Aperçu de la gestion des matières résiduelles solides dans les municipalités canadiennesLa responsabilité élargie des producteurs pour inclure l’étape de post-consommation de leurs produits est une solution clé pour la durabilité financière et environnementale dans le secteur des matières résiduelles. C’est l’une des conclusions de ce rapport du Fonds municipal vert (FMV) qui met en évidence les tendances du secteur des matières résiduelles, les facteurs clés influençant la capacité des municipalités à favoriser le changement et les pratiques exemplaires présentant des avantages économiques, sociaux et environnementaux.

Cet aperçu met l’accent sur des pratiques regroupées en quatre catégories :

  • méthodes liées à l’économie circulaire
  • nouvelles technologies
  • programme intégré de matières résiduelles solides
  • instruments obligatoires et économiques

La Ville de Beaconsfield, au Québec, constitue un exemple de cette dernière catégorie. Elle a mis en place un projet pilote de système de collecte des matières résiduelles pollueur-payeur hautement efficace qui permet aux gens de choisir un bac plus petit ou des collectes moins fréquentes et d’économiser. Résultats : diminution de 50 % des résidus acheminés au site d’enfouissement et réduction des coûts de 40 % pour la municipalité.

Outre l’accent mis sur la responsabilité élargie des producteurs (REP), le rapport tire plusieurs autres conclusions, notamment :

  • Les partenariats internationaux entre les grandes villes continueront de stimuler le changement.
  • Le réacheminement des résidus organiques est de plus en plus courant et peut avoir une incidence considérable sur la réduction des émissions.
  • Les initiatives de sensibilisation du public et d’éducation ciblée sur le secteur industriel, commercial et institutionnel (ICI) peuvent faciliter la réussite de nouveaux projets.

Lisez le rapport pour plus de renseignements, d’exemples et de conclusions.

À propos du Fonds municipal vert

Le Fonds municipal vert (FMV) est un programme d’un milliard de dollars offert par la Fédération canadienne des municipalités et financé par le gouvernement du Canada. Grâce à une combinaison unique en son genre de formation, de ressources et de financement, le FMV stimule les mesures locales afin d’améliorer la vie de millions de Canadiens, tout en s’attaquant aux enjeux environnementaux et climatiques urgents.

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Ce que nous testons et l’utilité des rétroactions

Lisez ceci avant de commencer

Le but de cette boîte à outils

La boîte à outils pour les communications municipales sur les changements climatiques est une ressource pratique destinée aux fonctionnaires municipaux et aux élus des municipalités rurales, éloignées, petites et moyennes. Elle vise à aider les fonctionnaires municipaux et les élus à communiquer clairement, honnêtement et de manière à instaurer la confiance du public en ce qui concerne les actions climatiques locales.

Ce que nous testons

Nous voulons savoir si cet outil fonctionne en pratique; pour une personne occupant un poste comme le vôtre, au sein d’une collectivité semblable à la vôtre, confrontée à un véritable défi de communication. Les rétroactions les plus utiles répondent à une ou plusieurs de ces questions :

  • Avez-vous trouvé ce dont vous aviez besoin? Cette boîte à outils vous a-t-elle orienté vers les bons outils ou vous êtes-vous perdu ou senti confus en cours de route?
  • Les outils fonctionnaient-ils lorsque vous les avez consultés? Les cartes de messages, les modèles et les guides étaient-ils clairs et utilisables?
  • Y avait-il des lacunes?Aviez-vous besoin de quelque chose qui manquait; une source de données ou des conseils pour une situation particulière?
  • Y a-t-il quelque chose qui n’est pas clair? Y avait-il des instructions ou des explications difficiles à suivre même après une lecture attentive?

Donner des rétroactions

Cette boîte à outils est une version préliminaire. Vos rétroactions nous aideront à l’améliorer avant son lancement public officiel.

Explorez la boîte à outils et faites-nous part de vos réflexions à l’aide du formulaire de rétroaction. Si vous avez des commentaires sur des documents précis, téléchargez le document, ajoutez vos notes sous forme de commentaires et renvoyez-le-nous par courriel en suivant les instructions à la fin de ce document.

Il faut :

  • Axez vos rétroactions sur la pertinence de la boîte à outils pour votre rôle et votre collectivité. Par exemple : « Je n’ai pas pu déterminer quelle carte de messages s’appliquait à mon type de collectivité » ou « Le guide Miser sur le local ne contenait pas de ressources pertinentes pour ma région ».
  • Formulez les rétroactions sous forme de questions autant que possible. Par exemple : « Ce modèle conviendrait-il à un maire sans personnel consacré aux communications? » plutôt que « Ce modèle est trop compliqué ».
  • Signalez toute information factuellement inexacte ou manquante pour votre région ou votre contexte communautaire précis. Par exemple : une source de données erronée, obsolète ou absente du guide Miser sur le local.
  • Signalez tout élément peu clair ou difficile à suivre, en précisant l’outil et la section concernés afin que nous puissions le retrouver.
  • Veuillez vous abstenir de toute correction rédactionnelle ou de toute suggestion de modification stylistique. Ces documents suivent délibérément une approche de langage clair, fondée sur la recherche en communication.
  • Évitez de signaler le même problème plus d’une fois. Si un élément doit être apporté à l’ensemble d’un document, indiquez-le une seule fois et ajoutez « veuillez l’appliquer à toutes les occurrences ».
  • N’oubliez pas que les cartes régionales des messages sont des exemples à adapter, et non des messages finis à utiliser tels quels. Les rétroactions sur ces exemples sont surtout utiles lorsqu’ils mettent en évidence une lacune ou une inexactitude précise, et non une préférence stylistique.

Merci pour votre temps. Vos rétroactions contribueront directement à façonner la version finale de la boîte à outils.

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Résumé  

Première collectivité canadienne à mettre en circulation un camion électrique pour la collecte des déchets, les terrains en dotation de l’Université (UEL) sont entrés dans l’histoire.

Après quelques recherches et le feu vert de la collectivité, celle-ci a ajouté à son parc un camion électrique à chargement latéral Mack équipé d’une batterie de 264 kWh. L’infrastructure de recharge du camion, conçue pour réduire la consommation en période de forte demande, est en outre dotée d’un système de panneaux solaires photovoltaïques.

La collectivité est ravie de voir ce véhicule silencieux et inodore sillonner ses routes. Grâce à une économie de 6 000 $ par an rien qu’en carburant, l’achat du camion est en bonne voie d’être amorti dans le délai prévu de douze ans. 
 

« Les résidents adorent voir le camion dans les parages. » « Il est tellement silencieux sur la route; de plus, l’adoption de la technologie électrique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont vraiment importantes pour notre collectivité. »

– Will Emo, directeur, terrains en dotation de l’Université 

Quelques statistiques 

  • Il s’agit du premier camion électrique dédié à la collecte des déchets d’une collectivité à être utilisé au Canada.
  • Son coût est compensé par une remise de 100 000 $ provenant d’un incitatif du gouvernement fédéral (Incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission – iVMLZE).
  • Élimination d’environ 5 000 litres de carburant diesel par an, soit une économie annuelle de 6 000 $.
  • Jusqu’à 19,5 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre évitées chaque année.
  • Des coûts d’entretien nettement inférieurs à ceux d’un camion à moteur thermique destiné au même usage.
  • Le réseau de recharge des véhicules comprend des panneaux photovoltaïques de 27 kW destinés à compenser la demande en énergie hydroélectrique.

Contexte

Les terrains en dotation de l’Université (UEL) forment une collectivité non constituée en personne morale de près de 5 000 personnes dans la région métropolitaine de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Cette collectivité assure elle-même le ramassage de ses déchets à l’aide de deux camions. Ces derniers arrivant en fin de vie, elle a décidé d’étudier la possibilité d’acquérir un modèle électrique.

L’orientation et la stratégie de développement durable de la collectivité s’inscrivant dans les objectifs du plan CleanBC, qui visent à réduire les émissions de 40 % d’ici 2030, l’électrification du parc était déjà un projet à long terme pour la Municipalité. Elle a de ce fait commencé par électrifier les véhicules légers et le matériel spécialisé avant de passer aux véhicules de poids moyen et lourd. Elle a ainsi électrifié une grande partie de son parc, notamment une camionnette, un camion-benne de classe 3 et des équipements d’entretien extérieur comme des tondeuses à gazon et des souffleurs à feuilles. 

Le défi 

Déjà très engagée dans la réduction de ses émissions grâce à l’électrification de son parc, la collectivité UEL devait trouver un moyen d’y ajouter un camion électrique dédié aux ordures — une technologie relativement récente — sans pour autant compromettre la fiabilité du service. En effet, la collectivité ne pouvait assurer le ramassage des déchets si la recharge du camion posait problème, ou encore si le camion tombait en panne ou devait être entretenu.

