L’aménagement d’espaces ombragés réduit l’exposition à la chaleur et protège la santé de la population. Les structures d’ombrage sont construites ou installées dans les espaces publics (parcs, terrains de jeux, cours d’école et lieux de rassemblement communautaire) afin de réduire l’exposition au soleil et de prévenir les maladies liées à la chaleur.  

Ces espaces augmentent la résilience en diminuant les températures ambiantes, en créant des espaces extérieurs confortables et en soutenant la santé de la collectivité pendant les épisodes de chaleur extrême. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les structures d’ombrage sont des solutions flexibles et peu coûteuses qui protègent les résidents et offrent des avantages publics à long terme.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de structures d’ombrage.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Repérer les emplacements prioritaires : Tenir compte des endroits où les résidents se rassemblent, jouent ou passent de longues périodes à l’extérieur, en se concentrant sur les zones très fréquentées qui offrent peu de possibilités d’ombrage
  • Mener une vaste consultation : Solliciter l’avis et l’accord des résidents, des propriétaires fonciers et des organismes locaux
  • Effectuer une analyse de l’ombrage : Évaluer l’exposition au soleil et déterminer la direction du vent pour la circulation de l’air en effectuant une analyse de l’ombrage, ces facteurs pouvant influencer l’orientation de la structure
  • Concevoir la structure : Choisir un type de structure d’ombrage, les matériaux et les dimensions adaptés au site (par exemple, un auvent, une pergola, un pavillon, une toile tendue)
  • Élaborer un plan d’entretien : Garantir la durabilité et l’efficacité à long terme en prévoyant un entretien régulier dès le départ 

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Concevoir en fonction du mouvement du soleil : Orienter les structures de manière à optimiser l’ombre pendant les heures d’ensoleillement maximal
  • Construire en fonction du climat local : Utiliser des matériaux durables, résistants aux intempéries et adaptés aux conditions climatiques locales
  • Concevoir en collaboration avec la collectivité : Tenir compte de l’avis de la collectivité sur la conception et l’esthétique afin d’encourager l’utilisation des structures d’ombrage par le public, de favoriser un sentiment d’appropriation et d’offrir une atmosphère accueillante; des structures d’ombrage bien conçues peuvent également être utilisées pour offrir une vitrine aux artistes locaux et fournir un espace de rassemblement pour la programmation autochtone

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Sélectionner les lieux dans une perspective d’équité : Privilégier l’installation de structures d’ombrage dans les espaces publics gratuits et fréquentés par les personnes à faible revenu
  • Protéger la santé des enfants et des jeunes : Installer des structures d’ombrage sur les terrains de jeu, les terrains de sport, les planchodromes et autres sites récréatifs ou à proximité de ceux-ci
  • Veiller à ce que l’emplacement soit accessible : Veiller à ce que le site ombragé soit facilement accessible aux poussettes, aux fauteuils roulants et aux personnes à mobilité réduite 
     

Renseignements sur les coûts et le budget

L’installation d’une structure d’ombrage peut coûter entre 5 000 $ et 20 000 $ selon les matériaux, la taille et la complexité de l’installation.

Les principaux inducteurs de coût sont les matériaux, la main-d’œuvre, la conception et l’entretien.  

Pour aider à réduire les coûts globaux : 
 

  • Obtenir un financement supplémentaire des programmes d’art communautaire (par exemple, des structures d’ombrage qui servent également d’installations artistiques) et des programmes de bien-être social (par exemple, des structures d’ombrage qui encouragent les rassemblements communautaires et la socialisation)
  • Utiliser des systèmes préfabriqués ou modulaires plus faciles à installer, afin de réduire les besoins en main-d’œuvre et en conception
  • Envisager la possibilité de faire appel à des bénévoles de la collectivité pour aider à l’assemblage et à l’entretien de la structure

Études de cas et leçons apprises

Améliorer l’accessibilité à l’extérieur grâce à l’ombrage (Hamilton, Ont., 2022) (en anglais seulement)

La Ville de Hamilton a installé une structure d’ombrage au centre d’athlétisme local pour protéger les utilisateurs du soleil, de la pluie et de la foudre. Cette installation a été financée par le programme Canada Healthy Communities Initiative. La structure a été conçue dans un souci d’inclusion, afin d’accueillir les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées et les personnes handicapées.  

Leçons apprises : Une conception réfléchie peut fournir de l’ombre et une protection contre les intempéries tout en améliorant l’accessibilité et en encourageant une plus grande participation aux activités de loisirs en plein air. 
 

Mobiliser les étudiants et la collectivité dans la construction de structures d’ombrage (Powerview, Man., 2021)

Les élèves de 11e et 12e année ont construit une structure d’ombrage en bois aérée mesurant quelque 8,5 mètres sur 12 mètres pour la cour de l’école, financée par le programme de subvention pour ombrière de l’Association canadienne de dermatologie. Les enseignants, les charpentiers locaux et d’autres membres de la collectivité ont apporté leur expertise, leurs outils et leur équipement. Le projet visait à créer un environnement extérieur sûr tout en enseignant des compétences pratiques en matière de construction et de travail d’équipe.

Leçons apprises : La collaboration entre les étudiants et les experts locaux favorise l’acquisition de compétences pratiques et l’appropriation tout en renforçant le soutien de la collectivité aux projets d’infrastructures publiques.

L’ombrage inspiré de l’art améliore les espaces publics (Edmonton, Alb., 2023) (en anglais seulement) 

L’installation CANOPY sur la place Sir Winston Churchill combine l’art, le design et l’adaptation climatique pour fournir de l’ombre au public. Conçue par l’urbaniste Jonathan Monfries, l’installation utilise une structure durable de gaufres imbriquées pourvue de bancs. Le projet faisait partie du Works Art & Design Festival organisé par The Works International Visual Arts Society et a été financé par le Conseil des arts d’Edmonton.

Leçons apprises : L’intégration de l’art et du design dans les infrastructures d’ombrage peut apporter un rafraîchissement, une valeur esthétique et une résilience climatique, démontrant ainsi des approches innovantes pour l’adaptation des espaces publics. 

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert. 
 

Ressources supplémentaires

Shade lookbook: A guide to designing sun safety (BC Cancer) (en anglais seulement)Cette ressource offre des conseils sur la conception, l’installation et l’entretien des structures d’ombrage construites. Elle comprend des options permanentes (pergolas, abris-soleil), démontables (tentes, voiles d’ombrage), réglables (auvents, parapluies) et bricolées (ombrière en toile, couvre-fenêtres). Elle contient également des renseignements sur le financement et des détails sur l’intégrité structurelle, la sécurité, la compatibilité avec le site, la résistance au vent et la durabilité.

Shade audit information guide + tool (Region of Waterloo) (en anglais seulement) – Ce guide et outil pratique permet d’évaluer et d’augmenter la couverture de l’ombre dans les espaces accessibles au public pendant les pics de chaleur. Il a été élaboré par le Waterloo Region Shade Working Group et testé dans les écoles, les parcs et les sites municipaux de la région. Les collectivités peuvent utiliser cette ressource pour cerner les lacunes relatives à la couverture de l’ombre, définir les priorités en matière d’amélioration et planifier des environnements extérieurs sûrs pour les populations vulnérables.

Ressources pour la conception d’aires de jeux résistantes à la chaleur (National Program for Play Area Safety) Cette ressource fournit des conseils et des illustrations pour créer des aires de jeux qui restent sûres et fraîches pour les enfants. Elle aborde les températures de surface, la couverture de l’ombre, l’agencement du matériel, la circulation de l’air, la sélection des matériaux, l’entretien et l’amélioration du microclimat

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Découvrez d’autres types de projets de résilience à la chaleur et ce qu’ils peuvent faire pour aider votre collectivité :

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Glossaire

Structures d’ombrage réglables : Structures d’ombrage pouvant être modifiées ou déplacées pour changer la quantité ou la direction de l’ombre, comme les auvents, les parapluies ou les persiennes

Structures d’ombrage construites : Structures conçues ou construites pour offrir une protection contre le soleil, la pluie et d’autres conditions météorologiques; il peut s’agir de structures permanentes, démontables, réglables ou bricolées

Structures d’ombrage démontables : Structures d’ombrage temporaires ou amovibles, comme des tentes, des chapiteaux ou des voiles d’ombrage, pouvant être déplacées ou démontées suivant les besoins

Épisode de chaleur extrême : Période de températures anormalement élevées qui présentent des risques pour la santé humaine

Microclimat : Conditions climatiques localisées dans une zone donnée, influencées par les structures, la végétation et les caractéristiques du terrain agissant sur la température, le vent et l’exposition au soleil

Structures d’ombrage permanentes : Structures d’ombrage fixes ou à long terme, comme des pergolas, des abris-soleil ou des couvertures de patio, conçues pour offrir une protection continue contre le soleil et la pluie

Analyse de l’ombrage : Évaluation des espaces extérieurs en vue de mesurer la couverture d’ombre existante, de cerner les zones manquant de protection contre le soleil et d’éclairer la planification ou les améliorations nécessaires pour augmenter l’ombre afin d’assurer la sécurité et le confort du public

Toile tendue : Matériau solide et flexible utilisé dans les structures d’ombrage qui s’appuie sur la tension (plutôt que sur des supports rigides) pour maintenir sa forme et fournir une protection solaire, souvent vu dans les voiles, les auvents ou les toits à membrane tendue 

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La sensibilisation aux risques liés à la chaleur et aux mesures de sécurité permet de sauver des vies. Les habitations1 dépourvues de système de rafraîchissement adéquat peuvent devenir des endroits dangereux quand les températures sont élevées. La sensibilisation à la sécurité en cas de chaleur consiste à informer les résidents sur les risques liés aux épisodes de chaleur extrême et les mesures de sécurité disponibles. La sensibilisation pourrait également inclure la distribution de trousses de rafraîchissement ou la mise en œuvre de programmes de soutien aux quartiers, notamment des initiatives de visites entre voisins.  

