Aperçu de la gestion des matières résiduelles solides dans les municipalités canadiennesLa responsabilité élargie des producteurs pour inclure l’étape de post-consommation de leurs produits est une solution clé pour la durabilité financière et environnementale dans le secteur des matières résiduelles. C’est l’une des conclusions de ce rapport du Fonds municipal vert (FMV) qui met en évidence les tendances du secteur des matières résiduelles, les facteurs clés influençant la capacité des municipalités à favoriser le changement et les pratiques exemplaires présentant des avantages économiques, sociaux et environnementaux.

Cet aperçu met l’accent sur des pratiques regroupées en quatre catégories :

  • méthodes liées à l’économie circulaire
  • nouvelles technologies
  • programme intégré de matières résiduelles solides
  • instruments obligatoires et économiques

La Ville de Beaconsfield, au Québec, constitue un exemple de cette dernière catégorie. Elle a mis en place un projet pilote de système de collecte des matières résiduelles pollueur-payeur hautement efficace qui permet aux gens de choisir un bac plus petit ou des collectes moins fréquentes et d’économiser. Résultats : diminution de 50 % des résidus acheminés au site d’enfouissement et réduction des coûts de 40 % pour la municipalité.

Outre l’accent mis sur la responsabilité élargie des producteurs (REP), le rapport tire plusieurs autres conclusions, notamment :

  • Les partenariats internationaux entre les grandes villes continueront de stimuler le changement.
  • Le réacheminement des résidus organiques est de plus en plus courant et peut avoir une incidence considérable sur la réduction des émissions.
  • Les initiatives de sensibilisation du public et d’éducation ciblée sur le secteur industriel, commercial et institutionnel (ICI) peuvent faciliter la réussite de nouveaux projets.

Lisez le rapport pour plus de renseignements, d’exemples et de conclusions.

À propos du Fonds municipal vert

Le Fonds municipal vert (FMV) est un programme d’un milliard de dollars offert par la Fédération canadienne des municipalités et financé par le gouvernement du Canada. Grâce à une combinaison unique en son genre de formation, de ressources et de financement, le FMV stimule les mesures locales afin d’améliorer la vie de millions de Canadiens, tout en s’attaquant aux enjeux environnementaux et climatiques urgents.

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La déconstruction circulaire aide les collectivités de l’île de Vancouver à récupérer les matériaux utiles de bâtiments et de sites postindustriels au lieu de les envoyer dans des sites d’enfouissement. En récupérant du bois, des métaux, des briques et d’autres matériaux pour les réutiliser, les collectivités rurales créent de nouvelles possibilités économiques, soutiennent le perfectionnement de la main-d’œuvre et renforcent la résilience locale grâce à des approches d’économie circulaire.

Les collectivités qui participent à ces travaux prévoient d’importantes répercussions positives à l’échelle locale, notamment une contribution économique directe potentielle de 2,57 millions de dollars, des évaluations de l’économie circulaire pour 12 entreprises, une capacité accrue de transformation du bois récupéré et une formation de perfectionnement des compétences pour la main-d’œuvre licenciée. 

Cette série d’articles met en lumière la façon dont les collectivités de l’île de Vancouver établissent des partenariats, renforcent l’économie locale et créent de nouvelles possibilités grâce à des approches d’économie circulaire dans le secteur de la construction.

Heap of old cracked rotten scrapped pine wood decking planks

 

Articles de la série

Le recyclage des déchets alimente les emplois de l’économie circulaire en Colombie-Britannique 
Les municipalités de l’île de Vancouver et de la côte trouvent des solutions novatrices pour détourner des matériaux de construction et de démolition des sites d’enfouissement grâce à des échanges, à des études de marché et à la collaboration des parties prenantes. Découvrez des exemples concrets de collectivités qui s’efforcent de mettre en œuvre des projets d’économie circulaire, de valoriser les déchets et de créer de nouvelles opportunités économiques.

Renforcer la main-d’œuvre locale à Port Alberni grâce à l’économie circulaire
Après plusieurs fermetures d’usines de papier à Port Alberni, des partenaires locaux se sont mobilisés pour créer des programmes de perfectionnement de la main-d’œuvre axés sur la durabilité et l’économie circulaire. Découvrez comment des initiatives de formation et la collaboration communautaire aident la main-d’œuvre à faire la transition vers les industries émergentes.

Une approche structurée pour promouvoir l’économie circulaire au sein des collectivités rurales 
Les municipalités rurales font face à des défis et à des possibilités uniques dans la gestion des déchets de construction et de démolition. Découvrez comment la collaboration, des partenariats communautaires et des initiatives de récupération de matériaux peuvent aider à renforcer l’économie locale et la résilience à long terme.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

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Dans les trois districts régionaux de la Colombie-Britannique étudiés par la Synergy Foundation, on estime que 20 % des résidus de construction et de démolition sont gaspillés chaque année. Grâce à des réseaux d’échange, il est possible de continuer à utiliser des matériaux de valeur, ce qui permet de réduire les déchets et de favoriser l’économie circulaire.

Transformer les résidus de construction et de démolition en occasions de développement économique local

Chaque année, d’importants volumes de résidus de construction et de démolition, comme le bois, le métal, le béton, les fenêtres, les revêtements et les armoires, sont enfouis malgré leur potentiel de réutilisation et leur valeur sur le marché. La Synergy Foundation a commandé des études de marché sur ces résidus dans trois districts régionaux de la Colombie-Britannique, qu’elle a associées à des activités de consultation communautaire et à des projets pilotes visant à mettre en place des réseaux d’échange régionaux. Ces réseaux montrent comment un traitement local, des partenariats communautaires et des activités à valeur ajoutée peuvent créer de nouveaux emplois, conserver la valeur des résidus au niveau local et poser les bases d’un pôle d’économie circulaire pour les résidus de construction et de démolition.

Résidus de construction et de démolition : valeur perdue et répercussions économiques

  • Environ 33 000 tonnes de résidus de construction et de démolition envoyées aux sites d’enfouissement chaque année
  • Création de 25 emplois directs potentiels grâce au détournement de la moitié des résidus de construction et de démolition
  • Contribution économique directe potentielle de 2,57 millions de dollars
  • Trois districts régionaux participant à des études sur le marché des résidus 
  • Douze entreprises participant à des évaluations d’entreprises d’économie circulaire
  • Trois projets pilotes démontrant des échanges de résidus et un traitement à valeur ajoutée sur place
  • Capacité de traitement de 140 à 150 tonnes par an de bois de récupération
  • Traitement de 8 000 kg de plastique en un an, avec une augmentation de la capacité prévue
  • Douze réseaux d’échange de résidus en cours avec des entreprises et des organismes locaux dans les trois régions
  • Participation de 196 organismes et entreprises

Contexte

Les districts de qathet, d’Alberni-Clayoquot et de Cowichan Valley sont liés par une histoire économique ancrée dans les secteurs des ressources primaires et de la fabrication. Ils traversent actuellement une transition économique, marquée par le ralentissement des scieries et les changements plus généraux dans le secteur forestier. La construction et la rénovation restent des moteurs économiques importants, employant environ 10 % de la main-d’œuvre et générant des volumes importants de résidus de construction et de démolition. Ce secteur est à la fois une source majeure de production de déchets et une grande occasion pour mettre en œuvre des solutions d’économie circulaire qui soutiennent l’emploi local et la résilience économique.

Freins à la mise en valeur des résidus de construction et de démolition

Les résidus de construction et de démolition constituent l’un des flux de déchets les plus importants et à la croissance la plus rapide au Canada, mais ils recèlent souvent une valeur considérable. La Synergy Foundation voulait mieux comprendre les flux de résidus, leur potentiel sur le marché et les conditions nécessaires pour les réutiliser dans les districts de qathet, d’Alberni-Clayoquot et de Cowichan Valley, tout en tenant compte de certains défis majeurs qui limitent leur valorisation, notamment :

  • Compréhension limitée de la véritable valeur économique des résidus de construction et de démolition;
  • Contamination élevée due à de mauvaises pratiques de tri à la source;
  • Marchés locaux fragmentés ou inexistants;
  • Manque de liens entre les producteurs de résidus, les transformateurs et les utilisateurs finaux;
  • Absence de politiques et de mesures incitatives locales.

L’objectif final était de renforcer la capacité locale en matière d’économie circulaire, en augmentant la part des résidus de construction et de démolition détournée vers la réutilisation, le recyclage et la fabrication à valeur ajoutée.

Mettre en place des réseaux d’échange locaux de résidus de construction et de démolition

La Synergy Foundation a reçu une subvention dans le cadre du programme provincial de diversification économique rurale et d’infrastructure (REDIP) de la Colombie-Britannique afin d’élaborer des stratégies de pôles d’économie circulaire dans les trois districts régionaux et de mieux comprendre comment la valeur des résidus de construction et de démolition pourrait être valorisée à l’échelle locale.

Trois études de marché sur les résidus ont été commandées pour :

  • quantifier les volumes et la valeur des résidus de construction et de démolition récupérables;
  • déterminer les résidus prioritaires à potentiel de marché à court terme;
  • estimer les retombées sur l’emploi;
  • mettre en évidence les obstacles, comme la contamination, le manque de tri et les lacunes dans les politiques.

Plusieurs séances de consultation en personne ont réuni des acteurs de divers secteurs, dont des entreprises locales, des entreprises sociales et des artistes, dans le but :

  • d’établir des liens entre les entreprises locales;
  • de trouver des idées et des solutions concernant les résidus difficiles à valoriser;
  • de valider les priorités et les prochaines étapes pour faire avancer les efforts de valorisation.

Trois projets pilotes ont été mis en place pour présenter concrètement le fonctionnement des échanges de résidus.

1. District régional d’Alberni-Clayoquot
L’Alberni Valley Makerspace et une entreprise locale de construction ont démontré qu’il est possible d’utiliser des résidus de construction et de démolition récupérés pour fabriquer localement des produits à petite échelle, par exemple :

  • en traitant environ 8 000 kg de plastique en 2025 (l’objectif est de 16 000 kg pour 2026);
  • en transformant des plastiques de construction en biens de consommation entièrement recyclés, comme des cintres pour combinaisons de plongée fabriqués à partir de tuyaux de ponceau en plastique recyclé.
Old grey and black speckled culvert sitting in a workshop setting.

Des tuyaux de ponceau en plastique récupérés en cours de transformation en plateaux de table à l’Alberni Valley Makerspace, janvier 2026.

2. District régional de Cowichan Valley
The ReUse People of Canada (TRP), un organisme de bienfaisance enregistré, a collaboré avec DL Bins, une entreprise locale de collecte et de gestion des déchets, pour faciliter la réutilisation et le traitement du bois de récupération par :

  • la mise en place d’un approvisionnement régulier en bois de récupération à prix abordable pour divers acheteurs et utilisateurs finaux; 
  • le développement d’une capacité de traitement du bois de récupération d’environ 140 à 150 tonnes par an;
  • la poursuite d’autres objectifs, comme l’achat en gros pour les entrepreneurs, l’approvisionnement des productions cinématographiques locales et la réalisation de travaux de transformation du bois (élagage, classement, contrôle de la qualité).

De plus, la mission caritative de TRP contribue au bien-être et à l’inclusion des membres de la collectivité. L’organisme embauche et forme des travailleurs autochtones locaux dans le cadre d’un projet pilote de déclouage qui permettra d’accroître encore la valeur de revente des résidus et de créer des emplois.

3. District régional de qathet
L’entreprise sociale Kindred ReBuild s’est associée au district régional de qathet, à des entreprises de construction locales et à une ancienne scierie afin d’étendre ses marchés de collecte et de réutilisation. Voici ses principales activités :

  • Récupération directe sur les chantiers de démolition et de construction.
  • Collaboration avec des entrepreneurs pour détourner les résidus réutilisables.
  • Tri et revente en vue d’une réutilisation au sein de la collectivité.

Parmi ses projets à venir, on compte :

  • La mise en place d’un projet pilote de collecte directe des résidus de construction et de démolition sur les chantiers en activité.
  • L’élargissement des catégories de réutilisation.
  • L’amélioration de l’accès à des résidus abordables.
  • L’organisation de formations et d’ateliers.

