Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie de matières résiduelles

Waste diverted from landfills

Plus de 556 973 kilos d’articles détournés des sites d’enfouissement  

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Plus de 530 057 kilos d’articles redistribués au sein de la collectivité 

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12 organismes sociaux communautaires partenaires du projet 

 

Résumé

Lauréat du Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie Matières résiduelles, le « HodgePodge Lodge » du comté de Strathcona, en Alberta, est un carrefour communautaire axé sur l’économie circulaire conçu pour détourner les déchets des sites d’enfouissement et favoriser leur réutilisation. Les résidents peuvent faire don d’articles et venir en prendre gratuitement. Le pavillon offre également des possibilités de bénévolat et de partenariats communautaires, et permet aux jeunes d’entrer dans la vie active et d’engranger de l’expérience.

Contexte

Le comté de Strathcona est une municipalité qui regroupe des régions urbaines et rurales à l’est d’Edmonton. Il accueille notamment une installation de recyclage très utilisée où la population locale et les entreprises peuvent apporter leurs déchets. En 2021, le comté a adopté une feuille de route sur les déchets pour les 10 prochaines années qui favorise le détournement d’un plus grand nombre de déchets des sites d’enfouissement et la transition vers une économie circulaire afin de garder les matériaux et les produits en usage le plus longtemps possible.  

Le personnel de l’installation de recyclage a jugé nécessaire d’ajouter une composante de réutilisation à ses activités afin que les articles mis au rebut qui étaient encore utilisables ou utiles puissent être recyclés dans la collectivité et que leur durée de vie soit prolongée. Le projet a démarré sous la forme d’un petit espace de collecte et de don au sein de l’installation, mais il est rapidement devenu si populaire qu’il a fallu l’agrandir. Le comté s’est donc fixé comme objectif de créer une installation de réutilisation distincte et permanente qui répondrait également aux besoins sociaux de la collectivité.

L’approche

Le comté a décidé de construire une installation pour non seulement valoriser les déchets, mais aussi permettre à la population d’adopter un mode de vie respectueux de l’environnement, créatif et communautaire. Un aspect important du projet a été l’intégration de la circularité dans l’ensemble du processus, y compris le bâtiment qui a été construit à partir de nombreux articles usagés et récupérés. Pour y parvenir, il a fallu faire preuve de créativité dans la conception, la construction et l’approvisionnement.  

« L’idée est de recueillir des articles dont un magasin d’articles d’occasion traditionnel ne tirerait pas profit, mais qui peuvent encore servir. Nous acceptons beaucoup plus d’objets que nous n’en refusons. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

Résultats

Le « HodgePodge Lodge » du comté de Strathcona est extrêmement populaire depuis son ouverture en février 2023. Il collecte une vaste gamme d’articles : petits électroménagers, appareils d’éclairage, jouets, équipement de sport, pots de fleurs ou encore chaises de jardin. Les articles donnés sont triés et rangés par une équipe de plus de 85 bénévoles, et les membres de la collectivité peuvent venir les découvrir à des heures précises.

Bien que la valorisation des déchets soit la principale raison d’être du pavillon, il contribue également à créer des liens au sein de la collectivité. Par exemple, il collabore avec 12 groupes communautaires, dont la Strathcona Food Bank et Goodwill, pour offrir des possibilités de bénévolat et recevoir ou faire des dons.  

Voici quelques-uns des résultats obtenus :

Domaine environnemental :

  • plus de 556 973 kilos d’articles détournés des sites d’enfouissement;
  • réduction, au sein de la collectivité, du besoin de nouveaux articles créés à partir de nouveaux matériaux.

Domaine économique :

  • réduction du coût de la vie pour la population qui peut désormais se procurer gratuitement les articles dont elle a besoin;
  • réduction des dépenses d’enfouissement pour la municipalité.

Domaine social :

  • création d’un carrefour propice au développement de partenariats avec les entreprises sociales locales ainsi qu’au développement de la communauté et de l’éducation;
  • éducation de plus de 850 élèves à la réutilisation et à la circularité grâce à des visites guidées des installations;
  • création d’occasions pour les bénévoles, en particulier les jeunes et les personnes handicapées, d’acquérir une expérience de travail précieuse et de développer un sentiment d’appartenance grâce à l’établissement de liens avec les membres de la collectivité;
  • collecte de dons au profit de groupes communautaires.