Les activités de sensibilisation renforcent la résilience à la chaleur en veillant à ce que les résidents sensibles à la chaleur soient conscients des risques, préparés et capables d’accéder à des mesures de rafraîchissement. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, la sensibilisation est essentielle, car les infrastructures limitées, les populations dispersées et les services publics moins nombreux font en sorte que les résidents sont particulièrement vulnérables à l’épuisement par la chaleur, à la déshydratation et à d’autres maladies liées à la chaleur.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de sécurité en cas de chaleur.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Cerner les populations les plus vulnérables à la chaleur extrême dans votre collectivité : Prendre en compte les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, maladies cardiaques, cancer, etc.), les personnes ayant des problèmes de santé mentale (schizophrénie, dépression, anxiété, etc.), les personnes âgées, les personnes vivant seules, les personnes à mobilité réduite et les personnes à faible revenu
  • Tirer parti des réseaux externes : S’associer à des centres communautaires, des centres pour aînés, des groupes de bénévoles et d’autres organismes de services locaux pour le soutien à la sensibilisation
  • Élaborer un plan de communication ciblé pour votre public : Utiliser diverses méthodes de sensibilisation comme le porte-à-porte, les appels téléphoniques, les dépliants et les médias sociaux; exploiter les réseaux existants et les vérifications du bien-être que les organismes partenaires effectuent déjà
  • Trouver ou préparer des trousses de rafraîchissement : Penser à inclure des bouteilles d’eau, des ventilateurs portatifs, des serviettes rafraîchissantes, du matériel éducatif et d’autres fournitures à distribuer
  • Surveiller votre portée : Mettre en place un système de suivi pour surveiller la portée et l’efficacité de la sensibilisation, en l’adaptant au besoin pour cibler les groupes susceptibles d’avoir été oubliés 

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre 

  • Renforcer les compétences en matière d’engagement respectueux : Offrir aux bénévoles et au personnel chargés de la sensibilisation une formation leur permettant d’aborder les questions d’équité, de sécurité culturelle et de confidentialité des renseignements personnels; le respect de la vie privée est particulièrement important lorsqu’on met en place des programmes de contrôle dans les quartiers et qu’on interagit avec les personnes à leur domicile
  • Assurer des communications cohérentes entre les autorités : Harmoniser les communications avec celles des autorités régionales, provinciales/territoriales et fédérales ainsi que des services de santé et d’urgence afin d’éviter les messages contradictoires
  • Atteindre les gens là où ils se trouvent : Afficher des renseignements sur la chaleur dans des lieux publics très fréquentés, comme les épiceries, les terrains de jeux, les centres commerciaux et les bibliothèques; collaborer avec les associations de quartier pour mettre en place des programmes de visites pour les personnes vivant seules dans des habitations dépourvues de mécanisme de rafraîchissement adéquat

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Tenir compte des obstacles à l’accès à Internet : Joindre les personnes âgées et d’autres personnes qui pourraient ne pas être informées par voie électronique à l’aide de dépliants, de la radio et des visites en personne (par exemple, des vérifications du bien-être à domicile ou des visites dans des centres pour personnes âgées)
  • Trouver des messagers de confiance : Joindre les résidents pouvant se méfier du gouvernement, comme les personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou les personnes sans domicile fixe, en s’associant à des organismes de soutien qui sont déjà en contact avec eux; apporter des communications imprimées directement dans les refuges et les campements
  • Intégrer une perspective culturelle : Atteindre les collectivités multilingues et multiculturelles grâce à des communications adaptées et interprétées; s’associer à des personnes de confiance comme les groupes confessionnels et les organismes culturels 

Renseignements sur les coûts et le budget

Les coûts de la formation et de la sensibilisation sur la sécurité en cas de chaleur peuvent aller de 10 000 $ à 50 000 $ par campagne et de 25 $ à 100 $ par trousse de rafraîchissement.

Les inducteurs de coûts habituels sont le matériel, la publicité, le temps du personnel et la formation. Les inducteurs de coût des trousses de rafraîchissement varient selon le contenu (bouteilles d’eau, ventilateurs portatifs, serviettes rafraîchissantes, matériel éducatif, etc.)  

Pour aider à réduire les coûts globaux :

  • S’associer à des universités ou à des instituts de recherche qui peuvent fournir un accès à l’expertise et à la technologie nécessaires pour recueillir et analyser les données sur la santé et la chaleur
  • Demander aux entreprises et aux résidents de la région de faire don de fournitures neuves ou non déballées
  • Mettre en place des programmes de bénévolat afin que les résidents puissent contribuer aux activités de sensibilisation, d’assemblage des trousses de rafraîchissement et de surveillance 
     

Études de cas et leçons apprises

Tirer parti des réseaux communautaires pour la sécurité en cas de chaleur (Melita, Man., 2010)

La Ville de Melita a élaboré un système d’avertissement et d’intervention en cas de chaleur local pour protéger les résidents en cas d’épisodes de chaleur extrême. La Ville a fait appel aux autorités sanitaires régionales, aux organismes bénévoles, aux services de repas à domicile, aux services pour les aînés et aux intervenants locaux en cas d’urgence. La sensibilisation comprenait des vérifications du bien-être effectuées par le personnel médical d’urgence, la distribution de fiches d’information sur la chaleur et la santé, des campagnes dans les médias sociaux et des avertissements multicanaux. Des bénévoles ont participé à la distribution d’eau, au transport vers les lieux d’accueil climatisés et à l’éducation communautaire.

Leçons apprises : Les petites collectivités rurales peuvent tirer parti de leurs solides réseaux communautaires et de leur capital social pour mettre en œuvre efficacement des mesures de sensibilisation à la sécurité en cas de chaleur par l’intermédiaire de partenaires locaux, en assurant une communication et un soutien rapides pour les résidents à haut risque, même lorsque les ressources municipales et les installations publiques de rafraîchissement sont limitées. 
 

Favoriser les réseaux de voisinage pour la préparation à la chaleur (Victoria, C.-B., 2018) (en anglais seulement) 

Le programme Connect & Prepare de Building Resilient Neighbourhoods (en anglais seulement) réunit des voisins d’immeubles à logements multiples, de condos, de coopératives et de rues à maisons unifamiliales pour cerner les risques communs, cartographier les actifs locaux et élaborer des plans communautaires pour les situations d’urgence, y compris les épisodes de chaleur extrême. Des ateliers utilisent des jeux interactifs, des discussions animées et des exercices de planification. Les microsubventions soutiennent des projets de résilience à petite échelle, notamment le partage de fournitures d’urgence.

Leçons apprises : La mobilisation proactive des voisins par le truchement de programmes structurés consolide les liens sociaux, renforce la préparation locale et crée un cadre permettant aux collectivités d’agir collectivement en cas d’épisodes de chaleur. 
 

Atteindre divers publics avec diverses méthodes de sensibilisation à la chaleur (Windsor-Essex, Ont., 2011) (en anglais seulement)

La région de Windsor-Essex a mis en œuvre une vaste campagne de communication sur les risques liés à la chaleur en s’appuyant sur des experts en marketing et l’engagement communautaire. La campagne a développé un logo « Stay Cool Windsor-Essex » pour identifier toutes les communications. Les activités de sensibilisation comprenaient des étiquettes pharmaceutiques pour les personnes prenant des médicaments qui augmentent les risques liés à la chaleur, des tapis à colorier pour les enfants et des aimants de réfrigérateur pour les adultes plus âgés. La campagne comprenait également un centre d’information et des séances de formation des formateurs pour les intervenants en cas d’urgence et les partenaires communautaires.

Leçons apprises : L’utilisation d’une variété de canaux de communication et de matériel adapté permet de s’assurer que les messages concernant la chaleur et la santé atteignent efficacement les divers publics, des enfants aux personnes âgées en passant par les résidents vulnérables. 

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

Heat waves and “un-natural disasters”: A tip sheet for communicators (Re.Climate) (en anglais seulement)Cette ressource fournit des conseils aux communicateurs sur le climat pour présenter efficacement les risques liés aux épisodes de chaleur extrême. Les conseils portent sur un langage efficace, des images parlantes, des messagers de première ligne dignes de confiance (médecins, ambulanciers, infirmières, etc.) et une présentation claire du contexte climatique afin de mobiliser le public tout en montrant les effets des vagues de chaleur sur la santé et la sécurité.

Examens de santé en période de canicule (Centre de collaboration nationale en santé environnementale) – Ce guide court et pratique propose des examens de santé en personne ou à distance lors d’épisodes de chaleur extrême, afin d’aider les collectivités à repérer et à soutenir les personnes les plus à risque. Il comprend une liste de contrôle pour une évaluation rapide des risques, des conseils pour reconnaître les troubles liés à la chaleur et intervenir, ainsi que des instructions pour mesurer la température du corps et de la pièce.

Guide pour se préparer ensemble aux chaleurs extrêmes (Building Resilient Neighbourhoods) (en anglais seulement) – Ce guide pratique destiné aux voisins et aux groupes communautaires contient des renseignements sur la façon d’établir des liens, de prendre des nouvelles les uns des autres et de mettre en œuvre des stratégies simples pour réduire les risques en cas d’épisodes de chaleur extrême. Il comprend des directives détaillées pour organiser des discussions, créer des lieux d’accueil climatisés communs, faciliter la rénovation des systèmes de climatisation résidentiels et accéder aux ressources en matière de santé. 
 

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Glossaire

Trousses de rafraîchissement : Ensembles contenant des articles comme des bouteilles d’eau, des ventilateurs portatifs, des serviettes rafraîchissantes et du matériel éducatif destiné à aider les résidents à rester en sécurité pendant les épisodes de chaleur extrême

Épisodes de chaleur extrême : Périodes de températures anormalement élevées qui présentent des risques pour la santé humaine, en particulier pour les populations vulnérables

Système d’avertissement et d’intervention en cas de chaleur : Système coordonné utilisé pour émettre des avertissements en cas de chaleur extrême et fournir des services de soutien pour protéger la santé publique

Capital social : Les relations, la confiance et les réseaux au sein d’une collectivité qui facilitent une action collective et un soutien mutuel 
 


Sélectionner les ressources 
 
  1. https://ccnse.ca/resources/evidence-reviews/les-systemes-davertissement-et-dintervention-en-cas-de-chaleur-au-canada
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simple graphic of thermometer and tree with someone sitting on a bench underneath

Cette trousse propose des conseils détaillés, des modèles et des exemples pour aider les municipalités à réduire les risques posés par les vagues de chaleur, à protéger les populations vulnérables et à renforcer la résilience des collectivités en adoptant des solutions pratiques fondées sur la nature et l’environnement bâti. 

Pourquoi il est important de renforcer la résilience à la chaleur

La chaleur extrême représente l’une des menaces climatiques dont l’ampleur augmente le plus rapidement pour les collectivités canadiennes.

Dans le contexte canadien, la chaleur extrême désigne des périodes prolongées de températures anormalement élevées par rapport aux normes régionales, qui peuvent varier d’une province ou d’un territoire à l’autre. La hausse1 des températures moyennes et la prolongation des canicules augmentent les risques, en particulier pour les petites collectivités et les collectivités rurales2 dont l’infrastructure de rafraîchissement, les transports publics et les ressources en matière de santé publique sont limités.

Activités qui réduisent le risque de canicule dans les petites collectivités

Les interventions rapides à petite échelle axées sur l’exploitation du capital social3 et les réseaux locaux — des atouts communs aux petites collectivités — peuvent protéger les résidents et renforcer les capacités face aux risques de chaleur extrême.