Occasions rendues possibles par les réseaux d’échange régionaux de résidus

Les études et les consultations ont permis de poser les bases concrètes et adaptées au contexte local nécessaires au développement de réseaux régionaux d’échange de résidus de construction et de démolition, favorisant ainsi les effets à long terme de l’économie circulaire. Il est important de noter que ce processus permet d’établir des liens directs entre les producteurs de résidus et les utilisateurs finaux. Parmi les résultats concrets, on peut citer :

Environnement

  • Réduction de l’enfouissement des résidus de construction et de démolition de grande valeur (dont des chargements acheminés vers l’État de Washington).
  • Baisse des émissions grâce à la réutilisation et au traitement à l’échelle locale.

Économie

  • Conservation de la valeur des résidus dans l’économie locale.
  • Création d’emplois liés à la réutilisation, au traitement et à la fabrication.

Société

  • Soutien aux organismes de bienfaisance et aux entreprises sociales et à leurs programmes.
  • Meilleur accès à des résidus de construction abordables.
  • Développement des compétences et participation communautaire.

« Ce projet marque une avancée prometteuse vers une économie locale plus durable et plus résiliente. En explorant de nouvelles possibilités de réutilisation, d’innovation et de création d’emplois liées aux résidus de construction et de démolition, nous ne nous contentons pas de réduire la pression sur les décharges : nous investissons dans notre collectivité. »
John Jack, président du conseil d’administration, district régional Alberni-Clayoquot

Les avantages

Parmi les avantages supplémentaires des réseaux d’échange de résidus de construction et de démolition, mentionnons les suivants :

  • Le maintien de la circulation de l’argent à l’échelle locale plutôt que l’exportation de déchets et l’importation de résidus.
  • La création de nouveaux emplois locaux. 
  • La réduction des répercussions environnementales liées à l’extraction, au transport et à l’élimination des déchets.
  • Le renforcement des partenariats entre les entreprises locales, les organismes communautaires et les municipalités.
  • La réduction des risques et des incertitudes liés aux facteurs externes (p. ex. droits de douane, pandémie) grâce au renforcement des chaînes d’approvisionnement locales.

Principales leçons pour les collectivités qui s’intéressent à la réutilisation des résidus

Dans les trois régions, les interactions avec les entrepreneurs, les entreprises de collecte de déchets, les entreprises sociales, les partenaires autochtones, les recycleurs, les artistes et les créateurs ont systématiquement mis en évidence la nécessité :

  • d’une coordination commune; 
  • d’espaces d’entreposage et de tri accessibles; 
  • d’installations centrales ou communes, ainsi que d’occasions de formation et de perfectionnement.

D’autres recommandations s’ajoutent :

  • Établir des relations et favoriser des liens directs pour faciliter la mise en œuvre des projets.
  • Démontrer les avantages économiques pour le secteur au moyen d’exemples concrets.
  • Impliquer des porte-parole locaux et des facilitateurs pour mobiliser la collectivité.
  • Prévoir des calendriers de projet qui conviennent aux participants, en évitant les périodes de forte activité dans le secteur de la construction (l’été) et en privilégiant les séances en matinée.
  • Diversifier les contributeurs : penser autrement à qui devrait faire partie du projet.
  • Préconiser l’engagement en personne et les relations personnelles dans la mesure du possible.

Personne-ressource
Tai Uhlmann, gestionnaire de projet principale
Synergy Foundation
[email protected]

Michael Moore, the Alberni Valley Makerspace
[email protected]

Beverley Dondale, The Reuse People of Canada
[email protected]

Todd Clarke, Kindred Rebuild
[email protected]

Autres ressources

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Les municipalités de toutes tailles au Canada intègrent des stratégies d’adaptation climatique dans leurs plans municipaux. Cependant, nombre d’entre elles constatent que la transition de la planification à la mise en œuvre de projets d’infrastructures concrets peut s’avérer difficile.  

Comment déterminer l’ordre de priorité des projets? Pouvez-vous en obtenir l’adhésion? Comment allez-vous les financer?  

Ces défis peuvent être encore plus grands pour les petites municipalités, qui subissent des risques climatiques similaires ou plus importants, mais manquent de personnel spécialisé et de fonds pour y faire face.

Morden au Manitoba (population d’environ 10 000 habitants) a essuyé des inondations, une sécheresse et une chaleur extrême au cours de la même année civile. Alors que la ville achève son plan d’adaptation climatique, Shawn Dias, directeur municipal adjoint, explique qu’il faudra choisir les nouveaux projets avec soin. « Sachant que nous avons connu ces événements extrêmes et que nous voulons mettre en œuvre des mesures d’adaptation, il s’agit maintenant d’établir les priorités, c’est-à-dire les enjeux sur lesquels nous voulons concentrer nos efforts », explique Shawn Dias.

Utiliser les données sur les risques climatiques pour hiérarchiser les projets

Le comté de Huron en Ontario, qui connaît lui aussi des conditions météorologiques extrêmes, a récemment réalisé une évaluation des risques climatiques à l’échelle de la collectivité.  

Derry Wallis, spécialiste des changements climatiques et de l’énergie, explique que le comté s’est fortement appuyé sur les côtes de risque lorsqu’il a décidé que le premier projet à privilégier était la préparation aux situations d’urgence liées aux déplacements en hiver.  

« Le risque étant si élevé, notre équipe de travaux publics a créé une page Web sur le site du comté de Huron pour présenter l’accès aux données routières du comté en temps réel, ainsi que les routes provinciales dans les zones rurales », explique Derry Wallis.

Les cartes des risques climatiques sont un autre outil que les municipalités peuvent utiliser pour concentrer leurs efforts. « Vous pouvez envisager les risques les plus probables aujourd’hui, au milieu du siècle et à la fin du siècle », explique Ewa Jackson, directrice générale d’ICLEI Canada.  

Ewa Jackson décrit comment les cartes des risques climatiques de l’ICLEI examinent les risques de chaleur extrême, d’inondation, de dégel du pergélisol et de feux de forêt dans tout le pays. En collaboration avec des modélisateurs et des climatologues, l’ICLEI utilise des données historiques, des cartes accessibles au public et des scénarios climatiques futurs pour attribuer une cote de probabilité. L’ICLEI a également conçu une évaluation de haut niveau des risques climatiques pour des projets ou des actifs localisés.  

Ces outils font partie de la plateforme Perspectives climatiques d’ICLEI. Cette plateforme comprend d’autres outils pour guider les municipalités dans la réalisation de leurs projets, notamment des cartes géospatiales avec des ensembles de données pouvant être superposés, et un outil de recherche de solutions.

Les données générées par des outils de ce type permettent non seulement de hiérarchiser les nouveaux projets, mais aussi d’en encourager l’adhésion.

Avantages connexes : Voir au-delà de la perspective climatique

« Lorsqu’il s’agit de convaincre le conseil, d’obtenir l’adhésion du personnel et de faire en sorte que toutes les pièces du casse-tête s’imbriquent parfaitement, un autre élément clé est l’optimisation des avantages connexes », explique Rachel Mitchell, directrice des initiatives communautaires sur le climat pour la Clean Foundation.

Ewa Jackson estime également que le fait de mettre l’accent sur les avantages connexes constitue une stratégie efficace pour faire approuver et mettre en œuvre les projets. Les projets qui améliorent la qualité de vie tout en résolvant un problème climatique sont toujours de bons candidats.

Rachel Mitchell nous fait part d’un cas concret à Pictou, en Nouvelle-Écosse. La collectivité a examiné comment la prise en compte des risques climatiques comme l’élévation du niveau de la mer s’inscrivait dans d’autres priorités, comme le réaménagement du secteur riverain de manière à soutenir les entreprises locales, à faciliter l’accès pour les résidents et à encourager le tourisme.  

Si les priorités sont clairement définies et qu’on envisage les besoins de la collectivité autrement que sous la seule perspective climatique, les conseils sont mieux disposés à dire « oui, d’accord, nous allons accorder un pourcentage de financement », explique Rachel Mitchell.  

Franchir l’obstacle du financement

Vous avez privilégié un projet, vous avez obtenu l’adhésion de la population, vous devez maintenant trouver du financement.

Shawn Dias recommande la prudence à ce stade. Selon lui, il ne faut pas présenter un projet qui repose en grande partie sur un éventuel financement, car si ce financement n’est pas accordé, le projet tombe à l’eau.

Il suggère plutôt d’inclure le projet dans le budget d’investissement dès qu’il a été jugé prioritaire. De cette manière, le projet sera mené à bien quoi qu’il arrive, même si on espère toujours qu’une subvention permettra de réduire les coûts pour la municipalité.

Tous les participants ont mentionné que la recherche et la demande de financement constituent un défi supplémentaire pour les petites municipalités, où le personnel doit souvent assumer diverses tâches en plus de ses fonctions habituelles. Derry Wallis estime qu’il est utile de suivre de près les sources de financement qu’on connaît déjà pour le projet envisagé, et de joindre des personnes pouvant signaler d’autres sources qu’on ignore encore.

Partenariats de financement : Penser à l’échelle locale, agir à l’échelle régionale  

Tout le monde a convenu qu’il semblait contre-productif de consacrer un temps déjà limité à solliciter un financement que des centaines d’autres demandeurs briguaient également.  

Comme solution, Ewa Jackson suggère de mettre en place des partenariats régionaux. Mettre en commun les ressources et solliciter un financement plus important peut s’avérer plus efficace pour les demandeurs, et souvent plus intéressant pour les bailleurs de fonds.  

À cette fin, Rachel Mitchell recommande de tisser des liens avec les collectivités voisines dans la mesure du possible. Si ce n’est pas possible, elle conseille de ne pas écarter l’idée de travailler avec une collectivité plus éloignée. Un partenariat avec une collectivité située à une centaine de kilomètres et dont la situation est semblable peut également fonctionner.  

C’est beaucoup plus simple si on peut mettre ces ressources en commun et en discuter ensemble, affirme Rachel Mitchell. « On se sent ainsi moins seul, et je pense que ça fait toute la différence. »

Visionner le webinaire

Outils et ressources :

  • Adaptation Actions to Implement Climate Resilience: Une ressource du FMV pour aider les municipalités à déterminer les mesures à prendre pour gérer les risques climatiques dans leurs collectivités.
  • Perspectives climatiques: Une plateforme en ligne gratuite permettant aux collectivités canadiennes de trouver des données et des informations pertinentes et exploitables sur la construction de logements et d’infrastructures à faibles émissions de carbone et résilients.  
  • Boîte à outils Se préparer au financement: Conçue pour aider les municipalités à élaborer des projets d’infrastructures résilientes en vue d’un financement. Elle contient des outils permettant de définir et de hiérarchiser des projets d’infrastructures et des études de cas de projets pouvant être réalisés grâce à un financement novateur. 
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Sommaire

Cette étude de cas présente un cadre pratique que les gouvernements locaux ruraux peuvent adopter pour mettre en œuvre des pratiques d’économie circulaire axées sur les déchets de construction et de démolition. Destiné aux collectivités en transition économique, isolées géographiquement et disposant de ressources humaines et d’infrastructures limitées, ce cadre allie études de marché sur les matériaux, activités de mobilisation en personne et projets pilotes communautaires pour transformer les flux de déchets locaux en atouts économiques. En favorisant les échanges de matériaux et la valorisation, les municipalités rurales peuvent réduire leurs coûts, créer des emplois et renforcer leur résilience économique à long terme. 

Points saillants

Cette approche par étapes s’adresse aux gouvernements locaux ruraux et peut être adaptée à différentes régions, quelle que soit leur taille.

  1. S’appuyer sur des études de marché approfondies pour comprendre le secteur des résidus de construction et de démolition, cerner les occasions dans l’économie circulaire et évaluer les lacunes régionales.
  2. Favoriser les partenariats communautaires et diverses formes de participation en personne afin de valider les données, de définir les priorités et de soutenir la réutilisation à l’échelle locale.
  3. Tirer parti des actifs communautaires existants plutôt que de tout construire à partir de zéro.
  4. Soutenir l’emploi local, les entreprises sociales et les petites entreprises.

Contexte

Pourquoi les collectivités rurales ont-elles besoin d’une approche différente?
Historiquement, de nombreuses collectivités rurales ont reposé sur une économie fondée sur les ressources. À mesure que ces secteurs déclinent ou font l’objet de regroupements, elles doivent composer avec la transition économique en ne disposant que d’outils et de capacités limités. En milieu rural, la réussite repose sur la flexibilité, l’établissement de relations et la valorisation optimale des actifs locaux existants.

Les gouvernements locaux ruraux qui tentent de promouvoir des initiatives d’économie circulaire font souvent face à :

  • des volumes de matériaux et des marchés restreints et irréguliers;
  • une perte de valeur économique due au gaspillage lié aux activités de construction, de rénovation et de démolition;
  • des coûts de transport et d’élimination élevés;
  • des infrastructures de traitement locales limitées;
  • des contraintes de capacité au sein du personnel municipal;
  • une vulnérabilité économique suite à la fermeture d’entreprises;
  • un manque de politiques. 

