Le présent article fait partie d'une série appelée Des logements abordables écoénergétiques qui changent des vies au Canada. La série présente les récits inspirants de six Canadiens et Canadiennes qui vivent confortablement tout en économisant grâce au logement abordable écoénergétique.


Pour Eli, emménager à Aspen Heights, à Saskatoon, a marqué un vrai tournant. 

« Je suis vraiment bien ici, confie-t-il. Comparé au quartier où je vivais avant, c’est beaucoup plus agréable. Je me sens en sécurité et vraiment plus heureux. »

Avant de s’installer à Aspen Heights, Eli louait des logements dans de vieux immeubles où l’entretien et le confort posaient souvent problème. Le chauffage était peu fiable et les quartiers n’étaient pas toujours sûrs. « C’était difficile de relaxer, raconte-t-il. Il y avait toujours quelque chose à réparer, ou j’avais peur que les factures varient énormément d’un mois à l’autre. »

À Aspen Heights, tout est différent. « Ici, tout fonctionne comme il faut, dit Eli. C’est calme, propre et bien entretenu, et je n’ai plus à m’inquiéter de rien. » Il ajoute que la stabilité et le sentiment de bien-être au sein de la communauté font une grande différence au quotidien. 

« C’est réconfortant de rentrer chez soi en sachant qu’on est dans un endroit où l’on se sent bien. »

Développé par la National Affordable Housing Corporation (NAHC), Aspen Heights a été conçu pour offrir aux locataires comme Eli un logement stable et abordable. Ce projet démontre comment le logement abordable peut améliorer la qualité de vie et contribuer aux objectifs environnementaux.

An overhead view of the Aspen Heights complex, showing multiple rows of blue and white townhomes with brown roofs, surrounded by greenery and walkways

 

Bien chez soi, en tout temps

Eli décrit sa maison comme solide, confortable et facile à gérer, peu importe la saison. « C’est vraiment confortable, dit-il. L’hiver, si la température ne me plaît pas, je peux la régler facilement, et l’été, il me suffit de modifier légèrement le thermostat pour que tout soit parfait. »

Vivre en Saskatchewan veut dire composer avec de longs hivers froids et des étés chauds, mais Eli dit que sa maison s’adapte bien aux changements. « Elle est agréable et chaude, explique-t-il. Tout fonctionne comme il faut. »

Même s’il ne s’intéresse pas particulièrement aux caractéristiques techniques, il aime que le bâtiment soit efficace sans qu’il ait à y penser. « On m’a peut-être parlé des caractéristiques écoénergétiques quand j’y ai emménagé, mais ce qui compte pour moi, c’est que ça reste confortable et facile à gérer. »

Des coûts prévisibles et une tranquillité d’esprit durable

Pour Eli, l’un des plus grands avantages à Aspen Heights, c’est la constance de ses dépenses mensuelles. 

« Je paie toujours le même montant chaque mois, et ça ne change jamais. C’est économique, et je n’ai pas à m’inquiéter que mes finances soient affectées par les factures de services publics. »

Cette stabilité lui procure une tranquillité d’esprit et lui permet de mieux gérer son budget. « C’est fiable. Je sais à quoi m’attendre, et ça fait toute la différence. »

Il aime aussi que les maisons aient été conçues dans une optique de durabilité. « C’est bon pour l’environnement, ajoute-t-il. Plus on peut en faire aujourd’hui, mieux c’est. » Pour Eli, c’est un avantage de plus de vivre dans un endroit à la fois écoresponsable et abordable.

A clean, empty living room and staircase in a unit at the Aspen Heights townhouse complex in Saskatoon

 

Un quartier où l’on se sent chez soi

Au-delà du confort de son logement, Eli aime particulièrement l’atmosphère calme et conviviale qui règne dans le quartier. « L’emplacement est idéal et les gens sont généralement sympathiques, dit-il. J’aime la nature qui entoure le quartier quand on s’y promène. »

Ce sentiment de sécurité et d’appartenance est ce qui le marque le plus. « Avant, la sécurité était une préoccupation. Maintenant, je vis dans un quartier agréable, où je me sens à l’aise et en sécurité. »

Un logement qui favorise le bien-être

Eli affirme que sa santé et son confort sont restés stables depuis son emménagement. « Je suis en bonne santé, la qualité de l’air est bonne et je reste au chaud en hiver, dit-il. Dans l’ensemble, tout va bien. »

Selon lui, la plus grande différence réside dans le sentiment de tranquillité d’esprit que lui procure le fait de savoir que son logement est fiable et sûr. « C’est un endroit où il fait bon vivre », résume-t-il, ce qui reflète à quel point un logement stable et durable permet aux résidents de se sentir chez eux et en sécurité.


Aspen Heights a été développé par la National Affordable Housing Corporation (NAHC) avec l’appui de l’initiative Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert. 

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À la demande de la personne concernée, son nom a été modifié et les renseignements permettant de l’identifier ont été retirés. 


Robin ne savait pas ce qui l’attendait lors de son emménagement à Priscilla’s Place, le nouveau complexe de logements abordables construit et géré par la YWCA Banff. 

« Avant d’arriver, je pensais que les appartements seraient peut-être un peu petits, raconte Robin. Mais j’ai réalisé à quel point ils sont bien conçus. Il y a de la place pour tout. »

Après plusieurs années à Banff, en Alberta, Robin sait qu’il peut être difficile de s’y loger. Iel a habité dans différents types d’hébergement : des logements de personnel surpeuplés, des appartements vieillots avec des propriétaires difficiles et des maisons partagées coûteuses et imprévisibles. « Comme beaucoup de gens ici, j’ai eu ma part de défis : des espaces exigus, des loyers en hausse, et toujours l’incertitude de ne pas savoir combien de temps je pourrais rester », explique Robin.

Cette incertitude a pris fin lorsque Robin a emménagé à Priscilla’s Place. 

« C’est l’endroit le plus stable et le mieux géré où j’ai vécu. »

Un foyer calme et confortable

Robin travaille à Banff et à Canmore, souvent à l’extérieur pendant de longues journées. Revenir dans un logement paisible et bien construit est devenu un vrai privilège. « C’est tranquille ici, raconte Robin. La gestion de la température est géniale – frais l’été, chaud l’hiver – et le bâtiment est solide. On sent qu’il a été bien bâti. »

Ce confort se fait sentir toute l’année. « Quand il fait froid dehors, tu rentres dans un endroit chaud. Quand il fait chaud, tu retrouves la fraîcheur. On n’a même pas besoin d’y penser – ça fonctionne tout simplement. »

Robin apprécie aussi les efforts déployés pour faciliter la vie des résidents au quotidien. « Il y a un espace de rangement séparé pour les vélos et les planches à neige; c’est parfait pour la vie à Banff. Pas besoin de traîner tout son matériel dans l’appartement ni de se casser la tête pour trouver où le mettre. »

A side view of one of the Priscilla's Place affordable housing buildings in Bannf, Alberta

 

Une stabilité qui réduit le stress

Le plus grand avantage pour Robin, c’est la stabilité financière. « Toutes les charges sont incluses, donc je sais exactement combien je paie chaque mois. Ça rend la gestion du budget tellement plus facile, et je n’ai plus à m’inquiéter des factures qui augmentent en hiver. »

Cette prévisibilité a un effet apaisant. « Ça enlève énormément de pression. Quand on n’a plus à se tracasser pour une hausse de loyer ou des coûts cachés, on peut se concentrer sur le travail, sur la vie, sur la communauté. »

Robin apprécie aussi la façon dont la YWCA Banff sensibilise les résidents à la consommation responsable. « On reçoit des rappels pour qu’on fasse attention à l’eau et à l’électricité. Ce sont de petits gestes, mais ça aide tout le monde à faire sa part. »

Un milieu qui favorise le bien-être

Pour Robin, un logement stable et abordable a eu un effet direct sur la santé mentale. 