Découvrez les activités pratiques que votre collectivité peut mettre en œuvre sur le terrain :

  • Sensibilisation sur la sécurité en cas de chaleur – Sensibilisation des résidents, distribution de trousses de rafraîchissement et mise en œuvre de programmes de contrôle dans les quartiers pour aider les personnes les plus vulnérables à la chaleur extrême 

  • Structures d’ombrage – Aménagement de zones ombragées protectrices dans les parcs, les terrains de jeux et les lieux de rassemblement communautaires afin de réduire l’exposition à la chaleur

  • Lieux d’accueil climatisés – Mise en place d’installations communautaires climatisées, notamment des centres mobiles ou provisoires, pourvus de fournitures essentielles pour les jours de chaleur extrême

  • Plantation d’arbres – Augmentation de la canopée pour réduire les températures et améliorer la qualité de l’air

  • Fontaines d’eau et stations de brumisation – Installation de points d’accès publics pour s’hydrater et réduire le stress dû à la chaleur

 

Principes pour des projets de résilience à la chaleur efficaces

  • Mobiliser4 les résidents très vulnérables à la chaleur (notamment les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques, les ménages à faible revenu, les personnes sans domicile fixe et les personnes handicapées) au tout début du processus de planification pour s’assurer que leurs besoins sont compris
  • Sensibiliser les résidents fortement exposés à la chaleur, comme les enfants, les personnes qui travaillent à l’extérieur (agriculteurs, sylviculteurs, etc.) et les amateurs de plein air, aux risques liés à la chaleur extrême
  • Établir des partenariats avec des organismes locaux, des réseaux de bénévoles et des groupes communautaires afin d’étendre la portée et de renforcer la durabilité du programme

Comment les projets de résilience à la chaleur renforcent les collectivités

Avantages pour votre collectivité : 

  • Protection de la santé des résidents vulnérables : Réduit les maladies et la mortalité liées à la chaleur chez les populations à haut risque grâce à la diffusion d’informations essentielles sur la santé et la chaleur et à la distribution de ressources de rafraîchissement
  • Résilience économique : Réduit la pression sur les établissements de santé et diminue les coûts de santé connexes lors d’épisodes de chaleur extrême
  • Amélioration du bien-être de la collectivité : Fournit des espaces publics et des services qui peuvent servir de centres de soutien à la collectivité en cas d’urgence 

 

Outils et modèles pour planifier votre projet de résilience à la chaleur 

Une fois que vous avez défini le projet qui convient à votre collectivité, utilisez ces modèles prêts à l’emploi pour le planifier, le budgétiser et le mettre en œuvre : 

Téléchargez et adaptez ces outils, qui comprennent des conseils détaillés pour faciliter la planification et la mise en œuvre de la résilience à la chaleur. 

 

 

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Trousse des petites municipalités pour la résilience aux feux de forêt

Trousse des petites municipalités pour la résilience aux inondations

Trousse des petites municipalités pour des installations communautaires résilientes


Sélectionner les ressources 
  1. https://natural-resources.canada.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/energy/Climate-change/pdf/CCCR_FULLREPORT-EN-FINAL.pdf
  2. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23747924/
  3. https://www.researchgate.net/publication/269698257_Heat_Alert_and_Response_Systems_in_Urban_and_Rural_Communities_in_Canada (en anglais seulement)
  4. https://mhcca.ca/connecting-on-climate/building-resilient-neighbourhoods-resources-and-guidance-for-readiness-and-resilience (en anglais seulement)

L’éclaircissage de la végétation, l’élimination des débris et de l’accumulation de bois mort ainsi que l’utilisation de la topographie naturelle qui entoure une collectivité peuvent créer des barrières protectrices qui ralentissent la propagation des feux de forêt. Pour les petites collectivités rurales du Canada, la gestion et le remplacement de la végétation sont une intervention rentable et visible qui réduit l’exposition tout en améliorant la sécurité des résidents et des intervenants.  

Ils peuvent également offrir des occasions d’engagement communautaire et d’intégration des pratiques autochtones d’intendance du feu dans les stratégies locales de résilience climatique.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de gestion et de remplacement de la végétation.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Consulter des experts locaux : Se coordonner avec les organismes provinciaux/territoriaux de protection contre les feux de forêt, les communautés autochtones et les gestionnaires des terres afin de respecter les exigences en matière d’autorisation
  • Gérer la végétation : Enlever le bois mort, élaguer les branches basses et éclaircir les charges de combustible à l’aide d’outils manuels, du débroussaillage mécanique ou de brûlages dirigés
  • Assurer l’accès des pompiers : Aménager des zones avec des sentiers ou des clairières pour que les équipes puissent intervenir en toute sécurité pendant les feux
  • Planifier l’entretien : Programmer la surveillance et retraiter les zones à intervalles de quelques années (plus souvent après des tempêtes ou des épidémies de coléoptères)

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Privilégier les sites stratégiques : Concentrer les efforts de gestion de la végétation sur les zones à haut risque, comme les périmètres des collectivités, les voies d’évacuation et les infrastructures essentielles
  • Intégrer la topographie : Adapter les zones de gestion au paysage pour optimiser l’efficacité et réduire les coûts
  • Privilégier les plantes exigeant peu d’entretien : Utiliser des espèces résistantes à la sécheresse, indigènes, résistantes aux parasites et non invasives pour garantir la durabilité
  • Intégrer les avantages connexes des écosystèmes : Associer le débroussaillage à l’élimination des espèces envahissantes

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Appliquer le savoir écologique traditionnel : Intégrer le savoir autochtone relatif à la progression du feu, aux cycles des plantes et aux indices naturels pour déterminer où et comment gérer et remplacer la végétation (éviter d’enlever les plantes ou les caractéristiques ayant une signification culturelle lors des projets de remplacement de la végétation)
  • Intégrer les occasions d’engagement du public : Faciliter les programmes de bénévolat pour sensibiliser la population et renforcer le sentiment de communauté
  • Encourager l’emploi local : Faire appel à des entrepreneurs et à des pépiniéristes locaux pour stimuler l’économie des collectivités pendant les projets de végétalisation

Renseignements sur les coûts et le budget

Les projets de gestion de la végétation coûtent habituellement entre 5 000 $ et 15 000 $ par hectare, en fonction de l’état et de l’étendue du site.

Les principaux inducteurs de coût comprennent la cartographie et la conception du site, l’engagement et les communications avec les collectivités, les travaux physiques (p. ex., enlèvement de la végétation, éclaircissage, élagage), et les ÉPI et autres types de matériel destiné aux équipes.

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Faire appel à des bénévoles de la collectivité pour éclaircir et surveiller la végétation, en offrant des honoraires aux groupes dignes d’équité
  • Programmer les travaux pendant les saisons creuses afin de réduire les coûts de l’entrepreneur et de la location de matériel

Études de cas et leçons apprises 

Débroussaillage par des bénévoles (Napatak, Saskatchewan, 2023) (en anglais seulement)

Les résidents de Napatak ont organisé un effort communautaire pour éliminer la végétation inflammable autour des habitations. S’appuyant sur les principes et les conseils d’Intelli-feu, les bénévoles ont créé des espaces défendables et des zones tampons afin de réduire les risques de feux de forêt. Cette initiative a démontré que les petites collectivités nordiques peuvent mobiliser efficacement les ressources locales sans dépendre de budgets importants ou d’entrepreneurs coûteux.

Leçons apprises : Grâce à la participation des bénévoles, la gestion de la végétation est faisable et rentable, même avec des ressources financières limitées.

Programme de gardiennage du feu de la tribu des Blood (Alberta, 2022) (en anglais seulement)

La tribu des Blood, en Alberta, a lancé un programme de gardiennage du feu afin de protéger les sites communautaires contre le risque de feu de forêt. Cette initiative allie le savoir écologique traditionnel à d’autres pratiques de gestion du feu, en créant des zones tampons et en réduisant la végétation dangereuse. La communauté a démontré une approche holistique de la sécurité en cas de feu qui respecte les valeurs culturelles tout en répondant aux normes de résilience imposées.

Leçons apprises : Les programmes dirigés par les Autochtones peuvent améliorer la sécurité en cas de feu de forêt grâce à une approche qui intègre le savoir traditionnel à la gestion moderne du feu, tout en préservant l’intendance culturelle. 

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

Stratégie canadienne de prévention et d’atténuation des feux de forêt (Conseil canadien des ministres des forêts) Ce cadre national met l’accent sur la gestion de la végétation en tant que composante essentielle de la prévention des feux de forêt. Il présente des stratégies visant à créer des espaces défendables, à réduire les charges de combustible et à intégrer des partenariats autochtones pour la gestion des terres. Il propose des mesures concrètes pour le contrôle de la végétation à l’échelle communautaire et souligne les possibilités de financement pour les projets de prévention.

Guide des infrastructure essentielles (Intelli-feu) (en anglais seulement) – Cette ressource vidéo se concentre sur la protection des infrastructures essentielles, notamment les services publics, les cliniques et les services d’urgence, grâce à des zones tampons stratégiques et à la gestion de la végétation. Elle comprend des exemples d’évaluations du risque propres aux infrastructures et les principes de conception d’Intelli-feu. 

Crown land wildfire risk reduction planning guide (Colombie-Britannique) (en anglais seulement) Ce guide de planification complet aide les professionnels à concevoir et à mettre en œuvre des projets de gestion des combustibles sur les terres publiques. Il comprend des méthodologies détaillées pour l’évaluation des sites, la conception des projets, la conformité réglementaire et la surveillance, en mettant l’accent sur les zones tampons et l’intégrité écologique.

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Glossaire

Zone tampon à teneur réduite en combustible : Zone débroussaillée ou éclaircie autour des structures afin de ralentir la propagation du feu et de réduire le risque d’inflammation

Espace défendable : Zone gérée autour des bâtiments qui permet aux pompiers de combattre le feu en toute sécurité

Gestion de la végétation : Processus d’élagage, d’éclaircissage ou d’enlèvement des plantes pour réduire les charges de combustibles d’incendie

Brûlage dirigé : Brûlage contrôlé utilisé pour réduire la végétation et le risque de feu de forêt en toute sécurité

Intégration de la topographie : Conception des zones tampons en fonction des caractéristiques naturelles du territoire, telles que les lignes de crête et les cours d’eau

Savoir écologique traditionnel : Systèmes de connaissances autochtones qui guident la gestion des terres, le régime des incendies et la résilience écologique

Intelli-feu : Programme canadien qui propose les meilleures pratiques en matière de prévention des feux de forêt et de sécurité des collectivités

Équipement de protection individuelle (ÉPI) : Équipement de sécurité utilisé par les équipes lors des travaux de débroussaillage et d’atténuation du risque d’incendie

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Les brûlages dirigés et culturels renforcent la résilience des collectivités en réduisant le risque d’incendie et en restaurant les écosystèmes. Le brûlage dirigé ou culturel consiste en l’utilisation du feu de manière planifiée et contrôlée sur une superficie donnée en vue de gérer la végétation, de réduire les combustibles dangereux et d’améliorer l’habitat. Ces pratiques renforcent la résilience des collectivités en réduisant la probabilité d’incendies graves, en favorisant la biodiversité et en soutenant la gestion des terres par les Autochtones.  

Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les brûlages dirigés constituent une intervention rapide et abordable qui améliore la sécurité tout en renforçant les liens culturels. Ils permettent également aux collectivités de gérer les risques de manière proactive plutôt que de s’appuyer uniquement sur une lutte contre les incendies réactive, ce qui est particulièrement important lorsque les ressources de lutte contre les incendies sont limitées dans les régions rurales et éloignées.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de brûlages dirigés et culturels.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Planifier en collaboration : Élaborer conjointement des plans de brûlage avec les détenteurs du savoir autochtone, les organismes de protection contre les feux de forêt1, les pompiers locaux et les collectivités voisines
  • Préparer un plan de brûlage : Tenir compte des intrants (combustible, conditions météorologiques, géographie), des extrants (intensité du feu, propagation) et des répercussions écologiques prévues (faune, habitat, bassin versant)
  • Attribuer des rôles de leadership : Désigner un responsable du brûlage certifié et assigner les rôles à l’équipe pour la planification, les opérations, la logistique, les communications et la surveillance
  • Obtenir les permis et les approbations : Consulter les autorités provinciales ou territoriales (p. ex., les services de lutte contre les feux de forêt, les services de gestion des parcs) et les services locaux de lutte contre les incendies pour connaître les détails relatifs à la conformité
  • Élaborer un plan de gestion de la fumée : Indiquer les dates d’application du feu, le régime des vents, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) et les avis au public; inclure les indicateurs de surveillance et les contrôles après le brûlage
  • Tenir les membres de l’équipe informés : Organiser un briefing avant le brûlage pour confirmer que tous les membres de l’équipe ont pris connaissance du plan de brûlage, qu’ils comprennent leur rôle et qu’ils connaissent bien les mesures de sécurité

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Tenir compte des indices écologiques et saisonniers : Combiner les données météorologiques avec le savoir autochtone (p. ex., cycles des plantes, humidité du sol, comportement des animaux) afin d’établir des fenêtres de brûlage sécuritaires et efficaces
  • Promouvoir le leadership autochtone et la cogestion : Appuyer le leadership autochtone et la cogestion tout au long du projet; préconiser la présence de contrôleurs culturels pendant le brûlage afin que la mise en œuvre respecte les protocoles traditionnels
  • Garder la sécurité à l’esprit : Veiller à ce que tout le personnel soit dûment formé, muni d’un ÉPI approprié et informé de ses fonctions précises ainsi que du plan de communication
  • Faciliter la communication : Fournir un préavis concernant les activités de brûlage par des lettres, des avis publics, les médias sociaux et les partenariats avec les organismes locaux afin de renforcer la confiance et la compréhension du public; communiquer l’objectif et les répercussions d’un brûlage dirigé 

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Protéger les résidents vulnérables : Communiquer avec les résidents habitant à proximité du lieu de brûlage pouvant être particulièrement vulnérables à la fumée (p. ex., personnes âgées, personnes souffrant de maladies respiratoires) afin d’élaborer des plans de communication clairs sur la fumée (p. ex., sensibilisation en personne, réseaux communautaires); fournir des ÉPI dans la mesure du possible et utiliser les centres communautaires locaux comme abris antifumée
  • Communiquer avec une diversité de résidents : Veiller à ce que les communications atteignent les personnes qui n’ont pas accès à Internet (affiches, radio locale, porte-à-porte); rédiger des avis en langage clair et les traduire dans les langues parlées localement
  • Faire appel à des entrepreneurs locaux et autochtones : Soutenir le développement économique local en faisant appel à des entrepreneurs locaux ou autochtones et en privilégiant le perfectionnement de la main-d’œuvre dans les populations sous-employées

Renseignements sur les coûts et le budget

Les brûlages dirigés peuvent coûter entre 1 500 $ et 8 000 $ par hectare, en fonction de la taille, des conditions et de la complexité du site.

Les principaux inducteurs de coût comprennent le matériel (lance-flammes à action localisée, vêtements de protection, radios), le transport à destination et en provenance des sites éloignés, l’assurance et la couverture de la responsabilité civile, la surveillance et l’évaluation après le brûlage.

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Choisir des sites de brûlage faciles d’accès et exigeant peu de préparation
  • Réaliser les brûlages par petites phases et les étendre au fur et à mesure que les fonds sont disponibles
  • Former des partenariats de collaboration avec les organismes de protection contre les feux de forêt, les organismes de formation et les collectivités voisines afin de partager les ressources, l’expertise et les connaissances 
     

Études de cas et leçons apprises 

Brûlage culturel dirigé par des Autochtones pour restaurer un site de rassemblement (Première Nation de Kluane, YN, 2023)

La Première Nation de Kluane a procédé à un brûlage culturel contrôlé à Duke Meadow pour régénérer un site envahi par la végétation, ce qui a permis de tenir les championnats annuels de jeux de mains du Yukon. Le projet a été mené par les citoyens de Kluane en s’appuyant sur le savoir traditionnel et le leadership local, avec le soutien du service de gestion des feux de végétation du Yukon. Le brûlage a permis de réduire la végétation dangereuse, d’améliorer la sécurité générale du site et de revitaliser les pratiques culturelles liées à la gestion des terres.

Leçons apprises : Une planification concertée qui intègre les savoirs autochtones et les priorités des collectivités peut simultanément réduire les risques d’incendie, restaurer les écosystèmes et renforcer l’identité culturelle.

Un partenariat provincial renforce la capacité locale à effectuer un brûlage dirigé (Bande indienne de Cook’s Ferry, C.-B., 2023) (en anglais seulement)

La bande indienne de Cook’s Ferry s’est associée au BC Wildfire Service pour réaliser un brûlage dirigé de 150 hectares près de Spences Bridge. Le projet visait à réduire le risque de feu de forêt pour les collectivités voisines en réduisant stratégiquement les charges de combustible et en réintroduisant le feu dans l’écosystème. La planification a mis l’accent sur une responsabilité claire et une communication permanente avec les parties prenantes externes afin de garantir la sécurité et de prévenir de futurs incidents liés aux incendies.  

Leçons apprises : Les partenariats avec les organismes de protection contre les feux de forêt peuvent aider les petites collectivités à réduire les risques. La réussite de l’opération repose sur la transparence des rôles, le dialogue continu et le partage des responsabilités tout au long du processus.

Les brûlages dirigés comme occasions d’apprentissage et de renforcement des capacités (Saskatoon, Sask., 2021) (en anglais seulement)

La Meewasin Valley Authority a procédé à un brûlage dirigé de cinq acres dans le Northeast Swale, une zone naturelle de 300 hectares située à Saskatoon et comprenant des prairies, des arbustes et des zones humides indigènes. Soutenu par le collectif Canadian Prairies Prescribed Fire Exchange (CPPFE), le brûlage poursuivait des objectifs à la fois écologiques et éducatifs : réduire les arbustes envahissants et l’accumulation de litière tout en offrant une formation pratique aux nouveaux professionnels du feu.  

L’événement a rassemblé le personnel de Meewasin, des partenaires municipaux et universitaires, et des bénévoles de toute la Saskatchewan et de l’Alberta, dont beaucoup avaient suivi le cours du collectif CPPFE, Introduction to Prescribed Fire in the Grassland Environment. Le brûlage a également été l’occasion d’une formation en direct, permettant aux participants d’acquérir une expérience en temps réel des procédures d’allumage, de maintien et de nettoiement sous la supervision d’experts.

Leçons apprises : L’intégration des brûlages dirigés dans une formation structurée renforce les capacités locales d’assurer une gestion sûre et efficace du feu, tout en consolidant la collaboration entre les organismes et l’échange des connaissances dans les écosystèmes partagés.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

How to plan a burn (BC Wildfire Service) (en anglais seulement)Ce guide vidéo donne un aperçu pratique, étape par étape, de la façon de planifier et d’exécuter en toute sécurité un brûlage dirigé en Colombie-Britannique. Il aborde des éléments clés comme le choix du site, les conditions météorologiques, les protocoles de sécurité et la coordination avec les autorités locales afin de garantir une utilisation efficace et responsable du feu. his video guide provides a practical, step-by-step overview of how to safely plan and execute a prescribed burn in British Columbia. It covers key elements such as site selection, weather conditions, safety protocols, and coordination with local authorities to ensure effective and responsible fire use.

Traditional Ecological Fire Knowledge (bande indienne de Penticton) (en anglais seulement) – Cette étude de cas fournit des conseils sur l’intégration du savoir traditionnel dans les approches de gestion du feu. Elle décrit la mise en œuvre des techniques de réduction des combustibles, le respect des protocoles culturels et de la sécurité, la mobilisation des collectivités par la formation et la mise en place d’une surveillance après le brûlage pour une gestion adaptative.

Fiche d’information sur les brûlages dirigés (Ville de Saskatoon) (en anglais seulement) Cette fiche d’information explique l’utilisation des brûlages comme outil de gestion des terres pour maintenir des écosystèmes sains et réduire les risques de feu de forêt. Il fournit au public des renseignements clairs et accessibles sur les avantages, les mesures de sécurité et les moments choisis des brûlages dans les zones urbaines et naturelles.

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Glossaire

Brûlage dirigé : Feu planifié, effectué dans des conditions contrôlées, pour réduire les combustibles dangereux, améliorer la santé de l’écosystème et diminuer le risque de feux de forêt

Brûlage culturel : Feu allumé intentionnellement par les communautés autochtones qui utilisent leur savoir traditionnel pour restaurer les paysages, maintenir les pratiques culturelles et soutenir l’équilibre écologique

Plan de brûlage : Document détaillé décrivant les objectifs, les méthodes, les protocoles de sécurité et les considérations d’ordre écologique pour la réalisation d’un brûlage dirigé ou culturel

Responsable du brûlage : Personne certifiée chargée de superviser la planification, l’exécution et la sécurité d’un brûlage dirigé ou culturel

Savoir écologique traditionnel : Systèmes du savoir autochtone fondés sur des générations d’observation et d’interaction avec l’environnement, utilisés pour guider la gestion des terres et les pratiques de lutte contre les incendies

Plan de gestion de la fumée : Stratégie visant à limiter l’incidence de la fumée sur les collectivités, notamment les dates d’application du feu, le régime des vents, l’équipement de protection et la communication au public

Surveillant culturel : Membre de la communauté autochtone qui veille à ce que les protocoles culturels soient respectés et suivis lors d’un brûlage

Abri antifumée : Espace intérieur désigné avec air filtré visant à protéger les résidents vulnérables contre l’exposition à la fumée pendant les brûlages ou les feux de forêt


Sélectionner les ressources 
  1. https://www.canada.ca/fr/securite-publique-canada/campagnes/feux-de-foret/prov.html

     

     

     

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La formation à la prévention des feux de forêt permet au personnel et aux résidents d’acquérir les connaissances nécessaires pour réduire le risque d’incendie et se préparer aux situations d’urgence. Les collectivités peuvent intégrer la prévention dans leurs pratiques quotidiennes en sensibilisant leurs membres aux principes fondamentaux d’Intelli-feu, aux incidents et à la cogestion des brûlages culturels.  

