet outil en ligne pour déterminer les mesures à prendre afin de faire face aux risques climatiques dans votre collectivité. Cet outil est un complément au financement de projets de mise en œuvre de l’initiative Adaptation en action du FMV, puisque des éléments des nombreux projets énumérés ici sont admissibles au financement.  

Les projets sont organisés par thème afin que vous puissiez explorer les options qui correspondent à votre domaine d’intérêt et à vos priorités actuelles. Dans chaque section, les projets sont décrits brièvement et les risques climatiques auxquels ils répondent sont mis en évidence. 

Gestion des parcs et des espaces publics 
Un parc urbain en soirée avec des gens qui se prélassent en petits groupes.
Plantation d’arbres et verdissement 

Les initiatives de verdissement telles que la plantation et l’entretien d’arbres et d’arbustes indigènes contribuent à réduire la chaleur urbaine et à gérer les eaux pluviales tout en améliorant la biodiversité locale et le bien-être des habitants. 

Stratégies : L’augmentation des efforts de plantation d’arbres ainsi que l’aménagement, l’amélioration et l’entretien des espaces verts peuvent améliorer de manière significative la résilience aux risques de chaleur et d’inondation. 

Avantages connexes : L’inclusion d’espèces favorables aux pollinisateurs améliore la biodiversité et la santé des écosystèmes. De plus, les espaces verts contribuent à la beauté des espaces publics et favorisent la connectivité grâce à l’ajout ou à l’amélioration d’espaces de rassemblement social. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux quartiers où il pourrait y avoir moins de ménages avec un accès à la climatisation et aux milieux ayant moins d’espaces verts ou une plus grande proportion de surfaces pavées contribuant à l’effet d’îlot de chaleur. 

Risques climatiques pris en compte : 

  • Chaleur extrême 

  • Inondations 


Structures d’ombrage 

Les structures d’ombrage réduisent l’exposition à la chaleur et encouragent la collectivité à utiliser les espaces extérieurs tout au long de l’année. 

Stratégies : Les structures d’ombrage dans les parcs et les espaces publics permettent de se protéger du soleil et de réduire le risque de maladies liées à la chaleur.  

Avantages connexes : Ces structures peuvent également être conçues pour rendre les espaces extérieurs plus accueillants et confortables tout au long de l’année en offrant une protection contre la pluie et les autres éléments, ce qui favorise aussi les rassemblements sociaux et la connectivité de la collectivité. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux structures d’ombrage dans les endroits accessibles où l’ombre et les espaces verts existants sont limités et, en particulier, là où les populations vulnérables ont un accès limité au rafraîchissement. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 
  • Précipitations accrues 

Installations de rafraîchissement extérieures 

Les installations extérieures avec un accès à l’eau potable et des possibilités de loisirs aquatiques offrent des occasions uniques d’hydratation et de rafraîchissement dans les espaces publics.  

Stratégies : Les installations de rafraîchissement extérieures peuvent aller des stations de remplissage de bouteilles d’eau aux stations de brumisation en passant par les jeux d’eau.  

Avantages connexes : Ces installations soulagent les habitants de la chaleur estivale tout en offrant des espaces de rassemblement social et des possibilités de loisirs en plein air.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité à l’accessibilité et se concentrer sur les quartiers ayant un accès limité à d’autres installations de rafraîchissement ou à des zones ombragées, afin de réduire les disparités au sein de la collectivité. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 

Réduction de l’habitat des tiques  

La hausse des températures et le prolongement des saisons chaudes entraînent une augmentation des populations de tiques, ainsi qu’un accroissement de leur activité et de leur aire de répartition géographique. En gérant l’aménagement des parcs de manière à réduire les habitats des tiques, les municipalités peuvent contribuer à atténuer le risque de maladies transmises par les tiques.  

Stratégies : Concevoir l’aménagement pour créer des allées et des sentiers clairs, déplacer les bancs et les sièges dans les endroits dégagés et améliorer l’entretien des sentiers.  