« Le plus important, c’est la stabilité. On ne se demande plus si le propriétaire va vendre ou augmenter le loyer. On peut enfin respirer un peu. »

Cette sécurité lui permet de profiter pleinement de la vie à Banff. « Je peux vraiment apprécier le plein air maintenant, confie Robin. Je vais faire du vélo après le travail, je peux payer un abonnement à la salle de sports, et j’ai un espace pour garder tout mon matériel organisé. »

Le fait que le bâtiment accepte les animaux a également beaucoup compté, car son chien fait partie intégrante de son quotidien. « Trouver un logement où les animaux sont acceptés, à Banff, c’est très rare, souligne Robin. Savoir que je pouvais l’amener ici, ça a été un énorme soulagement. Il a dix ans et on fait tout ensemble. »

Vue rapprochée du lotissement Priscilla's Place à Banff, en Alberta, montrant de nouvelles maisons en rangée avec un bardage bleu et des bardeaux de toit noirs, avec des montagnes bordées d'arbres en arrière-plan.
 

Une gestion bienveillante et professionnelle

Robin n’hésite pas à souligner la qualité du travail de la YWCA Banff. « C’est une équipe professionnelle, respectueuse et facile à joindre s’il y a quoi que ce soit, dit Robin. Elle se soucie vraiment des résidents. On garde notre autonomie, mais on sait qu’on peut compter sur du soutien au besoin. »

Après des années d’incertitude, cette fiabilité représente beaucoup. 

« C’est rare de trouver un endroit à la fois abordable, confortable et bien géré. J’ai beaucoup de chance d’habiter ici. »


Pricillia’s Place a été développé par la YWCA Banff avec l’appui de l’initiative Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert. 

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Quand Fanny a emménagé dans son nouvel appartement à Priscilla’s Place, à Banff en Alberta, la première chose qu’elle a remarquée, c’est la lumière.

« Avant, je vivais dans un sous-sol, raconte-t-elle. C’était sombre et un peu déprimant. Maintenant, je suis au deuxième étage et j’ai le soleil de l’après-midi. Ça change tout. C’est vraiment agréable d’avoir cette lumière chaque jour. »

Fanny se décrit comme une personne active qui adore le plein air. Après plusieurs années dans le marché locatif très serré de Banff, elle a attendu plus d’un an et demi avant d’obtenir son logement à Priscilla’s Place. Des amis et des collègues lui avaient dit que l’attente en valait la peine. « Quand j’ai reçu l’appel, j’étais tellement heureuse. C’est vraiment difficile à Banff de trouver son propre espace – quelque chose de propre, confortable et abordable. Je me sens vraiment chanceuse. »

Un chez-soi à son image

Fanny a emménagé dans son studio en octobre 2024 et explique que le fait d’avoir son propre logement a transformé son quotidien. « Avant, je partageais toujours un espace avec des colocataires : cuisine, salon, etc. Ici, c’est chez moi. Je peux inviter des amis, prendre un thé, préparer le souper, sans devoir demander la permission. C’est simple, mais c’est ça la liberté. »

Avec les longs hivers et le peu de lumière naturelle, elle aime de pouvoir recevoir chez elle. « C’est plus facile de créer des liens maintenant, dit-elle. À Banff, tout le monde travaille, skie ou voyage, donc quand on a une soirée libre, c’est agréable de pouvoir se retrouver chez soi avec des amis. »

Ces derniers temps, elle organise plus souvent de petits soupers, des soirées de jeux ou des fêtes culturelles avec ses amis venus des quatre coins du monde. « On vient de partout, raconte-t-elle. C’est beau de partager des repas et des traditions ensemble. L’hiver passe plus vite comme ça. »

Vue rapprochée du lotissement Priscilla's Place à Banff, en Alberta, montrant de nouvelles maisons en rangée avec un bardage bleu et des bardeaux de toit noirs, avec des montagnes bordées d'arbres en arrière-plan.
 

Une conception confortable

Priscilla’s Place a été construit par la YWCA Banff grâce à l’appui de l’initiative Logement abordable durable du Fonds municipal vert, qui allie logements abordables et efficacité énergétique. Au départ, Fanny ne s’était pas trop attardée aux caractéristiques écologiques du bâtiment, mais elle en ressent aujourd’hui les effets.

« L’immeuble garde très bien la chaleur. Je n’ai presque jamais besoin d’allumer le chauffage en hiver; il fait autour de 18 ou 20 degrés même quand il fait -20 dehors. La température reste stable toute l’année. C’est confortable en toute saison. On sent que le bâtiment a été bien conçu. »

Elle apprécie aussi le calme de son appartement. « C’est paisible. On entend un peu les gens dans le couloir, mais ils sont respectueux. C’est vraiment tranquille, et j’aime pouvoir rentrer chez moi pour relaxer. »

Une abordabilité qui rééquilibre la vie

Comme bien des résidents de Banff, Fanny a longtemps multiplié les emplois pour arriver à payer son loyer. Le fait d’avoir un logement abordable a tout changé. « Avant, tout le monde que je connaissais travaillait deux ou trois emplois, explique-t-elle. Maintenant, je peux n’en avoir qu’un seul sans compromettre un mode de vie confortable. »

Ce changement lui a permis de prendre plus de temps pour elle. 

« Je n’ai plus à passer tout mon temps à travailler juste pour me loger. Je peux en profiter : être chez moi, cuisiner, recevoir des amis. C’est un grand changement. »

Vue grand angle du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta

 

Une vie plus lumineuse, à l’intérieur comme à l’extérieur

Quand on lui demande ce que Priscilla’s Place a apporté à son bien-être, Fanny n’hésite pas. « Je suis plus heureuse. La lumière, l’espace, le fait de ne plus partager : c’est tellement mieux. Même les jours de pluie, j’aime rester chez moi. »

Elle consacre aussi plus de temps à ce qu’elle aime : les sports de plein air, les jeux de société entre amis, et simplement le plaisir d’admirer la vue ensoleillée depuis ses fenêtres. « J’ai beaucoup de matériel de sports – skis, planche à neige, vélo – et il y a de la place pour tout ranger en sécurité. C’est important ici. »

Pour Fanny, avoir un logement à la fois abordable et inspirant a transformé sa façon de vivre à Banff. 

« C’est juste agréable d’avoir mon propre espace. Je me sens vraiment chez moi. »


Pricillia’s Place a été développé par la YWCA Banff avec l’appui de l’initiative Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert. 

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Le présent article fait partie d'une série appelée Des logements abordables écoénergétiques qui changent des vies au Canada. La série présente les récits inspirants de six Canadiens et Canadiennes qui vivent confortablement tout en économisant grâce au logement abordable écoénergétique.


Après plus de dix ans à vivre à Banff, en Alberta, Em sait à quel point il est difficile de trouver un bon endroit où se loger. 

« Je vis ici depuis environ douze ans, raconte Em. Trouver un logement abordable, c’est presque impossible de nos jours. Entrer dans ce programme a complètement changé la donne pour moi. »

Em travaille dans la gestion du commerce de détail en ville et connaît bien les défis de logement que rencontrent les résidents de longue date. « Banff a toujours été cher, mais au cours des dernières années, c’est devenu bien pire. » 

Em a emménagé à Priscilla’s Place, un nouveau complexe de logements abordables géré par la YWCA Banff et soutenu par l’initiative Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert. Ce déménagement a marqué un vrai tournant. 