Pour les petites municipalités et les municipalités rurales canadiennes, une formation accessible permet de renforcer les capacités locales, de responsabiliser les bénévoles et de consolider la coopération entre les résidents, les détenteurs du savoir autochtone et les services de protection contre les incendies. Les collectivités peuvent ainsi agir rapidement et réduire les risques avant même le déclenchement d’un feu de forêt.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de formation à la prévention des feux de forêt. 

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Choisir les publics cibles : Choisir la bonne formation pour le personnel, les propriétaires ou les bénévoles (p. ex., les principes fondamentaux d’Intelli-feu pour les résidents; la préparation des installations pour le personnel municipal)
  • Choisir les formats de prestation : Combiner des modules courts en ligne, des ateliers en personne et des journées de démonstration dans les collectivités pour favoriser l’accessibilité
  • Recruter des formateurs et des animateurs : Travailler avec les organismes locaux de protection contre les feux de forêt, les responsables autochtones de l’intendance du feu ou le personnel du programme Intelli-feu
  • Tenir des registres : Enregistrer les présences et délivrer des certificats pour renforcer la crédibilité, encourager la participation et soutenir les demandes de financement
  • Intégrer la formation dans les habitudes : S’aligner sur les réunions du conseil, les journées de formation du personnel ou les événements communautaires existants

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Adapter la prestation de la formation aux besoins du public : Organiser des séances en soirée pour les résidents, des séances pratiques en journée pour les équipes de travaux publics et des formats hybrides pour le personnel ayant peu de disponibilité
  • Proposer des formats mixtes : Jumeler de courts modules en ligne à une journée sur le terrain pour conserver de bas coûts et augmenter la portée
  • Élaborer la formation conjointement avec des partenaires autochtones : Intégrer le savoir écologique traditionnel et les protocoles culturels pour améliorer les résultats écologiques et sociaux
  • S’associer à des experts : Collaborer avec Intelli-feu Canada, les organismes provinciaux de protection contre les feux de forêt et les autorités de santé publique pour offrir une formation conforme aux meilleures pratiques reconnues
  • Encourager l’apprentissage entre pairs : Soutenir les champions ou ambassadeurs Intelli-feu pour partager les connaissances entre les quartiers

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Sensibilisation culturelle et savoir autochtone : S’associer aux gardiens du feu autochtones en tant que coformateurs, prévoir un budget pour les honoraires et inclure des protocoles de sécurité culturelle
  • Éliminer les obstacles à l’emploi : Lier le développement des compétences aux possibilités d’emploi en gestion des feux de forêt, en créant des débouchés pour les jeunes et les populations sous-employées
  • Faciliter l’accessibilité : Fournir des moyens de transport, des services de garde d’enfants et des horaires flexibles pour la formation et les activités de brûlage, afin d’éliminer les obstacles à la participation des collectivités rurales et éloignées 

Renseignements sur les coûts et le budget 

Les projets de formation à la prévention des feux de forêt coûtent généralement entre 5 000 $ et 25 000 $ par séance communautaire, selon le nombre de participants et le thème de la formation.

Les inducteurs de coûts habituels comprennent les honoraires des instructeurs, la location des locaux, les frais de déplacement et d’hébergement des instructeurs (en particulier dans les régions éloignées), le matériel imprimé et numérique (p. ex., dépliants, affiches, contenu de la formation en ligne), les coûts administratifs (p. ex., coordination, inscription, logistique) et les honoraires/indemnités pour les détenteurs du savoir autochtone et les conférenciers invités.

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Exploiter les formats de formation virtuels ou hybrides pour réduire les frais de déplacement et d’hébergement
  • S’associer aux organismes locaux (écoles, centres communautaires) pour obtenir des espaces gratuits ou peu coûteux
  • Regrouper les séances de formation avec d’autres événements communautaires afin de partager les coûts et d’accroître la participation 

Études de cas et leçons apprises

Une formation conjointe a permis de développer des compétences communes dans le cadre d’un atelier de surveillance des effets d’un brûlage culturel (Territoire de Ktunaxa, C.-B., 2022) (en anglais seulement)

Cet atelier de trois jours a réuni des intendants autochtones du feu, des employés municipaux et des professionnels des feux de forêt afin de mieux comprendre les pratiques de brûlage culturel et la surveillance des effets du feu. L’activité a combiné des séances en classe et un apprentissage sur le terrain, en se concentrant sur la façon dont les brûlages culturels peuvent restaurer l’équilibre écologique, réduire le risque de feu de forêt et revitaliser l’intendance des terres ancestrales. L’atelier a permis de former plus de 30 participants aux techniques de planification et de surveillance des brûlages culturels.

Leçons apprises : La formation conjointe renforce la collaboration entre les Autochtones et les municipalités et permet d’acquérir des compétences communes en matière de surveillance. Le rapprochement de divers systèmes de connaissances favorise le respect mutuel, améliore les résultats écologiques et renforce la capacité à gérer les feux en tenant compte des spécificités culturelles.

La prestation locale a augmenté la participation aux ateliers d’Intelli-feu (Saskatchewan First Nations Emergency Management, Sask., 2021) (en anglais seulement)

Des ateliers communautaires ont permis aux communautés des Premières Nations de suivre une formation d’Intelli-feu personnalisée, souvent grâce à des subventions. Chaque séance a été adaptée aux conditions locales, aux contextes culturels et aux priorités de la communauté. Parmi les sujets abordés, citons l’évaluation de la zone d’inflammation résidentielle, la gestion de la végétation, les plans d’urgence et les stratégies d’engagement communautaire.

Leçons apprises : La formation offerte à l’échelle locale augmente la participation et adapte le contenu aux réalités de la communauté. Quand les ateliers sont dirigés par des membres de la communauté de confiance et adaptés aux besoins locaux, ils sont plus efficaces, plus inclusifs et plus durables.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

Cours sur la réduction du risque de feu de forêt (Colombie-Britannique) (en anglais seulement) Ce cours en ligne de trois heures et demie présente aux participants les principes fondamentaux de la réduction du risque de feu de forêt, notamment les concepts clés, les parties prenantes et les stratégies d’atténuation. Il aborde également les possibilités de financement et les outils de planification pour soutenir la préparation et la résilience au feu à l’échelle communautaire. 
 

Intelli-feu 101 (Intelli-feu) – Ce cours en ligne d’une heure présente aux personnes et aux collectivités les principes fondamentaux d’Intelli-feu. Il traite des comportements de base à adopter face aux feux de forêt, des stratégies de protection des habitations et des actions communautaires visant à réduire le risque de feu dans un format clair et accessible.

Formation des jeunes sur les feux de forêt (Conseil national autochtone de la sécurité-incendie) Ce programme national offre une formation pratique et en ligne aux jeunes Autochtones âgés de 15 à 30 ans. Il comprend les certifications S-100 et S-185, l’utilisation des pompes et des tuyaux, et les compétences en matière de sécurité en cas de feu. Cette initiative renforce les capacités locales de lutte contre les incendies tout en favorisant l’intégration des connaissances culturelles.

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Glossaire

Intelli-feu : Programme national canadien proposant des lignes directrices pratiques pour réduire le risque de feu de forêt autour des habitations et des collectivités

Cogestion des brûlages culturels : Intendance collaborative du feu qui intègre les pratiques de brûlage autochtones à la gestion municipale des incendies

Savoir écologique traditionnel : Compréhension des écosystèmes, du comportement du feu et de la gestion des terres par les Autochtones transmise de génération en génération

Champions Intelli-feu : Bénévoles locaux formés pour promouvoir les pratiques d’Intelli-feu et soutenir l’apprentissage entre pairs dans leurs collectivités

Sensibilisation aux incidents : Compréhension des risques de feu de forêt, des avertissements d’urgence et des protocoles d’intervention pour agir rapidement en cas d’incendie 

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simple graphic of trees being protected by fire by shield

Cette trousse propose des conseils détaillés, des modèles et des exemples pour aider les municipalités à réduire les risques de feu de forêt, à protéger les infrastructures et les écosystèmes, et à renforcer la résilience des collectivités en adoptant des solutions pratiques, fondées sur la nature et stratégiques. 

Pourquoi la résilience aux feux de forêt est-elle importante

Au Canada, les feux de forêt durent plus longtemps, brûlent plus intensément et menacent plus de collectivités que jamais.

Des étés plus chauds et plus secs, jumelés à l’accumulation de combustibles, sont à l’origine de feux de forêt de plus en plus fréquents et violents, tout en prolongeant la durée de la saison des feux de forêt. Dans les petites collectivités rurales et éloignées, les risques sont accrus. Des délais d’intervention plus longs, du personnel et du matériel de lutte contre les incendies limités, et une plus grande exposition en milieu périurbain font qu’un seul incendie peut submerger les capacités locales. Outre les flammes, les collectivités font face à une exposition prolongée à la fumée, des perturbations des services essentiels et des pressions d’évacuation répétées.

Activités qui renforcent la résilience aux feux de forêt dans les petites collectivités

Des mesures communautaires adaptées aux conditions, aux paysages et aux écosystèmes locaux peuvent grandement réduire le risque de feu de forêt et renforcer la résilience. 

Découvrez les activités pratiques que votre collectivité peut mettre en œuvre sur le terrain :

  • Brûlages dirigés ou culturels – Réduisent les combustibles dangereux et restaurent l’intendance culturelle dans de petites unités soigneusement planifiées 

  • Gestion de la végétation résistante au feu – Réduit le combustible disponible pour diminuer l’intensité et la vitesse de propagation des feux de forêt 

  • Formations communautaires (comme celles dispensées par Intelli-feu) – Fournissent aux résidents des compétences pratiques pour intégrer la réduction des risques dans leur quotidien 

  • Coupe-feux construits – Créent des obstacles à faible teneur en combustible ou sans combustible destinés à retarder ou à arrêter la propagation du feu 

 

Principes des projets efficaces de résilience aux feux de forêt

  • Protéger en priorité les installations desservant les collectivités, notamment les arénas, les cliniques et les bibliothèques, ainsi que les centres d’urgence et les résidents qui en dépendent
  • Mettre l’accent sur le leadership des Autochtones dans les brûlages culturels et favoriser l’inclusion active de divers résidents dans la planification, les exercices et la prise de décision
  • Préserver l’incidence des mesures prises dans le cadre de l’entretien de routine, en maintenant les charges de combustibles disponibles à un niveau facile à gérer
  • Communiquer de manière claire et visible en rédigeant des avis en langage simple, en faisant appel à des champions de quartier et en dressant des listes de contrôle afin de maintenir l’élan
  • Commencer modestement, puis passer aux brûlages à l’échelle pilote, aux zones tampons ou aux formations de courte durée afin de mettre les approches à l’épreuve et d’appliquer à plus grande échelle les mesures qui fonctionnent.