L’autre défi était d’ordre financier. Bien que ces camions électriques permettent de réaliser des économies à long terme, leur coût initial est environ deux fois plus élevé que celui des camions à moteur diesel. En outre, il était essentiel d’effectuer les études nécessaires, d’établir le budget et le financement et d’obtenir l’adhésion à l’interne. 

Approche

La collectivité UEL était prête à remplacer un de ses camions diesel par un modèle électrique dès 2018, mais elle a décidé d’attendre la commercialisation d’un véhicule optimal.

En agissant avec prudence, elle a facilité l’intégration du camion électrique, qui visait deux objectifs : garantir l’adhésion des instances et le financement nécessaire, et s’assurer que l’infrastructure adéquate était en place pour l’arrivée du camion.

Préparation financière et institutionnelle  

UEL a effectué une analyse de rentabilité démontrant clairement les avantages d’un camion électrique pour la collecte des déchets afin d’obtenir l’adhésion des services financiers, des conducteurs et des autres membres du personnel. Une fois leur appui exprimé, la collectivité a examiné les options de financement ainsi que les remises, et a constaté qu’elle pouvait recevoir une aide du gouvernement fédéral (Incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission – iVMLZE), alors en vigueur.

Préparation des infrastructures physiques

La collectivité UEL a d’abord effectué une étude énergétique de son site d’entretien afin d’établir une stratégie d’électrification complète. Ensuite, elle a construit un abri polyvalent pouvant couvrir et recharger le camion. La borne de recharge est un Terra DC Wallbox (19 kW). La collectivité a choisi ce modèle de faible puissance parce qu’il convient parfaitement aux véhicules stationnés pendant de longues périodes, optimisant ainsi la consommation d’énergie pour éviter les périodes de forte demande.

Conformément à l’engagement de la collectivité en faveur de l’énergie renouvelable, l’abri polyvalent est muni d’un système photovoltaïque de 27 kW qui permet de réduire davantage la demande en énergie d’un parc de véhicules électriques, surtout en période de pointe. Enfin, le chargeur a été intégré au système de gestion ChargePoint de la collectivité afin d’assurer le suivi de la consommation d’énergie du camion et l’état de sa charge.

En 2023, la collectivité a acheté le modèle de démonstration du camion à chargement latéral électrique Mack 2022 équipé d’une batterie de 264 kWh, un des premiers camions électriques de collecte des déchets offerts sur le marché canadien. Ce type de véhicule n’ayant pas encore fait ses preuves, la collectivité a décidé de continuer à utiliser un camion diesel, plus petit, comme véhicule de secours. Chaque camion circulerait ainsi trois jours par semaine, en alternant la nature de la collecte : en bordure de trottoir et dans les parcs.

Les obstacles

Obstacles liés aux coûts initiaux :

  • Les camions électriques de collecte des déchets coûtent environ deux fois plus cher à l’achat que les modèles à moteur thermique.
  • L’infrastructure de recharge représente un autre coût initial. Dans ce cas précis, le montant total s’élevait à 30 000 $ (incluant certaines mises à niveau d’infrastructure nécessaires).

Grâce à la rigueur de sa budgétisation – comprenant un incitatif financier du gouvernement fédéral – et de sa planification, la collectivité a pu financer l’achat du camion et installer l’infrastructure de recharge. 

Obstacles d’ordre technique : 

  • Le camion électrique de collecte des déchets Mack possède un châssis et une cabine identiques à ceux du véhicule diesel que les conducteurs connaissaient déjà très bien, mais la conduite du camion diffère quelque peu. Par exemple, le modèle électrique est équipé d’un système de freinage par récupération.
  • Une pièce défectueuse a causé des problèmes au niveau de la transmission dès la livraison du camion. Puisqu’elle était sous garantie, Mack l’a remplacée.

La collectivité s’est assurée que les chauffeurs suivent une formation adéquate afin qu’ils soient à l’aise pour conduire le camion. Celui-ci bénéficiant d’une garantie prolongée, toutes les réparations et l’entretien courant sont effectués par le concessionnaire. Il s’agissait d’un autre argument important pour le personnel d’exploitation et de maintenance.

Résultats 

  • Les données recueillies au cours de la première année d’exploitation du camion démontrent que l’achat de celui-ci est en bonne voie d’être amorti, comme prévu. L’étude sur le coût total de possession (CTP) avait estimé une période d’amortissement de 12 ans; après une année d’exploitation et d’analyse des coûts et des données, les économies attendues ont été confirmées.
  • Les résidents apprécient le silence et la propreté du camion, et estiment que celui-ci correspond aux valeurs de la collectivité.
  • Les chauffeurs prennent plaisir à conduire ce camion, et affirment qu’il est plus agréable à manœuvrer que le modèle diesel, grâce à la réduction des vibrations et à l’absence de pollution atmosphérique et sonore.
  • Le personnel d’entretien apprécie les besoins nettement inférieurs de ce camion, comparativement aux modèles à moteur thermique. 
Image of the garbage truck for the UEL

Image : Photo du camion-poubelle destiné aux terrains de la Fondation universitaire (UEL)

Avantages

L’intégration d’un camion électrique de collecte des déchets dans le parc de la collectivité a présenté de nombreux avantages.

Économies :  

  • L’électricité nécessaire au fonctionnement du camion est d’environ 13 MWh par an, ce qui représente un coût avoisinant les 1 700 $ en 2024. À titre de comparaison, le coût du diesel pour un camion à moteur thermique est d’environ 7 500 $ par an. Il en résulte une économie nette annuelle de 6 000 $.
  • Les coûts de l’électricité sont également réduits grâce au système photovoltaïque de la borne de recharge.
  • Les heures et les coûts d’entretien sont quasi nuls. Les conducteurs sont ravis d’avoir uniquement à brancher le camion avant de rentrer chez eux à la fin de la journée. Comme le groupe motopropulseur du camion bénéficie d’une garantie prolongée, le véhicule peut être conduit chez le concessionnaire en cas de besoin, ce qui allège la charge de travail du personnel d’entretien.

Avantages en matière de santé et d’équité sociale :

  • Les camions électriques améliorent la santé et la sécurité des travailleurs. Dans les camions à moteur diesel, les conducteurs sont exposés aux gaz d’échappement le plus élevés, un problème qu’on ne rencontre pas avec les véhicules électriques.
  • La réduction de la pollution sonore et des vibrations rend également l’environnement de travail à bord d’un camion électrique plus sain et plus confortable.
  • Ce camion s’inscrit dans les valeurs de la collectivité, puisque les résidents souhaitent contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Avantages environnementaux :

  • L’utilisation d’un seul camion électrique de collecte des déchets permet d’éviter la consommation d’environ 5 000 litres de carburant diesel par an.
  • Cela correspond à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 19,5 tonnes d’équivalent CO2 par année.

Leçons apprises 

  • Tout d’abord, obtenir l’adhésion à l’interne du personnel des finances et des conducteurs : réaliser les études nécessaires et présenter une analyse de rentabilité convaincante qui démontre les économies et les avantages liés à l’ajout d’un camion électrique de collecte des déchets au parc de véhicules.
  • Planifier, établir un budget et tirer parti de l’aide gouvernementale ou des crédits carbone pour faire face aux coûts initiaux plus élevés liés à l’achat d’un camion électrique de collecte des déchets.
  • Effectuer les recherches nécessaires pour choisir le véhicule et l’infrastructure de recharge adaptés à sa réalité.
  • Mettre en place de bonnes pratiques de gestion du changement afin que les conducteurs adoptent facilement la nouvelle technologie dès l’arrivée du véhicule. Dans ce cas précis, ils ont dû faire face à une légère courbe d’apprentissage pour utiliser le système de freinage régénératif du camion, mais ils avaient reçu une formation approfondie et pouvaient aisément entrevoir des avantages importants.
  • Prévoir un plan de secours. Le véhicule électrique acquis étant encore relativement nouveau, il était logique pour cette collectivité de conserver un camion diesel.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Boîte à outils

Communiquer l’action climatique avec clarté, confiance et transparence

Outils fondés sur la recherche destinés aux fonctionnaires municipaux et aux élus qui communiquent au sujet du climat dans les collectivités du Canada.

Les changements climatiques comptent parmi les sujets les plus importants discutés actuellement dans les collectivités canadiennes. Les fonctionnaires municipaux et les élus abordent souvent ce sujet directement, lors des réunions du conseil, dans les médias locaux, lors d’événements communautaires et en ligne.

Cette boîte à outils vous fournit les outils nécessaires pour mener ces conversations de façon efficace.

À propos de la boîte à outils

La boîte à outils pour les communications municipales sur les changements climatiques est une ressource pratique destinée aux fonctionnaires municipaux et aux élus, avec une attention particulière portée aux collectivités éloignées ou rurales et aux petites et moyennes municipalités partout au Canada. Elle a été conçue pour vous aider à communiquer les actions climatiques locales de façon claire et honnête afin de renforcer la confiance du public.