Pour renforcer l’incidence : S’occuper en priorité des parcs qui comportent des zones boisées, des herbes hautes ou des arbustes et qui se trouvent à proximité d’espaces fréquemment utilisés.

Risques climatiques pris en compte : 

  • Hausse des températures annuelles   
Gestion des écosystèmes 
 Zone naturalisée avec un bassin de rétention et de grandes herbes près d’un ensemble résidentiel suburbain.
Prévention des feux de forêt   

Les stratégies d’atténuation des risques de feux de forêt centrées sur la végétation aident à protéger les collectivités et les zones naturelles contre la propagation des feux de forêt.  

Stratégies : Créer des zones tampons ou des coupe-feux, réduire les charges de combustible et gérer la végétation pour ralentir la progression des feux incontrôlés.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux zones à haut risque situées à proximité de collectivités vulnérables et d’infrastructures essentielles. Dans la mesure du possible, intégrer les connaissances autochtones locales dans la planification et les pratiques de lutte contre les feux de forêt.

Risques climatiques pris en compte :   

  • Feux de forêt 

Gestion du littoral 

Une gestion efficace des littoraux, y compris des zones tampons riveraines, est essentielle pour protéger les collectivités et les infrastructures des inondations et de l’élévation du niveau de la mer. 

Stratégies : La gestion du littoral peut inclure des améliorations de l’infrastructure naturelle telles que la réhabilitation des zones tampons riveraines, la recharge en sable et la consolidation des berges, ainsi que l’ajout ou l’amélioration des infrastructures construites, telles que des murs de soutènement par exemple.  

Avantages connexes : La réhabilitation du littoral aide à lutter contre l’érosion, à fournir un habitat à la faune et à la flore et à améliorer la qualité de l’eau, tout en atténuant potentiellement les risques de sécheresse grâce à une meilleure alimentation des nappes souterraines. Lorsque les efforts de réhabilitation entraînent une augmentation des espaces verts, les initiatives peuvent contribuer à rafraîchir les zones environnantes.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux projets dans les zones dotées d’infrastructures essentielles et répartir la mise en œuvre en fonction des risques et des besoins dans les quartiers vulnérables, en veillant à ce que les modifications n’aient pas pour effet de transférer les risques ailleurs.

Risques climatiques pris en compte :    

  • Inondations  
  • Élévation du niveau de la mer 
  • Tempêtes violentes 
  • Sécheresse  
  • Chaleur extrême

Réhabilitation des zones de recharge des aquifères   

La réhabilitation des zones de recharge des aquifères est essentielle pour maintenir l’approvisionnement en eaux souterraines, surtout dans les régions en situation de pénurie d’eau.  

Stratégies : Les efforts de réhabilitation se concentrent sur la remise en état des paysages naturels afin d’améliorer leur capacité à absorber et à filtrer l’eau, favorisant ainsi la recharge des réserves d’eau souterraines lorsqu’il pleut.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux zones de recharge qui favorisent l’approvisionnement en eau des collectivités ayant un accès limité à d’autres sources d’eau, afin d’assurer un accès équitable à une source d’eau propre et fiable. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Sécheresse 

  • Inondations 


Stabilisation des pentes     

La stabilisation des pentes, surtout dans les zones touchées par les incendies, est essentielle pour prévenir les glissements de terrain et l’érosion des sols, qui peuvent poser des risques importants pour les collectivités et les infrastructures avoisinantes.  

Stratégies : Il peut s’agir de planter de la végétation à racines profondes, d’installer des structures de retenue ou de remodeler les pentes pour en réduire l’inclinaison.  

Avantages connexes : Ces efforts peuvent également améliorer la protection contre les inondations en réduisant le ruissellement de surface et en améliorant l’absorption de l’eau pendant les fortes pluies. De plus, l’utilisation de la végétation à racines profondes pour stabiliser les pentes améliore la santé des sols et la rétention de l’eau, ce qui peut accroître la résistance à la sécheresse et aider la biodiversité locale. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux zones où les risques de glissement de terrain menacent des collectivités ou des infrastructures essentielles, tout en planifiant la sécurité et la stabilité à long terme. 