« Travailler avec des bénévoles vous redonne confiance dans l’humanité. Les retombées sociales du pavillon dépassent de loin nos espérances. J’aimerais que nous ayons le budget nécessaire pour l’agrandir ! » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

Leçons apprises

La grande popularité du projet est certes gratifiante, mais elle a nécessité d’apporter certaines modifications afin que la programmation et les services continuent de bien fonctionner. Par exemple, les heures d’ouverture ont été ajustées pour permettre aux bénévoles de consacrer plus de temps à l’organisation et les politiques ont été remaniées pour favoriser un accès équitable. Le personnel a également pris des mesures logistiques, notamment en élargissant le stationnement disponible et en améliorant les procédures de dépôt et de ramassage.  

L’un des facteurs clés du succès du « HodgePodge Lodge » a été la gestion efficace du projet, notamment :  

  • l’embauche d’un membre du personnel rémunéré pour superviser l’installation;
  • la gestion efficace d’un grand groupe de bénévoles;
  • un renforcement des capacités suffisant pour répondre aux besoins futurs.

Les nouvelles exigences et méthodes en matière d’approvisionnement peuvent également avoir une incidence sur les échéanciers des projets. Le comté a souhaité appliquer les principes de circularité au bâtiment lui-même, ce qui a créé des difficultés d’approvisionnement car les nouvelles exigences étaient difficiles à intégrer dans les processus traditionnels. Certaines itérations ont entraîné des délais plus longs, mais le comté a finalement trouvé un fournisseur partageant sa vision qui a utilisé des matériaux récupérés et recyclés pour la construction.

Prochaines étapes

Le personnel continue de consigner et de suivre les articles entrants et sortants afin de mesurer l’impact du « HodgePodge Lodge » sur la collectivité et ses mesures de réduction des déchets. Il cherche des moyens de quantifier le nombre de visites qu’il reçoit et continue d’apporter des ajustements pour améliorer l’expérience du pavillon pour les usagers, les partenaires et les bénévoles. Une mesure clé consistera à agrandir encore davantage le stationnement pour mieux répondre à la demande.

Citations

« Le nombre de personnes qui peuvent équiper leur premier appartement, réparer un appareil électroménager ou un vélo ou bien utiliser un outil ou un livre puis le rapporter au pavillon pour que quelqu’un d’autre l’utilise est infini. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

« Le concept de réutilisation ne va jamais disparaître. Il ne s’agit pas d’une mode. Nous pourrons continuer d’aider notre collectivité aussi longtemps que nous parviendrons à maintenir l’édifice ouvert. » 

– Erin Wildeboer, superviseure, Programmes de sensibilisation à la valorisation des déchets, comté de Strathcona

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Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie de transports

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389 incitatifs offerts pour trois niveaux de revenu

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Réduction de 38 % du nombre de kilomètres parcourus par les véhicules et des émissions de GES associées un an après la mise en place du programme d’incitation  

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813$ de dépenses supplémentaires dans les magasins de vélos pour chaque incitatif 

 

Résumé

Le district de Saanich, en Colombie-Britannique, souhaitait accroître l’utilisation du vélo électrique au sein de la collectivité afin de réduire les émissions provenant des transports et d’atteindre ses objectifs climatiques. Pour ce faire, le personnel a créé un programme pilote fondé sur des catégories de revenu, lauréat du Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie de transports, qu’il a conçu avec des partenaires externes pour aider les résidents à acheter des vélos électriques. Le programme a non seulement permis de réduire les émissions, mais il a aussi aidé les participants à économiser de l’argent de façon équitable. Le programme et ses résultats ont incité d’autres administrations, y compris la province de la Colombie-Britannique, à mener des initiatives semblables pour encourager l’achat et l’utilisation de vélos électriques.  