« C’est la première fois en douze ans que je peux réellement mettre un peu d’argent de côté. C’est comme un nouveau départ : un immeuble propre, bien entretenu, où tout fonctionne. Ici, c’est quelque chose de rare. »

Vue grand angle du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta
 

Un confort fiable

Au fil des ans, Em a connu toutes sortes de logements à Banff : chambres partagées pour le personnel et sous-sols aménagés. À Priscilla’s Place, la différence saute aux yeux. « C’est tellement plus facile à gérer, raconte Em. Le système de ventilation et de chauffage est incroyable. On peut rafraîchir l’air en été et garder les pièces chaudes quand il fait -40 °C dehors. C’est agréable. »

L’isolation du bâtiment y contribue beaucoup. « Il n’y a aucun courant d’air, et les fenêtres sont bien étanches, souligne Em. Dans mon ancien logement, la moitié des radiateurs ne fonctionnaient pas et la salle de bain était glaciale en hiver. Ici, tout marche comme il faut. »

Cette fiabilité évite à Em bien des tracas liés aux réparations et à la sécurité. « C’est un soulagement de ne plus avoir à courir après un propriétaire. La gestion et l’équipe d’entretien sont réactives. S’il y a un problème, c’est réglé tout de suite. Ce genre de stabilité, ça change tout. »

Une stabilité qui change la vie

Le marché locatif de Banff est imprévisible : les baux peuvent se terminer sans avertissement et les augmentations de loyer sont fréquentes. Pour Em, savoir que son loyer est stable a tout changé. « Je ne stresse plus à propos du logement. C’est un gros problème ici. On ne sait jamais quand un propriétaire va vendre ou demander de partir. Maintenant, je peux respirer. »

Cette stabilité lui permet de planifier enfin à long terme. 

« J’ai pu commencer à épargner afin de bâtir une certaine stabilité financière. Avant, j’essayais juste de tenir la tête hors de l’eau. Maintenant, je peux penser à ce qui vient après. »

Vue rapprochée du lotissement Priscilla's Place à Banff, en Alberta, montrant de nouvelles maisons en rangée avec un bardage bleu et des bardeaux de toit noirs, avec des montagnes bordées d'arbres en arrière-plan.
 

Un lieu qui favorise le sentiment d’appartenance

Priscilla’s Place accepte les animaux, ce qui a permis à Em d’emmener son chat, Turnip. « Trouver un logement où les animaux sont acceptés, à Banff, c’est rare, souligne Em. Ça donne l’impression d’être à sa place, d’avoir le droit d’être ici. On n’a pas à s’inquiéter d’être mis dehors ou de chercher un nouveau logement pour soi et son animal. »

L’immeuble attire aussi plusieurs résidents de longue date, ce qu’Em apprécie particulièrement. « C’est réconfortant de savoir qu’il y a des gens qui vivent ici depuis des années et qui veulent rester. Ça rend la communauté plus solide. »

Un espace pour grandir et donner en retour

Ne se souciant plus de la question du logement, Em peut maintenant se consacrer à d’autres aspects de la vie. « Avant, je travaillais énormément juste pour payer le loyer. Maintenant que je sais que je peux payer mes factures, je peux faire du bénévolat et m’impliquer dans des projets qui me tiennent à cœur. »

Récemment, Em a siégé au conseil d’administration de la Fierté de Banff et continue de donner de son temps lors d’événements communautaires. Iel a également redécouvert son amour pour l’artisanat. « J’ai repris le crochet, ajoute Em. C’est relaxant, et j’ai enfin le temps et l’espace pour le faire. »

Regard sur l’avenir

Pour Em, le logement abordable ouvre des possibilités qui semblaient auparavant hors de portée. « Ça me permet de planifier la suite. C’est la première fois depuis des années que je peux envisager un nouveau départ. »

En préparant un éventuel déménagement vers Victoria, en Colombie-Britannique, Em exprime sa gratitude pour ce que Priscilla’s Place a rendu possible. 

« Cet endroit m’a offert la stabilité au moment où j’en avais le plus besoin. Il m’a permis d’économiser, de réduire mon stress et de redécouvrir ce que ça veut dire d’être bien chez soi. »

Pricillia’s Place a été développé par la YWCA Banff avec l’appui de l’initiative Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert. 

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Le présent article fait partie d'une série appelée Transformer les collectivités au moyen de Logement abordable durable. La série montre comment les logements écoénergétiques et axés sur la collectivité peuvent favoriser la résilience et le bien-être. Découvrez des solutions pratiques pour des résidences abordables adaptées au climat qui améliorent la qualité de vie des gens et favorisent la création d’un avenir durable.


Au cœur de Banff, en Alberta, le projet Courtyard Priscilla’s Place du YWCA de Banff, maintenant appelé Priscilla’s Place, a transformé la vie de ses résidentes et résidents. Achevé à la fin de 2022, ce complexe carboneutre, qui accepte les animaux de compagnie, offre plus qu’un simple logement. Il assure la sécurité et un nouveau départ pour les personnes dans le besoin, en favorisant la dignité, la stabilité et un sentiment d’appartenance. Soutenu par le programme Logement abordable durable (LAD) du Fonds municipal vert (FMV), Priscilla’s Place démontre à quel point le logement durable abordable peut changer la donne.

Vue grand angle du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta
 
Un nouveau départ pour les résidentes et résidents

Priscilla’s Place comble une lacune importante dans la crise du logement à Banff, fournissant 33 logements écoénergétiques à des personnes et à des familles qui vivent des situations difficiles. « Nous connaissons une crise du logement depuis toujours », explique Ebony Rempel, directrice générale du YWCA de Banff. « Il ne s’agit pas seulement d’un manque de logements, mais d’avoir des espaces adaptés, sécuritaires et de qualité. »

Pour certaines résidentes et certains résidents, Priscilla’s Place est leur premier foyer stable depuis des années. « Un couple dormait dans sa voiture la semaine qui a précédé son emménagement, précise Ebony Rempel. Nous avons réorganisé l’espace dans notre installation simplement pour entreposer les meubles et les bagages des gens qui n’avaient plus nulle part où aller. »

Dans son rôle de directrice générale, Ebony Rempel ne supervise habituellement pas les déménagements, mais tout le monde a dû mettre la main à la pâte en raison de l’urgence de la crise du logement. « Je faisais visiter les lieux à une femme qui emménageait dans son logement, et pendant que je lui montrais l’endroit, la poignée de la porte du placard est tombée, se rappelle-t-elle en riant. Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter, que nous allions régler ça. Mais elle m’a regardée et m’a dit que cela lui était égal, elle voulait juste savoir où signer. » Pour Ebony Rempel, des moments comme celui-ci soulignent l’impact transformateur d’avoir un chez-soi : « C’était la première fois qu’elle avait son propre bail. »

Conception durable pour une résilience à long terme

Priscilla’s Place n'est pas qu’un logement abordable, c’est un complexe conçu dans un souci de durabilité. Le bâtiment est doté d’éléments écoénergétiques, y compris un ventilateur-récupérateur de chaleur et une construction modulaire, ce qui aide à réduire les coûts des services et les répercussions environnementales. La conception accueillante pour les animaux de compagnie, les espaces de rangement pour vélos et la proximité des sentiers et des transports en commun s’harmonisent avec le mode de vie actif et durable de Banff, ce qui permet aux résidentes et aux résidents de profiter à la fois d’un prix abordable, de la commodité et du confort. Par exemple, la salle d’entreposage des vélos, assez grande pour répondre aux besoins des 33 logements, est toujours pleine, tandis que l’aire de stationnement demeure en grande partie vide. 

« C’est le reflet de la façon dont les gens vivent ici, proches de la nature, en privilégiant la durabilité », souligne Ebony Rempel.

Vue rapprochée du lotissement Priscilla's Place à Banff, en Alberta, montrant de nouvelles maisons en rangée avec un bardage bleu et des bardeaux de toit noirs, avec des montagnes bordées d'arbres en arrière-plan.
 
Très forte demande et leçons apprises

Le YMCA de Banff a été surpris par l’engouement qu’a suscité le projet. « Nous avons tenu une séance d’information en ligne pendant la pandémie, et nous nous attendions à une modeste participation, se rappelle Ebony Rempel. Des centaines de personnes se sont présentées et nous avons reçu énormément de demandes. » Tous les logements de Priscilla’s Place ont rapidement été occupés, mais l’afflux de demandes a mis en évidence la nécessité de poursuivre la construction de logements dans la région.