Risques climatiques pris en compte :   

  • Feux de forêt 
  • Inondations 
  • Sécheresse 

Gestion de l’eau
Zone humide naturalisée avec des quenouilles et en arrière-plan des arbres qui changent de couleurs en automne.
Modernisation des réseaux d’alimentation en eau potable

La modernisation des réseaux d’alimentation en eau potable peut s’avérer nécessaire dans les régions où l’on s’attend à ce que les puits ou les points d’eau potable municipaux subissent des changements importants ou à ce que la qualité de l’approvisionnement en eau change à la suite d’événements climatiques tels que des inondations, des sécheresses, des feux de forêt ou des proliférations d’algues provoquées par la hausse des températures.  

Stratégies : Ces modernisations peuvent comprendre une meilleure protection des têtes de puits contre les inondations ou des améliorations des systèmes de traitement pour gérer les changements ou les fluctuations de la qualité de l’approvisionnement en eau. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux réseaux d’alimentation et aux puits directement menacés par des inondations, tout en cernant et en gérant les risques potentiels liés aux feux de forêt, à la sécheresse et à la hausse des températures. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations 
  • Sécheresse 
  • Feux de forêt
  • Hausse des températures annuelles 

Infrastructure verte d’eaux pluviales   

Les infrastructures vertes d’eaux pluviales servent à gérer les fortes précipitations en captant l’eau, en la filtrant et en la libérant lentement, ce qui réduit la charge sur les infrastructures grises et les risques d’inondation. 

Stratégies : Les solutions d’infrastructure verte comprennent les rigoles de drainage biologique, les étangs collecteurs d’eaux pluviales, les jardins de pluie, les parcs éponges et d’autres stratégies d’aménagement à faible impact. Lorsque le site s’y prête, les initiatives peuvent inclure une végétation qui résiste à la fois aux conditions humides et sèches. 

Avantages connexes : Ces solutions contribuent également à la recharge des nappes phréatiques et peuvent potentiellement améliorer la qualité de l’eau. De plus, la végétation de ces projets peut possiblement aider à réduire la chaleur urbaine et à accroître l’accès aux environnements naturels. 

Pour renforcer l’incidence : Intégrer en priorité ces infrastructures dans les zones urbaines sujettes aux inondations et dans les collectivités présentant une abondance de surfaces pavées ou imperméables. 

Risques climatiques pris en compte :   

  • Inondations 
  • Sécheresse
  • Chaleur extrême 

Ouvrages de protection contre les inondations et de collecte des eaux pluviales  

Les ouvrages de protection contre les inondations et de collecte des eaux pluviales permettent de gérer les effets des fortes pluies et des inondations et d’atténuer leur incidence. Ces projets pourraient également inclure la modernisation d’infrastructures vieillissantes ou la suppression de structures désuètes pour restaurer des cours d’eau naturels. 

Stratégies : Les mesures peuvent comprendre la construction ou la modernisation de stations de pompage, de systèmes d’évacuation des eaux, de murs de protection contre les crues, de structures de captage des débris, de jetées ou de bassins de rétention. Les projets peuvent également comprendre la modernisation, l’amélioration ou la mise hors service de barrages, de digues et de canaux afin d’améliorer le débit de l’eau, de réduire les risques d’inondation et d’améliorer la santé de l’écosystème.  

Pour renforcer l’incidence : Protéger en priorité les collectivités dont la capacité d’adaptation est réduite, par exemple dans les endroits où les ressources sont limitées pour se remettre d’une inondation. Veiller à ce que les modifications de l’hydrologie des rivières résultant des mesures prises n’augmentent pas les risques d’inondation dans les collectivités situées en aval. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations 

Restauration des plaines inondables  

En ramenant les plaines inondables à leur état naturel, on renforce leur capacité à absorber les eaux de crue et on améliore l’habitat faunique.  