Comment l’utiliser

Chaque élément de cette boîte à outils peut être utilisé individuellement ou combiné à un ou plusieurs autres, selon les besoins de votre collectivité.

Développer des compétences en communication efficace : cours en ligne

Deux cours en ligne, à suivre à votre rythme, destinés aux fonctionnaires municipaux et aux élus qui communiquent avec le public dans le cadre de leurs fonctions, sans nécessairement avoir de formation officielle en communication.

Vous n’avez besoin d’aucune connaissance préalable pour suivre l’un ou l’autre de ces cours.

Communiquer les enjeux climatiques à votre public

Découvrez les pratiques exemplaires fondées sur la recherche pour communiquer avec différents publics, structurer des messages clés de façon claire et utiliser en toute confiance les cartes régionales et les modèles de cette boîte à outils.

Mésinformation et désinformation dans les communications sur les changements climatiques

Apprenez à reconnaître les affirmations erronées concernant le travail accompli localement en matière de climat, à déterminer si vous devez y répondre et de quelle manière le faire, et à utiliser une communication claire comme première ligne de défense.

Messages et renseignements concernant votre région

Sélectionnez votre région sur la carte ci-dessous pour consulter des messages et des renseignements personnalisés.

Carte du Canada montrant les provinces et les territoires + + + + + + + + +
Colombie-Britannique

Les collectivités de la Colombie-Britannique sont confrontées à un large éventail de répercussions climatiques – feux de forêt, inondations, chaleur extrême et sécheresse – ainsi qu’à un contexte de communication marqué à la fois par de fortes inquiétudes climatiques et par d’importantes pressions liées à l’abordabilité.

Ce que la recherche nous apprend – Colombie-Britannique

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Colombie-Britannique

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Colombie-Britannique

Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Alberta

Les collectivités de l’Alberta évoluent dans un contexte de communication particulier : de fortes inquiétudes climatiques coexistent avec une économie axée sur les ressources, ce qui a des répercussions sur la façon dont les résidents perçoivent les messages relatifs au climat. Les outils proposés tiennent compte de cette réalité.

Ce que la recherche nous apprend – Alberta

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Alberta

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Alberta

Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Saskatchewan

Les collectivités de la Saskatchewan entretiennent un lien direct avec l’agriculture, l’eau et les terres – et la communication sur le climat est plus efficace lorsqu’elle est fondée sur ce que les résidents vivent déjà au quotidien. Ces outils évitent le langage associé à la transition énergétique et privilégient plutôt une approche axée sur la résolution pratique des problèmes et la protection de la collectivité.

Ce que la recherche nous apprend – Saskatchewan

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Saskatchewan

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Saskatchewan

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Manitoba

Les collectivités du Manitoba sont confrontées aux inondations de façon plus marquée que presque partout ailleurs au Canada. La communication sur le climat s’y articule souvent autour de la fiabilité des infrastructures et des coûts réels liés aux phénomènes météorologiques extrêmes, plutôt que sur des objectifs de réduction des émissions.

Ce que la recherche nous apprend – Manitoba

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Manitoba

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

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Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Ontario

Les collectivités de l’Ontario sont exposées à un large éventail de répercussions climatiques – inondations, chaleur extrême, fumée de feux de forêt et infrastructures vieillissantes fortement sollicitées. La question de l’abordabilité demeure une préoccupation dominante qui influence la façon dont les messages relatifs au climat sont reçus.

Ce que la recherche nous apprend – Ontario

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Ontario

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Ontario

Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Québec

Les collectivités du Québec bénéficient d’un solide appui du public en faveur de l’action climatique, mais l’écart entre la préoccupation et les mesures prises demeure important. Les collectivités rurales du Québec entretiennent une relation particulière avec le territoire, et la communication sur le climat est plus efficace lorsqu’elle s’appuie sur l’identité locale, l’agriculture et la protection de ce que les résidents valorisent le plus.

Ce que la recherche nous apprend – Québec

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Québec

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

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Nouveau-Brunswick

Les collectivités du Nouveau-Brunswick regroupent des milieux côtiers et ruraux, et des collectivités francophones, chacun ayant ses propres besoins en matière de communication. Ces outils reflètent cette diversité, en accordant une attention particulière aux risques côtiers et aux communications bilingues.

Ce que la recherche nous apprend – Nouveau-Brunswick

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Nouveau-Brunswick

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Nouveau-Brunswick

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Canada atlantique

Ces ressources s’adressent à la Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador. Les collectivités des provinces de l’Atlantique ont une solide expérience concrète des répercussions climatiques. Tempêtes, inondations, érosion côtière et élévation du niveau de la mer font déjà partie de leur quotidien. Ces outils sont conçus pour des communautés où les changements climatiques ne nécessitent pas d’explications, mais doivent être associés à des mesures locales.

Ce que la recherche nous apprend – Canada atlantique

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Canada atlantique

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Canada atlantique

Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Nord canadien

Ces ressources s’adressent au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Les collectivités du Nord canadien sont confrontées à des répercussions climatiques qui transforment déjà leur réalité quotidienne – dégel du pergélisol, raccourcissement de la période d’utilisation des routes de glace, modifications des comportements de la faune et intensification des saisons de feux de forêt. Ces outils sont conçus pour des milieux où les effets se manifestent rapidement et où les enjeux de communication se distinguent du reste du Canada.

Ce que la recherche nous apprend – Nord canadien

Recherche sur l’opinion publique – Ce qui est efficace ou non dans votre région et pourquoi.

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Cartes régionales des messages clés – Nord canadien

Messages prêts à l’emploi, structurés autour de l’abordabilité, de la sécurité et de la protection de la collectivité.

Adaptation au contexte local – Nord canadien

Où trouver des preuves et des données locales qui renforcent la crédibilité de vos messages.

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Créer le message approprié au bon moment : modèles de messages clés

Nous vous proposons six modèles de messages adaptés à différentes situations et à divers publics. Vous pouvez télécharger chacun d’entre eux pour l’adapter à votre contexte local.

Schéma de message

Il s’agit de l’outil approprié lorsque plusieurs personnes doivent transmettre le même message de manière uniforme – lors d’une réunion du conseil, d’une entrevue avec les médias ou d’un événement public. Il permet de relier un projet complexe à trois thèmes communautaires clairs.

  • Utilisation : forums publics, entrevues avec les médias et communications avec plusieurs porte-parole

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Récit communautaire

Ce modèle permet d’élaborer un récit logique et mobilisateur qui parle directement aux résidents. À partir d’un enjeu local concret, il présente ce que votre collectivité met en place pour y répondre et ce que cela signifie concrètement pour le quotidien des résidents.

  • Utilisation : infolettres, textes d’opinion et présentations lors de réunions communautaires

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Quand et pour qui

Ce modèle organise vos messages selon les préoccupations de votre public – abordabilité, sécurité et économie locale – afin de vous permettre de répondre directement à ses préoccupations.

  • Utilisation : assemblées générales, réunions d’intervenants et séances de questions-réponses détaillées

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Du problème au progrès

Ce modèle permet de lier un problème local bien visible aux mesures concrètes que votre municipalité met en place. Il est particulièrement utile lorsque vous devez démontrer que les décisions reposent sur des preuves locales.

  • Utilisation : débats budgétaires, annonces de projets et situations où les dépenses suscitent du scepticisme

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Qui / quoi / pourquoi / comment / quand

Ce modèle propose un cadre d’information complet qui organise les détails d’un projet complexe autour de cinq questions formulées en langage clair. Il peut être utilisé comme fiche d’information indépendante ou comme structure pour une page de FAQ.

  • Utilisation : journées portes ouvertes, FAQ et communications détaillées sur les projets

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Nous sommes / parce que / afin que

Ce modèle transforme une initiative complexe en une phrase mémorable, à la fois courte, claire et conçue pour être facilement reprise.

  • Utilisation : médias sociaux, messages accrocheurs et phrases de conclusion

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Répondre à la mésinformation et à la désinformation

Les petites municipalités doivent souvent composer avec des affirmations erronées au sujet du travail qu’elles accomplissent sur le plan climatique, sans nécessairement disposer d’un service de communications. Ces modèles de réponse rapide à la mésinformation et à la désinformation vous guident, en cinq étapes, vers une réponse énoncée de manière calme et factuelle. Ils mettent en pratique le module du guide consacré à la mésinformation.

Les forêts urbaines sont vulnérables aux feux de forêt et, lorsqu’elles ne sont pas bien gérées, elles peuvent même contribuer à leur propagation. Cette fiche d’information explique comment les forestiers, les urbanistes et leurs partenaires peuvent rendre les collectivités plus résilientes face aux feux de forêt en évaluant les risques et en les intégrant à la gestion des forêts urbaines.  