Trouver un équilibre entre la forte demande et la mission de l’organisation de servir les personnes les plus vulnérables a été un défi. « Nous avons à cœur d’aider les personnes les plus démunies, mais cela signifie aussi qu’il a fallu dire non aux autres, explique Ebony Rempel. Cela a été difficile; nous avons réalisé à quel point les options de logement abordable étaient limitées dans notre collectivité. »

Une base pour la stabilité et l’indépendance

À Priscilla’s Place, les personnes peuvent rester aussi longtemps qu’elles le souhaitent. « Notre modèle consiste à créer des logements durables et permanents, souligne Ebony Rempel. Nous n’avons pas vocation à expulser les gens. Si le revenu d’une personne dépasse le seuil de revenu, nous l’aidons à faire la transition vers un mode de vie en autonomie. »

L’emplacement du bâtiment à côté d’une garderie a créé des occasions supplémentaires pour les résidentes et résidents de bâtir une communauté et de s’entraider.

« Une résidente garde la fille de son amie pendant un intervalle entre les heures d’ouverture de la garderie, explique Ebony Rempel. Ces petits liens font une grande différence. »

Vue du lotissement Priscilla's Place à Banff, Alberta, montrant l'arrière des maisons en rangée avec des briques et des bardages à clin, ainsi qu'un parking avec des voitures.
 
Plans pour l’avenir et impact croissant

Priscilla’s Place n’est que le début pour le YMCA de Banff. L’organisation prévoit deux grands projets : la rénovation de son bâtiment principal, l’ancien hôpital Mineral Springs, et la construction d’un nouveau bâtiment à Canmore appelé Higher Ground. « Higher Ground regroupera à la fois des logements abordables, un refuge pour femmes et des espaces communautaires pour les services sociaux, indique Ebony Rempel. Nous travaillons avec la Ville de Canmore pour faire de ce projet une réalité. »

Ebony Rempel souligne tout ce que l’organisation a appris grâce à Priscilla’s Place. « La construction a été stressante; nous avons dû faire face à des coûts croissants et à des retards pendant la pandémie, mais nous avons réussi. Maintenant, nous avons la confiance nécessaire pour aller plus loin. Construire des logements abordables et durables n’est pas facile, mais cela en vaut la peine. »

Un modèle pour la collectivité et la durabilité

Priscilla’s Place est la preuve que le logement abordable peut être à la fois durable et axé sur la collectivité. Ce n’est pas seulement un immeuble; c’est une bouée de sauvetage pour les personnes les plus démunies.

« Ce projet a été vraiment incroyable, à la fois pour les résidentes et les résidents et pour notre organisation. Bon nombre des personnes qui ont emménagé ont vécu des situations difficiles, et leur offrir un espace sécuritaire, agréable et abordable a été une expérience vraiment exceptionnelle. »

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Découvrez comment les données climatiques peuvent guider les initiatives d’adaptation de votre municipalité. En tant que principaux acteurs de l’adaptation aux changements climatiques, les municipalités du Canada sont particulièrement bien placées pour exploiter les données climatiques afin de renforcer les efforts d’adaptation. Ce webinaire d’une heure permet découvrir comment les données climatiques peuvent guider et soutenir les efforts d’adaptation aux changements climatiques de votre municipalité. 

Ce webinaire a été présenté en anglais avec une interprétation simultanée en français.

Conférencières :

  • Casey Clunas, analyste des politiques, Centre canadien des services climatiques, Environnement et Changement climatique Canada
  • Sara MacRae, directrice, Climat et énergie, Comté de Dufferin
  • Jillian Prosser, chef de l’équipe d’adaptation aux changements climatiques, Ville de Calgary

Ce webinaire est idéal pour le personnel municipal, les professionnels de l’adaptation aux changements climatiques et les leaders communautaires qui souhaitent améliorer leur compréhension et leur mise en œuvre des stratégies d’adaptation fondées sur les données climatiques.

L’initiative Leadership local pour l’adaptation climatique de la FCM est mise en œuvre par l’entremise du Fonds municipal vert et est financée par le gouvernement du Canada.

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À mesure que les municipalités canadiennes prennent de l’expansion, les administrations locales cherchent des façons novatrices d’accueillir, de servir et de soutenir les nouveaux résidents et les nouvelles entreprises. C’est pourquoi il est maintenant plus important que jamais de planifier un aménagement des terres qui soit stratégique, responsable sur le plan financier et respectueux de l’environnement. Pour aider les municipalités dans ce cheminement, nous avons établi un partenariat avec le Sustainability Solutions Group (SSG), avec l’aide de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), afin de concevoir deux outils essentiels pour aider les administrations locales à équilibrer logement, commerce et agriculture avec des mesures à long terme pour l’environnement et la viabilité financière. 

Laissez des experts vous présenter des stratégies et des outils novateurs, y compris la Calculatrice d’impacts de l’usage du territoire et le Guide Comprendre les implications climatiques et financières des décisions d’aménagement du territoire, qui présente des exemples pratiques et des approches fructueuses de municipalités de partout au Canada.

Ce webinaire a été présenté en anglais avec interprétation simultanée en français.

Visionnez l’enregistrement de webinaire pour en apprendre davantage sur les sujets suivants :

  • Comment utiliser efficacement la Calculatrice d’impacts de l’usage du territoire pour analyser les répercussions des projets
  • Principales stratégies tirées du guide sur l’aménagement des terres pour prendre des décisions qui favorisent un aménagement durable des terres
  • Étapes pratiques pour appliquer ces outils aux besoins particuliers de votre municipalité
  • Aperçus d’études de cas de municipalités qui ont efficacement planifié l’aménagement de leurs terres
  • Méthodes pour intégrer ces ressources dans votre processus décisionnel afin d’améliorer la durabilité

Conférenciers :

  • Jeremy Murphy, Sustainability Solutions Group  
  • Noah Purves-Smith, Sustainability Solutions Group  

L’initiative des outils d’aménagement du territoire est mise en œuvre par la FCM par l’entremise de son Fonds municipal vert, en partenariat avec le Sustainability Solutions Group (SSG) et avec l’appui de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

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Veuillez noter que les candidatures ont été clôturées le 31 mars 2025.

Aperçu du financement

Montant maximal :
$200,000
  • Subvention pouvant atteindre 50 %* des coûts admissibles
Ouvert à :

Les entités suivantes sont admissibles au financement du Fonds municipal vert (FMV) :

  • Administrations locales canadiennes (p. ex. les villes, les régions, les districts et leurs conseils locaux).
  • Sociétés détenues par une municipalité (p. ex. un service public municipal).
  • Communautés autochtones (en tant que demandeuses principales) qui s’associent à une administration locale canadienne dans le cadre d’un projet admissible ou qui concluent un accord de services partagés avec une administration locale canadienne dans le domaine des infrastructures municipales, de la lutte contre les changements climatiques ou de l’adaptation aux changements climatiques.
Extrants attendus :

Une étude qui cerne les possibilités de systèmes énergétiques communautaires à faibles émissions de carbone (y compris les systèmes énergétiques renouvelables et de quartier) au sein de votre collectivité et qui établit des mécanismes de soutien à la mise en œuvre. 

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS :
Les collectivités sélectionnées bénéficieront d’un programme de soutien à l’apprentissage entre pairs, d’une formation de perfectionnement des compétences et d’occasions de réseautage avec des chefs de file du domaine des systèmes énergétiques communautaires de partout au pays.  

Voici quelques-uns des types de soutien offerts :

  • la prise de décisions concernant les modèles relatifs au financement et à la propriété;
  • la compréhension et l’évaluation des conditions techniques requises pour un projet de systèmes énergétiques communautaires;
  • l’intégration des systèmes énergétiques communautaires dans les processus d’aménagement et de planification.
Date limite de soumission des demandes :

La date limite de présentation des demandes est le 31 mars 2025.

 

Coûts admissibles :

Consultez la liste des coûts admissibles.

* Les demandeurs suivants peuvent bénéficier d’une subvention pouvant couvrir jusqu’à 80 % des coûts admissibles du projet :

  • les municipalités (ou leurs partenaires) de 10 000 habitants ou moins;  
  • les administrations régionales ou les groupes de municipalités dont la population moyenne des municipalités membres est de 10 000 habitants ou moins;
  • les communautés autochtones admissibles;
  • les communautés du Nord.