Stratégies : Les efforts de restauration peuvent inclure la reconnexion des rivières à leurs plaines inondables, la suppression des obstacles et la restauration de la végétation indigène.  

Avantages connexes : Les projets de restauration peuvent aider à atténuer la sécheresse en facilitant la recharge des nappes phréatiques, augmentant ainsi les sources d’approvisionnement en eau. Dans certains cas, ils peuvent aussi réduire les effets de la chaleur estivale grâce à l’augmentation de la végétation. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux projets qui peuvent le plus protéger les collectivités contre les inondations et aux endroits où les habitats naturels ont le plus besoin d’être restaurés.   

Risques climatiques pris en compte :   

  • Inondations 
  • Sécheresse 
  • Chaleur extrême 

Restauration ou construction de milieux humides 

La restauration ou la construction de milieux humides favorise la rétention de l’eau, améliore la qualité de l’eau et fournit un habitat essentiel à une grande variété d’espèces sauvages.  

Stratégies : Les efforts de restauration ou de construction peuvent inclure la reconnexion des cours d’eau, l’utilisation de contrôles du niveau de l’eau, l’incorporation de plantes indigènes dans des zones tampons végétalisées et d’autres pratiques naturelles de gestion des eaux pluviales. 

Avantages connexes : Les milieux humides absorbent l’excès d’eau pendant les fortes pluies, reconstituant du même coup les réserves d’eau souterraine qui peuvent plus tard réduire les périodes de sécheresse. Dans certains cas, l’augmentation de la couverture végétale fournie par les milieux humides peut contribuer à modérer les températures environnantes, et ainsi réduire les effets de la chaleur estivale. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux projets qui offrent une protection contre les inondations et une amélioration de la qualité de l’eau pour collectivités voisines à risque, en particulier celles qui ont moins de moyens pour se remettre des inondations. Cerner les possibilités d’intégrer les connaissances autochtones locales dans la planification des projets. 

Risques climatiques pris en compte :   

  • Inondations 
  • Sécheresse 
  • Chaleur extrême 

Amélioration des économies de ressources en eau

L’amélioration des économies de ressources en eau permet d’atténuer les risques de pénurie d’eau et de sécheresse tout en favorisant une utilisation durable de l’eau.   

Stratégies : Les améliorations peuvent aller des appareils à faible débit dans les installations municipales aux systèmes d’irrigation avancés, en passant par les technologies de détection des fuites. 

Avantages connexes : Ces améliorations permettent d’économiser l’eau, de réduire la demande locale en eau et de diminuer les coûts.   

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux vieux bâtiments et, le cas échéant, aux logements sociaux, ainsi qu’aux endroits où la consommation ou la demande en eau est élevée.

Risques climatiques pris en compte :  

  • Sécheresse  
Gestion des routes et des transports  
Rue suburbaine en automne, bordée des deux côtés par des arbres de rue.
Arbres de rue 

L’augmentation de la couverture arborée dans les rues fournit de l’ombre et réduit les effets d’îlot de chaleur urbain. 

Stratégies : Les stratégies de plantation et d’entretien comprennent la sélection d’espèces et d’emplacements appropriés, l’application de techniques de plantation adéquates et l’apport de soins appropriés tels que l’arrosage en profondeur, le paillage et l’élagage. 

Avantages connexes : L’ombre et l’amélioration de l’aspect des rues que procurent les arbres de rue peuvent favoriser les transports actifs tels que la marche et le vélo. De plus, les arbres de rue améliorent la qualité de l’air, contribuent à réduire les risques d’inondation et peuvent prolonger la durée de vie de la surface de la rue.  

Pour renforcer l’incidence : Planter des arbres en priorité dans les zones où la couverture arborée et les espaces verts sont limités, afin d’assurer un accès équitable au rafraîchissement naturel et à l’amélioration des paysages urbains. Une mobilisation communautaire inclusive peut être utile lors de la planification, la mise en œuvre et la gestion de cet actif naturel. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 

Chaussées froides  

Les chaussées froides peuvent abaisser les températures au niveau du sol, et ainsi réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain et atténuer le risque de maladies liées à la chaleur pendant les vagues de chaleur.  