Risques de feux de forêt et foresterie urbaine 

Les feux de forêt sont un phénomène naturel. Ils jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé, du fonctionnement et de la biodiversité de nombreux écosystèmes de prairies et de forêts au Canada. Plusieurs d’entre eux dépendent de feux périodiques pour préserver leur structure ou pour recycler la matière organique dans le sol. Cependant, ces dernières années, la fréquence et l’intensité des feux de forêt ont augmenté au Canada. Cette situation s’explique à la fois par les pratiques historiques de gestion du territoire et par les effets des changements climatiques, notamment des étés plus chauds et plus longs, des périodes de sécheresse prolongées et des vents imprévisibles.  

Les feux de forte intensité peuvent avoir de nombreuses répercussions sur les forêts urbaines. Celles-ci vont des effets biophysiques (par exemple, la mortalité ou les dommages causés aux arbres, la perte d’habitats et de structures forestières, ainsi que la dégradation des sols) aux effets sur les personnes et les infrastructures situées dans les espaces boisés urbains et autour. Les feux graves menacent directement la santé physique et mentale, ainsi que la sécurité des populations. Ils peuvent également entraîner des changements durables dans la canopée, ce qui accentue l’effet d’îlot de chaleur urbain, augmente le ruissellement des eaux pluviales, limite les usages récréatifs du territoire et fait grimper les coûts d’exploitation.

La détermination et la gestion des risques de feux de forêt sont des éléments essentiels de la gestion des forêts urbaines. Elles permettent de renforcer la résilience des collectivités et de limiter les répercussions sur les personnes, les arbres et les infrastructures.

Évaluation des risques de feux de forêt  

La gestion des risques de feux de forêt commence par leur évaluation. En foresterie urbaine, cette évaluation peut orienter les décisions relatives à l’abattage, à l’élagage et à d’autres activités de gestion des forêts urbaines. Elle permet aussi de déterminer les zones où il est prioritaire de planter des arbres et d’éviter des retraits inutiles dans les zones à faible risque.  

En matière de planification des mesures d’urgence, le risque est généralement défini comme la combinaison de la probabilité (ou menace) d’un aléa et de ses conséquences. Pour évaluer le risque de feux de forêt, il faut pouvoir :  

  1. caractériser avec précision la probabilité qu’un feu de forêt survienne;
  2. cerner les conséquences potentielles afin de prioriser les zones à protéger et les mesures d’atténuation à mettre en place. 

Probabilité 

La probabilité de feux de forêt graves est influencée par trois facteurs – la végétation (combustibles), les conditions météorologiques et le terrain – qui forment le triangle du comportement du feu. 

Les combustibles 

Les combustibles désignent l’ensemble de toute la biomasse combustible présente dans l’environnement, comme les arbres, les autres végétaux et la matière organique du sol. Certaines plantes sont moins susceptibles de s’enflammer que d’autres. Par exemple :  

  • les espèces à feuilles caduques ont généralement une teneur en humidité plus élevée dans leurs feuilles durant la saison de croissance que les arbres à feuillage persistant, ce qui les rend plus résistantes au feu;
  • les feuillus sont habituellement moins inflammables que les conifères, qui produisent souvent des résines et des huiles combustibles;
  • les plantes ligneuses (à tiges rigides) nécessitent plus d’énergie pour s’enflammer que les plantes herbacées, mais elles peuvent brûler plus longtemps et avec une intensité plus élevée.  
Les conditions météorologiques

Les conditions météorologiques influencent aussi fortement le potentiel incendiaire. Par exemple : 

  • Le vent accélère la propagation du feu et en augmente l’intensité;
  • la température, l’humidité et les précipitations influencent le degré de sécheresse des combustibles et leur inflammabilité;
  • les orages peuvent déclencher un feu par la foudre;
  • les changements climatiques contribuent à allonger les saisons de feux, notamment en raison de sécheresses estivales accrues, d’une diminution du manteau neigeux hivernal et de températures plus élevées. 
Le terrain 

Le terrain correspond à l’influence de la pente, de l’exposition (orientation d’une surface) et de la topographie sur la propagation du feu. Par exemple : 

  • sur les pentes abruptes, le feu préchauffe la végétation en amont, ce qui accélère sa propagation;  
  • les ravins, les versants et d’autres formes de relief peuvent canaliser le feu et le vent;
  • les plans d’eau et les surfaces rocheuses nues peuvent agir comme des coupe-feux. 


Conséquences 

Les conséquences d’un feu de forêt grave sont proportionnelles à l’ampleur de ses répercussions potentielles. Elles concernent les effets sur la forêt urbaine, ainsi que sur les personnes, les habitations, les entreprises et les infrastructures essentielles, comme les casernes de pompiers et les installations de traitement de l’eau.  

Dans le milieu périurbain (où les milieux naturels et les zones bâties se rencontrent), la probabilité d’allumage est plus élevée, et les conséquences des feux de forêt sont généralement plus importantes. Le risque y est donc souvent accru. Les feux peuvent s’y propager rapidement, notamment parce que des braises sont transportées vers les bâtiments, les matériaux, les débris et les végétaux à proximité. Ce phénomène se produit généralement dans un rayon de 100 mètres, mais les braises peuvent parfois parcourir plusieurs kilomètres. 

Ressources pour comprendre les feux de forêt et en évaluer les risques  

De nombreuses collectivités ont déjà accès à des ressources pour mieux comprendre les feux de forêt, que ce soit à l’échelle locale ou par l’entremise d’organismes provinciaux ou territoriaux. Parmi ces ressources, on trouve notamment : 

  • Les analyses ou évaluations des risques et de la vulnérabilité, qui décrivent les aléas naturels et anthropiques (causés par l’homme) touchant une collectivité ou une région en fonction de leur gravité et de leurs conséquences potentielles.
  • La cartographie des risques de feux de forêt, intégrée par certains gouvernements locaux à leurs plans officiels, qui permet de repérer les sites ou les quartiers où les mesures de protection devraient être prioritaires.
  • Les stratégies de protection ou de résilience face aux feux de forêt, souvent intégrées à la planification des mesures d’urgence, qui décrivent généralement les risques locaux et distinguent les zones à risque élevé et à faible risque. 

Les évaluations des risques et la cartographie devraient être réalisées par un professionnel qualifié, par exemple un forestier membre d’un ordre professionnel et possédant l’expertise appropriée. Si vous ne savez pas à qui faire appel, Intelli-feu Canada tient à jour une liste de personnes-ressources provinciales et territoriales. 

Programme d’atténuation des risques de la SOPFEU 

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) est un organisme à but non lucratif responsable de la prévention, de la détection et de la lutte contre les feux de forêt au Québec. Elle offre des services aux gouvernements locaux et aux communautés des Premières Nations pour évaluer leur exposition aux risques de feux de forêt et de préciser les mesures d’atténuation à mettre en œuvre.  

La SOPFEU propose également des formations visant à promouvoir les meilleures pratiques en matière de prévention et constitue une ressource technique pour les collectivités qui réalisent des interventions avancées, notamment en gestion des combustibles. 

Outils pour une gestion adaptée des forêts urbaines face aux feux de forêt 

De bonnes pratiques de gestion des forêts urbaines peuvent contribuer à réduire le risque de feux de forêt. Les activités liées à la plantation d’arbres, à l’aménagement paysager, à la gestion des débris et des matières résiduelles, à la restauration écologique et à la santé des forêts influencent toutes la végétation (c’est-à-dire le combustible) dans le milieu périurbain. Les activités de foresterie urbaine peuvent également recouper la planification communautaire et les décisions en matière de gestion des urgences. 

Se familiariser avec Intelli-feuMC 

Intelli-feu est le programme national de préparation et de planification des interventions en cas de feux de forêt. Il est coordonné par le Centre interservices des feux de forêt du Canada et est utilisé par des organismes partenaires dans chaque province et territoire.

Les principales ressources d’Intelli-feu comprennent des outils permettant au personnel municipal et aux propriétaires d’évaluer les sources potentielles d’ignition d’un site et recommandant des aménagements paysagers appropriés (comme le Guide de l’aménagement paysager d’Intelli-feu). Certaines provinces, comme la Colombie-Britannique (en anglais seulement), ont élaboré leurs propres lignes directrices Intelli-feu en matière d’aménagement paysager. Les collectivités dotées d’un programme Intelli-feu actif proposent généralement d’autres services, notamment des évaluations pour les propriétaires. 

Utiliser Intelli-feu en foresterie urbaine  

Intelli-feu est structuré autour de sept volets, dont plusieurs recoupent les activités de gestion courante des forêts urbaines. Les stratégies suivantes viennent compléter le programme Intelli-feu et peuvent aider les forestiers urbains ainsi que les autres membres de la collectivité à accroître la sensibilisation aux feux de forêt. 