Les communautés autochtones admissibles et les communautés du Nord qui présentent une première demande au titre du FMV peuvent se qualifier pour une subvention pouvant couvrir 100 % des coûts admissibles. 

Communiquez avec nous pour en savoir plus

Le Nord s’entend des trois territoires et de la partie septentrionale des sept provinces suivantes (dont les codes définis par Statistique Canada sont indiqués entre parenthèses) : Terre-Neuve-et-Labrador (10), Québec (24), Ontario (35), Manitoba (46), Saskatchewan (47), Alberta (48) et Colombie-Britannique (59).

Ce que nous finançons

Nous finançons des études qui :

  • visent à déterminer et à évaluer les secteurs dans lesquels des systèmes énergétiques communautaires à faibles émissions de carbone (y compris les systèmes d’énergie renouvelable et les systèmes de chauffage et de climatisation urbains) peuvent être mis en place et qui les classent par ordre de priorité;
  • visent à identifier des mécanismes de soutien à la mise en œuvre et à les évaluer.  

Ces études visent à préparer le terrain pour des travaux plus axés sur une initiative de systèmes énergétiques communautaires, comme l’élaboration d’une analyse de rentabilité, la réalisation d’une étude de faisabilité ou la mise en œuvre d’un projet d’immobilisation

Votre étude devra :  

  1. Chercher à déterminer et à évaluer les secteurs dans lesquels des systèmes énergétiques communautaires peuvent être mis en place au sein de la municipalité (si cela n’a pas déjà été fait) et les classer par ordre de priorité. Cela devrait comprendre une analyse géospatiale pour déterminer quels quartiers sont susceptibles d’offrir des conditions optimales (p. ex. densité, aménagement des terres) pour favoriser une mise en œuvre réussie. L’analyse devrait tenir compte de ce qui suit :  
    • la densité de développement (existante et prévue);  
    • les aménagements des terres à forte intensité énergétique (p. ex. parcs industriels, centres de données – existants ou prévus);
    • les charges « d’ancrage » potentielles pour les systèmes énergétiques de quartier (p. ex. piscines, arénas – existantes ou prévues);
    • les sources potentielles d’énergie thermique (p. ex. usines de papier, usines de traitement des eaux usées);
    • la proximité des systèmes énergétiques de quartier existants ou prévus pouvant prendre de l’expansion;  
    • la disponibilité des terrains municipaux;
    • la facilité d’accès et autres contraintes (p. ex. environnementales).  
  2. Modéliser la demande énergétique de référence prévue dans chacun des domaines prioritaires, notamment :  
    • la consommation d’énergie actuelle et prévue pour l’aménagement des terres;  
    • les profils de charge saisonniers prévus.   
  3. Formuler les prochaines étapes pour chaque secteur prioritaire afin de mettre en place de nouveaux systèmes énergétiques communautaires et d’accroître les raccordements aux systèmes existants, le cas échéant (p. ex. réalisation d’une étude de faisabilité pour un système énergétique communautaire municipal; évaluation des modèles de propriété des systèmes énergétiques communautaires et des ententes contractuelles; établissement de partenariats avec une industrie locale ou un parc commercial). Cette étape doit comprendre un examen des politiques afin de cerner tout obstacle à la mise en œuvre.  
  4. Chercher à élaborer une stratégie de mobilisation des parties prenantes solide et inclusive qui vise à recenser les principales parties prenantes, à susciter l’adhésion aux systèmes énergétiques communautaires et à préparer le terrain en vue de l’établissement de partenariats.  
  5. Chercher à déterminer et à évaluer les mécanismes de mise en œuvre qui contribueront à accélérer le développement énergétique communautaire au sein des secteurs prioritaires ou d’une municipalité dans son ensemble et les classer par ordre de priorité (p. ex. remboursements d’impôt foncier, processus d’approbation accélérés, augmentation de la densité, engagement à raccorder les bâtiments municipaux à des systèmes énergétiques de quartier, mise en place d’un service public d’énergie de quartier municipal).  
  6. Élaborer un ou plusieurs mécanismes de mise en œuvre prioritaire (p. ex. en énonçant les exigences juridiques, financières, techniques et réglementaires).
  7. Chercher à élaborer des politiques municipales d’aménagement des terres qui permettent la mise en place de systèmes énergétiques communautaires, en déterminant l’emplacement des zones d’aménagement des terres pour les systèmes énergétiques communautaires et en élaborant des politiques en la matière.
  8. Réaliser des études de marché pour :  
  • évaluer les connaissances générales des publics cibles et des principales parties prenantes ou leur soutien à l’égard du déploiement du système énergétique de quartier;
  • comprendre la disponibilité et l’état de préparation pour des partenariats sectoriels, ainsi que l’intérêt pour diverses possibilités de partenariat.

Les études conçues pour créer un plan de décarbonisation thermique pour la municipalité en déterminant les possibilités de déploiement de systèmes énergétiques communautaires et d’autres options sont admissibles si la portée comprend les éléments précisés ci-dessus.

Dans le cadre de votre étude, vous devrez effectuer une évaluation de l’équité répondant, au minimum, aux questions suivantes :

  • Quels groupes dignes d’équité pourraient bénéficier le plus de ce projet ou de cette décision, ou en subir le fardeau, directement ou indirectement? Quelles sont les répercussions positives ou négatives de ce projet ou de cette décision sur ces groupes?
  • Quelles stratégies peuvent être utilisées pour éliminer les obstacles ou atténuer les effets négatifs?
  • Quelles sources de données, quels documents ou quelles ressources cartographiques peuvent aider à mettre en lumière les questions d’équité dans votre contexte local?

Ce que votre projet doit chercher à réaliser

Seuls les projets qui répondent aux critères énoncés ici sont admissibles. Veuillez noter que nous tenons compte de plusieurs facteurs dans notre décision de financement. Nous visons à financer les initiatives les plus innovantes et ayant la plus grande incidence. Par conséquent, il ne suffit pas qu’un projet soit admissible pour que son financement soit approuvé. Veuillez noter que les demandeurs doivent s’engager à participer activement au groupe d’apprentissage pour que leur demande de financement soit prise en considération.  

La préférence sera accordée aux initiatives qui : 

  • sont susceptibles d’entraîner d’importantes réductions de gaz à effet de serre;  
  • bénéficient d’un solide appui de la part des dirigeantes et dirigeants politiques, du personnel cadre municipal, de la collectivité locale et des partenaires de mise en œuvre (p. ex. services publics, promoteurs, propriétaires fonciers);
  • sont soutenues par au moins l’un des éléments suivants : un plan d'urbanisme, un plan particulier d'urbanisme, un plan énergétique communautaire ou un plan d’action climatique (ou leur équivalent);
  • sont dirigées par une équipe pluridisciplinaire représentant les principaux services (p. ex. planification, développement durable, finances, énergie, climat, aménagement du territoire, opérations, installations);
  • sont menées en collaboration avec les principaux partenaires de mise en œuvre (p. ex. services publics, promoteurs, propriétaires fonciers);
  • sont menées en collaboration avec des groupes dignes d’équité ou avec une communauté autochtone;
  • démontrent une forte intégration d’approches de résolution multiple comprenant, entre autres, les points suivants :  
    • optimisation des avantages environnementaux et socioéconomiques (p. ex. augmentation de l’offre et de la diversité des logements, soutien au développement axé sur le transport collectif, promotion de la création de quartiers compacts et complets);
    • promotion des objectifs de Réconciliation, d’équité, de diversité et d’inclusion;
    • amélioration de la résilience climatique.

Considérations relatives à l’équité

Le FMV reconnaît que de nombreux enjeux sociaux urgents sont interreliés et que les initiatives de développement durable et de lutte contre les changements climatiques doivent être conçues de façon à garantir une répartition équitable des avantages et des charges entre tous les segments d’une collectivité et entre les générations. Les projets seront évalués en fonction de leur capacité à améliorer les résultats socioéconomiques et à distribuer plus équitablement les avantages et les charges au sein des collectivités, tant pour la génération actuelle que pour les générations futures. Bien que certains projets puissent être admissibles sans intégrer ces considérations, la préférence sera accordée aux projets qui :

  • intègrent les principes de Réconciliation, d’équité, d’inclusion et de lutte contre le racisme;
  • font appel à des pratiques d’engagement communautaire inclusif;
  • mettent en œuvre les principes d’approvisionnement social;
  • offrent des avantages socioéconomiques considérables, comme une accessibilité accrue, des espaces extérieurs améliorés ainsi que des possibilités d’emploi et d’apprentissage inclusives.