Comment les projets de résilience aux feux de forêt renforcent les collectivités

Avantages pour votre collectivité :

  • Amélioration de la sécurité de la collectivité : Protège les vies et les biens en réduisant l’intensité et la vitesse d’approche des feux de forêt
  • Protection accrue avec des ressources limitées : Des interventions compactes et bien réparties réduisent l’exposition au feu, même quand le personnel et le matériel sont limités
  • Santé des écosystèmes : Favorise la résilience des forêts en réduisant les charges de combustibles dangereux et les espèces envahissantes
  • Renforcement des capacités de l’intérieur : Dote les résidents d’une formation pratique, ce qui réduit la dépendance à l’égard des intervenants extérieurs surchargés
  • Force culturelle et communautaire : Intègre les pratiques autochtones et l’engagement inclusif dans les stratégies de résilience aux feux de forêt afin de renforcer la confiance, l’intendance et l’identité locale
  • Protection économique : Diminue les coûts de la lutte contre les incendies et limite les éventuels dommages aux infrastructures et aux économies locales 

Outils et modèles pour planifier votre projet de résilience aux feux de forêt

Une fois que vous avez défini le projet qui convient à votre collectivité, utilisez ces modèles prêts à l’emploi pour le planifier, le budgétiser et le mettre en œuvre : 

Téléchargez et adaptez ces outils, qui comprennent des conseils détaillés pour faciliter la planification et la mise en œuvre de la résilience aux feux de forêt.

 

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Trousse des petites municipalités pour la résilience aux inondations  

Trousse des petites municipalités pour la résilience à la chaleur

Trousse des petites municipalités pour des installations communautaires résilientes

La restauration ou la création de zones humides suppose de créer ou de remettre en état des zones humides pour gérer les eaux pluviales, absorber les eaux de crue et améliorer la qualité de l’eau. Ces projets renforcent la résilience des collectivités en réduisant le risque d’inondation en aval, en favorisant la biodiversité et en créant des zones tampons naturelles contre les phénomènes météorologiques extrêmes. Dans les petites collectivités et les collectivités rurales, les zones humides offrent une solution peu coûteuse et multifonctionnelle qui protège les infrastructures essentielles, les terres agricoles et les écosystèmes locaux.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de restauration ou de création de zones humides.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Repérer les sites potentiels de zones humides : Utiliser les cartes des plaines inondables et des bassins versants pour prendre des décisions éclairées
  • Intégrer les priorités locales : Collaborer avec les communautés autochtones, les organismes locaux et les propriétaires fonciers pour intégrer les connaissances et les valeurs locales
  • Procéder à l’évaluation des sites : Déterminer les conditions du sol, de l’hydrologie et de la végétation
  • Définir les objectifs du projet : Fixer des objectifs clairs, comme la réduction du risque d’inondation, l’amélioration de la qualité de l’eau et la restauration de l’habitat
  • Mettre de l’ordre dans ses papiers : Obtenir les permis et approbations nécessaires auprès des autorités environnementales et municipales

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Utiliser des espèces végétales indigènes : Sélectionner des espèces adaptées aux conditions locales afin d’améliorer la résilience des écosystèmes et de réduire les besoins d’entretien
  • Réduire les perturbations au minimum : Limiter les répercussions pendant la création de zones humides et empêcher l’écoulement des sédiments dans les cours d’eau adjacents
  • Tirer parti des ressources des organismes : Assurer la coordination avec les organismes locaux pour l’entretien courant et la surveillance écologique
  • Incorporer une composante éducative : Sensibiliser aux fonctions des zones humides, à l’atténuation des inondations et aux avantages écologiques 
     

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Privilégier la collaboration avec les communautés autochtones : Consulter les Premières Nations locales afin de respecter l’utilisation des terres ancestrales et les connaissances traditionnelles et de mieux comprendre le site du projet
  • Mobiliser les agriculteurs au tout début de la planification : Tenir compte des répercussions du projet sur les terres agricoles et les moyens de subsistance
  • Trouver un équilibre entre l’accessibilité et la sécurité : Envisager d’aménager les zones humides de manière à favoriser les loisirs communautaires et l’interaction avec le public tout en réduisant les risques 

Renseignements sur les coûts et le budget

Les projets de restauration et de création de zones humides peuvent coûter entre 50 $ et 200 $ par mètre carré, en fonction de la taille, des conditions et de la complexité du site.

Les inducteurs de coûts habituels sont l’excavation, les matériaux de revêtement, la végétation et l’entretien.  

Pour aider à réduire les coûts globaux :

  • Transplanter des plantes indigènes à proximité pour réduire les frais d’aménagement paysager
  • Tirer parti des bénévoles de la collectivité pour les efforts de plantation et de surveillance; donner des honoraires le cas échéant, en particulier aux petits organismes ou collectivités dignes d’équité
  • Sélectionner des sites pourvus de dépressions naturelles ou ayant déjà des caractéristiques de zones humides afin de limiter les besoins d’excavation 

Études de cas et leçons apprises 

Planification collaborative pour restaurer un marais maritime et réduire le risque d’inondation (Truro, N.-É., 2021) (en anglais seulement) 

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, en collaboration avec des chercheurs, des partenaires de l’industrie, des propriétaires fonciers locaux et la Première Nation de Millbrook, a creusé des brèches dans une digue existante le long des rivières Salmon et North afin que les eaux de marée puissent retourner dans la plaine inondable et ainsi restaurer progressivement la zone en écosystème de marais maritime. Le projet comprenait l’excavation du chenal, la construction de nouvelles digues là où c’était nécessaire, et une surveillance extensive avant et après la restauration.

Leçons apprises : Une planification coordonnée entre plusieurs intervenants, notamment le gouvernement, les chercheurs, les communautés autochtones et les propriétaires fonciers locaux, permet de bien intégrer la réduction du risque d’inondation, la restauration des écosystèmes et les priorités des collectivités. 
 

Un marais artificiel offre des avantages environnementaux, sociaux et économiques (Canton de Loyalist, Ont., 2020)

Pour remédier aux niveaux élevés de pH dans les effluents de l’usine d’épuration d’Amherstview, le canton de Loyalist a aménagé un marais artificiel en utilisant les quenouilles disponibles localement pour traiter naturellement les eaux usées. Outre l’amélioration de la qualité de l’eau, le marais réduit le risque d’inondation, offre un habitat pour les oiseaux aquatiques et de rivage, crée un espace vert accessible aux résidents et réduit les coûts d’exploitation à long terme (par rapport à un traitement mécanique aux rayons UV).

Leçons apprises : Les marais artificiels peuvent à la fois réduire le risque d’inondation, améliorer la qualité de l’eau, créer des habitats, fournir des espaces verts à la collectivité et réduire les coûts d’exploitation. Cela démontre la valeur des solutions fondées sur la nature qui offrent de multiples avantages. 

La restauration d’une zone humide transforme la cour d’école en habitat et en salle de classe en plein air (Île Quadra, C.-B., 2022) (en anglais seulement) 

L’école primaire de l’île Quadra, en partenariat avec la B.C. Wildlife Federation, le district scolaire 72 et la Première Nation We Wai Kai, a restauré une zone humide historique sur le terrain de sport de l’école afin d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de créer un habitat pour les plantes et les animaux indigènes. Le projet comprenait l’excavation de bassins peu profonds, l’incorporation de plantes indigènes financées par une subvention d’ÉcoAction et l’aide bénévole de membres de la collectivité locale.  

Leçons apprises : Les projets de zones humides peuvent aller au-delà d’un simple engagement communautaire en offrant aux résidents la possibilité de jouer un rôle actif tout au long de la réalisation du projet. Une réflexion approfondie sur l’éducation et les expériences d’apprentissage pratique, en particulier pour les jeunes, peut favoriser le sentiment d’appartenance et la fierté de la collectivité. 

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert. 

Ressources supplémentaires

Outil d’évaluation de l’incidence des routes sur la santé des zones humides (RIWHA) (B.C. Wildlife Federation) (en anglais seulement) – Cet outil d’évaluation sur le terrain permet de repérer et de privilégier les zones humides touchées par les routes et les infrastructures linéaires, en combinant des indicateurs scientifiques et des connaissances locales. Une version distincte et simplifiée de l’outil permet de travailler sur le terrain dans les zones.

Recueil de ressources (Invasive Species Centre) (en anglais seulement) – L’élimination des espèces envahissantes peut représenter un avantage connexe dans le cadre d’un processus de restauration des zones humides. Cette ressource complète offre un résumé des outils d’éducation, de sensibilisation et de gestion des espèces envahissantes, classés par espèce et par voie de propagation. Elle aide les organismes et les groupes communautaires à coordonner leurs communications, à adopter les meilleures pratiques et à intégrer le matériel dans leurs propres programmes.

Outil de cartographie et d’évaluation de la biodiversité (Canards Illimités Canada)  – Cet outil permet d’identifier les points chauds de biodiversité afin d’orienter les efforts de conservation et de restauration. La version publique fournit actuellement des données pour l’écozone des Prairies, en indiquant la richesse prévue en espèces d’amphibiens, d’oiseaux, de mammifères et de reptiles. Un outil similaire est en cours d’élaboration pour l’Est du Canada.