Gestion des urgences et préparation  

Bien qu’ils ne soient pas directement responsables de la gestion des urgences, les forestiers urbains peuvent y contribuer de manière significative. Vous pouvez : 

  • Rechercher des renseignements pertinents sur le contexte de votre collectivité et son exposition aux risques, comme une analyse locale des aléas, des risques et de la vulnérabilité, ou une cartographie des risques de feux de forêt à l’échelle de la collectivité.
  • Recommander au conseil municipal une évaluation locale des risques de feux de forêt si elle n’existe pas déjà. Cette évaluation est souvent réalisée en collaboration avec les services d’urgence et les organismes provinciaux ou territoriaux responsables des feux de forêt.
  • Élaborer des inventaires des arbres, des milieux naturels et des infrastructures à risque dont vous avez la responsabilité (p. ex. arbres remarquables ou patrimoniaux, habitats rares et protégés par la loi, infrastructures de parcs), ainsi que des sources d’ignition courantes (p. ex. feux non autorisés, tabagisme, véhicules).  
  • Préparer des procédures d’urgence pour le nettoyage après un incendie et l’évaluation des dommages. Après un feu de forêt, certains arbres peuvent être endommagés et présenter un danger, ce qui nécessite d’effectuer des travaux d’élagage ou d’abattage afin de réduire les risques pour les travailleurs et le public. 

 

Conséquences des feux de forêt dans la municipalité régionale d’Halifax 

En 2023, des feux de forêt dans la municipalité régionale d’Halifax ont entraîné le déplacement de 16 000 habitants, ainsi que la destruction de 200 structures et de centaines d’hectares de forêt. La municipalité était alors en train d’élaborer un plan de gestion de la forêt urbaine (en anglais seulement) qui formulait plusieurs recommandations pertinentes pour améliorer la capacité d’intervention en cas d’urgence. Celles-ci comprenaient l’exploration d’une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt, l’embauche d’un forestier professionnel pour appuyer la gestion des combustibles, ainsi que la collaboration avec le personnel concerné du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse. 


Opérations courantes de foresterie urbaine 

Les pratiques quotidiennes de gestion de la forêt urbaine peuvent renforcer la résilience de votre collectivité face aux feux de forêt. Dans les zones à risque élevé, vous pouvez : 

  • Promouvoir l’utilisation d’espèces résistantes au feu (p. ex. les espèces à feuilles caduques) et une compacité de plantation à moins de 30 mètres des habitations et des bâtiments.
  • Éviter l’utilisation de paillis combustibles à moins de 1,5 mètre des bâtiments et infrastructures à risque, et réduire les quantités appliquées dans un rayon de 30 mètres. Appliquer le paillis à l’automne et privilégier des fragments plus petits pour favoriser la décomposition.
  • Procéder à un élagage stratégique afin de créer une séparation verticale et horizontale entre la végétation et les infrastructures. Un élagage bien planifié peut permettre d’éviter des abattages inutiles.
  • Ramasser ou gérer les débris issus des opérations, comme les copeaux de bois, et envisager des techniques comme le xéropaysagisme (jardinage sans eau) ou des aménagements à faible consommation d’eau autour des arbres afin de réduire la demande en eau.
  • Mettre en place des politiques ou des pratiques visant à limiter les activités à risque élevé, comme le brûlage des résidus verts ou la tonte de pelouse, pendant les périodes de danger accru d’incendie.  
  • Envisager d’offrir au personnel de terrain une formation de base sur la lutte contre les incendies et le contrôle des sources d’ignition à l’aide d’outils manuels, afin d’éteindre les petits feux rencontrés lors des activités courantes.
  • Intégrer des principes d’atténuation des feux de forêt dans les programmes de santé des forêts, de lutte intégrée contre les ravageurs et de gestion des espèces envahissantes. De manière générale, les pratiques visant à améliorer la santé des forêts contribuent déjà à réduire les risques de feux de forêt (p. ex. en diminuant la mortalité des arbres et en éliminant les débris fins), mais elles devraient inclure une surveillance attentive et une gestion des débris pour mieux atténuer les risques.
  • Planifier de façon stratégique la gestion de la végétation dans les zones à risque élevé avec l’appui d’un professionnel qualifié. Pour en savoir plus sur ce type de projet, consultez notre trousse pour renforcer la résilience aux feux de forêt destinée aux petites collectivités. 

Brûlages dirigés et brûlages culturels dans les milieux naturels 

Les projets de restauration écologique et de naturalisation devraient prendre en compte le rôle du feu dans le maintien des écosystèmes. Dans certains milieux, des feux périodiques permettent d’éliminer l’accumulation de matière organique qui sert de combustible aux incendies plus importants. Ils peuvent également favoriser la reproduction de certaines espèces. Certains sites de votre collectivité pourraient convenir à la réintroduction du feu dans le cadre d’une approche d’aménagement écosystémique des forêts.  

Les effets bénéfiques du feu sont bien connus de nombreux peuples autochtones, qui pratiquent le brûlage culturel depuis des générations. La consultation des Aînés et des gardiens des savoirs traditionnels de votre région peut vous aider à déterminer la pertinence de tels projets.

Les communautés autochtones contribuent d’ailleurs depuis longtemps à la prévention des feux de forêt au Canada. Pour en savoir plus, consultez cette ressource d’Intelli-feu Canada : Tracer la voie : Gestion du feu par les peuples autochtones. 

Restauration des savanes de chênes noirs à Toronto 

Depuis 2000, la Ville de Toronto utilise le brûlage dirigé (en anglais seulement) pour restaurer les savanes de chênes noirs. Après avoir constaté que les jeunes chênes ne remplaçaient pas naturellement les arbres vieillissants dans le parc High Park, la Ville a mis en œuvre des brûlages planifiés pour favoriser la régénération naturelle de cette espèce dépendante du feu.  

L’établissement de relations avec des membres de la communauté anichinabée locale a renforcé ces efforts en permettant de renouer avec les pratiques de gestion ancestrales des savanes de chênes, antérieures à la colonisation, menées par les peuples autochtones de la région. Les brûlages sont réalisés au printemps par une équipe expérimentée, sous la direction d’un responsable des activités de brûlage.  

Afin d’assurer la sécurité et l’efficacité des brûlages, des travaux de plantation et de gestion des espèces envahissantes sont généralement réalisés au préalable pour modifier les conditions de combustible. 


Planification et aménagement communautaires 

La gestion de la forêt urbaine est étroitement liée aux décisions en matière de planification et d’aménagement communautaires. Il est essentiel de prendre en compte les liens entre le risque de feux de forêt et la gestion des forêts urbaines dans les plans à long terme, les outils de contrôle de l’aménagement et la planification des milieux naturels et des parcs. Vous pouvez : 

  • Intégrer des lignes directrices sur le risque de feux de forêt dans les plans à l’échelle de la collectivité et encourager leur prise en compte dans la planification des quartiers et des sites, la gestion des parcs ou l’aménagement paysager en général.  
  • Consulter votre service d’urbanisme au sujet des mécanismes disponibles pour exiger des documents préparés par des professionnels qualifiés (forestiers professionnels, architectes paysagistes, etc.) dans le cadre des approbations d’aménagement, comme les modifications de zonage ou les lotissements. Ces documents peuvent inclure des évaluations Intelli-feu, des plans d’aménagement paysager ou de la documentation sur la gestion de la végétation et l’atténuation des risques, selon le cas.
  • Adopter des règlements ou proposer des lignes directrices volontaires concernant l’aménagement paysager sur les propriétés privées, en particulier dans les zones à risque élevé ou extrême. Ces mesures peuvent inclure des recommandations sur les espèces d’arbres, leur espacement et leur entretien, adaptées au contexte local à partir des lignes directrices Intelli-feu.
  • Lors de la planification des milieux naturels, réaliser des évaluations des risques de feux de forêt dès les premières étapes de conception. Ces évaluations peuvent orienter les décisions relatives aux aménagements et aux plantations, ainsi que le maintien d’accès aux milieux naturels pour les interventions de lutte contre les incendies et la gestion de la végétation. 

Lignes directrices de Nelson en matière d’aménagement et de feux de forêt 

La Ville de Nelson, en Colombie-Britannique, compte environ 10 000 habitants et est entourée de forêts de conifères dans la région montagneuse du sud-est de la province. En raison de l’étendue de son milieu périurbain, le plan communautaire officiel (en anglais seulement) a intégré une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt, qui établit des lignes directrices concernant les matériaux de construction et la conception paysagère, notamment en ce qui concerne l’espacement des arbres et de la végétation.  

Comme des problèmes récurrents ont été observés lors de la plantation d’arbres en dehors du processus d’aménagement, la Ville a également adopté un règlement limitant l’aménagement paysager sur les propriétés privées. Aucun nouvel arbre ou plante de conifère persistant ne peut ainsi être planté à moins de 1,5 mètre d’un bâtiment. 