Stratégies : Lorsque des surfaces dures sont essentielles ou nécessaires, trouver des occasions d’utiliser des couleurs et des matériaux réfléchissants au lieu des options traditionnelles telles que l’asphalte noir. 

Pour renforcer l’incidence : Installer des chaussées froides en priorité dans les endroits où les surfaces dures et imperméables sont les plus répandues, où la couverture arborée est faible et où l’accès aux options de rafraîchissement est limité.   

Risques climatiques pris en compte :

  • Chaleur extrême 

Chaussées perméables  

Les chaussées perméables permettent à l’eau de s’infiltrer, réduisant ainsi le ruissellement de surface et le risque d’inondation en cas de fortes pluies.  

Stratégies : Les chaussées perméables comprennent les pavés autobloquants, l’asphalte poreux et le béton perméable qui peuvent être utilisés pour les stationnements, les allées, les trottoirs et les routes à faible circulation. 

Avantages connexes : Ces revêtements peuvent améliorer l’alimentation des nappes souterraines dans les milieux urbains et certaines solutions de revêtements perméables intègrent une couverture herbacée, ce qui contribue à abaisser les températures environnantes.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux milieux à risque comportant des infrastructures essentielles ou des zones résidentielles à haut risque : par exemple, les zones où le parc immobilier est plus vieux et moins résistant aux inondations, ou les quartiers à faibles revenus où les habitants ont moins de moyens pour se remettre d’une inondation. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations 

  • Chaleur extrême 


Amélioration de la résilience des infrastructures 

Il est primordial de moderniser les infrastructures essentielles pour qu’elles résistent aux tempêtes violentes, inondations, chaleurs extrêmes et autres risques climatiques afin de maintenir la résilience des collectivités. Il s’agit notamment des ponts, des routes et des infrastructures de transport public. 

Stratégies : Les améliorations possibles sont très diverses et incluent le renforcement des structures, l’amélioration des matériaux utilisés, l’augmentation de la capacité de transport ou de stockage, l’intégration d’une conception résistante aux inondations, l’amélioration du chauffage et de la climatisation des systèmes de transport en commun et l’intégration de technologies intelligentes ou de détection. 

Pour renforcer l’incidence : Définir les défis potentiels, les considérations locales et les possibilités d’intégrer des avantages communs par le biais d’une mobilisation communautaire inclusive. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Multiples 
Gestion des bâtiments 
Toit vert sur un bâtiment urbain entouré de gratte-ciels.
Refroidissement passif  

La mise en place d’un système de refroidissement passif dans les bâtiments peut réduire la température intérieure, un facteur essentiel pour prévenir les maladies liées à la chaleur pendant les périodes de canicule ou de chaleur estivale prolongée.  

Stratégies : Les stratégies de refroidissement passif comprennent l’augmentation de l’isolation, l’ajout de surfaces réfléchissantes et la sélection de matériaux de construction qui minimisent l’absorption de la chaleur, ainsi que l’incorporation d’éléments de design comme les toits blancs, les murs verts et l’optimisation de l’emplacement et de la conception des fenêtres. 

Avantages connexes : Ces mesures permettent non seulement de réduire la consommation d’énergie et les coûts, mais aussi d’améliorer les conditions de vie.       

Pour renforcer l’incidence : Rénover en priorité les systèmes de refroidissement passif dans les bâtiments de logements communautaires qui ne sont pas climatisés, plus particulièrement dans les tours d’habitation et les bâtiments qui abritent des structures d’accueil de personnes présentant un risque élevé de maladies liées à la chaleur, tels que les maisons de retraite, les établissements de soins de longue durée et les garderies d’enfants.  

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 

Toits bleus 

Les toits bleus peuvent aider à gérer les eaux de ruissellement dans les milieux urbains denses, en empêchant que l’eau ne submerge les systèmes de drainage lors de fortes pluies et en réduisant le risque d’inondation. 