Au moment d’élaborer l’approche de votre projet, posez-vous les questions suivantes :

  1. Comment concevoir une approche de mobilisation pour tenir compte des besoins, des expériences et des voix de toutes les parties prenantes et de l’ensemble des titulaires de droits visés par ce projet?
  2. Quels groupes dignes d’équité pourraient bénéficier le plus de ce projet ou en subir le fardeau, directement ou indirectement? Quels sont les effets positifs ou négatifs sur ces groupes?  
  3. Est-il possible d’éliminer ou d’atténuer les effets négatifs?
  4. Est-il possible de faire tomber les préjugés, la discrimination ou les pratiques d’exclusion – actuels ou possibles – au cours de la planification, de la conception, du financement et de la mise en œuvre de votre projet?
  5. Comment pouvez-vous maximiser les retombées socioéconomiques de votre projet?
  6. Comment pouvez-vous tirer parti de vos pratiques d’approvisionnement pour générer de plus grands résultats sociaux, économiques et environnementaux positifs au sein de votre collectivité et de votre région?

Veuillez noter que les candidatures ont été clôturées le 31 mars 2025.

 

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Le contexte

Conception Bay South est une ville de plus de 27 000 habitants située près de St. John’s, sur la péninsule d’Avalon à Terre-Neuve-et-Labrador. En 2021, la municipalité a reçu une subvention du Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM) pour mettre sur pied un comité de gestion des actifs et élaborer une politique connexe, procéder à l’acquisition d’un logiciel de gestion des actifs et y intégrer des données, et définir les niveaux de service et évaluer l’état de 240 kilomètres de routes et de près de 70 parcs et installations de loisirs. La municipalité est également parvenue à moderniser 36 stations de pompage des eaux usées à l’aide de la subvention.

D’avril 2016 à octobre 2024, le PGAM a octroyé 133 subventions en gestion des actifs pour des projets municipaux à Terre-Neuve-et-Labrador et fourni des formations et des renseignements par l’intermédiaire de partenaires financés par le PGAM à plus de 229 municipalités dans la province. 

Les points saillants

  • Des membres du personnel motivés ont contribué aux efforts initiaux.
  • Des cours d’apprentissage en ligne ainsi que des ateliers et des modèles personnalisés ont permis d’améliorer la compréhension et l’adhésion, en plus de favoriser la responsabilité de groupe.
  • Des définitions communes du niveau de service « adéquat » ont favorisé une compréhension et des attentes communes.
  • On s’affaire à intégrer les considérations relatives aux changements dans la planification et les mises à niveau de l’infrastructure.
  • L’embauche d’un étudiant en gestion des actifs et la mise en place d’une formation obligatoire destinée aux nouveaux membres du personnel ont aidé à maintenir le cap et à poursuivre les progrès.

Le défi

La ville a été construite de façon fragmentée sur des centaines d’années, et on dispose de peu d’information sur l’infrastructure qui était en place avant sa constitution, en 1973. Le poste de comptable principal, Immobilisations a été créé en 2014, alors que la gestion des actifs était plus un mot à la mode qu’une réalité et que les activités de gestion des actifs menées n’étaient pas nécessairement définies et documentées en conséquence. À mesure que la ville s’est développée, ses dirigeants ont commencé à vouloir adopter une approche plus structurée de la planification et de la prise de décisions.

L’approche

Après 2014, la gestion des actifs est rapidement devenue un effort de collaboration entre le conseil, le comité de gestion des actifs et les membres du personnel. Le comité assumait plusieurs responsabilités, notamment celles qui consistaient à sensibiliser le public, à transmettre des renseignements aux services et à simplifier la gestion des actifs pour éviter la duplication des tâches et veiller à ce que tous bénéficient du travail de chaque service. 

La Ville a commencé par les routes, les parcs et les stations de pompage. Des membres motivés du personnel des loisirs qui avaient envie de savoir comment la gestion des actifs pouvait contribuer à l’entretien des installations de loisirs ont tout naturellement intégré les parcs et les installations de loisirs. Les routes ont également été incluses à la portée du projet, car elles constituaient un actif municipal essentiel pour les résidents, et leur entretien est le service qui coûte le plus cher. Comme la Ville disposait déjà de données préliminaires sur l’eau et les égouts, le coût d’inclusion des stations de pompage n’était pas excessif. 

La formation était essentielle. Les membres du comité de gestion des actifs ont suivi les cours d’apprentissage en ligne du Canadian Network of Asset Managers. Par la suite, les membres du personnel et du conseil ont participé à un atelier personnalisé et en personne de l’Atlantic Infrastructure Management Network (AIM Network), qu’ils ont qualifié de « très réussi, informatif et stimulant » et qui a marqué un tournant dans leurs efforts. Comme les séances portaient précisément sur Conception Bay South, elles ont joué un rôle déterminant dans l’adhésion des parties prenantes. De pair avec un animateur, les participants à l’atelier ont également personnalisé le modèle de niveau de service de l’AIM Network pour répondre aux besoins de Conception Bay South, ce qui a également permis d’éviter les questionnements sur le point de départ. 

La Ville a rapidement procédé à l’embauche d’un étudiant universitaire qu’elle a affecté à la gestion des actifs pendant l’été. Ce dernier a siégé au comité et assuré une communication cohérente avec les membres du personnel pour que la gestion des actifs demeure prioritaire. L’une de ses principales responsabilités consistait à regrouper les listes d’inventaire des actifs de chacun des services et à créer une liste maîtresse. Lorsque la liste maîtresse pour une des catégories d’actifs était terminée, le comité commençait à travailler sur les niveaux de service de cette catégorie à l’aide du modèle de niveau de service de l’AIM Network, des politiques internes et des résultats des enquêtes publiques annuelles. Les membres du conseil et de la haute direction ont également fourni des commentaires, ce qui a stimulé les discussions et le sentiment d’appartenance au sein de l’équipe, en plus de susciter l’intérêt des participants et leur engagement.

La municipalité a consulté les membres de la collectivité pour veiller à prendre leur point de vue en compte dans ses efforts liés aux niveaux de service. Elle a également tenu son enquête publique annuelle pour recueillir des renseignements sur la façon dont les résidents préféreraient dépenser le budget variable. L’enquête contient des questions sur les niveaux de service jugés satisfaisants par les résidents. Ces résultats seront utilisés pour éclairer les discussions continues sur les niveaux de service. 
 

Two people sitting high on a bluff, looking out at the coastline as the sun sets over the ocean.

Les obstacles

La mise en œuvre de la gestion des actifs peut souvent présenter des défis et susciter des préoccupations relatives à la capacité limitée des ressources, comme les fonds et la disponibilité du personnel. Conception Bay South a été en mesure d’atténuer ces préoccupations grâce à une communication ouverte, à des discussions et à des formations. Les membres du personnel, de la haute direction et du conseil ont commencé à comprendre les avantages d’une prise de décisions axée sur les données pouvant être étayée par des données analytiques, malgré la nécessité d’apprendre de nouveaux concepts et termes et de changer les processus établis. 

Des discussions entre les membres du personnel et du conseil pendant et après les ateliers ont révélé que la définition d’un niveau de service « adéquat » est différente pour chacun, ce qui n’aide pas à déterminer quel niveau de service est atteint. Ce constat a mis en évidence la nécessité de définir les termes et de documenter les définitions. 

Les résultats

La Ville a élaboré une politique de gestion des actifs, mis sur pied un comité de gestion des actifs avec une représentation de toutes les équipes, fait l’acquisition d’un outil de soutien à la décision en matière de gestion des actifs et commencé à y intégrer des données, et établi les niveaux de service pour ses routes, parcs et stations de pompage. 