Engagement

Les membres de la collectivité sont de plus en plus préoccupés par la sécurité et les risques de feux de forêt, et peuvent s’adresser aux forestiers urbains et aux urbanistes pour poser des questions sur la gestion des arbres dans leur quartier. Il est important de pouvoir communiquer efficacement les stratégies de plantation, de sélection des espèces et de gestion de la végétation lors des interactions avec le public. Vous pouvez :  

  • Étiqueter les arbres plantés avec des renseignements sur leur résilience aux feux de forêt. Par exemple, le programme FireSmart BC propose une liste de végétaux (en anglais seulement) que les gouvernements locaux peuvent utiliser pour identifier les espèces appropriées. Une approche similaire peut être appliquée aux plantations dans les parcs. Il est aussi possible d’installer une signalisation sur les sites de restauration naturelle pour indiquer que les espèces plantées présentent un faible risque.  
  • Diffuser les résultats pertinents des évaluations des risques de feux de forêt lors des consultations sur les plans de parcs ou de plantation.  
  • Organiser des activités d’information publique dans les secteurs où des interventions de gestion de la végétation ont été réalisées afin de montrer les résultats obtenus.  
  • Utiliser les médias numériques pour expliquer les changements apportés aux pratiques d’aménagement paysager, comme le paillage, dans les espaces publics afin de favoriser la résistance aux feux de forêt.  
  • Faire des liens vers les lignes directrices municipales ou d’Intelli-feu en matière d’aménagement paysager dans les publications sur les réseaux sociaux. 

L’approche de Kelowna en matière de préparation aux feux de forêt 

La Ville de Kelowna, en Colombie-Britannique, a été touchée à plusieurs reprises par des feux de forêt dans son milieu périurbain, notamment en 2003, lorsque le parc provincial Okanagan Mountain a été ravagé par les flammes, entraînant l’évacuation de 27 000 personnes et la destruction de 239 habitations.

Depuis, la Ville a mis en place une approche robuste de préparation aux feux de forêt (en anglais seulement), en parallèle à ses efforts de gestion de la forêt urbaine. Parmi les initiatives mises en œuvre, on compte des sites de gestion de la végétation et de naturalisation dans les milieux naturels municipaux, des journées communautaires de déchiquetage des résidus de jardin (organisées par le service des parcs), une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt en vertu de la Local Government Act de la Colombie-Britannique (administrée par les services de planification et d’aménagement), ainsi que l’installation d’une maison et d’un jardin de démonstration Intelli-feu (fruit d’une collaboration entre le service des parcs et le service des incendies de la Ville).  


Lectures complémentaires 


Cette ressource a été créée en partenariat avec Arbres Canada et le Fonds municipal vert de la FCM dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes qui est mise en œuvre par la Fédération canadienne des municipalités et financée par le gouvernement du Canada.   

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L’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du Fonds municipal vert, qui est financée par le gouvernement du Canada et mise en œuvre par la FCM, est un programme de 291 millions de dollars qui prendra fin en 2031. Le renforcement des capacités est rendu possible grâce à un partenariat avec Arbres Canada. L’initiative CCCC soutiendra la plantation d’au moins 1,2 million d’arbres dans l’ensemble du pays d’ici à la fin mars 2031.

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Cet article résume les principales conclusions d’un récent webinaire explorant comment les données climatiques peuvent éclairer et soutenir les projets d’adaptation municipaux. Des experts ont abordé la question de la nature des données climatiques et ont partagé leurs expériences quant à leur utilisation dans le cadre de projets d’adaptation municipaux, nous montrant ainsi comment les municipalités sont particulièrement bien placées pour exploiter ces données afin de s’adapter aux changements climatiques et de renforcer leurs efforts d’adaptation.     


La construction d’infrastructures municipales et d’autres actifs était autrefois relativement simple. Les gouvernements municipaux recouraient à des méthodes et matériaux fiables, et respectaient les normes de construction, permettant ainsi aux collectivités de profiter des fruits de ces efforts pendant de nombreuses années.  

Désormais, si les municipalités souhaitent construire des infrastructures capables de résister aux effets des changements climatiques à venir, elles devront en faire plus. Les codes de construction conventionnels reposent sur des valeurs climatiques historiques, à une époque où les conditions météorologiques étaient cycliques et relativement prévisibles. La réalité est tout autre aujourd’hui.  

« Des zones constructibles émergent dans le sud du pays, où règnent des conditions climatiques qui n’existaient pas forcément au Canada auparavant », explique Casey Clunas, analyste des politiques à Environnement et Changement climatique Canada.  

Si nous voulons construire en tenant compte des changements climatiques, nous devons utiliser de nouveaux outils. 


Quels outils de données climatiques devrions-nous utiliser?  


Casey Clunas travaille avec le Centre canadien des services climatiques du ministère. Elle explique que les municipalités représentent une part importante des usagers du centre, car elles gèrent un grand nombre d’éléments particulièrement touchés par les changements climatiques.  

Le centre propose des conseils, des formations et des ressources pour aider les usagers à comprendre les données climatiques et à les utiliser dans le cadre des décisions prises en matière d’adaptation. L’un de ces outils, Donneesclimatiques.ca, est un portail qui offre des données climatiques de haut niveau et à haute résolution pour l’ensemble du pays.  

Ce centre n’est qu’une des sources que les municipalités peuvent consulter pour obtenir des données climatiques. Bien que Casey Clunas reconnaisse que la surabondance de ressources en ligne proposant des données climatiques de qualité peut être source de confusion, elle suggère de reformuler légèrement ce défi : « cela démontre que les options sont nombreuses ».  

Sara MacRae, directrice, Climat et énergie pour le comté de Dufferin (à environ une heure au nord de Toronto), et son équipe ont collaboré avec le programme Promouvoir l’adaptation d’ICLEI Canada pour élaborer la stratégie d’adaptation et le plan d’action du comté. Ils ont utilisé le cadre BARC (Bâtir des collectivités adaptées et résilientes), un outil de planification en cinq étapes conçu pour aider les gouvernements municipaux à se préparer aux répercussions des changements climatiques en évaluant la probabilité qu’une série d’événements climatiques se produise ainsi que leurs conséquences possibles.  

 
 « Nous utilisons des outils fondés sur les données, en complément de méthodes plus qualitatives et narratives, pour mieux comprendre comment nos collectivités subissent les répercussions des changements climatiques. »  - Jillian Prosser, Ville de Calgary 


Le comté de Dufferin a utilisé des données et des modèles climatiques en parallèle avec l’expertise et l’expérience locales. « Et dans la mesure du possible, nous avons utilisé une approche globale », explique Sara MacRae. Cela signifie exécuter simultanément plusieurs modèles climatiques, pour ainsi fournir une projection plus précise qu’en utilisant un seul modèle pour des éléments comme les températures et les précipitations à venir, annuelles et saisonnières.  

De même, la Ville de Calgary a utilisé une quarantaine d’indices différents pour élaborer son indice des risques liés aux changements climatiques pour la collectivité. Jillian Prosser, qui dirigeait l’équipe d’adaptation climatique au moment du webinaire, explique que cet outil permet à la ville de comprendre ses principaux risques climatiques et la façon dont ils pourraient affecter sa population, ses collectivités, ses lieux et ses actifs les plus vulnérables, afin qu’elle puisse réagir en conséquence.  

Calgary utilise également des données climatiques en parallèle avec d’autres méthodes complémentaires.  

« Nous utilisons des outils fondés sur les données, associés à des méthodes plus qualitatives et narratives, pour mieux comprendre comment nos collectivités subissent les effets des changements climatiques », explique madame Prosser.  

Ce travail consiste notamment à organiser des groupes de travail communautaires et à collaborer avec la population pour comprendre les répercussions qu’elle subit et déterminer comment, selon elle, on pourrait mieux la soutenir dans un contexte de changements climatiques. 


Utiliser les données climatiques pour concevoir en tenant compte des avantages connexes 


Leurs approches complémentaires ont permis aux deux municipalités de privilégier des projets d’adaptation axés sur l’équité sociale. La création de pôles de résilience communautaires figurait en bonne place sur la liste de leurs priorités.  

Sara MacRae affirme que le projet pilote du pôle de résilience du comté reflète son objectif de renforcer l’infrastructure sociale afin de mieux gérer, pour les résidents, les risques climatiques pour la santé et la sécurité en améliorant les liens au sein de la collectivité.  

En « mode au quotidien », ce pôle servirait d’espace communautaire multifonctionnel. « Dans 99 % des cas, le pôle remplirait ce rôle », affirme madame MacRae. « Il pourrait par exemple offrir des espaces qu’on peut réserver pour organiser des activités, un atelier de réparation de vélos et une trousse de premiers soins. »  

En cas de crise, le pôle passerait en « mode de perturbation ». Il pourrait devenir un lieu de réunion familiale, un endroit pour distribuer des fournitures d’urgence et communiquer des renseignements cruciaux, et bien plus encore.  

Enfin, en « mode de reprise », le pôle continuerait à soutenir la collectivité en proposant des programmes de santé mentale, des services communautaires et la distribution de ressources pour aider les gens à se rétablir et à se reconstruire après une perturbation.  

La conception du bâtiment elle-même sera également influencée par les données climatiques, car le comté de Dufferin devrait connaître des périodes prolongées de chaleur extrême. Sara MacRae indique qu’ils envisageront d’intégrer des éléments comme des zones ombragées, des points d’accès à l’eau potable et des stations de brumisation.  