« Nous voulions vérifier si un programme d’incitation en faveur du vélo électrique permettrait de réduire efficacement les émissions de GES liées au transport personnel, en plus d’offrir d’importants avantages connexes à notre collectivité, comme l’augmentation du niveau d’activité physique et l’amélioration de l’abordabilité. Nous avons constaté que c’était le cas ! » 

– Judy Brownoff, conseillère et présidente du Comité consultatif sur le développement durable et l’action climatique, district de Saanich

Contexte

Situé au sud de l’île de Vancouver, le district de Saanich s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50 % d’ici 2030 par rapport à leur niveau de référence de 2007. Le district était conscient du grand intérêt de remplacer la voiture par le vélo électrique pour aider à réduire les émissions liées au transport en raison des principaux avantages de ce moyen de locomotion : il peut être utilisé pour effectuer de longs trajets, gravir de fortes pentes et transporter de jeunes enfants et des marchandises, tout en étant pratique, abordable et écoénergétique. Le personnel du district voulait chercher des moyens d’amener plus de personnes à utiliser des vélos électriques pour satisfaire leurs besoins quotidiens en matière de transport et déterminer le potentiel des vélos électriques pour réduire les émissions de GES.

Le défi

Pour Saanich, le défi était triple :  

  • Sur le plan environnemental, le transport est la principale source d’émissions de GES.
  • Sur le plan économique, le transport est l’une des trois principales dépenses des ménages moyens dans le district.  
  • Sur le plan social, le personnel souhaitait élaborer des solutions climatiques axées sur l’équité communautaire.

L’approche

Saanich a pensé son programme pilote d’incitation comme un outil pour aider les résidents à acheter des vélos électriques. Premier du genre dans la province, le programme offrait des incitatifs financiers allant de 350 à 1600 $ pour trois catégories de revenu. Les personnes qui n’étaient pas en mesure de remplir la demande en ligne à domicile ont reçu un soutien supplémentaire pour effectuer cette démarche.

L’équité est demeurée au cœur des préoccupations tout au long du projet, de la collecte des données afin d’évaluer l’efficacité du programme à la proposition d’améliorations. Le district a établi un partenariat avec le Conseil de planification sociale de l’agglomération de Victoria et le laboratoire REACT (Research on Active Transportation) de l’Université de la Colombie-Britannique afin d’élaborer le projet pilote et d’en mesurer les répercussions précises.  

Résultats

Le programme d’incitation en faveur du vélo électrique de Saanich s’est avéré très populaire. Le district a distribué un total de 389 incitatifs, dont au moins 100 pour chacune des trois catégories de revenu. Parmi les bénéficiaires, 93 % n’avaient jamais utilisé de vélo électrique auparavant et 60 % n’avaient même jamais fait de vélo. Le projet pilote a été largement relayé par les médias, en partie en raison des résultats des recherches menées. Voici quelques-uns des résultats obtenus :

Domaine environnemental :

  • Réduction des émissions de GES de 1569 tonnes d’éq. CO2 (sans ajustement marginal) et de 765 tonnes d’éq. CO2 (avec ajustement marginal) pour l’ensemble du programme.  
  • Réduction des déplacements en véhicule de 3 599 434 kilomètres (sans ajustement marginal) et de 1 746 616 kilomètres (avec ajustement marginal) pour l’ensemble du programme.
  • Réduction moyenne du nombre de kilomètres parcourus en véhicule et des émissions de GES provenant des véhicules de 38 % en un an. Ce chiffre est plus élevé pour les personnes appartenant à la catégorie de revenu la plus basse.
  • Les vélos électriques sont souvent utilisés pour remplacer des déplacements en véhicule. Les usagers ayant participé à l’étude utilisent en moyenne leur vélo électrique trois à quatre jours et parcourent en moyenne de 30 à 70 kilomètres par semaine. Là encore, ces chiffres sont plus élevés pour les personnes appartenant à la catégorie de revenu la plus basse.
  • Le programme a conduit le district à créer un point de dépôt pour le recyclage des batteries, réduisant ainsi le risque de pollution découlant de l’élimination inadéquate des batteries usagées.