Le défi : les obstacles structurels au développement de l’économie circulaire en milieu rural

La Synergy Foundation a élaboré un cadre qu’elle présente comme une approche de l’économie circulaire axée sur la collectivité. Ce cadre se compose de trois étapes : 

1. Comprendre les obstacles et les occasions à l’échelle locale
Il faut commencer par mener des études de marché sur les matériaux adaptés au contexte rural. Celles-ci permettent aux collectivités :

  • de déterminer quels résidus de construction et de démolition sont réellement récupérables et ont une valeur financière;
  • de comprendre le potentiel des marchés locaux et régionaux;
  • de quantifier les retombées économiques et les occasions d’emploi;
  • de cerner les compétences transférables existantes et les lacunes en matière de formation;
  • d’évaluer les lacunes régionales dans les politiques susceptibles de favoriser ou d’entraver la réutilisation des matériaux.

Ces données renforcent la confiance des conseils municipaux, du personnel et des partenaires.

2. Concevoir des solutions avec la collectivité, et non pour elle

Les collectivités rurales tirent profit d’un engagement en personne. Ce cadre met l’accent sur :

  • l’écoute des besoins exprimés par les membres de la collectivité et les entreprises;
  • la collaboration avec des intermédiaires communautaires jouissant déjà de la confiance de la population;
  • la validation des hypothèses avant de concevoir des solutions.

Cette étape garantit que les initiatives répondent à une demande réelle et non à des objectifs abstraits.

3. S’appuyer sur ce qui existe déjà

Plutôt que de créer de nouveaux systèmes à partir de zéro, les gouvernements locaux devraient :

  • tirer parti des entreprises sociales, des organismes de bienfaisance, des ateliers de fabrication collaboratifs et des petites entreprises;
  • évaluer le potentiel des infrastructures ou des espaces publics inutilisés ou sous-utilisés;
  • soutenir les partenariats qui alignent les objectifs économiques, environnementaux et sociaux;
  • déterminer les projets pilotes susceptibles de se développer au fil du temps.

Les exemples suivants montrent comment les collectivités rurales et isolées peuvent favoriser les résultats de l’économie circulaire en soutenant des initiatives concrètes et peu coûteuses s’appuyant sur les relations et les actifs existants au sein de la collectivité.

Group of employees in safety vests stand in the doorway of a brown wood-paneled building.

Remise de réutilisation du district régional de qathet, en collaboration avec Kindred ReBuild, mars 2026.

1. Réutiliser les remises pour créer un projet pilote ou une plateforme peu coûteuse et évolutive
La réutilisation des remises dans les stations de transfert, les décharges ou d’autres sites stratégiques constitue un point de départ pratique pour les collectivités qui souhaitent tester la réutilisation des résidus de construction et de démolition sans réaliser d’investissement initial important.

Exemple concret : District régional de qathet

  • Le district régional de qathet s’est associé à l’entreprise sociale Kindred ReBuild pour mettre en place une remise de réutilisation. Celle-ci offre un espace au sein de la station de transfert locale afin de récupérer les matériaux réutilisables et de les détourner de la décharge ou de l’élimination.
  • Les résidus sont triés, entreposés et proposés gratuitement à la collectivité, améliorant ainsi l’accès à des matériaux de construction abordables.

Gouvernement local :

  • Définition de la réutilisation comme une priorité pour la collectivité
  • Facilitation de l’accès au site et de son intégration dans les activités existantes de gestion des déchets
  • Mise en place d’un partenariat avec un organisme local de confiance pour soutenir les activités

2. Traitement à petite échelle pour accroître la valeur des matériaux et créer des emplois
Le traitement des matériaux (p. ex. le déclouage, le tri, le classement) augmente considérablement le potentiel de réutilisation et la valeur marchande des matériaux récupérés, tout en favorisant l’emploi local inclusif.

Exemple concret : District régional de Cowichan Valley

  • The ReUse People of Canada, organisme de bienfaisance enregistré, s’est associé à un transporteur local pour détourner et récupérer du bois de construction destiné à être transformé en combustible de chauffage ou envoyé à la décharge.
  • Le bois récupéré est débarrassé de ses clous et trié, ce qui crée des emplois locaux et assure un approvisionnement régulier en bois de récupération pour les utilisateurs finaux.

Gouvernement local :

  • Promotion des services et des possibilités de détournement des déchets au sein de la collectivité

3. Engagement en personne pour favoriser les échanges de matériaux
Les rencontres en personne ont régulièrement fait ressortir la possibilité de mettre en relation les producteurs de matériaux avec les transformateurs et les utilisateurs finaux.

Perspectives interrégionales :

  • L’établissement de relations a permis des échanges de matériaux immédiats et peu coûteux, sans nécessiter de nouvelles infrastructures.
  • Les partenariats communautaires, les activités à valeur ajoutée et le traitement local peuvent favoriser la création d’emplois, permettre la réutilisation des matériaux sur place tout en préservant leur valeur, et contribuer à la création d’un pôle d’économie circulaire pour les résidus de construction et de démolition.

Le cadre est conçu pour répondre aux défis par des solutions réalistes, par exemple :

  • Infrastructures de transport limitées → S’appuyer sur les infrastructures existantes pour intégrer davantage de services de transport.
  • Isolement géographique et coûts de transport → Privilégier la réutilisation locale et la création de valeur ajoutée plutôt que le recyclage dépendant des exportations.
  • Capacités municipales limitées → Recourir à des partenariats et à des projets pilotes pour renforcer les capacités en personnel.
  • Incertitude du marché → Commencer modestement, mettre à l’essai les hypothèses, mettre en place des projets pilotes et se développer progressivement.
  • Cycles de subventions et de financement → Investir dans les relations et une présence continue, plutôt que dans des études ponctuelles.

Les résultats

Principaux résultats attendus du cadre
Résultats économiques

  • Réduction de la dépendance à l’égard de l’exportation coûteuse des déchets
  • Création d’emplois locaux grâce à la réutilisation et au traitement
  • Maintien de la valeur des matériaux au sein des économies rurales
  • Résilience des chaînes d’approvisionnement locales contre les facteurs externes (p. ex. droits de douane)

Résultats environnementaux

  • Hausse de la valorisation des matériaux de construction et de démolition réutilisables
  • Réduction des émissions liées au transport sur de longues distances

Résultats sociaux et de gouvernance

  • Renforcement des partenariats entre les secteurs
  • Harmonisation avec les priorités établies par les collectivités

« Ce qui rend le projet Circular Hubs si attrayant, c’est son approche axée sur la collectivité. En ancrant les solutions d’économie circulaire dans l’engagement local et des projets pilotes concrets, il garantit que les avantages économiques et environnementaux se feront sentir localement et de manière durable. »
Jason Kouwenhoven, CPA, responsable des services environnementaux, district régional de qathet

Les avantages pour les collectivités rurales

Ce cadre permet aux collectivités rurales de passer d’une gestion réactive des déchets à un développement économique proactif. Il favorise l’accessibilité financière, renforce les entreprises locales et accroît la résilience pendant les périodes de transition. En conservant les matériaux, l’argent et les compétences localement, les collectivités acquièrent un contrôle accru sur leur avenir économique.

Les leçons apprises

  • Il faut investir dans un facilitateur local, quelqu’un qui est déjà bien ancré dans la collectivité.
  • Privilégier les interactions en personne et le réseautage chaque fois que cela est possible.
  • Veiller à ce que les efforts de sensibilisation et d’engagement touchent le secteur privé, les entreprises sociales, les innovateurs, les artistes et les créateurs.
  • Éviter les approches ponctuelles; la continuité est essentielle.
  • Tirer parti des actifs existants et amplifier le travail déjà accompli par les gens.
  • Mener des projets pilotes avant de passer à l’échelle pour réduire les risques.
  • Faire preuve de souplesse.

Prochaines étapes

Dans la région de qathet, les premières mesures sont déjà en cours dans le cadre d’un projet pilote naissant qui montre comment les collectivités rurales peuvent commencer à favoriser les résultats de l’économie circulaire en s’appuyant sur les relations et les infrastructures existantes. 

Kindred ReBuild, une entreprise sociale locale, récupère des matériaux directement sur un site industriel, renforce les partenariats locaux et accroît la réutilisation des matériaux au sein de la collectivité. Le projet pilote se concentre sur :

  • La récupération de matériaux à forte valeur ajoutée directement sur un site industriel, afin de les maintenir en circulation locale.
  • L’utilisation des infrastructures d’entreposage existantes sur site pour permettre une meilleure récupération des matériaux, leur entreposage temporaire, leur tri et leur redistribution à partir de remises de réutilisation et de canaux de vente au détail.
  • L’augmentation de la disponibilité locale des matériaux, avec la possibilité de réduire progressivement la dépendance aux approvisionnements provenant du Lower Mainland.
  • La mise en place d’un projet pilote de collecte directe des matériaux avec une entreprise de construction, afin de tester comment la récupération peut être intégrée dans les flux de travail courants de la construction sans nécessiter de nouvelles infrastructures.

L’expérience acquise permettra de tirer des leçons qui pourront servir à de futures collaborations, à la mise en place d’un traitement ciblé à petite échelle et à l’élaboration de politiques mieux adaptées aux réalités rurales. D’autres exemples seront présentés tout au long de ce projet.
 

Worker in red ball cap and orange safety vest stands inside an industrial space.

Kindred ReBuild récupère les matériaux excédentaires de l’ancienne scierie qathet, mars 2026.

Personne-ressource
Tai Uhlmann, gestionnaire de projet principale
Synergy Foundation
[email protected]

Autres ressources

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Contexte

À Port Alberni, en Colombie-Britannique, la fermeture des principales scieries, qui constituaient depuis longtemps les piliers de l’emploi et de l’activité économique, a eu des répercussions profondes sur les travailleurs, les familles et l’ensemble de la collectivité. De plus, la population active de Port Alberni est confrontée à un taux d’activité inférieur à la moyenne, notamment en raison des facteurs suivants :

  • Une main-d’œuvre vieillissante (âge médian de 50 ans). 
  • Un niveau d’éducation plus faible (seuls 11 % de la population sont titulaires d’un baccalauréat, contre 29 % à l’échelle provinciale). 
  • Un revenu médian plus faible.
  • Des obstacles structurels à la participation, comme l’accès aux transports et aux services de garde d’enfants.

L’économie circulaire, source potentielle de 6,1 billions de dollars pour le Canada d’ici 2030, pourrait créer de nouveaux emplois pour ces travailleurs sous-employés.
 

Le défi

fonctionnement d’équipements, en fabrication, en logistique et en gestion des ressources naturelles, des compétences qui peuvent être directement mises à profit dans une économie circulaire. Cependant, les fermetures de scieries ont bouleversé le marché du travail local et de nombreux travailleurs se sont retrouvés sans perspective claire pour mettre à profit leur expérience dans de nouveaux secteurs durables. Les travailleurs concernés, directement ou indirectement touchés par la réduction d’activité des scieries, ont besoin de formation et de perfectionnement pour répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail local, et pour créer de nouvelles occasions économiques innovantes dans une économie locale en pleine mutation. C’est dans ce contexte que la Synergy Foundation a souhaité trouver des solutions pour faciliter cette transition.

Le problème ne résidait pas dans un manque de compétences ou de motivation, mais dans l’absence de parcours inclusifs ancrés dans la collectivité pour aider les travailleurs à évoluer vers des emplois durables et tournés vers l’avenir. L’urgence de diversifier l’économie locale, conjuguée à des obstacles structurels de longue date (notamment l’accès aux transports, aux services de garde d’enfants, à des logements abordables et à l’enseignement supérieur), a mis en évidence la nécessité de mettre en place des formations locales, rémunérées et à court terme, assorties de mesures de soutien permettant d’orienter les travailleurs vers des occasions d’emploi immédiates, tout en favorisant une main-d’œuvre plus résiliente et tournée vers l’avenir. 

Group of workers in a brightly lit industrial setting wearing yellow hard hard and orange safety vests.

Formation sur les principes fondamentaux de la construction écologique pour les secteurs de la fabrication et des technologies de l’information, mars 2026.

L’approche

Grâce à un financement de l’initiative canadienne pour le perfectionnement professionnel et les possibilités d’emploi, la Synergy Foundation a lancé un projet d’évaluation de la main-d’œuvre en pleine évolution de Port Alberni et d’exploration des secteurs émergents de l’économie circulaire.