Parallèlement, la Ville de Calgary a privilégié la construction d’un pôle de résilience communautaire dans son quartier de Sunalta.  

« Nous avons commencé à comprendre quels éléments de vulnérabilité sont essentiels pour faire face aux risques climatiques dans cette collectivité », explique Jillian Prosser. À Sunalta, cette vulnérabilité se traduit par un pourcentage élevé de personnes racisées, de chômage, de nouveaux immigrants et de terres recouvertes de surfaces pavées.  

Le pôle consistera en un bâtiment spécialement conçu à cet effet, comprenant une cuisine commerciale, un café et des espaces de programmation. Il fonctionnera comme une entreprise sociale, ce qui signifie que les revenus qu’il générera seront réinvestis dans la collectivité.  

Jillian Prosser explique comment les données climatiques ont guidé la conception du bâtiment, les systèmes de chauffage et de refroidissement du pôle étant conçus pour répondre aux besoins futurs. Cette approche adaptée aux changements climatiques comprend des modifications de l’enveloppe du bâtiment, du système énergétique, de la toiture et des aménagements extérieurs. Des mesures d’atténuation et d’adaptation aux gaz à effet de serre ont également été intégrées à la conception.  

« Au lieu de créer ce pôle pour le climat que nous n’avons plus, on le construit pour celui dont nous allons hériter », explique-t-elle.

Visionner le webinaire connexe


Outils et ressources en vedette :

L’adaptation aux changements climatiques sous l’angle de l’équité

City of Calgary, Community Climate Risk Index (En anglais seulement)

Des données climatiques pour assurer l’avenir du Canada

Bâtir des collectivités adaptées et résilientes : Un cadre pour l’action locale 

 

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Cet article résume les principales conclusions d’un récent webinaire sur l’adaptation climatique équitable. Un groupe d’experts a discuté d’exemples, d’approches et de stratégies en matière d’adaptation climatique locale sous l’angle de l’équité, et a échangé des observations sur les priorités et les ressources locales en matière de climat pour soutenir les projets d’adaptation climatique des collectivités.  


Bon nombre de municipalités commencent à placer l’équité au cœur de leurs mesures de lutte contre les changements climatiques. L’adaptation équitable suppose de comprendre l’histoire et le contexte des systèmes dans lesquels nous travaillons, et d’admettre que nombre d’entre eux sont axés sur les privilèges et les inégalités. Nous devons donc trouver de nouvelles façons de penser et de faire les choses.

Nous devons notamment établir des relations : échanger, collaborer et nouer des partenariats avec les groupes dignes d’équité afin de garantir qu’ils obtiennent ce qui leur revient.  

Emmay Mah, directrice générale de la Toronto Environmental Alliance, suggère aux municipalités d’examiner les partenariats qu’elles doivent mettre en place avec les organismes communautaires, les organisations et les groupes de voisinage afin de protéger les résidents dans les situations extrêmes, mais aussi de renforcer la résilience climatique de la collectivité au fil du temps.  

Ce travail peut toutefois être très long et, comme le souligne Ewa Jackson, directrice générale d’ICLEI Canada, il n’est pas toujours facile à concilier avec la façon dont les projets municipaux sont généralement conçus, financés et administrés.  

Par ailleurs, le contexte climatique actuel confère un réel sentiment d’urgence à la réalisation de ces projets.  

« Ce ne sont plus des hypothèses », déclare Rachel Mitchell, alors directrice principale des programmes à la Clean Foundation. « Nous devons réagir aux conséquences plus fréquentes, et plus graves, des changements climatiques ». 

 
Brad Badelt, alors directeur du développement durable de la Ville de Vancouver, affirme que la ville en est encore à découvrir l’adaptation climatique axée sur l’équité, mais qu’elle est déjà en train de « rattraper son retard ». 

L’adaptation vue sous l’angle de l’équité  


Emmay Mah affirme qu’il est essentiel de placer le bien-être des collectivités touchées directement ou de manière disproportionnée par les changements climatiques au cœur des plans municipaux d’adaptation climatique.  

De quelle façon? Brad Badelt décrit un projet de plantation d’arbres dans le Downtown Eastside de Vancouver comme un exemple modeste mais très concret de changement de pratiques visant à se concentrer sur les mesures d’adaptation là où elles sont le plus nécessaires.  

Le quartier est très bétonné et asphalté, ce qui augmente la vulnérabilité des résidents à l’effet d’îlot de chaleur urbain lors des vagues de chaleur désormais fréquentes à Vancouver. Au fil des ans, la ville est passée d’une politique consistant à planter autant d’arbres que possible un peu partout à une approche plus ciblée sur des zones comme le Downtown Eastside, où la plantation est beaucoup plus difficile.  

La plantation d’arbres est également plus coûteuse ici, car la ville doit enlever le béton pour creuser des tours d’arbre. « Cela exige beaucoup d’entretien, mais il est évident que les besoins et les avantages sont bien plus importants ici », explique monsieur Badelt.  

Cependant, les projets d’adaptation équitable ne doivent pas toujours concerner les infrastructures physiques. L’infrastructure sociale est tout aussi importante.   

  
« Il est primordial que les gouvernements municipaux s’engagent à doter adéquatement les infrastructures communautaires de première ligne des ressources nécessaires. » – Emmay Mah, Toronto Environmental Alliance
 

Tirer parti des infrastructures sociales existantes  

  
Rachel Mitchell affirme qu’une bonne façon d’établir des liens avec les groupes dignes d’équité est d’entrer d’abord en contact avec les organismes qui travaillent en étroite collaboration avec les groupes sous-représentés, même lorsqu’il n’existe aucun lien évident avec le climat. « Il peut s’agir de Centraide ou d’un autre organisme qui travaille auprès des personnes mal logées », dit-elle.    

Emmay Mah partage cet avis et suggère qu’un bon point de départ serait d’examiner les infrastructures sociales existantes : les réseaux d’entraide, les modèles de soutien communautaire et l’entraide entre voisins. Ces structures, note-t-elle, sont des outils privilégiés pour la résolution multiple de problèmes en situation de crise.  

Madame Mah présente les résultats d’une étude menée par la Toronto Environmental Alliance (avec l’appui de la Ville de Toronto et du Atmospheric Fund), qui a révélé que les organismes communautaires ayant déjà effectué un travail de préparation ou de renforcement des capacités en cas d’urgence étaient capables de s’adapter beaucoup plus rapidement pour venir en aide aux résidents en situation de crise.

Par exemple, les bénévoles locaux des tours d’habitation du quartier St. James Town à Toronto avaient commencé à suivre une formation pour mieux se préparer à un événement météorologique extrême avant la pandémie. Dès que la crise a éclaté, ils ont pu réagir immédiatement, en communiquant avec les résidents de leurs immeubles qui avaient besoin d’aide, en parcourant les étages pour distribuer de la nourriture et en prenant des nouvelles des personnes âgées isolées.  

Après avoir constaté l’efficacité de ces initiatives communautaires, la Ville de Toronto s’est engagée à consacrer des ressources aux réseaux d’aide locaux lors de l’adoption de sa nouvelle stratégie de carboneutralité, les reconnaissant comme des pierres angulaires de l’infrastructure sociale et physique.

Madame Mah affirme qu’ils continueront à travailler avec la ville pour examiner comment on peut intégrer ces réseaux d’aide aux plans de résilience climatique, qualifiant le projet de « travail en cours ». 

Pour une conception et un financement plus équitables des projets d’adaptation 


Si nous voulons que les projets municipaux d’adaptation soient véritablement équitables, nous devrons sans doute les modifier à bien des égards.

Ewa Jackson souligne que la conception des projets municipaux d’adaptation peut aller à l’encontre d’une approche axée sur l’équité, qui repose sur un rééquilibrage des pouvoirs. Ce rééquilibrage exige d’instaurer un climat de confiance, ce qui prend du temps, alors que de nombreux projets municipaux sont soumis à des délais serrés. Il est pratiquement impossible d’établir des relations dans des délais très courts, surtout avec des groupes ayant longtemps été victimes d’inégalités et de marginalisation.

« Réunir des personnes pour collaborer uniquement à la phase un ou à la phase trois, lorsqu’on a besoin de quelque chose, relève, par définition, d’une démarche transactionnelle », explique madame Jackson. « L’adaptation climatique équitable, ou l’équité en quoi que ce soit, ne peut être de nature transactionnelle. Une collaboration minimale est indispensable. Sinon, il ne s’agit que de consultation, ce qui est très différent de la mise en place de l’équité. »  

Ewa Jackson suggère d’utiliser des modèles plus flexibles, comme la méthode de conception de projet agile, mais reconnaît que les modèles de financement pourraient devoir être plus agiles pour s’y adapter. 

Une autre solution consiste à trouver des moyens de surmonter certains obstacles juridiques afin de donner aux groupes communautaires les moyens d’agir davantage. Là encore, il s’agit de tirer parti des infrastructures sociales déjà en place. Cette idée a été reprise par les autres participants.  