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Glossaire

Point chaud de biodiversité : Une zone où la richesse ou l’abondance des espèces est élevée et qui constitue une priorité pour les efforts de conservation et de restauration

Marais artificiel : Zone humide artificielle conçue pour imiter les processus naturels à des fins telles que la lutte contre les inondations, le traitement de l’eau et la création d’habitats

Plaine inondable : Terrain de faible altitude adjacent à une rivière ou à un ruisseau, susceptible d’être inondé en cas de crue

Espèces envahissantes : Plantes ou animaux non indigènes susceptibles de causer des dommages écologiques ou économiques dans de nouveaux milieux

Gestion des eaux pluviales : Pratiques qui contrôlent la quantité et la qualité des eaux de ruissellement provenant de la pluie ou de la neige, souvent pour réduire le risque d’inondation et améliorer la qualité de l’eau

Marais maritime : Zones humides influencées par le mouvement des marées, offrant un habitat et une atténuation naturelle des inondations dans les zones côtières

Zone humide : Zone de terre saturée d’eau de façon permanente ou saisonnière, abritant des plantes aquatiques et des animaux sauvages 


Sélectionner les ressources 

1. Landowners-Guide-Wetland-Restoration-Ontario-2022.pdf

2.Wetland Vulnerability Metrics as a Rapid Indicator in Identifying Nature-Based Solutions to Mitigate Coastal Flooding

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Les chaussées perméables sont une approche technique des solutions fondées sur la nature. Ces surfaces permettent aux eaux pluviales de s’écouler à travers le revêtement dans le sol sous-jacent, afin de réduire le ruissellement et le risque d’inondation. Elles renforcent la résilience en gérant les eaux pluviales à l’échelle locale, en améliorant la qualité de l’eau et en réduisant la pression sur les infrastructures de drainage. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les chaussées perméables constituent une stratégie de résilience aux inondations nécessitant peu d’entretien pour les routes, les trottoirs, les aires de stationnement et les espaces publics.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de chaussées perméables.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Prendre des mesures de protection pendant l’installation : Préserver l’espace poral en surface pendant la pose en réduisant le compactage au minimum et en limitant la circulation pendant les 24 à 48 heures suivant la pose
  • Installer une couche défensive : Incorporer des drains de sortie ou des revêtements d’étanchéité où l’infiltration est faible afin de protéger les eaux souterraines et les services publics
  • Conception pour l’hiver : Appliquer des agrégats plus volumineux dans le béton drainant pour réduire les dommages causés par le gel et le dégel dans les climats froids; prévenir le colmatage en choisissant du gravier propre plutôt que du sable ou du sel pour les conditions hivernales
  • Effectuer l’entretien1 régulier : Balayer et passer l’aspirateur pour éliminer les débris de surface, et laver sous pression en cas d’obstruction persistante, afin de préserver l’intégrité de la chaussée 

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Concevoir des sentiers piétonniers et des aires de stationnement accessibles : Éviter le tassement inégal de la surface de la chaussée et limiter les écarts importants, en utilisant des couleurs contrastées pour faciliter l’accès des utilisateurs de fauteuils roulants et des personnes utilisant des aides à la mobilité
  • Tenir compte de la sécurité dans la conception : Veiller à ce que les matériaux offrent une traction suffisante pour éviter les glissades et les chutes, en particulier pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite
  • Privilégier l’installation dans les zones où les besoins sont les plus importants : Réduire le risque d’inondation et le ruissellement d’eau polluée dans les quartiers où les réseaux d’égouts pluviaux sont inadéquats ou vieillissants, y compris dans les quartiers à faible revenu qui subissent des répercussions disproportionnées.

Renseignements sur les coûts et le budget 

Les projets de chaussées perméables peuvent coûter entre 50 $ et 150 $ par mètre carré, selon les conditions du site et le système perméable choisi. Des coûts supplémentaires peuvent s’appliquer si des bases plus profondes, des drains de sortie ou des revêtements d’étanchéité sont nécessaires pour répondre aux besoins en matière d’infiltration ou de structure.

Les inducteurs de coût habituels comprennent les matériaux, la préparation du sol de fondation, la conception du drainage et l’entretien.  

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Privilégier les zones pilotes à petite échelle où les coûts sont moindres avant d’investir dans un déploiement à plus grande échelle
  • Prévoir un entretien régulier pour éviter le colmatage et prolonger la durée de vie
  • Solliciter l’aide des résidents et des groupes de bénévoles pour l’entretien courant (par exemple, les programmes de type Adoptez une rue), comme le balayage et l’enlèvement des ordures et des mauvaises herbes 
     

Études de cas et leçons apprises 

Adapter les matériaux de chaussée perméables aux conditions du site (Vaughan, Ont., 2015) (en anglais seulement) 

En collaboration avec le Sustainable Technologies Evaluation Program (STEP), des chercheurs de l’Université de Guelph ont surveillé trois types de revêtement perméable (béton drainant et deux types de pavés de béton autobloquants perméables) dans un stationnement afin d’évaluer la réduction du ruissellement, l’amélioration de la qualité de l’eau et les effets thermiques à long terme par rapport à l’asphalte conventionnel. Pendant trois ans, les chercheurs ont évalué le rendement et la durabilité de chaque matériau dans diverses conditions, y compris les conditions météorologiques hivernales et différentes pratiques d’entretien.  

Les résultats ont révélé divers constats. Par exemple, les pavés de béton autobloquants perméables exigent un nettoyage plus fréquent, tandis que le béton drainant peut libérer dans les eaux de ruissellement des matériaux indésirables pour les écosystèmes aquatiques.

Leçons apprises : Le type de revêtement perméable choisi pour le site du projet doit faire l’objet d’une attention particulière. Une évaluation approfondie des schémas de drainage du site, de la circulation, de la végétation environnante, des températures extrêmes et des pratiques de nettoyage peut aider les collectivités à déterminer les matériaux les plus appropriés à leur contexte. Le rendement et la durée de vie de la chaussée s’en trouveront améliorés. 
 

La mobilisation du public stimule un changement de comportement en faveur de l’infrastructure verte (Sackville, N.-B., 2024) (en anglais seulement)

Un projet de dépavage mené par EOS Éco-Énergie2, un organisme local sans but lucratif, a transformé une section d’asphalte de 30 mètres carrés en une zone de revêtement perméable dans le stationnement d’un parc. Ce projet a permis à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement tout en facilitant le filtrage des polluants avant qu’ils n’atteignent les cours d’eau locaux.  

Avant et pendant le projet, EOS a mis en œuvre une stratégie de communication pour informer le public et les municipalités locales sur le dépavage, la gestion des eaux pluviales et les pratiques d’aménagement à faible impact. La stratégie combinait la sensibilisation des médias, des visites de sites, des campagnes sur les médias sociaux (#RainAsAResource) et des ateliers pratiques.

Leçons apprises : L’intégration de la sensibilisation et de l’éducation du public dans les projets d’infrastructure peut catalyser la prise de conscience de la collectivité, le changement de comportement et l’adoption de pratiques d’infrastructure verte, renforçant ainsi l’incidence des projets pilotes à petite échelle au-delà de leur empreinte physique. 

Revitaliser les espaces sous-utilisés grâce à des surfaces perméables (Londres, Ont., 2024) (en anglais seulement) 
 

Le Fanshawe College a transformé sa cour des arts sous-utilisée en enlevant 118 mètres carrés d’asphalte et en créant une zone naturalisée à l’aide de surfaces perméables et de plantes indigènes, notamment un jardin de pluie et de pollinisateurs. Le collège a recyclé l’asphalte enlevé et a incorporé des matériaux perméables fabriqués à partir de pneus recyclés. Le projet a permis de réduire le ruissellement, d’améliorer l’infiltration des eaux pluviales et de restaurer un habitat pour la faune et la flore indigènes.  

Leçons apprises : Le dépavage et la végétalisation des zones négligées ou sous-utilisées peuvent à la fois restaurer l’hydrologie naturelle, améliorer la biodiversité et créer des espaces communautaires accessibles et fonctionnels. Cela démontre la valeur de la revitalisation sur le plan des avantages écologiques et sociaux.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert.

Ressources supplémentaires

Outil d’évaluation de la durabilité des sites à chaussées perméables (Applied Research Associates) (en anglais seulement) – Cet outil en format Excel aide les utilisateurs à évaluer et à classer jusqu’à six sites susceptibles d’accueillir des chaussées perméables selon la faisabilité et la pertinence. L’outil génère des notes classant les sites comme étant adaptés, marginaux ou inadaptés, ce qui facilite la prise de décision éclairée pour la définition de la portée du projet.

Lignes directrices pour la conception de chaussées perméables dans le cadre d’un aménagement à faible impact (Ville de Calgary) (en anglais seulement) – Ce document d’orientation technique facilite la conception de systèmes de chaussées perméables pour les aménagements résidentiels et commerciaux. L’annexe A comprend une liste de contrôle détaillée de la conception portant sur la faisabilité du site, la sélection du système, l’hydrologie et la conception structurelle. L’annexe B fournit un exemple. 

Manuel sur les eaux pluviales (Ville de Seattle) (en anglais seulement) – L’annexe G de ce manuel fournit des conseils techniques sur les exigences en matière d’inspection, d’entretien et d’exploitation des chaussées perméables. Il décrit la fréquence d’inspection recommandée, les défauts courants, les déclencheurs d’entretien et les résultats attendus pour garantir le rendement à long terme des chaussées perméables.

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Glossaire

Agrégat : Pierre ou gravier concassé utilisé dans la base ou la surface des chaussées perméables pour fournir un support structurel et faciliter l’infiltration de l’eau

Drainage : Mouvement contrôlé des eaux pluviales à travers et à l’extérieur d’un site, souvent géré par des couches de revêtement perméable, des drains de sortie ou des canaux de surface

Hydrologie : L’étude du mouvement, de la distribution et de la qualité de l’eau dans une zone donnée, y compris les précipitations, le ruissellement et l’écoulement des eaux souterraines

Pavés de béton autobloquants perméables : Type de chaussée constituée de blocs imbriqués les uns dans les autres avec des espaces vides souvent remplis de gravier ou de terre qui permettent à l’eau de s’infiltrer

Chaussées perméables : Surfaces conçues pour permettre aux eaux pluviales de s’écouler, réduisant ainsi le ruissellement et le risque d’inondation tout en améliorant la qualité de l’eau

Béton drainant : Mélange de béton et d’agrégats fins réduits pour créer un milieu poreux qui facilite l’infiltration de l’eau

Enrobé ouvert : Mélange d’asphalte et d’agrégats fins réduits pour permettre à l’eau de s’écouler à travers la surface dans les couches sous-jacentes

Eau de ruissellement : Eau qui s’écoule sur les surfaces au lieu de s’infiltrer, transportant souvent des polluants dans les réseaux d’égouts pluviaux ou les cours d’eau naturels

Taux maximal d’infiltration d’eau dans le sol : Vitesse à laquelle l’eau peut s’infiltrer dans le sol, influençant la rapidité avec laquelle les chaussées perméables peuvent drainer les eaux pluviales

Gestion des eaux pluviales : Pratiques qui contrôlent la quantité et la qualité des eaux de ruissellement provenant de la pluie ou de la neige, souvent pour réduire le risque d’inondation et améliorer la qualité de l’eau

Sol de fondation : Le sol naturel ou la couche préparée sous la base de la chaussée qui fournit un support structurel au corps de chaussée

Espace poral en surface : Les petits vides ou ouvertures à la surface de la chaussée qui permettent à l’eau de s’écouler dans les couches sous-jacentes

Drains de sortie : Tuyaux perforés installés sous les chaussées perméables pour faciliter le drainage lorsque les sols ont un faible taux d’infiltration ou lorsque l’eau doit être dirigée vers une décharge 


Sélectionner les ressources 

1. LID - Permeable Pavements Factsheet (en anglais seulement)

2.https://eosecoenergy.com/en/

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Les bassins de rétention des eaux pluviales retiennent de façon temporaire ou permanente l’excès d’eau lors de fortes précipitations, réduisant ainsi le risque inondation, l’érosion et les dommages causés en aval. Ils renforcent la résilience en contrôlant les flux d’eaux pluviales, en améliorant la qualité de l’eau et en protégeant les infrastructures essentielles. Pour les petites collectivités et les collectivités rurales, les bassins de rétention des eaux pluviales constituent une façon économique de gérer le risque d’inondation tout en contribuant à la sécurité de la collectivité et à la planification à long terme.