Ce projet s’appuie sur la participation active des acteurs suivants :

  • les employeurs et les chefs d’entreprise locaux;
  • les Premières Nations et les organismes dirigés par des Autochtones;
  • les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de formation;
  • les organismes de perfectionnement de la main-d’œuvre et de services d’emploi;
  • les spécialistes sectoriels et les associations professionnelles;
  • les représentants municipaux et régionaux chargés du développement économique et de la durabilité.

Le projet comprend les éléments suivants :

1. Étude du marché du travail et plan de perfectionnement de la main-d’œuvre
Élaboré en concertation avec les principaux acteurs locaux, ce plan d’action concret désigne les responsables et les partenaires, définit les critères de réussite, fixe les échéances, les budgets et les possibilités de financement.

2. Formations et stages financés
Quatre programmes de formation aux compétences en économie circulaire, adaptés aux besoins de la collectivité et proposés par des organismes locaux (le North Island College et la Coastal Restoration Society), mettent l’accent sur l’apprentissage pratique et s’accompagnent d’un soutien global aux participants. 

« La formation a été très positive. Nous avons acquis une expérience pratique, obtenu de nouvelles certifications et renforcé notre confiance en nous au fil du temps. C’est gratifiant d’investir en soi et de contribuer à des projets favorisant l’économie circulaire au sein de notre collectivité. »
-    Participant à la formation sur les principes fondamentaux de la construction écologique pour les secteurs de la fabrication et des technologies de l’information, avril 2026

Les résultats

Le plan de perfectionnement élaboré dans le cadre de ce projet est une stratégie décennale par étapes visant à constituer une main-d’œuvre spécialisée dans l’économie circulaire, afin de faire de Port Alberni une plaque tournante de la construction écologique, de l’innovation maritime, de la restauration de l’environnement et du tourisme régénératif.

Résultats attendus :

  • La définition de quatre parcours de formation prioritaires répondant à une forte demande locale, notamment dans les domaines de la construction et des projets liés au développement durable :
    • Principes fondamentaux de la construction écologique pour les secteurs de la démolition et de la récupération
    • Principes fondamentaux de la construction écologique pour les secteurs de la fabrication et des technologies de l’information
    • Secteur maritime, restauration et remise en état de l’environnement 
    • Développement durable pour les exploitants d’entreprise touristique
  • La mise en place d’un comité directeur pour orienter la conception des programmes et garantir la participation de la collectivité.
  • La conception de programmes de formation de courte durée, pratiques et directement liés aux occasions d’emploi.
  • Les partenariats et les connaissances autochtones sont privilégiés afin de favoriser un développement de la main-d’œuvre inclusif et adapté à la culture locale.

Les résultats attendus pour les formations de 2026 sont les suivants :

  • 48 personnes formées;
  • 15 personnes embauchées dans de nouveaux emplois.

Investir dans des initiatives communautaires, c’est investir dans les gens. En soutenant les travailleurs et les employeurs durant les périodes de transition, on renforce la résilience locale et on permet aux collectivités de trouver des solutions pour l’avenir. Des projets comme celui-ci, qui privilégient l’innovation verte et les capacités locales, contribuent à pérenniser nos collectivités tout en nous permettant d’atteindre nos objectifs environnementaux collectifs. Patty Hajdu, ministre de l’Emploi et de la Famille et ministre responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario.

Les leçons apprises

Voici quelques recommandations pour mener à bien des projets similaires :

  • Établir des partenariats avec des entreprises locales offrant des occasions d’emploi directes.
  • Collaborer avec les entreprises pour définir les compétences nécessaires à la formation de la main-d’œuvre future.
  • Proposer des incitations financières et un soutien pour encourager la participation et la fidélisation des participants.
  • Privilégier la participation en personne : plus de 60 personnes ont assisté à l’une des séances.
  • Mettre en place un comité directeur représentatif de l’ensemble de la collectivité afin de garantir que les résultats reflètent ses priorités.

Personne-ressource
Tai Uhlmann, gestionnaire de projet principale
Synergy Foundation
[email protected] 

Autres ressources

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Les municipalités des quatre coins du pays cherchent des moyens pratiques de réduire les émissions et les coûts énergétiques et de renforcer la résilience énergétique locale. Les réseaux d’énergie thermique offrent une solution évolutive. Ces systèmes utilisent une infrastructure partagée pour réchauffer et refroidir les bâtiments, équilibrer la demande entre les divers types de bâtiments, améliorer l’efficacité et réduire les coûts à long terme.

Regardez ce webinaire enregistré pour savoir comment les réseaux d’énergie thermique fonctionnent sur le terrain et comment les municipalités peuvent les utiliser pour réduire les coûts et alléger la pression sur les réseaux d’électricité.

Cette séance offre des conseils pratiques pour aider les municipalités à établir une solide analyse de rentabilisation en début de projet, à évaluer les ressources locales et à clarifier leurs rôles dans les processus. Nous parlons également aux parties prenantes de municipalités d’outils clés, des voies de financement et des réseaux nationaux qui appuient la planification et la mise en œuvre de projets.

Regardez l’enregistrement du webinaire pour en apprendre plus sur les sujets suivants :

  • Le fonctionnement des réseaux d’énergie thermique et leur place dans la planification municipale
  • Comment évaluer la faisabilité locale et déterminer les prochaines étapes concrètes
  • Les rôles et responsabilités des municipalités dans les projets de réseau d’énergie thermique
  • Principales considérations pour les partenariats, la gouvernance et le financement
  • Comment accéder au financement des systèmes énergétiques communautaires et aux ressources connexes 

Conférencières :  

  • Aurélie Vérin, responsable des politiques, Alliance pour la décarbonation des bâtiments
  • Mathieu Lévesque, Technologies & Alternatives Lead, Building Decarbonization Alliance    
  • Janice Ashworth, consultante principale, Dunsky Energy + Climate Advisors   

Ce webinaire a été offert en anglais avec interprétation simultanée en français.

Le Fonds municipal vert (FMV), financé par le gouvernement du Canada, aide les municipalités à explorer des solutions pratiques et modulables qui réduisent les coûts énergétiques, renforcent la résilience énergétique locale et appuient des systèmes énergétiques communautaires efficaces.

Ressources abordées durant le webinaire :

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Candiac : Exemple de projet réalisé

Les municipalités québécoises gèrent un parc important de bâtiments, tels que des hôtels de ville, des arénas, de centres communautaires et de garages municipaux. Une grande partie de ces bâtiments devra être rénovée, modernisée ou faire l’objet de travaux de maintien d’actifs au cours des cinq à dix prochaines années.  Dans ce contexte, les choix effectués lors du remplacement des équipements (notamment ceux destinés au chauffage et à la production d'eau chaude) auront un impact direct sur les coûts d'exploitation et la performance énergétique, et peuvent souvent entraîner des émissions de gaz à effet de serre (GES) très importantes, ce qui se traduit souvent par une réduction de près de 100 % de ces émissions.

L’électrification des bâtiments municipaux s’inscrit comme une option plus pertinente lors des projets de rénovation, en raison de l’évolution des technologies, de la disponibilité d’une électricité majoritairement renouvelable au Québec et des objectifs de réduction des émissions de GES. Elle soulève toutefois des questions importantes en matière de coûts, de planification, d’exploitation et de disponibilité de l’énergie électrique.

Cette fiche d’information s’adresse aux élues et élus municipaux, gestionnaires, professionnels, et responsables des bâtiments qui souhaitent mieux comprendre l’électrification des bâtiments municipaux dans un contexte de rénovation. Elle vise à présenter ce que signifie l’électrification, à en exposer les principaux avantages, ainsi que les considérations clés à prendre en compte afin de soutenir une prise de décision éclairée et adaptée aux réalités municipales.

Que signifie l'électrification dans le contexte des bâtiments municipaux? 

Dans le contexte des bâtiments municipaux, l’électrification désigne la réduction ou l’élimination de l’utilisation des combustibles fossiles (ex. : le gaz naturel, le mazout ou le propane) au profit de l’électricité, principalement pour le chauffage des bâtiments et la production d’eau chaude domestique. Par exemple, lors de la rénovation d’un centre communautaire, une municipalité peut choisir de remplacer une chaudière au gaz naturel en fin de vie par un système fonctionnant à l’électricité ou encore un système hybride combinant électricité et combustible.  

Cette approche constitue un levier important de la transition énergétique municipale puisque l’électricité produite au Québec provient à plus de 99 % de sources renouvelables - principalement l'hydro-électricité – mais aussi de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire. Cette caractéristique fait de l’électrification une solution beaucoup moins émettrice de gaz à effet de serre que les systèmes fonctionnant aux combustibles fossiles.

Les décisions clés liées à l’électrification se prennent généralement à des moments stratégiques de la gestion du parc immobilier municipal, notamment :

  • lors du remplacement d’équipements de chauffage arrivés en fin de vie;
  • dans le cadre de projets majeurs de rénovation ou de mise à niveau;
  • lors de la planification à long terme des investissements en maintien d’actifs.

Bien que l’électrification soit un outil central pour contribuer à la décarbonation des bâtiments, elle n’est pas toujours la solution la plus appropriée dans tous les contextes. Sa pertinence dépend notamment du profil de consommation énergétique (l’électrification des bâtiments ayant une grande demande de chauffage peut entraîner une hausse significative de la demande de puissance électrique) du bâtiment et des contraintes techniques ou budgétaires. Il est donc essentiel d’évaluer les différentes options afin d’utiliser la bonne énergie au bon moment et d’optimiser les coûts d’implantation et d’opération sur l’ensemble du cycle de vie des bâtiments, en tenant compte idéalement des besoins de maintien d’actif à court, moyen et long terme.  

Avantages de l'électrification pour la collectivité locale

L’électrification des bâtiments municipaux présente plusieurs avantages pour l’administration municipale et pour la collectivité : modernisation du parc immobilier, maîtrise des coûts d’exploitation à long terme et réduction considérable des émissions de GES. Au-delà des aspects énergétiques, l’électrification peut également être l’occasion d’améliorer le confort des occupants ainsi que la qualité de l’air intérieur et permet de soutenir les objectifs climatiques.

Modernisation des infrastructures et gestion des actifs 


Le remplacement d’équipements en fin de vie constitue souvent une occasion stratégique d’électrifier les bâtiments municipaux. Dans un contexte de gestion des infrastructures, cela signifie profiter des travaux planifiés de maintien d’actif ou de rénovation pour choisir des équipements plus performants, mieux adaptés aux besoins futurs et permettant un retour sur l’investissement.

Les subventions disponibles pour l’électrification et la réduction des émissions de GES peuvent contribuer à réduire les coûts des projets, tout en permettant aux municipalités de léguer à la collectivité des bâtiments plus modernes et efficaces. Une planification intégrée aide à éviter des remplacements prématurés et à optimiser les investissements.  

Réduction des coûts de l’énergie et sur le cycle de vie 


L’électrification peut améliorer la résilience des municipalités face aux fluctuations des prix des combustibles fossiles. Lorsqu’elle est combinée à des mesures d’efficacité énergétique et de gestion de la demande de puissance, elle peut générer des économies de coûts récurrentes.

Les équipements électriques, comme les thermopompes, offrent généralement une efficacité énergétique supérieure aux équipements fonctionnant aux combustibles fossiles. Par exemple, une thermopompe peut fournir de deux à trois unités d’énergie utile pour chaque unité d’électricité consommée, alors qu’une chaudière au gaz naturel traditionnelle produit moins d’une unité de chaleur pour une unité d’énergie consommée. Cette efficacité accrue peut se traduire par des coûts d’exploitation plus faibles, même lorsque la durée de vie de certains équipements est plus courte, à condition que ces aspects soient pris en compte dès la planification du projet. Une analyse économique qui tient compte de la durée de vie utile des nouveaux équipements proposée doit donc être réalisée en amont afin de choisir la solution la plus appropriée. 

Réduction des émissions de GES et bénéfices pour la communauté 


En remplaçant des équipements au mazout, au gaz naturel ou au propane par des systèmes électriques, les municipalités peuvent réduire significativement les émissions de GES associées à leurs bâtiments, particulièrement dans le contexte où l’électricité québécoise est majoritairement renouvelable.

L’électrification permet également de réduire les émissions locales de polluants atmosphériques, ce qui contribue à améliorer la qualité de l’air. Ces améliorations peuvent avoir des effets positifs sur le confort, la santé et le bien‑être des occupants, tout en renforçant le rôle exemplaire des municipalités dans la lutte contre les changements climatiques. 