Les membres du personnel et du conseil considèrent maintenant les processus de gestion des actifs de la Ville comme des canaux de communication importants en vue d’obtenir de l’information pour la prise de décisions et la planification et de faire connaître l’état des actifs et les besoins financiers. Les membres du conseil et de la haute direction ont hâte de consulter les rapports de gestion des actifs et de prendre connaissance des économies possibles. Toutefois, certaines décisions doivent toujours être prises en fonction du financement disponible plutôt qu’en suivant le plan de gestion des actifs à la lettre. 

Les nouveaux membres du personnel doivent suivre la formation sur la gestion des actifs afin d’acquérir une compréhension commune et de faire de la gestion des actifs une priorité. Malgré les mouvements de personnel depuis le début du projet, l’un des premiers champions des parcs et des loisirs demeure au cœur de l’action, siégeant au comité et motivant les autres membres du personnel en veillant à ce que la gestion des actifs fasse partie intégrante des discussions et de la prise de décisions. 
 

« Lorsqu’il s’agit de gestion des actifs, le nombre fait la force. Nous préservons l’élan en encourageant les nouveaux membres du personnel à s’engager et en faisant appel à nos champions pour stimuler l’intérêt à l’interne et dans l’ensemble de la municipalité. »
~ Suzanne Grouchy, comptable principale, Immobilisations

Les membres du personnel ont commencé à intégrer les tâches de gestion des actifs dans leurs routines quotidiennes. Par exemple, le technicien du système d’information géographique (SIG) a élaboré un processus de consignation des évaluations de l’état pour divers actifs, dans le cadre duquel les travailleurs sur le terrain qui assurent l’entretien normal peuvent remplir une évaluation de l’état en ligne, sur un appareil mobile. L’information est téléversée automatiquement dans le SIG, qui est lié au logiciel de gestion des actifs de la Ville. 

Conception Bay South commence également à intégrer les considérations climatiques dans sa planification. Ville côtière, elle subit des pertes continues attribuables aux ondes de tempête qui endommagent les routes et les brise-lames. Le service d’ingénierie et les experts-conseils externes cherchent de nouvelles conceptions et méthodologies pour les devis de construction relatifs à la modernisation de l’infrastructure afin de permettre à celle-ci de mieux résister aux changements climatiques. 

Les leçons apprises

  • Faire participer tôt le conseil et la haute direction, idéalement dès le départ. Conception Bay South a eu la chance d’avoir des champions intégrés, mais il a fallu travailler pour mobiliser tout le monde, et la Ville considère aujourd’hui que ce temps et ces efforts en valaient la peine. 
  • Tirer parti des ressources externes. Pour la ville de Conception Bay South, la participation à l’atelier du AIM Network et l’utilisation d’un modèle personnalisé ont été inestimables dans la justification et le lancement des travaux liés aux niveaux de service. 
  • Préserver l’élan. Conception Bay South a découvert que l’enthousiasme s’émoussait parfois avec l’émergence d’autres priorités, d’où la nécessité d’une orientation cohérente et d’une surveillance continue. Mettre l’accent sur les retombées nettes a été utile à cet égard.

Les prochaines étapes

Conception Bay South cherche maintenant à établir des niveaux de service pour l’eau, les égouts et les bâtiments, et élargira son évaluation et son calendrier de présentation des rapports pour déterminer dans quelle mesure les niveaux de service convenus sont respectés. 

Elle prévoit également de commencer à envoyer aux gestionnaires des rapports mensuels sur l’état afin de favoriser la discussion et de préserver l’élan.

Ressources connexes

Personne-ressource

Suzanne Grouchy, CPA
Comptable principale, Immobilisations
Conception Bay South, Terre-Neuve-et-Labrador
709 834-6500, poste 209

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Cette ressource a été créée par le Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM).

Le PGAM a été conçu pour aider les municipalités canadiennes à renforcer leurs décisions en matière d’investissement dans les infrastructures en fonction de données fiables et de bonnes pratiques en matière de gestion des actifs. Ce programme de huit ans et de 110 millions de dollars a été financé par le gouvernement du Canada et géré par la Fédération canadienne des municipalités. Il a été réalisé en partenariat avec les associations municipales, provinciales et territoriales, et d’autres intervenants clés.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Le contexte

La municipalité rurale du comté de Flagstaff dans le centre-est de l’Alberta compte environ 3 600 habitants répartis dans quelques petites villes et villages, ainsi que deux hameaux construits en 2016. Grâce à une subvention du Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM), le comté fait évoluer son parcours de gestion des actifs en effectuant ce qui suit :

  • Élaboration d’une politique de gestion des actifs (disponible en anglais seulement) et d’une feuille de route (disponible en anglais seulement) pour déterminer les prochaines étapes
  • Réalisation d’une évaluation des risques stratégique
  • Détermination des niveaux de service et réalisation d’évaluations de l’état des routes, de l’eau et des installations sanitaires

De 2017 à 2024, le PGAM a octroyé 148 subventions en gestion des actifs pour des projets municipaux en Alberta et fourni de la formation et des renseignements par l’intermédiaire de partenaires financés par le PGAM à plus de 215 municipalités dans la province. 

Les points saillants

  • Le regroupement des renseignements sur les niveaux de service actuels en un seul endroit constituait un bon point de départ pour cette municipalité rurale.
  • La détermination et la résolution des lacunes dans les données du système d’information géographique (SIG) ont facilité l’établissement des niveaux de service. 
  • La réalisation d’une évaluation des risques stratégique a permis de déterminer les problèmes qui avaient une incidence sur la prestation des services et la prise de décisions.
  • En tissant des liens avec un autre comté, comté de Flagstaff a pu commencer à utiliser une application d’évaluation de l’état des routes de gravier.

Le défi

Le comté de Flagstaff a adopté une approche méthodique d’établissement des niveaux de service en commençant par ses trois principales catégories d’actifs : les routes, l’eau et les services sanitaires. Les routes, tout particulièrement, sont essentielles dans cette municipalité rurale, où il n’y a pas d’autobus ni de taxis, et où l’on dépend des voies artérielles pour assurer les services essentiels, comme le transport du grain dans les silos. Pour planifier l’avenir efficacement, le comté de Flagstaff savait qu’il devait commencer par acquérir une compréhension globale de ses actifs existants, de l’état actuel de ces derniers et des mesures à prendre pour les entretenir. 

« Nous adoptons une approche plus systématique de la prestation de services à l’échelle de la municipalité. L’évaluation de nos niveaux de service permet de lier les coûts du programme et les activités opérationnelles au rendement. Cela permet au conseil d’évaluer plus facilement les compromis entre les services et les coûts lors de la prise de décision. »
~ Debra Brodie, directrice, Services intégrés, comté de Flagstaff
 

L’approche 

Ressources et formations

Les membres du personnel ont notamment fait appel au guide et à la trousse d’outils sur la gestion des actifs (disponible en anglais seulement) de l’Alberta, à des ressources en personne et à des formations en ligne de la Government Finance Officers Association de l’Alberta (disponible en anglais seulement) ainsi qu’à des études de cas du PGAM en vue de découvrir ce que faisaient les collectivités à la taille et aux ressources semblables. Ils ont également tenu un atelier pour déterminer les besoins futurs et effectué une autoévaluation au moyen de l’échelle de préparation pour la gestion des actifs du PGAM. 

Adhésion des membres du personnel et du conseil

Un expert-conseil a contribué à la planification et à la mise en place d’un comité interne de gestion des actifs pour faciliter la coordination du travail. Le conseil s’est montré très enthousiaste, particulièrement après avoir appris que le comté de Flagstaff se situait avant le niveau 1 sur l’échelle de préparation pour la gestion des actifs. Comme la province avait légiféré sur une approche de gestion des actifs, il fallait agir. Le fait de disposer de données fiables sur les actifs municipaux permettrait d’améliorer la planification et la prise de décisions. 