Stratégies : Les toits bleus permettent de stocker temporairement les eaux de pluie afin qu’elles puissent s’écouler lentement. 

Avantages connexes : Les toits bleus peuvent offrir des avantages similaires à ceux des toits blancs, en réduisant l’incidence des îlots de chaleur et en favorisant le refroidissement passif. Les toits bleus peuvent parfois être combinés à des systèmes de collecte des eaux de pluie ou des eaux grises, ce qui permet de réduire la pression sur les réserves d’eau municipales. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux bâtiments compatibles dans les zones où les risques d’inondation par ruissellement sont élevés (zones urbaines).  

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations 

  • Chaleur extrême  


Protection des bâtiments contre les inondations

Il est essentiel de construire de nouveaux bâtiments et de moderniser les bâtiments existants pour permettre une meilleure gestion des inondations afin de réduire les dommages et d’assurer la sécurité des occupants dans les zones sujettes aux inondations. 

Stratégies : Les approches comprennent l’aménagement paysager pour rediriger ou mieux absorber les eaux de ruissellement, l’élévation des systèmes et des appareils électriques, l’installation de barrières de protection contre les inondations ou de pompes de puisard et l’utilisation de matériaux de construction résistants à l’eau.  

Pour renforcer l’incidence : Protéger en priorité les bâtiments qui fournissent des services essentiels et les logements communautaires où les résidents pourraient avoir moins de ressources pour se remettre des dommages causés par les inondations. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations 

Améliorations structurelles des bâtiments pour résister aux tempêtes 

Il est essentiel de rendre les bâtiments plus résistants aux tempêtes violentes, aux vents violents et aux tornades, car les tempêtes violentes sont de plus en plus fréquentes et intenses.  

Stratégies : Installer des attaches ou des sangles de protection contre les ouragans, renforcer les fenêtres et les portes et choisir des matériaux de toiture résistants aux tempêtes et aux vents violents.  

Pour renforcer l’incidence : Rénover en priorité les bâtiments plus anciens, les logements communautaires et les installations qui fournissent des services essentiels. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Tempêtes violentes

Amélioration des propriétés avec les stratégies d’Intelli-feu 

Avec les saisons des feux de forêt qui deviennent plus longues et plus intenses, il est de plus en plus essentiel de protéger les bâtiments et les infrastructures essentielles contre les incendies en utilisant les meilleures pratiques telles que les stratégies d’Intelli-feu. 

Stratégies : Les options comprennent la modernisation des structures avec des matériaux résistants au feu tels que des toits ou des revêtements métalliques et l’enlèvement ou le déplacement des matériaux combustibles, ainsi que la mise en œuvre d’autres mesures d’Intelli-feu comme la création d’une zone résistante au feu, le débroussaillage et l’éclaircissement, l’élagage ou l’enlèvement d’arbres.   

Pour renforcer l’incidence : Appliquer ces stratégies en priorité dans les collectivités les plus menacées par les feux de forêt, surtout là où les habitants n’ont que peu de moyens pour reconstruire ou déménager. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Feux de forêt  

Modernisation des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation

Les systèmes de CVCA dans les installations essentielles, y compris dans les centres de refroidissement, de réchauffement et antifumée, jouent un rôle essentiel dans l’atténuation des effets des vagues de chaleur, des périodes de froid et des épisodes de fumée des feux de forêt.  

Stratégies : Les approches visant à assurer un fonctionnement fiable et à optimiser le rendement comprennent la modification, l’entretien, la mise à niveau ou le remplacement des systèmes de CVCA et l’ajout de systèmes d’alimentation de secours.  

Avantages connexes : Les mises à niveau améliorent souvent le rendement, ce qui permet de réduire à la fois la consommation d’énergie et les coûts. 

Pour renforcer l’incidence : Moderniser en priorité les installations situées dans les quartiers vulnérables, notamment ceux qui comptent moins d’espaces verts ou une plus grande densité d’immeubles d’habitation dépourvus d’air climatisé. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 

  • Feux de forêt 


Relocalisation des installations essentielles  

Il est essentiel d’éloigner les infrastructures essentielles des zones inondables ou exposées à l’élévation du niveau de la mer afin de réduire le risque d’interruption des services lors de phénomènes météorologiques extrêmes.  