Amélioration du confort des occupants  

     
L’électrification peut également, dans certains cas, être l’occasion d’installer des systèmes de climatisation afin d’améliorer le confort des occupants. En effet, l’installation de pompe à chaleur représente un moyen efficace d’électrifier le chauffage tout en utilisant le même système pour climatiser. Ceci peut représenter un avantage considérable, surtout dans le contexte du réchauffement climatique et de la multiplication des vagues de chaleur. 

 

Principales considérations liées à l'électrification des bâtiments municipaux 

L’électrification des bâtiments municipaux soulève plusieurs enjeux techniques, financiers et opérationnels qui doivent être pris en compte dès les premières étapes d’un projet. Ces considérations touchent notamment la capacité du réseau électrique, les coûts liés à la puissance électrique, l’exploitation et l’entretien des systèmes, la planification à long terme des investissements ainsi que la résilience des bâtiments. Une analyse en amont permet de mieux arrimer les choix technologiques avec les réalités locales, les contraintes du bâtiment, le phasage des travaux et les objectifs de décarbonation de la municipalité. 

Valider la disponibilité de la puissance électrique et mettre en place des mesures d’atténuation de la pointe de demande électrique


L’électrification des équipements de chauffage entraîne une augmentation de la demande de puissance électrique, en particulier lors des périodes de grand froid, lorsque les besoins en chauffage sont élevés. L'augmentation de la demande en électricité résultant de l'électrification pourrait dépasser la capacité d'approvisionnement du réseau local. Il est recommandé aux municipalités de consulter Hydro-Québec afin d'évaluer la faisabilité de leurs projets d'électrification et de déterminer à quelles conditions ils peuvent être réalisés, afin de s'assurer qu'ils ne dépassent pas la capacité du réseau de distribution local.  

Ces pointes surviennent à des moments critiques de grande demande pour le réseau d’Hydro-Québec et ont un fort impact sur l’approvisionnement et les infrastructures de distribution de l’énergie. Il existe plusieurs moyens de réduire la demande maximale. En voici quelques exemples :

  • L’efficacité énergétique : les mesures d’efficacité énergétique telles que l’amélioration de l’enveloppe, l’installation d’équipements efficaces permettent de réduire la demande de puissance électrique du bâtiment.    
  • La biénergie : l’utilisation d’une source d’énergie combustible en appoint c’est-à-dire lorsque la demande électrique excède une certaine puissance peut être une solution efficace qui permet d’éviter de surcharger le réseau électrique.  
  • Le stockage thermique ou par batterie électrochimique : emmagasiner de la chaleur ou de l’électricité pour la réutiliser lors des périodes de forte demande peut constituer une solution pertinente pour certains bâtiments et permet encore une fois de limiter la demande de puissance maximale. 

Dès l’étape de la planification et de l’avant-projet, il est recommandé d’évaluer la capacité de l’entrée électrique existante, les délais possibles de raccordement et la nécessité de coordonner les travaux avec Hydro-Québec. Avant de finaliser les choix technologiques, des stratégies de gestion de la demande devraient être envisagées, comme des séquences de contrôle adaptées, des sources d’appoint ou des solutions de stockage thermique. 

Tenir compte des ressources disponibles pour l’exploitation des équipements et la gestion de l’énergie


Les systèmes électrifiés performants reposent souvent sur des équipements et des contrôles plus complexes que les systèmes fossiles traditionnels. Pour que les gains énergétiques et financiers attendus se concrétisent, il est essentiel que les ressources responsables de l’exploitation disposent des compétences, du temps et du soutien nécessaires.  

Dès la conception et avant la mise en œuvre du projet, la municipalité devrait évaluer la disponibilité du personnel, les besoins en formation et le recours éventuel à un accompagnement externe pour effectuer la gestion de l’énergie et des systèmes mécaniques. Prévoir de la formation, une documentation claire et un suivi après l’implantation permet de soutenir une exploitation adéquate et durable des systèmes. 

Effectuer la mise en service des équipements électromécaniques


La mise en service permet de valider le bon fonctionnement des systèmes pendant une période donnée et garantit que le personnel d'exploitation reçoit la formation nécessaire pour faire fonctionner les systèmes. La mise en service est le processus continu de réglage et d'étalonnage des systèmes de chauffage, ventilation et climatisation, afin de s'assurer que les bâtiments fonctionnent aussi efficacement que possible. Dans un projet d’électrification, elle est essentielle pour valider la performance réelle des thermopompes, des contrôles et des stratégies de gestion de la puissance.

La mise en service devrait être prévue dès la conception du projet et se poursuivre après l’implantation, notamment lors des premières périodes de froid. Sans une mise en service rigoureuse, les systèmes risquent de fonctionner de façon sous‑optimale, réduisant ainsi les économies d’énergie et les bénéfices attendus.

Qu'est-ce que la bi-énergie ?

La biénergie fait appel à deux sources d’énergie pour le chauffage : l’électricité, la plupart du temps, et le gaz naturel ou un autre combustible, lorsqu’il fait froid et que la demande d’électricité est très forte. Ainsi, on utilise la bonne source d’énergie, au bon moment et au meilleur coût possible. Le tarif bi-énergie d’Hydro-Québec peut s’appliquer dans certains cas.

 

Évaluer les coûts énergétiques à la suite du projet d’électrification de l’énergie et mettre en place des mesures d’optimisation


Dans plusieurs bâtiments municipaux, la facture d’électricité dépend non seulement de l’énergie consommée (exprimé en kWh sur la facture d’Hydro-Québec), mais aussi de la puissance mensuelle maximale (exprimée en kW). Une forte demande ponctuelle en hiver se répercute sur la facture énergétique. En effet, le tarif « M » d’Hydro-Québec, souvent applicable aux bâtiments municipaux, facture la demande de puissance maximale mensuelle en plus d’appliquer une pénalité pendant les mois d’été en facturant au minimum 65 % de la plus haute demande de l’année pendant les mois d’été.

À la suite de l’électrification, une hausse de la puissance en période hivernale peut donc entraîner des surcoûts d’exploitation, même lorsque la consommation annuelle totale diminue. Ces enjeux sont particulièrement importants pour les bâtiments dont les besoins de chauffage sont élevés lors des grands froids.

Avant de finaliser les choix technologiques, il est essentiel d’analyser les impacts tarifaires en fonction des profils de consommation réels du bâtiment, idéalement dès l’avant-projet. Dans le cadre d’un « Parcours de la rénovation des bâtiments municipaux », tel que recommandé par le Fonds municipal vert, la biénergie peut être envisagée comme une solution transitoire permettant de réduire rapidement l’utilisation des combustibles fossiles tout en limitant les pointes de puissance électrique. Cette approche peut faciliter une transition graduelle vers la décarbonation complète d’un bâtiment.

Prendre en considération la durée de vie des équipements


Certains équipements électriques, comme les thermopompes, offrent une efficacité énergétique élevée et peuvent générer des économies importantes, mais leur durée de vie utile peut être plus courte que celle d’équipements fossiles conventionnels. Cette réalité a un impact direct sur la planification des investissements et le maintien des actifs municipaux.

Dès l’avant‑projet, il est recommandé d’adopter une approche basée sur les coûts du cycle de vie, en intégrant les coûts initiaux, l’entretien, le remplacement futur et l’évolution des coûts d’énergie. Ces éléments devraient être arrimés à la planification du maintien des actifs afin d’éviter des pressions budgétaires imprévues à moyen ou long terme. 

Évaluer les contraintes physiques du bâtiment, le site et la compatibilité avec les systèmes existants


Les contraintes physiques du bâtiment et du site, telles que l’espace disponible pour les équipements mécaniques, les enjeux structuraux, les considérations architecturales, la capacité de l’entrée électrique et l’environnement immédiat, peuvent influencer fortement la faisabilité d’un projet d’électrification. Par ailleurs, la température du réseau de chauffage existant peut constituer un frein à l’implantation de technologie plus efficace comme les thermopompes. En effet, les réseaux de chauffage conventionnels fonctionnent généralement à des températures de 180 ºF. Tous les équipements terminaux (serpentins ou cabinets de chauffage) sont donc dimensionnés en fonction de ces températures. Les thermopompes, quant à elles, sont plus efficaces lorsque les températures sont plus basses et ne peuvent généralement pas dépasser 140ºF. L’implantation de cette technologie dans un bâtiment existant peut donc impliquer le remplacement complet des équipements terminaux, ce qui augmente de façon significative le coût et la complexité des travaux. Le type de thermopompe choisi doit également être évalué en fonction des contraintes du site et de la demande de chauffage et de climatisation (voir encadré pompes à chaleur géothermique vs aérothermique).  

Ces éléments devraient être évalués dès les premières étapes du projet, notamment lors des relevés et des études de faisabilité, afin d’éviter des ajustements coûteux en phase de conception ou de construction. Le gestionnaire municipal devrait s’assurer auprès de leur consultant que les études préliminaires ont pris en considération ces contraintes. 

Les pompes à chaleur : Géothermique vs aérothermique

Géothermique
  • Plus cher à l'installation.
  • Meilleure efficacité lorque la température extérieure est froide.
  • Demande de l'espace extérieure pour les puits.
  • Risque de geler les puits si les charges de chauffages et de climatisation ne sont pas balancées.
  • Demande plus de planification avec la réalisation de puits tests.
Aérothermique
  • Plus facile à l'installation.
  • Efficacité réduite lorsque la température extérieure est froide.
  • Durée de vie des équipements généralement plus courte.
  • Condenseur extérieur visible et peu esthétique.

 

Résilience aux pannes électriques


Le remplacement de systèmes de chauffage fossiles par des systèmes électriques peut rendre certains bâtiments plus vulnérables en cas de panne électrique, en particulier ceux offrant des services essentiels ou pouvant servir de lieux de refuge. Certains bâtiments municipaux sont munis de génératrice pour alimenter les charges critiques comme l’éclairage d’urgence en cas de panne. Lorsqu’on électrifie le chauffage à 100 %, il devient essentiel de maintenir l’alimentation électrique pour assurer le maintien d’une température. L’électrification complète peut donc impliquer l’ajout ou l’augmentation de la capacité de la génératrice pour des questions de sécurité.  

Lors de la conception du projet, il est pertinent d’évaluer le niveau de criticité du bâtiment et d’envisager des solutions comme des systèmes hybrides (électricité et combustible) ou des équipements d’appoint comme des génératrices. Il faut s’assurer que l’ensemble des équipements critiques puissent avoir une solution de rechange en cas de panne. Ces décisions devraient être arrimées aux plans de sécurité et de continuité des opérations de la municipalité. 

Phasage des travaux 


Les projets d’électrification sont souvent réalisés dans des bâtiments occupés, où les activités municipales doivent se poursuivre. Les contraintes saisonnières, l’accessibilité aux espaces mécaniques et la continuité des services complexifient la réalisation des travaux.

Dès l’avant‑projet, il est recommandé d’identifier les périodes propices aux travaux et de planifier un phasage réaliste. Lors de la conception, prévoir des solutions temporaires, comme du chauffage d’appoint, permet d’assurer la continuité des services municipaux pendant les travaux. 

Mobilisation des parties prenantes 


Les projets d’électrification peuvent susciter des préoccupations liées aux coûts, aux impacts des travaux ou aux changements dans l’exploitation des bâtiments.

Dès les premières étapes du projet, il est important d’impliquer les élus, les gestionnaires, le personnel d’exploitation et, lorsque pertinent, les usagers, afin de favoriser l’adhésion, soutenir la prise de décision et assurer une transition harmonieuse.

 

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Candiac Complexe Roméo-V.-Patenaude

Photos : Complexe Roméo-V.-Patenaude à Candiac, au Québec.


Exemple de projet réalisé

La transition énergétique passe par la rénovation de quatre bâtiments à Candiac

La démarche structurée de Candiac pour la décarbonation des bâtiments municipaux est un exemple de leadership municipal en transition écologique dont les municipalités québécoises peuvent s’inspirer. 

En s’engageant à réduire les émissions de GES de 40 % d’ici 2030, la Ville de Candiac a adopté un plan d’action et d’adaptation aux changements climatiques et établi une feuille de route complète pour la transition écologique municipale en 2022.  