Ce guide présente les principales étapes, les meilleures pratiques, des renseignements sur les coûts et des études de cas pour aider les municipalités à planifier et à réaliser des projets de bassins de rétention des eaux pluviales.

Principales étapes d’une mise en œuvre réussie

  • Repérer les emplacements appropriés : Tenir compte de la topographie, des cartes des plaines inondables et des schémas de drainage au moment de prendre des décisions sur le site du projet
  • Comprendre vos besoins : Déterminer si un bassin sans retenue permanente (sec) ou avec retenue permanente (humide) convient le mieux au site et à vos objectifs
  • Intégrer les priorités locales : Collaborer avec les communautés autochtones, les organismes locaux et les propriétaires fonciers pour intégrer les connaissances et les valeurs locales
  • Évaluer le site : Procéder à des évaluations du sol, de l’hydrologie et de la végétation pour guider la conception du bassin
  • Mettre de l’ordre dans ses papiers : Obtenir les permis et approbations nécessaires auprès des autorités environnementales et municipales 

Meilleures pratiques en matière de conception et de mise en œuvre

  • Concevoir des espaces multifonctionnels : Examiner si les bassins pourraient servir de parcs publics pour des activités récréatives pendant les périodes de sécheresse
  • Trouver des utilisations secondaires aux eaux pluviales : Séparer les eaux pluviales des eaux de ruissellement agricoles ou contaminées pour protéger la qualité de l’eau et permettre une éventuelle utilisation pour l’irrigation  
  • Assurer un entretien régulier : Prolonger la durée de vie du bassin en éliminant systématiquement les plantes envahissantes, en enlevant les déchets et les débris et en stabilisant les pentes pour prévenir l’érosion
  • Tenir compte des avantages pour l’écosystème : Naturaliser le littoral en prévoyant des zones tampons de végétation pour améliorer l’habitat local, stabiliser les berges et améliorer la beauté naturelle de la zone 

Considérations relatives à l’équité et aux collectivités

  • Mettre en œuvre des mesures de sécurité : Protéger les personnes contre les blessures accidentelles ou la noyade en installant des clôtures, des barrières, des pentes douces ou des panneaux de signalisation (ceci est particulièrement important pendant les mois d’hiver lorsque la neige peut cacher la glace instable du bassin)
  • Éduquer les propriétaires d’animaux de compagnie : Décourager les propriétaires de laisser leurs animaux de compagnie nager ou boire dans les bassins d’eaux pluviales situés à l’intérieur ou à proximité des parcs pour chiens sans laisse; veiller à ce que les propriétaires soient conscients des risques potentiellement mortels posés par les forts courants d’écoulement et les bactéries
  • Mobiliser tôt les agriculteurs et les propriétaires fonciers : Limiter les répercussions négatives et optimiser les avantages pour les moyens de subsistance et les biens dans le cas des bassins de rétention des eaux pluviales situés à proximité des zones résidentielles et agricoles

Renseignements sur les coûts et le budget

Les projets de bassin de rétention des eaux pluviales peuvent coûter entre 35 000 $ et 75 000 $ par acre de surface imperméable traitée s’il s’agit de bassins humides. Les coûts pour les bassins secs1 varient en fonction de l’échelle et de la complexité de la conception.  

Les inducteurs de coût habituels sont l’excavation, les matériaux de revêtement et la construction d’ouvrages de décharge.

Pour aider à réduire les coûts globaux : 

  • Transplanter des plantes indigènes à proximité pour réduire les frais d’aménagement paysager
  • Tirer parti des bénévoles de la collectivité pour les efforts de plantation et de surveillance; donner des honoraires le cas échéant, en particulier aux petits organismes ou collectivités dignes d’équité
  • Sélectionner des sites pourvus de dépressions naturelles afin de limiter les besoins d’excavation

Études de cas et leçons apprises

La modernisation des bassins sans retenue permanente améliore la gestion des eaux pluviales et la valeur écologique (Chilliwack, C.-B., 2024) (en anglais seulement) 
 

La Ville de Chilliwack a apporté des améliorations au bassin sans retenue permanente de Teskey, construit à l’origine en 1997, afin de mieux gérer les eaux de ruissellement provenant du développement accru de la région. Le projet comprenait l’agrandissement et l’approfondissement du bassin, l’amélioration des ouvrages de décharge, la plantation d’espèces indigènes pour améliorer la fonction écologique et l’ajout de sentiers et de points d’accès pour l’usage de la collectivité.

Leçons apprises : La modernisation des bassins sans retenue permanente existants permet à la fois de réduire les inondations, d’améliorer la gestion des eaux pluviales et de renforcer les avantages écologiques et récréatifs. Cela met en évidence la valeur des améliorations d’infrastructures multifonctionnelles dans les petites collectivités. 
 

La gestion progressive des eaux pluviales améliore la résilience aux inondations tout en planifiant la capacité future (Ville de Sackville, N.-B., 2019) (en anglais seulement) 

À la suite de multiples inondations, la Ville de Sackville a construit un bassin de rétention des eaux pluviales naturalisé pour stocker près de 40 000 mètres cubes d’eau de ruissellement et protéger les maisons, les entreprises et les infrastructures dans le secteur de la rue Lorne. Le projet a été mis en œuvre en plusieurs phases et prévoyait la reconstruction de la route, l’amélioration de l’infrastructure de gestion des eaux pluviales et d’égouts sanitaires ainsi que le premier bassin de rétention, et la création éventuelle d’un deuxième bassin pour un stockage supplémentaire. Des ateliers communautaires et des études techniques ont permis de concevoir un équilibre entre la réduction du risque d’inondation, les avantages pour les écosystèmes et la résilience à long terme.

Leçons apprises : La mise en œuvre progressive permet aux petites collectivités d’accroître leur résilience au fur et à mesure que les fonds sont disponibles. Des essais en conditions réelles, comme les fortes pluies d’août 2021 à Sackville, peuvent valider le rendement de l’infrastructure et démontrer l’importance d’une capacité supplémentaire dans les phases ultérieures du projet.

Combiner la gestion des eaux pluviales et les loisirs publics dans les parcs éponges (Montréal, QC, 2020) (en anglais seulement)

La Ville de Montréal a réaménagé une ancienne gare de triage en parc, le parc Pierre-Dansereau, créant un réseau d’espaces publics avec rétention intégrée des eaux pluviales. Le projet comprenait un jardin de pluie, une aire de jeux adaptée au drainage, une végétation indigène abondante et des allées piétonnes. Ces éléments permettent de gérer les eaux pluviales de manière écologique tout en offrant des commodités récréatives et communautaires. Les membres de la collectivité ont participé activement au processus de conception, en donnant leur avis sur l’agencement et les fonctionnalités.

Leçons apprises : Une conception réfléchie et multifonctionnelle permet à la fois de gérer les eaux pluviales, d’améliorer la biodiversité et d’offrir des espaces de loisirs accessibles. L’engagement précoce et continu de la collectivité est essentiel pour parvenir à des solutions à la fois fonctionnelles et largement appuyées.

*Remarque : Les études de cas présentées sur cette page sont fournies à titre d’information et n’ont pas été soutenues par le Fonds municipal vert. 

Ressources supplémentaires

Modèle de bilan hydrique en ligne (Partnership for Water Sustainability in B.C.) (en anglais seulement)  – Un outil de comparaison de scénarios et d’aide à la décision qui aide les utilisateurs à modéliser le ruissellement des eaux pluviales, le captage des eaux de pluie et le rendement des infrastructures vertes à l’échelle du site et du bassin versant. L’outil simule la façon dont les précipitations se déplacent à travers les voies de surface, d’écoulement retardé et d’eaux souterraines, ce qui permet aux planificateurs de concevoir des interventions qui ralentissent, étalent et absorbent les eaux de ruissellement afin de protéger ou de restaurer la santé des cours d’eau. 

Liste de contrôle pour l’inspection de l’entretien des bassins (Toronto and Region Conservation) (en anglais seulement) – L’annexe B de ce document fournit un formulaire d’inspection détaillé pour l’entretien et la réparation des divers composants des bassins de rétention des eaux pluviales. Sont inclus les vannes de mise à l’égout, la végétation, la gestion des sédiments, l’obstruction des débris et la signalisation.

Considérations relatives à la gestion des risques pour les bassins de rétention des eaux pluviales (Intact Public Entities Inc.) (en anglais seulement) – Une ressource d’orientation décrivant les mesures de sécurité, de contrôle d’accès et d’atténuation des risques pour les bassins de gestion des eaux pluviales municipales. Elle comprend des recommandations concernant les clôtures, la signalisation, la végétation et le matériel de sauvetage.
 

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Glossaire

Bassin de rétention sans retenue permanente : Type de bassin de rétention d’eaux pluviales qui retient temporairement les eaux pluviales et les libère lentement afin de réduire le risque d’inondation en aval

Plaine inondable : Terrain de faible altitude adjacent à une rivière ou à un ruisseau, susceptible d’être inondé en cas de crue

Hydrologie : L’étude du mouvement, de la distribution et de la qualité de l’eau dans une zone donnée, y compris les précipitations, le ruissellement et l’écoulement des eaux souterraines

Surface imperméable : Surface qui empêche l’eau de s’infiltrer dans le sol, comme la chaussée, les toits ou le béton

Écoulement retardé : Mouvement horizontal peu profond de l’eau à travers le sol avant qu’elle n’atteigne les cours d’eau

Ouvrage de décharge : Dispositif technique permettant de contrôler l’écoulement de l’eau d’un bassin de rétention des eaux pluviales

Bassin de rétention avec retenue permanente : Type de bassin de rétention d’eaux pluviales qui maintient un volume d’eau permanent tout en stockant des eaux pluviales supplémentaires en cas de fortes pluies

Eau de ruissellement : Eau provenant des précipitations qui s’écoule sur la surface du sol vers les ruisseaux, les rivières ou les réseaux d’égouts pluviaux

Gestion des sédiments : Pratiques visant à éliminer, contrôler ou traiter l’accumulation de sédiments dans les bassins de rétention d’eaux pluviales afin de préserver leur fonction et la qualité de l’eau

Bassin de rétention des eaux pluviales : Bassin aménagé conçu pour stocker et gérer l’excès d’eau de pluie ou de ruissellement afin de réduire les inondations, l’érosion et les effets sur la qualité de l’eau 


Sélectionner les ressources

1. https://perspectivesclimatiques.ca/solution/bassins-de-retention-a-sec

 

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