Stratégies : Relocaliser les infrastructures et les installations essentielles telles que les hôpitaux, les services d’urgence et les centres de transport afin d’assurer la continuité des activités et des services pendant et après les événements climatiques. 

Avantages connexes : La relocalisation des infrastructures permet de revoir leur conception pour tenir compte de la résilience climatique globale et des autres besoins actuels et futurs de la collectivité. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux infrastructures essentielles dans les zones inondables où les options de services de rechange sont limitées ou inexistantes, et dans les collectivités où les obstacles au transport rendraient difficile la recherche d’autres options de services en cas de perturbation des services primaires. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Inondations  

  • Élévation du niveau de la mer 

Gestion de l’énergie et des communications 
Gros plan d’un panneau et d’un bâtiment de centre communautaire.
Systèmes d’alimentation de secours pour les infrastructures essentielles 

Les infrastructures et installations essentielles doivent disposer d’une alimentation de secours fiable afin de maintenir la sécurité et la continuité en cas d’urgence.   

Stratégies : Ajouter des systèmes d’alimentation de secours aux installations et aux infrastructures essentielles telles que les stations de pompage et les feux de signalisation pour qu’elles restent fonctionnelles en cas de pannes de courant.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux centres de refroidissement et de réchauffement et aux abris antifumée, afin d’améliorer la résilience en cas de tempêtes violentes et d’aider les collectivités à se préparer à des situations d’urgence simultanées telles qu’une panne d’électricité pendant une vague de chaleur ou un épisode de fumée causée par un feu de forêt. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Tempêtes violentes 

  • Chaleur extrême 

  • Feux de forêt 

  • Inondations  


Renforcement des infrastructures énergétiques et de communication 

Le renforcement de l’infrastructure des services publics peut réduire considérablement le risque d’interruption des services essentiels en cas de tempêtes violentes ou de feux de forêt. 

Stratégies : Enterrer les câbles électriques et de télécommunication et rendre les infrastructures plus résistantes au vent et aux inondations. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux zones à haut risque, telles que les endroits où les arbres pourraient endommager les infrastructures en cas de vents violents, tout en examinant les systèmes plus vastes afin de s’assurer que les services essentiels puissent rester fonctionnels en cas d’urgence.   

Risques climatiques pris en compte :  

  • Tempêtes violentes 

  • Feux de forêt 


Miniréseaux  

La création de réseaux locaux d’énergie qui peuvent fonctionner indépendamment du réseau principal renforce la résilience énergétique en cas de pannes de courant causées par des tempêtes violentes ou des feux de forêt.  

Stratégies : Les miniréseaux sont des réseaux électriques à petite échelle qui fournissent de l’électricité à une zone désignée et qui sont alimentés par une source d’énergie locale, dans certains cas solaire ou éolienne. Ils peuvent être connectés à un réseau plus important, mais peuvent également assurer l’alimentation en électricité en cas de panne de courant. 

Pour renforcer l’incidence : Concevoir les miniréseaux de manière à ce qu’ils permettent aux services et infrastructures essentiels de continuer à fonctionner en cas d’interruption prolongée de l’alimentation électrique.   

Risques climatiques pris en compte :  

  • Tempêtes violentes 

  • Feux de forêt

Réseaux et services communautaires  
Rue du quartier, bordée de fils et de poteaux électriques. Coucher de soleil.
Centres de rafraîchissement, de réchauffement et abris antifumée 

On apporte un soulagement et on réduit les risques pour les populations vulnérables en désignant des installations publiques et en les dotant en personnel pour que les résidents puissent venir s’y rafraîchir, se réchauffer et respirer de l’air pur pendant les vagues de chaleur, les périodes de froid et les épisodes de fumée causés par les feux de forêt,  