L’année suivante, une subvention de 200 000 $ du Fonds municipal vert pour la réalisation d’une étude de faisabilité et d’audits énergétiques des bâtiments municipaux émettant le plus de GES et ayant un potentiel de rénovation écoénergétique a permis à la Ville de cibler quatre bâtiments :

  • Complexe sportif Candiac
  • Complexe Roméo-V.-Patenaude
  • Centre Claude-Hébert
  • Maison des jeunes 

L'étude et les audits ont permis notamment de dresser des relevés des systèmes électromécaniques, une analyse de consommation énergétique à l’aide des factures d’électricité et de gaz naturel, une élaboration des mesures de réduction de la consommation énergétique et des GES et des calculs technico-économiques.

Quels résultats clés vont émerger de l'électrification des bâtiments ?

Parmi les améliorations écoénergétiques planifiées au complexe sportif Candiac et au complexe Roméo-V.-Patenaude, il y a le remplacement des unités au toit par des thermopompes, la récupération de chaleur de condensation et l’ajout d’un chauffe-eau thermopompe (pour le complexe sportif Candiac). En plus des innovations technologiques prévues au projet, ces améliorations apportées aux bâtiments permettront une réduction jusqu’à 224 t de CO2éq et de 18 000 kWh d’électricité annuellement.  

Selon les cibles à atteindre, basées sur les données et hypothèses actuelles :

  • Les améliorations au Complexe Sportif Candiac permettront, après 5 ans, jusqu’à 41 000 $ d’économies annuelles, soit jusqu’à 620 400 $ sur 20 ans et une réduction des GES de 84% par rapport à 2018.
  • Les améliorations au Complexe Roméo-V.-Patenaude permettront, après 8 ans, jusqu’à 17 231 $ d’économies annuelles, soit jusqu’à 200 000 $ sur 20 ans et une réduction des GES de 82% par rapport à 2018. 

Leçons apprises

La transposition des mesures issues d’un audit énergétique vers la conception détaillée met en lumière des écarts entre la connaissance théorique et la réalité physique des bâtiments. Ces écarts, auxquels s’ajoutent des contraintes structurelles imprévues, ainsi que la disponibilité et la qualité parfois limitées des plans - particulièrement pour les bâtiments plus anciens - peuvent entrainer des ajustements techniques et financiers en cours de projet. De plus, le recours à une expertise spécialisée peut être nécessaire pour l’intégration des technologies innovantes.

 

Réflexions finales

L'électrification offre de nombreuses possibilités d'améliorer la performance énergétique, de réduire les émissions et de réaliser des économies à long terme. Bien que l'électrification à 100 % ne soit pas forcément la solution optimale dans toutes les situations, une étude de faisabilité peut aider à identifier l'approche la plus efficace pour un projet donné. Cela est particulièrement utile compte tenu de l'existence de subventions pour soutenir les études qui incluent des évaluations de la gestion de l'énergie et de l'efficacité énergétique. L'évaluation des options disponibles avant la réalisation du projet permet de s'assurer que les stratégies d'électrification sont adaptées et optimisées. Ceci permet également d’éviter des surprises lors de la réalisation du projet ou des surcoûts énergétiques inattendus.

 

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Cette ressource a été créée avec la contribution de Bâtiment durable Québec.

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Possibilités de financement

Étude : Le parcours de la rénovation des bâtiments municipaux

Financement pour la conception d’un projet d’amélioration écoénergétique d’un ou plusieurs bâtiments municipaux

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Étude : Nouvelles constructions de bâtiments municipaux

Financement pour décrire la conception d’un nouveau bâtiment municipal à haut rendement énergétique

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Projet d’immobilisations : Amélioration écoénergétique de bâtiments municipaux existants

Financement pour la modernisation des bâtiments municipaux afin d’améliorer leur rendement énergétique et de réduire les coûts

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Projet d’immobilisations : Nouvelles constructions de bâtiments municipaux durables

Financement pour la construction et la mise en service d’un nouveau bâtiment municipal à haut rendement énergétique

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Aperçu du financement

Montant maximal :
  • Financement jusqu’à concurrence de 70 à 100 %* des coûts admissibles
  • Financement jusqu’à un maximum de 75 000 $
  • Destiné aux petites municipalités (moins de 50 000 habitants) afin de leur permettre de passer rapidement de la planification à l’action en mettant en œuvre des activités éprouvées qui réduisent les risques climatiques
  • Accès à un enseignement spécialisé grâce à l’accélérateur d’adaptation rapide du FMV
Ouvert à :

Les organismes suivants sont admissibles au financement du FMV :

  • Les gouvernements municipaux canadiens (p. ex., municipalités, villes, régions, districts et conseils locaux) de 50 000 habitants ou moins
  • Les communautés autochtones, dans les conditions suivantes :  
    • Elles ont le statut de municipalité en vertu de lois provinciales ou territoriales
    • Elles ont conclu une convention de services partagés avec un gouvernement municipal concernant l’infrastructure ou une action climatique
    • Le projet est mené en partenariat avec un gouvernement municipal
  • Les partenaires municipaux, notamment :  
    • Les sociétés détenues par une municipalité
    • Les organismes régionaux, provinciaux ou territoriaux fournissant des services municipaux
    • Les organismes non gouvernementaux
    • Les organismes à but non lucratif
    • Les instituts de recherche (p. ex., universités) 

Remarque : Les partenaires municipaux doivent exécuter les projets en collaboration avec une municipalité.

Les entités à but lucratif ne sont pas des partenaires admissibles. 

Extrants attendus :

Mise en œuvre de mesures concrètes, éprouvées et reproductibles, qui s’attaquent directement aux risques climatiques. Les projets doivent être achevés en deux ans.

LES AVANTAGES DE L’ACCÉLÉRATEUR :  

Les demandeurs retenus ont accès à l’accélérateur d’adaptation rapide. Il s’agit de séances d’apprentissage par les pairs qui fournissent l’encadrement technique et les notions de mise en œuvre nécessaires pour optimiser les résultats du projet.

 

Date limite de soumission des demandes :

Financement disponible: du 27 mai au 23 juin 2026 et du 6 octobre au 10 novembre 2026.

REMARQUE SUR L’ADMISSIBILITÉ :  

Limite : Un projet par demandeur principal.

Afin de soutenir le plus grand nombre possible de petites collectivités partout au Canada, le FMV limite son financement à un seul projet d’adaptation rapide par demandeur principal ou partenaire municipal. Faites valoir votre projet.

Disposition concernant la collaboration autochtone : Les municipalités sont encouragées à soutenir les projets menés par des Autochtones en tant que partenaires ou codemandeurs. L’octroi d’un tel soutien n’a pas d’incidence sur l’admissibilité de la municipalité à sa propre subvention pour un projet.  

 

Coûts admissibles :

Consultez la liste des coûts admissibles.

 

* Chaque demandeur et projet ci-dessous reçoit un incitatif cumulable qui s’ajoute à la subvention couvrant 70 % des coûts admissibles.

  • +10 % pour les demandeurs qui sont des communautés autochtones ou des gouvernements locaux présentant une demande en partenariat avec une communauté autochtone ou pour les projets qui comprennent une collaboration entre deux ou plusieurs gouvernements municipaux.
  • +10 % pour les municipalités dont la population est inférieure à 10 000 habitants ou qui répondent à la définition de collectivité rurale du FMV.
  • +10 % pour les projets qui bénéficient aux collectivités dignes d’équité ou marginalisées.

Couverture à 100 % (collectivités éloignées seulement) : Le FMV couvrira 100 % des coûts admissibles du projet jusqu’à concurrence de 75 000 $ pour les collectivités définies comme éloignées.  

Vérifier l’état de préparation  

 

Les éléments financés

Nous finançons des projets qui renforcent la résilience climatique à long terme des collectivités d’une manière équitable et inclusive. Ce financement s’adresse aux petites collectivités et aux collectivités rurales et vise à mettre en œuvre des mesures à effet rapide qui protègent leurs membres contre les effets du changement climatique.

Les projets d’adaptation rapide accordent des subventions pouvant atteindre 75 000 $ pour des solutions concrètes donnant lieu à une réduction immédiate des risques. Afin d’aider les collectivités disposant d’un personnel limité, nous avons simplifié le processus de demande en mettant l’accent sur une liste présélectionnée d’activités admissibles à fort impact. Cette mesure permet aux collectivités d’éviter les analyses de rentabilité complexes et de passer directement à l’action.

La première étape consiste à déterminer lequel des quatre domaines d’intérêt correspond le mieux aux risques climatiques locaux. Une fois le domaine choisi, vous pouvez sélectionner dans une liste d’activités celles qui répondent aux besoins de votre collectivité. Les projets peuvent inclure des activités comme construire un coupe-feu pour réduire les risques de feux de forêt, aménager des jardins de pluie ou des fossés végétalisés pour la gestion des inondations ou fournir des trousses de rafraîchissement et des structures d’ombrage pour protéger les populations vulnérables contre la chaleur extrême.

Vous devez sélectionner un seul domaine d’intérêt, mais vous pouvez effectuer plusieurs activités au sein de ce domaine. Cette approche garantit des résultats à fort impact et une mise en œuvre efficace là où votre collectivité en a le plus besoin.

Les projets sont des initiatives de moindre envergure dont le total des coûts admissibles est inférieur à un million de dollars.

Un soutien spécialisé pour votre projet

Les collectivités financées dans le cadre des projets d’adaptation rapide agissent rapidement. Pour que vous disposiez des outils nécessaires pour mener à bien votre projet et en maximiser les résultats, le FMV vous propose un soutien spécialisé.

Accélérateur d’adaptation rapide du FMV

Les demandeurs retenus ont accès à l’accélérateur d’adaptation rapide du FMV. Il s’agit d’une plateforme spécialisée d’échange entre pairs qui vous met en relation avec d’autres collectivités exposées à des risques climatiques similaires.

Les séances d’accompagnement guidées offertes par la plateforme sont organisées de manière stratégique en fonction des étapes clés du projet; elles fournissent des conseils pendant les phases de planification et de mise en œuvre pour vous aider à surmonter les difficultés et à optimiser les résultats.

Soutien à la mise en œuvre : boîtes à outils par domaine d’intérêt

Êtes-vous prêts à passer à l’action? Les boîtes à outils fournissent les ressources techniques nécessaires pour définir la portée du projet et l’exécuter, notamment des études de cas par activité, des modèles de budget et des exemples de demandes de propositions. Elles serviront également de base technique à la formation sur l’accélérateur d’adaptation rapide.

Ce que votre projet doit accomplir

Pour pouvoir bénéficier d’un financement, les activités proposées doivent aider les gouvernements locaux à mettre en œuvre des solutions à gains rapides qui réduisent les effets de l’exposition au changement climatique. Les activités doivent :

  • Faire partie d’un nouveau projet d’adaptation : Le projet doit être mis en œuvre par étapes et terminé dans les deux prochaines années. À noter que les dépenses engagées avant la soumission du projet ne sont pas admissibles au remboursement.
  • Être éprouvées et reproductibles : Les activités doivent être choisies parmi les domaines d’intérêt préalablement déterminés et correspondre au contexte particulier de la collectivité en matière de risques climatiques.
  • Être fondées sur des bases scientifiques ou traditionnelles : Les propositions doivent avoir un lien avec les risques climatiques ou les mesures d’adaptation définis dans une évaluation des risques municipale ou provinciale ou dans un plan d’adaptation climatique.
  • Être responsables sur le plan de l’environnement : Les projets et leur gestion continue demeurent la responsabilité du gouvernement local.

Autres considérations relatives au projet

Le FMV augmentera la part des coûts du projet pour les propositions de projet suivantes :

  • Le projet est mené par des collectivités de petite taille ou rurales : Comprend les municipalités dont la population est inférieure à 10 000 habitants ou celles où aucun centre de population ne dépasse 5 000 habitants.
  • Il s’agit de partenariats de collaboration entre les gouvernements locaux : Y compris ceux établis entre les municipalités et les communautés autochtones, à condition qu’une lettre de soutien confirme la contribution en nature ou financière requise et précise les avantages qu’en retireront les collectivités partenaires.
  • Le projet est conçu pour bénéficier directement à des collectivités dignes d’équité ou marginalisées : Les demandeurs doivent clairement indiquer comment le projet privilégie ces populations particulières.
  • Le projet est mené par une collectivité éloignée : Également appelées collectivités nordiques, ces collectivités sont répertoriées par l’Agence du revenu du Canada comme des lieux situés dans la Zone A – Zone nordique visée par règlement.