Les membres du personnel des différents services ont été mobilisés dès le départ et ont notamment discuté à plusieurs reprises de leurs préoccupations concernant l’incidence que pourrait avoir la gestion des actifs sur leurs responsabilités. Ainsi, tout le monde a pu comprendre l’objectif de ces efforts et obtenir une vue d’ensemble du projet.

Évaluation des risques

Les membres du personnel ont entrepris une évaluation des risques stratégique afin de déterminer les questions ayant une incidence sur la capacité du comté à fournir des services et à prendre des décisions. Dans le cadre de ce processus, ils ont établi la liste des priorités et des stratégies d’atténuation des risques à utiliser pour évaluer les progrès du comté relativement à l’intégration des niveaux de service et de l’évaluation des risques dans la prise de décisions et le processus budgétaire annuel.

Niveaux de service actuels et cibles 

Pour établir les niveaux de service actuels, le comté a dressé l’inventaire des politiques, des normes et des programmes d’entretien pour chaque secteur de service, puis regroupé l’ensemble de l’information relative aux niveaux de service dans un format concis. Les parties prenantes ont ensuite évalué le rendement en fonction des connaissances du personnel, des commentaires du conseil et des données tirées du système de gestion des plaintes du comté. Le personnel a proposé des objectifs de rendement fondés sur la réglementation, les codes de pratiques, les normes et les lignes directrices provinciaux et fédéraux, qui ont ensuite été confirmés par le conseil. Par exemple, la politique sur les catégories de routes et les niveaux de service (disponible en anglais seulement) classe le système du réseau routier selon des catégories de routes (p. ex. voies artérielles, routes collectrices, routes locales, routes non développées) en fonction de critères précis, de spécifications relatives aux routes et du niveau de service pour veiller à ce que les routes soient conçues, exploitées et entretenues selon les besoins du service, le type d’utilisation et la fréquence d’utilisation.

Bien que le comté n’ait pas mené de nouvelle enquête publique pour ses efforts liés aux niveaux de service, on a demandé aux membres du personnel et du conseil de donner leurs commentaires pour aider à cerner les caractéristiques de chaque service qui comptent pour les résidents. L’information tirée des enquêtes publiques précédentes a aussi été utilisée. 
 

A gravel road across a newly replaced bridge, with soil on both sides, fields and a winding tributary.

Les obstacles

Le comté de Flagstaff a rapidement réalisé que les données de son SIG comportaient des erreurs attribuables à la méthode de saisie et de stockage des données. Par exemple, le système comportait plusieurs ensembles de données pour l’eau découlant de l’intégration des hameaux dans le comté. Ce problème a eu une incidence sur la précision du travail relatif aux niveaux de service. 

Le temps et la capacité ont également été des obstacles supplémentaires. Il a fallu du temps pour renforcer la compréhension du personnel et élaborer la politique ainsi que pour définir les niveaux de service et effectuer l’évaluation des risques, particulièrement compte tenu des priorités concurrentes. La COVID-19 a également eu une incidence, car les membres du personnel ne pouvaient pas se réunir en personne, et ceux qui étaient en télétravail avaient souvent des problèmes de réseau. 

Certaines politiques du comté de Flagstaff faisaient allusion aux niveaux de service souhaités, mais on devait déterminer si les politiques et pratiques étaient harmonisées, puis faire des ajustements, au besoin.

Les résultats

La formation, les commentaires de l’expert-conseil, les discussions continues et le fait de voir des résultats se concrétiser ont permis aux membres du personnel et du conseil de mieux comprendre comment la gestion des actifs pouvait améliorer la qualité des services municipaux. Le conseil a approuvé la politique de gestion des actifs et alloué un budget à la mise en œuvre d’une feuille de route. Le comté a également progressé dans l’échelle de préparation pour la gestion des actifs, plus précisément sur le plan des compétences Politique et gouvernance et Planification et prise de décision.

Fort de ses politiques, de l’inventaire de ses programmes d’entretien et d’un processus visant à combler les lacunes et à traiter l’information manquante, le comté de Flagstaff a révisé ses politiques pour atteindre les niveaux de service souhaités, créant ainsi de bonnes assises pour améliorer ses pratiques de gestion des données et mettre à jour sa base de données. Il est maintenant mieux positionné pour surveiller ses niveaux de service et intégrer de l’information, notamment les données sur les risques et le rendement, dans la planification de l’entretien et des immobilisations. Il s’affaire également à créer un schéma de processus en vue d’intégrer les données relatives aux risques et aux niveaux de service dans les cycles budgétaires opérationnels et d’immobilisations et a élaboré un tableau des risques relatifs aux actifs qui contient de l’information sur la construction, la réparation et le remplacement des actifs.

Le comté a collaboré avec le comté voisin de St. Paul pour partager ses expériences et ses solutions et a commencé à utiliser l’outil d’évaluation que l’équipe St. Paul a élaboré pour évaluer l’état des routes de gravier de manière systématique et abordable. 

Le comté de Flagstaff envisage également des moyens de renforcer sa résilience aux changements climatiques, puisque la sécheresse constitue une préoccupation majeure pour lui. La commission locale des services agricoles dispose d’un plan de conservation adéquat, et le comté cherche à déterminer comment gérer les bassins versants. Il fait également partie d’un programme de brise-vent pour les arbres, dont le comté et les clients assument chacun la moitié des coûts. 

Le fait de disposer de politiques actualisées, de niveaux de service définis et de données sur le rendement fiables a permis aux membres du personnel de constater qu’ils font ce qu’il faut plutôt que ce qui est demandé en matière de gestion des actifs. Le processus a été long, voire parfois lent, et comportait beaucoup d’éléments mobiles, mais le comté de Flagstaff s’attend à ce que les étapes subséquentes se déroulent plus rapidement maintenant que tout le monde connaît le pourquoi et le comment. On s’attend également à ce que l’embauche récente d’un coordonnateur de la gestion des actifs et du SIG maintienne les intérêts liés à la gestion des actifs à l’avant-plan. 

Les leçons apprises 

  • Ne pas abandonner. Le processus semblait parfois fastidieux, mais avec le soutien du conseil et un bon plan, le comté de Flagstaff a atteint ses objectifs. Les membres du personnel et du conseil ont amélioré leurs connaissances des intérêts liés à la gestion des actifs, et leur volonté d’y consacrer du temps s’est également accrue. 
  • Réseau. Le comté de Flagstaff estime que sa collaboration avec le comté de St. Paul était une source précieuse d’information et de soutien. 
  • Produire des données fiables. Le fait de disposer de renseignements à jour sur les services qu’il fournit, sur les actifs dont il dispose et sur l’état de ces derniers a permis au comté de Flagstaff d’établir des niveaux de service précis et exhaustifs et d’effectuer des évaluations des risques et de l’état plus facilement.

Les prochaines étapes

Le comté suivra son cycle d’examen annuel relativement aux niveaux de service et aux évaluations des risques liés aux routes, à l’eau, aux services sanitaires et à d’autres catégories d’actifs à mesure qu’elles sont ajoutées. Il a mis sur pied un examen annuel pour veiller à ce que le travail ne soit pas effectué qu’une fois, pour ensuite tomber aux oubliettes. 

Ressources connexes

CP012 Gestion des actifs (disponible en anglais seulement)
PW016 Politique sur les catégories de routes et les niveaux de service (disponible en anglais seulement)

Personne-ressource 

Debra Brodie, directrice, Services intégrés
Comté de Flagstaff, Alberta
780 384-4109 | dbrodie@flagstaff.ab.ca

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Cette ressource a été créée par le Programme de gestion des actifs municipaux (PGAM).

Le PGAM a été conçu pour aider les municipalités canadiennes à renforcer leurs décisions en matière d’investissement dans les infrastructures en fonction de données fiables et de bonnes pratiques en matière de gestion des actifs. Ce programme de huit ans et de 110 millions de dollars a été financé par le gouvernement du Canada et géré par la Fédération canadienne des municipalités. Il a été réalisé en partenariat avec les associations municipales, provinciales et territoriales, et d’autres intervenants clés.

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