Stratégies : Assurer l’accessibilité par des approches telles que la mise en place de transports en commun dédiés aux centres de rafraîchissement, de réchauffement et antifumée ou l’utilisation d’autobus climatisés comme centres de rafraîchissement mobiles. Dans certains endroits, comme dans les logements communautaires, des salles de refroidissement désignées peuvent offrir un meilleur service aux personnes vulnérables.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux collectivités où il y a moins d’autres solutions ou qui ont un risque plus élevé de maladies liées à la chaleur. Il peut s’agir de quartiers où la climatisation est moins répandue ou d’immeubles d’habitation abritant des personnes âgées et à faible revenu. Inciter les membres de la collectivité à créer des espaces accueillants, accessibles et inclusifs afin d’encourager leur adoption et leur utilisation. 

Risques climatiques pris en compte :  

  • Chaleur extrême 

  • Fumée de feu de forêt  

  • Froid extrême 


Réseaux de soutien social et centres de résilience climatique dans les quartiers 

Les réseaux et les centres de résilience de quartier peuvent fournir des ressources et des canaux d’information essentiels lors d’événements climatiques, aidant ainsi les collectivités à réagir plus efficacement.  

Stratégies : La mise en place de réseaux de quartier efficaces demande du temps et de l’engagement. Lorsque possible, on peut s’appuyer sur les services communautaires ou les réseaux sociaux existants et envisager des initiatives pilotes lorsqu’il existe des champions locaux. Les centres de résilience peuvent offrir des abris, du matériel, des ateliers et des formations et servir de point central pour les efforts de résilience. 

Avantages connexes : Les réseaux de soutien dans les quartiers renforcent les liens communautaires et améliorent la résilience collective face aux effets climatiques.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux quartiers où la proportion de personnes âgées vivant seules ou à mobilité réduite est plus élevée, ou dans lesquels la capacité d’adaptation et les ressources locales sont limitées.  

Risques climatiques pris en compte :  

  • Multiples  

Construire des logements abordables et résilients sur le plan climatique  

La construction de logements résilients sur le plan climatique, abordables et avec services de soutien est essentielle pour protéger les collectivités à faibles revenus des effets des changements climatiques.  

Stratégies : Les approches comprennent la construction ou la rénovation de logements pour qu’ils puissent résister à des conditions météorologiques extrêmes, en réduisant du même coup les coûts énergétiques et en offrant des conditions de vie sécuritaires en cas de phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les tempêtes et les inondations. 

Avantages connexes : La construction de logements abordables résilients au climat peut renforcer la stabilité financière des résidents en réduisant les coûts d’entretien et les factures d’énergie, tout en améliorant les conditions et la stabilité de logement, ce qui peut ainsi améliorer les résultats en matière de santé. 

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité aux projets qui intègrent des caractéristiques de résilience climatique, en se concentrant sur les risques climatiques pertinents pour la collectivité locale, afin de promouvoir la stabilité et la sécurité des logements à long terme. 

Risques climatiques pris en compte :  

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Stratégies et campagnes d’éducation 

Les stratégies et campagnes d’éducation menées par les municipalités jouent un rôle important dans la sensibilisation aux risques climatiques, la promotion des actions individuelles et collectives qui réduisent les risques et renforcent la résilience des collectivités.  

Stratégies : Adapter les campagnes aux besoins locaux ou amplifier les messages provenant de sources réputées. Par exemple, les municipalités peuvent donner des conseils pour rester en sécurité pendant les vagues de chaleur ou promouvoir des programmes d’incitation à l’amélioration de la résilience des habitations, comme la protection contre les inondations.  

Pour renforcer l’incidence : Donner la priorité au matériel éducatif et aux efforts de sensibilisation qui ciblent les personnes les plus exposées. Concevoir en collaboration avec les populations vulnérables des campagnes et des messages personnalisés peut aider à garantir que ces collectivités reçoivent le soutien et les informations dont elles ont besoin, tout en renforçant la capacité collective de la collectivité à répondre aux défis climatiques. 

Risques climatiques pris en compte :  

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