Critères d’admissibilité

Projets admissibles

Pour être admissible à un projet d’adaptation rapide, choisissez parmi les activités admissibles suivantes. Un projet peut comprendre une ou plusieurs activités relevant d’un seul domaine d’intérêt :

Résilience de la collectivité aux feux de forêt

  • Construction de coupe-feu
  • Activités de brûlage dirigé ou culturel
  • Gestion ou remplacement de la végétation résistante au feu
  • Création d’espaces défendables résistants au feu autour des structures
  • Formation et solutions en matière de prévention des feux de forêt**

Résilience de la collectivité aux inondations

  • Réhabilitation des zones côtières ou des champs d’inondation
  • Pavés perméables, jardins de pluie, fossés végétalisés ou petits bassins d’eaux pluviales
  • Zones humides artificielles
  • Plantation d’arbres*
  • Formation communautaire sur les solutions fondées sur la nature pour la gestion des inondations**

Résilience de la collectivité à la chaleur

  • Installation de structures d’ombrage
  • Plantation d’arbres*
  • Installation de fontaines d’eau potable, de stations de brumisation ou de jeux d’eau
  • Modernisation ou installation de matériel de rafraîchissement
  • Trousses de rafraîchissement pour les populations vulnérables
  • Lieux d’accueil ou autobus climatisés
  • Sensibilisation et éducation sur la sécurité en cas de chaleur**

Installations communautaires résilientes

  • Installation de toits verts
  • Projets de résilience au dégel du pergélisol
  • Modernisation ou installation de matériel de rafraîchissement
  • Amélioration de la qualité de l’air intérieur
  • Lieux d’accueil climatisés
  • Projets de réduction de la consommation d’eau ou de conservation de l’eau
  • Installation de matériaux résistants au feu, aux tempêtes ou aux inondations
  • Création d’espaces défendables résistants au feu autour des structures
  • Installation ou modernisation de systèmes communautaires de réfrigération ou de stockage des aliments
  • Installation d’une alimentation électrique de secours

* Les coûts de plantation d’arbres sont plafonnés à 25 000 $ et doivent être associés à d’autres activités. Pour les projets de plantation d’arbres de plus grande envergure, consultez l’initiative du Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du FMV.

** Les activités de formation doivent être jumelées à une ou à plusieurs activités non liées à la formation. Jusqu’à 50 % du financement total peut être utilisé pour des activités de formation, jusqu’à concurrence de 20 000 $. Le reste du financement doit être utilisé pour une autre activité admissible non liée à la formation.

Coûts admissibles

Les coûts admissibles sont les coûts directs approuvés pour le financement, correctement et raisonnablement encourus et payés par le demandeur pour mener à bien les activités admissibles. Les coûts admissibles ne peuvent être engagés qu’à partir de la date de soumission de la demande, jusqu’à l’envoi du rapport final.

Activités admissibles

Les activités de réduction des risques financées dans le cadre des projets d’adaptation rapide comprennent des solutions éprouvées, reproductibles et concrètes qui s’attaquent aux vulnérabilités climatiques immédiates. Le financement est destiné aux petites collectivités et aux collectivités rurales et vise à mettre en œuvre des mesures prédéterminées et ciblées qui s’inscrivent dans l’un des quatre domaines d’intérêt suivants :

Résilience de la collectivité aux feux de forêt

Renforcer les défenses locales contre les menaces de feux de forêt à l’aide de la gestion du paysage et de l’éducation :

  • Modification du paysage : Construction de coupe-feu ou gestion et remplacement de la végétation résistante au feu
  • Mesures opérationnelles : Activités de brûlage dirigé ou culturel
  • État de préparation de la collectivité : Formation et solutions en matière de prévention des feux de forêt

Résilience de la collectivité aux inondations

Mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature pour gérer l’eau et prévenir les inondations :

  • Infrastructure naturelle : Réhabilitation des plaines côtières ou inondables, jardins de pluie, fossés végétalisés et zones humides artificielles
  • Aménagement à faible impact : Pose d’un revêtement perméable et aménagement de petits bassins de rétention des eaux pluviales
  • Soutien des écosystèmes : Formation communautaire sur les solutions fondées sur la nature pour la gestion des inondations

Résilience de la collectivité à la chaleur

Protection des résidents contre la chaleur extrême grâce à des solutions de rafraîchissement immédiates :

  • Ombre et hydratation : Installation de structures d’ombrage, de fontaines d’eau et de stations de brumisation
  • Solutions mobiles et d’urgence : Lieux d’accueil climatisés, autobus de rafraîchissement, sensibilisation et éducation sur la sécurité en cas de chaleur
  • Verdure : Plantation stratégique d’arbres pour réduire les îlots de chaleur*

Remarque : Les coûts de plantation d’arbres sont plafonnés à 25 000 $ et doivent être associés à d’autres activités. Pour les projets de plantation d’arbres de plus grande envergure, consultez l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du FMV.

Installations communautaires résilientes

Moderniser les bâtiments municipaux essentiels pour qu’ils résistent à l’évolution des conditions climatiques :

  • Intégrité des immeubles : Installation de toits verts ou de matériaux résistants au feu ou aux tempêtes
  • Améliorations des systèmes : Modernisation du matériel de climatisation, amélioration de la qualité de l’air intérieur et projets de réduction de la consommation d’eau ou de conservation de l’eau
  • Paysage : Projets de résistance au pergélisol et installation d’espaces défendables
  • Résilience sociale : Installation ou modernisation du système de refroidissement communautaire dans les collectivités éloignées

Documents justificatifs nécessaires

Pour présenter une demande de financement auprès du FMV, vous devez soumettre :

  • un formulaire de demande
  • un cahier de projet
  • tous les documents justificatifs nécessaires précisés dans le guide de demande de financement, y compris l’un des suivants :
    • L’évaluation des risques liés aux changements climatiques ou le plan d’adaptation climatique de la municipalité
    • Une évaluation rapide des risques
    • Le rapport Perspectives régionales du processus d’évaluation nationale Le Canada dans un climat en changement
    • L’évaluation des risques climatiques ou le plan d’adaptation de la province ou du territoire
    • Un ou une responsable de projet du FMV communiquera avec vous tout au long du processus. Cette personne examinera votre dossier et vous fera part de ses commentaires. Il se peut qu’on vous demande de revenir sur certaines étapes afin de vous aider à soumettre une demande complète et de qualité.

En bref : Financement de l’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique 

DétailsPlans et processus adaptés au climatÉtudes de faisabilité : L’adaptation en actionProjets de mise en œuvre : L’adaptation en actionProjets d’adaptation rapide : Adaptation en action
ObjectifAider les collectivités à prévoir les changements climatiques et à s’y préparerÉvaluer la viabilité des projets de lutte contre les risques climatiquesMettre en œuvre des projets concrets qui s’attaquent aux défis climatiques locauxSoutien aux petites collectivités dans le cadre de projets qui permettent une réduction immédiate des risques
Projets admissiblesÉvaluations des risques climatiques, plans d’adaptation aux changements climatiques et formation sur la résilienceÉtudes pour déterminer la viabilité et aider à se préparer pour de futurs projetsAmélioration des infrastructures et des services qui répondent aux besoins climatiques locaux et amélioration du bien-être des collectivitésActivités éprouvées et reproductibles dans quatre domaines d’intérêt : feux de forêt, inondations, chaleur et installations communautaires
Type de financementSubventions allant jusqu’à 140 000 $Subventions allant jusqu’à 70 000 $Subventions allant jusqu’à 1 M$Subventions allant jusqu’à 75 000 $
Qui devrait présenter une demande?Les collectivités au début de leur parcours climatiqueLes collectivités qui souhaitent évaluer la viabilité de leur projet d’adaptation aux changements climatiquesLes collectivités prêtes à mettre en œuvre des projets de résilience climatiqueLes petites collectivités et leurs partenaires sont prêts à mettre en œuvre des solutions immédiates en matière de climat
Principaux résultatsAmélioration des stratégies d’adaptation aux changements climatiques et augmentation de l’engagement communautaireClarification de la faisabilité du projet et préparation de la conception pour une action futureAméliorations directes aux infrastructures communautaires qui réduisent les risques climatiques et améliorent le bien-être des collectivitésDes solutions concrètes sur le terrain qui rendent les membres de la collectivité moins vulnérables aux effets du climat
Learn MorePlans et processus adaptés au climatÉtude de faisabilité : Adaptation en actionProjets d’adaptation rapide : Adaptation en actionProjets d’adaptation rapide : Adaptation en action

Question 1

Laquelle des formes juridiques présentées ci-dessous décrit le mieux votre organisme?

Veuillez vous reporter aux renseignements relatifs aux demandes pour les municipalités du Québec.

Question 1a

D’après le recensement le plus récent, la municipalité principale a-t-elle une population inférieure à 50 000 habitants?

Saut de navigation

Question 1a

Êtes-vous engagé dans un partenariat avec une municipalité canadienne de 50 000 habitants ou moins?

Ce financement vise à aider les administrations municipales canadiennes et     les partenaires admissibles à s’adapter aux changements climatiques. Ce financement est destiné à soutenir les administrations municipales canadiennes et les partenaires admissibles dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques. Bien     que ce financement ne convienne pas, le FMV offre de la formation et des ressources pour aider les collectivités à s’adapter.

Consultez nos ressources pour obtenir des outils pratiques et acquérir des connaissances utiles afin de soutenir les efforts déployés dans le cadre de votre projet et de répondre aux défis municipaux.

Découvrez les autres occasions de financement du FMV offertes aux administrations locales pour financer des infrastructures et soutenir un Canada carboneutre.

Inscrivez-vous à l’infolettre FCM Connexion pour rester au fait du financement, des ressources et des formations du FMV.

Question 2

Votre projet est-il censé coûter moins d’un million de dollars en dépenses admissibles?

Saut de navigation

Question 3

Votre projet met-il en œuvre des activités figurant dans la liste des activités admissibles?

Saut de navigation

Question 4

Votre projet concerne-t-il un risque climatique connu pour la collectivité, et avez-vous réalisé une évaluation des risques récente qui confirme ce résultat?

Saut de navigation

Question 5

Votre projet est-il censé commencer et prendre fin dans les deux prochaines années?

Votre projet s’annonce très prometteur. Nous aimerions discuter avec vous.  

L’étape suivante consiste à télécharger le guide de demande de financement Ouvrez une session dans le portail de FCM pour accéder au formulaire de demande. 

Veuillez communiquer avec nous dès aujourd’hui :

1-877-417-0550

[email protected]

Prendre rendez-vous avec un conseiller FMV 

 

No recommendation

Malheureusement, votre organisation n’est pas admissible à ce financement, puisque votre projet n’est pas aligné sur les documents de planification climatique approuvés. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, notamment du financement pour les aider à élaborer un plan d’adaptation climatique

 

No recommendation

Malheureusement, ce financement exige que votre collectivité ait une population inférieure à 50 000 habitants. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, y compris un financement pour des évaluations des risques climatiques et des plans connexes. Visitez la page de l’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique pour en savoir plus.  

No recommendation

Malheureusement, ce financement exige que votre collectivité ait une population inférieure à 50 000 habitants. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, y compris un financement pour des évaluations des risques climatiques et des plans connexes. Visitez la page de l’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique pour en savoir plus.  

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit être évalué à moins d’un million de dollars. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation. 

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit inclure des activités de la liste d’activités admissibles des projets d’adaptation rapide. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation. 

No recommendation

Malheureusement, les projets d’adaptation rapide sont conçus pour mettre en œuvre des solutions pour les risques connus. Si vous n’avez pas encore défini les risques climatiques locaux, le financement et les ressources liés aux Plans et processus adaptés au climat peuvent vous aider à établir ces bases pour commencer. 

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit être terminé dans les deux ans. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation.

 

 

No recommendation

Malheureusement, votre organisation n’est pas admissible à ce financement, puisque votre projet n’est pas aligné sur les documents de planification climatique approuvés. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, notamment du financement pour les aider à élaborer un plan d’adaptation climatique

 

No recommendation

Malheureusement, ce financement exige que votre collectivité ait une population inférieure à 50 000 habitants. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, y compris un financement pour des évaluations des risques climatiques et des plans connexes. Visitez la page de l’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique pour en savoir plus.  

No recommendation

Malheureusement, ce financement exige que votre collectivité ait une population inférieure à 50 000 habitants. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation, y compris un financement pour des évaluations des risques climatiques et des plans connexes. Visitez la page de l’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique pour en savoir plus.  

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit être évalué à moins d’un million de dollars. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation. 

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit inclure des activités de la liste d’activités admissibles des projets d’adaptation rapide. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation. 