« Il est primordial que les gouvernements municipaux s’engagent à doter adéquatement les infrastructures communautaires de première ligne des ressources nécessaires », soutient Emmay Mah. « Et cela vaut également pour les bailleurs de fonds. »   

 

Visionner le webinaire connexe


Outils et ressources en vedette :

L’adaptation aux changements climatiques sous l’angle de l’équité 

Activités d’équité, d’inclusion et de lutte contre le racisme de la FCM 

Adaptation équitable aux changements climatiques : Pistes de réflexion pour les administrations locales

Atlas Climatique du Canada : Savoirs Autochtones 

Tessa Watkins, Wheel of privilege (En anglais seulement)

Indigenous Climate Hub, Climate change adaption (En anglais seulement)

City of Vancouver, Sea2City design challenge (En anglais seulement)

Community Resilience to Extreme Weather (CREW), Neighbourhood heatwave response project (En anglais seulement) 

Toronto Environmental Alliance (TEA), Sowing the seeds for local climate leadership: A learning guide for resident engagement using a connected communities approach (En anglais seulement)

Toronto Environmental Alliance (TEA), Community hubs and community-based responses to the COVID-19 crisis: Lessons for building a more equitable, resilient and climate-safe Toronto  (En anglais seulement)

Climate Caucus Handbooks (En anglais seulement)

Government of BC, Systems-based approaches for climate resilient infrastructure (En anglais seulement) 

HealthyPlan.City (En anglais seulement) 

Climigration Network, Lead with listening: A guidebook for community conversations on climate migration (En anglais seulement)

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Generate 22,960 GJ of renewable energy per year

Production de 22 960 GJ d’énergie renouvelable par an

Approximately 40% of the wastewater treatment plant’s heat and electricity demand

Soit environ 40 % des besoins en chaleur et en électricité de l’usine d’épuration

Reduce 2,000,000 tonnes/year of CO2e emissions

Réduction de 2 000 000 kg par an des émissions d’équivalent CO2

Divert 4,140 tonnes/year of food waste from the landfill

Détournement de 4 140 tonnes par an de déchets alimentaires des sites d’enfouissement

Résumé

La ville de Timmins s’est aventurée en terrain inconnu : transformer les déchets organiques en énergie renouvelable et en engrais. Une étude de faisabilité a révélé qu’en mélangeant les déchets alimentaires avec les eaux usées à l’usine d’épuration de Mattagami, on pourrait produire suffisamment d’énergie pour couvrir près de la moitié des besoins de l’usine. Grâce à des avantages tels que le détournement des déchets organiques des sites d’enfouissement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie renouvelable et la fertilisation des sols, la ville contribuera à protéger l’environnement extérieur dont ses résidents sont fiers. Les résultats montrent que même les collectivités de taille moyenne peuvent transformer les déchets en énergie fiable. En utilisant les infrastructures dont elle dispose déjà, la ville crée de la valeur environnementale et économique pour les habitants de Timmins.

Quelques statistiques

Production de 22 960 GJ d’énergie renouvelable par an, soit environ 40 % des besoins en chaleur et en électricité de l’usine d’épuration
Réduction de 2 000 000 kg par an des émissions d’équivalent CO2
Détournement de 4 140 tonnes par an de déchets alimentaires des sites d’enfouissement 

« Détourner les déchets des sites d’enfouissement est un objectif important pour la municipalité, que ces déchets proviennent de sources résidentielles ou de sources industrielles, commerciales et institutionnelles (ICI). Le traitement des déchets ICI soutient les objectifs globaux de détournement des déchets, prolonge la durée de vie des sites d’enfouissement et contribue à des objectifs environnementaux et de développement durable plus larges, ce qui profite à l’ensemble de la collectivité. » 

Contexte

En 2021, la ville a réalisé une étude de faisabilité qui a quantifié les déchets alimentaires résidentiels et industriel, commercial et institutionnel (ICI) dans la région et comparé trois options de traitement des déchets :

  1. Le compostage traditionnel. 
  2. La digestion anaérobie, qui traite les déchets organiques dans des cuves sans oxygène où des microbes les décomposent pour produire de l’engrais et du biogaz pouvant être utilisé pour le chauffage et l’énergie renouvelable sous forme d’électricité ou de gaz naturel renouvelable.  
  3. La codigestion, dans ce cas, est un type particulier de digestion anaérobie où les eaux usées sont mélangées aux déchets alimentaires à l’usine d’épuration de Mattagami de la ville.

La ville a collaboré avec l’Agence ontarienne des eaux afin d’analyser la faisabilité de la codigestion et a constaté qu’il s’agissait de l’option la plus rentable.

Le défi

Bien que la codigestion soit considérée comme une solution viable, la ville de Timmins poursuit plusieurs objectifs à la fois avec ce projet :

  • Augmenter la quantité de déchets organiques détournés des sites d’enfouissement; 
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre; et 
  • Améliorer la capacité de réception de déchets organiques dans la région. 

Pour les collectivités de taille moyenne comme Timmins, concilier les finances et la vision d’une économie circulaire peut s’avérer plus difficile, car elles bénéficient moins des économies d’échelle que les grandes villes. 

La solution

La ville a analysé cinq scénarios de mélange de déchets alimentaires avec les eaux usées, chacun se situant sur un continuum allant de l’ajout de zéro déchet organique jusqu’à l’ajout du maximum pouvant être traité à l’usine. Chaque étape de ce continuum a permis d’accroître la production d’énergie renouvelable et de réduire les émissions potentielles. 
L’analyse a révélé qu’il était plus faisable de produire de la chaleur et de l’électricité renouvelables que du gaz naturel renouvelable. La ville avait besoin de plus de déchets organiques et de boues d’épuration que ce qui était facilement disponible pour que la production de gaz naturel renouvelable soit réalisable. Les scénarios de production de chaleur et d’électricité renouvelables présentaient le moins de risques techniques et opérationnels.

Les résultats

  • Le scénario le plus réalisable permet de codigérer 4 140 tonnes par an de déchets organiques résidentiels et ICI qui, autrement, iraient au site d’enfouissement.
  • Le taux de détournement prévu dans ce scénario permettrait de réduire les émissions d’équivalent CO2 de 2 000 000 kg/an au site d’enfouissement.
  • La codigestion des déchets alimentaires résidentiels et ICI génère suffisamment d’énergie pour couvrir 40 % des besoins en chauffage et 44 % des besoins en électricité de l’usine.
  • L’utilisation de l’usine d’épuration existante permet de réduire d’importantes dépenses d’immobilisation et d’optimiser la rentabilité de la codigestion. 
  • L’utilisation de déchets comme ressource favorise une économie circulaire.

Les leçons apprises 

L’expérience de la ville a permis de tirer plusieurs leçons pratiques qui pourraient être utiles à d’autres collectivités qui envisagent la codigestion. Un engagement précoce, des partenariats de confiance et une solide compréhension des conditions locales ont été décisifs dans l’élaboration d’une solution à la fois réalisable et soutenue par les exploitants et la collectivité.

  • Privilégiez un engagement précoce des parties prenantes afin d’évaluer la disponibilité des matières premières et la concurrence dans votre région. Établir des liens avec les parties prenantes prend du temps et nécessite des suivis réguliers; il est donc important de prévoir suffisamment de temps et de budget dès le départ. 
  • Collaborez avec un partenaire qui entretient des liens étroits avec les fournisseurs de matières premières et les acheteurs de gaz; son accès aux données du marché privé et sa crédibilité favorisent l’engagement des parties prenantes. Dans ce cas précis, l’Agence ontarienne des eaux a apporté son expertise en matière de réglementation, de technique, d’exploitation et de réalisation de projets.
  • Appuyez-vous sur l’expertise de vos exploitants internes pour comprendre l’historique d’exploitation de votre usine d’épuration, évaluer les répercussions sur le système et valider les hypothèses de réduction des coûts.  
  • Il est plus facile d’atteindre de manière fiable la production d’énergie prévue lorsqu’il y a peu de concurrence pour la réception des déchets organiques. Il n’existe aucune entreprise privée de collecte de déchets organiques dans la ville de Timmins, ce qui augmente la probabilité de sécuriser les déchets alimentaires disponibles estimés. 
  • Lorsque des terres voisines pourraient bénéficier du digestat, le projet peut maximiser ses avantages environnementaux. La ville se situe à proximité de sites miniers où le digestat riche en nutriments pourrait être distribué pour contribuer à la réhabilitation des terres. 
  • Lorsque la collectivité et l’équipe chargée de l’exploitation constatent que les changements profitent à tous, les projets prennent de l’ampleur. Les exploitants ont été informés de l’étude de faisabilité et les résidents ont été sondés sur leur probabilité de participer à un programme de collecte des matières organiques. 

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Heap of old cracked rotten scrapped pine wood decking planks

 

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