No recommendation

Malheureusement, les projets d’adaptation rapide sont conçus pour mettre en œuvre des solutions pour les risques connus. Si vous n’avez pas encore défini les risques climatiques locaux, le financement et les ressources liés aux Plans et processus adaptés au climat peuvent vous aider à établir ces bases pour commencer. 

No recommendation

Malheureusement, votre projet doit être terminé dans les deux ans. Toutefois, même si ce financement ne convient pas, le FMV offre des formations et des ressources pour soutenir les collectivités dans leur démarche d’adaptation.

 

 

Processus de demande de financement 

Étape 1 : Vérification de l’état de préparation 

Avant d’envoyer votre demande, veuillez effectuer la vérification de l’état de préparation pour déterminer si votre projet de mise en œuvre pourrait être admissible à un financement et pour connaître les étapes suivantes.

Étape 2 : Soumettez votre demande complète 

  • Une fois que vous avez confirmé votre admissibilité au moyen de la vérification de l’état de préparation, suivez les étapes ci-après pour soumettre votre demande.
  • Accédez au portail de financement du FMV : Ouvrez une session dans le portail de financement pour accéder au formulaire de demande. Si vous êtes un nouvel utilisateur, vous devrez d’abord ouvrir un compte dans le portail.

Communiquez avec un représentant ou une représentante du FMV pour enregistrer votre compte.

  • Téléchargez le guide de demande de financement : Consultez le guide pour obtenir les instructions complètes sur les documents justificatifs nécessaires et les cahiers de projet.  
  • Téléchargez le cahier de projet depuis le portail : Établissez le budget du projet comportant les catégories de coût appropriées, enregistrez-le dans votre ordinateur et ajoutez-le comme pièce jointe à votre demande.  
  • Remplissez et présentez la demande : Remplissez la demande de financement et le cahier de projet, joignez les documents nécessaires et soumettez l’ensemble directement dans le portail de financement.  

Vous avez besoin d’aide? Communiquez avec un représentant ou une représentante du FMV si vous avez des questions au cours du processus de demande.  

Étape 3 : Examen par l’agent ou l’agente de projet du FMV

Après l’envoi de votre demande complète, un agent ou une agente de projet du FMV responsable de votre dossier passera en revue votre demande afin d’en vérifier l’exactitude et l’exhaustivité. Son rôle est de vous aider en répondant à vos questions et d’être votre personne-ressource jusqu’à la fin du processus de demande et jusqu’à ce qu’une décision soit prise au sujet du financement demandé.

Étape 4 : Décision de financement

Le Conseil du FMV fait des recommandations de financement au Conseil d’administration de la FCM aux fins d’approbation du financement.  

 

Comment faire une demande

  • Remplissez la vérification de l’état de préparation.
  • Sélectionnez le domaine d’intérêt et le projet. Sélectionnez la voie voulue et passez en revue la liste des projets admissibles pour vérifier si l’activité prévue y figure.  
  • Téléchargez le guide de demande de financement et le cahier de projet.  
  • Préparez les documents justificatifs.
  • Soumettez la demande dans le portail de financement de la FCM.  

 

Municipalités du Québec

Les municipalités du Québec doivent suivre un protocole de demande particulier établi dans le cadre d’un accord entre la FCM et le Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec. Dans le cadre de cet accord, le MAMH procède à un examen de tous les projets proposés avant le début de l’évaluation du FMV.

Pour que votre projet soit pris en compte dans les délais impartis, veuillez soumettre votre demande à la fois sur le portail du MAMH et sur le portail de financement de la FCM. Il est conseillé de soumettre votre demande le plus tôt possible afin de favoriser une décision rapide, car ce processus comporte des étapes d’examen provinciales et fédérales.

Comment faire une demande  

1) Vérifiez l’admissibilité : Effectuez une vérification de l’état de préparation pour vous assurer que votre organisme et votre projet répondent aux exigences essentielles 

2) Assurez-vous que le projet auquel vous participez est aligné avec l'un de ces documents :

  • Votre plan climatique ou votre plan d’adaptation climatique local, idéalement approuvé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), élaboré à l’aide de ses lignes directrices approuvées;  
  • Une évaluation des risques climatiques à l’échelle de la collectivité préparée avec les lignes directrices approuvées du MELCCFP;  
  • Les fiches récapitulatives de la Province de Québec sur les enjeux et les perspectives de l’adaptation des régions aux changements climatiques. 

3) Préparez votre demande : 

  • Téléchargez le guide de demande de financement et le cahier. Consultez le guide pour obtenir les instructions complètes sur la documentation requise  
  • Passez en revue les coûts admissibles afin de vous assurer que le budget de votre projet ne comprenne que des dépenses approuvées  
  • Consultez des experts, le cas échéant : Si votre projet concerne l’érosion ou la submersion côtières, vous devez consulter le Bureau de projets en érosion et submersion côtières avant de déposer votre demande. Vous devez joindre une preuve écrite de cette consultation à votre demande.  

4) Processus de demande (double soumission)  

Pour être admissible au financement, vous devez soumettre votre demande au Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et à la FCM.  

  • Portail du MAMH : Ouvrez une session sur le portail du MAMH en utilisant votre nom d’utilisateur et votre mot de passe pour effectuer les étapes suivantes :    
    • Nom du fichier : Enregistrez votre formulaire de demande sur votre appareil local au format suivant : FMV_« nom de votre municipalité »_« date » (AAMMJJ).  
      • p. ex., FMV_TownofABC_180228.pdf  
    • Commencer le transfert : Lorsque vous aurez ouvert une session, commencez le transfert du fichier.  
    • Choisir le bénéficiaire : Dans la liste déroulante des bénéficiaires, choisissez le financement applicable.
    • Effectuer le téléchargement : Téléchargez vos fichiers et faites le transfert une fois votre demande terminée.  
  • Portail de la FCM : Pour permettre à notre équipe de rester informée au sujet de votre projet et de vous offrir un meilleur soutien tout au long du processus d’examen, veuillez télécharger votre formulaire de demande et toute documentation justificative sur le portail.  

Conformité et normes  

Tous les projets au Québec doivent :  

  • Respecter toutes les lois et tous les règlements du Québec : Il vous incombe de vérifier et de respecter toutes les exigences provinciales applicables et d’obtenir les autorisations nécessaires avant de commencer les travaux.  
  • Suivre les pratiques reconnues : Votre projet doit être conforme aux meilleures pratiques et aux normes officiellement publiées par les ministères québécois concernés.  
  • Tenir compte des futures données climatiques : Les projets doivent prendre en considération les indicateurs et projections climatiques précisés par le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) dans le Guide d’élaboration d’un plan climat pour toute la durée du projet.  
  • Pour les organismes non municipaux : Vous devez être en mesure de confirmer que votre organisme est financé à plus de 50 % par des fonds publics (ou municipaux). 


Définitions

Collectivité éloignée : Une municipalité figurant sur la liste des endroits situés dans la zone A – Zones nordiques prescrites de l’Agence du revenu du Canada (anciennement appelées « collectivités nordiques »).  

Collectivité rurale : Municipalité dont le centre de population ne dépasse pas 5 000 habitants, même si la municipalité dans son ensemble compte plus de 10 000 habitants. 

 

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Les lauréats des Prix des collectivités durables de la FCM de 2024

Neuf prix ont été décernés dans huit catégories : énergie communautaire, matières résiduelles, atténuation des changements climatiques, actifs naturels, bâtiments durables, transports, adaptation climatique, et Réconciliation et équité, inclusion et lutte contre le racisme (ÉILCR).

L'annonce officielle de la FCM

Félicitations à nos lauréats :

Municipalité et catégorie de prix

Description du projet





Ville de Bridgewater,
Nouvelle-Écosse
Atténuation des changements climatiques

« Energize Bridgewater » : Programme de réduction de la précarité énergétique

Ce projet réduit les émissions de gaz à effet de serre (GES) et s’attaque à la précarité énergétique en facilitant l’accès à une technologie novatrice de suivi énergétique, à un programme de navigation technique et financière pour les rénovations écoénergétiques approfondies créé en partenariat avec Efficiency Nova Scotia et Clean Foundation, ainsi qu’à un programme de navigation relatif aux services de soutien social qui luttent contre l’insécurité en matière de logement et l’itinérance, offerts par la South Shore Open Doors Association.

Lisez l'étude de cas complète.
 






Région de Waterloo,
Ontario
Bâtiments durables

Réaménagement de logements dans la région de Waterloo (420, promenade Kingscourt)

Ce bâtiment écoénergétique, qui devrait être achevé à l’été 2025, offrira des logements abordables à 73 ménages et des espaces d’accueil pour la mise en œuvre de programmes communautaires. Ce projet vise également à mettre à l’essai un programme de retombées locales visant à appuyer l’inclusion d’une main-d’œuvre diversifiée, en mettant l’accent sur les groupes sous-représentés dans l’industrie de la construction.

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Région métropolitaine de Vancouver,
Colombie-Britannique
Énergie communautaire

Politique de récupération d’énergie et projets énergétiques de quartier

Ce guide de politique et de mise en œuvre novateur ouvre la voie à la création d’installations énergétiques de quartier qui convertissent la chaleur résiduelle en énergie utilisable, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles et remplaçant l’utilisation de gaz naturel. Six projets de récupération de la chaleur des égouts et des effluents sont déjà en cours dans la région du Grand Vancouver, notamment le projet énergétique de quartier Sen̓ áḵw, une initiative menée en collaboration avec les Premières Nations qui fournira de l’énergie durable à faibles émissions de carbone à plus de 6 000 logements locatifs dans la Ville de Vancouver.

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Région de Durham,
Ontario
Réconciliation et équité, inclusion et lutte contre le racisme (ÉILCR)

Vers un système de transport résistant aux inondations

Cette évaluation des risques d’inondation a permis d’analyser les données existantes sur les inondations et le climat dans une optique novatrice d’équité sociale afin de s’assurer que les actifs de transport et la planification financière tiennent compte de l’augmentation des risques d’inondation et d’autres répercussions des changements climatiques, tout en accordant la priorité aux infrastructures qui soutiennent les collectivités vulnérables et les services sociaux.

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District de Saanich, Colombie-Britannique
Transports

Programme pilote d’incitation communautaire en faveur du vélo électrique

Afin de réduire les émissions provenant des transports et atteindre les objectifs climatiques de la ville, ce programme pilote d’incitation fondé sur le revenu aide les résidents à acheter des vélos électriques. Plus de 380 subventions ont été versées et le programme a servi de modèle pour des initiatives semblables en Colombie-Britannique et en Amérique du Nord. La recherche montre que les émissions de GES ont été significativement réduites et que les participantes et participants sont durablement satisfaits de l’expérience.

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District régional de Comox Valley,
Colombie-Britannique
Adaptation climatique

Démonstration des principes de Green Shores dans le Dyke Road Park

Afin de favoriser l’adaptation aux répercussions croissantes des inondations, ce projet de restauration du parc vise à mettre à niveau les infrastructures désuètes et à restaurer les processus naturels conformément au cadre et aux principes de Green Shores, en collaboration avec cinq autorités responsables de l’aménagement des terres, notamment des chefs de la Première Nation des K’ómoks.

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Comté de Strathcona,
Alberta
Matières résiduelles

« HodgePodge Lodge »

Ce carrefour communautaire détourne une quantité impressionnante de déchets des sites d’enfouissement et permet de réutiliser des articles qui ne peuvent pas être facilement recyclés en favorisant une économie circulaire. Les résidentes et résidents peuvent faire don d’articles et en prendre gratuitement. Le pavillon offre également des possibilités de bénévolat et de partenariats communautaires.

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Ville de Longueuil,
Québec
Actifs naturels

Plan de protection et de conservation des milieux naturels de Longueuil

Ce projet met en œuvre un plan stratégique de protection et de restauration des milieux naturels existants et prévoit augmenter de 1 500 hectares la surface consacrée à ces espaces protégés, portant à 21 % leur proportion sur le territoire. Longueuil souhaite ainsi accroître sa résilience aux changements climatiques en plus d’offrir une meilleure accessibilité aux espaces verts à ses citoyens et ses citoyennes.

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Ville de Surrey,
Colombie-Britannique
Actifs naturels

Essai pilote de digues vivantes à Mud Bay

En collaboration avec la Première Nation Semiahmoo et la Ville de Delta, ce projet étudie l’utilisation de différents actifs naturels dans 27 zones d’essai afin de protéger un kilomètre d’infrastructure côtière contre les inondations et l’érosion tout en protégeant l’habitat des espèces locales existantes et en restaurant un marais salé contribuant à la séquestration du carbone.

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