Domaine économique :

  • La réduction des déplacements en véhicule a permis à la population de réaliser des économies. Les personnes à faible revenu qui ont participé aux groupes de discussion ont non seulement dit qu’elles ne se sentaient pas accablées financièrement par l’achat de leur vélo électrique, mais que l’usage du vélo était plus économique qu’utiliser un véhicule ou les transports en commun.
  • Chaque incitatif a entraîné en moyenne 813 $ de nouvelles dépenses dans les magasins de vélos, soit 1,31 $ de dépenses par dollar de remise, dont la plupart ont bénéficié à des petites entreprises locales.  

« Les mesures incitatives ont suscité de nouveaux comportements respectueux du climat que l’on n’aurait pas observé autrement. » 

– Rebecca Newlove, gestionnaire du développement durable, district de Saanich

Domaine social :

  • Les participants ont eu plus de plaisir à utiliser leur vélo électrique que prévu et cette satisfaction a duré tout au long des 12 mois de l’étude.
  • Les participants ont passé plus de temps à l’extérieur et ont fait plus d’activité physique, ce qui contribue à améliorer leur santé et à établir des liens avec la nature et la collectivité.
  • L’accent mis sur l’équité et l’élimination des obstacles liés au revenu ont permis d’accroître la diversité des bénéficiaires sur un certain nombre de paramètres, notamment l’origine ethnique, le statut de nouvel arrivant au Canada, le handicap, le sexe et l’âge.

Le programme pilote mené à Saanich a servi de modèle à d’autres administrations, notamment la province de la Colombie-Britannique qui a mis en œuvre un programme de remise sur les vélos électriques très populaire en 2023.  

Leçons apprises

Les mesures incitatives surmontant les obstacles liés aux coûts pour les ménages à faible revenu se sont révélées plus rentables et plus efficaces pour réduire les émissions.  

Le soutien à l’achat de vélos électriques n’est qu’un élément de la promotion du transport actif à faibles émissions. La planification de l’aménagement du territoire et la conception des infrastructures, notamment la création de voies cyclables plus accessibles, sont également essentielles pour stimuler l’utilisation du vélo électrique et atteindre les objectifs climatiques.

Citations

« Les vélos électriques ne sont pas seulement une nouveauté qu’on utilise pour s’amuser ou se divertir. Les usagers les préfèrent à la voiture pour de nombreux trajets, notamment jusqu’au travail ou à l’école. » 

– Glenys Verhulst, spécialiste du développement durable, district de Saanich

« Nous espérons que, dans 10 ans, la plupart des personnes se déplaceront encore en vélo électrique et qu’elles encourageront leurs amis et leur famille à faire de même, l’objectif étant d’aboutir à une adoption généralisée du vélo électrique comme moyen de transport écologique, pratique et abordable. » 

– Dean Murdock, maire du district de Saanich

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Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie d'actifs naturels

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Ajout de 1 500 hectares de milieux naturels protégés d’ici 2030 

 

Résumé

Dans la foulée de sa transition socio-écologique, la Ville de Longueuil adopte en 2023 son Plan de protection et de conservation des milieux naturels (PPCMN). Elle vise à augmenter de 1 500 hectares la superficie de milieux naturels protégés d’ici 2030, portant à 21 % leur proportion sur le territoire. Longueuil souhaite ainsi accroître sa résilience aux changements climatiques en plus d’offrir une meilleure accessibilité aux espaces verts à ses citoyennes et ses citoyens. Ce projet est lauréat du Prix des collectivités durables 2024 de la Fédération canadienne des municipalités, dans la catégorie Actifs naturels.

Contexte

Située au Québec sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent en Montérégie, Longueuil compte plus de 267 000 personnes. Elle se distingue par la diversité de ses milieux naturels : le fleuve Saint-Laurent et ses îles, ses grands parcs naturels, ses nombreux parcs urbains et espaces verts, ses cours d’eau et ses bassins versants. Ces lieux renferment une riche biodiversité où plusieurs espèces ont fait leur habitat, dont la rainette faux-grillon.

Le défi  

Par la mise en œuvre du PPCMN, la Ville de Longueuil s’attaque aux défis suivants :

Environnementaux :

Pour accroître sa résilience aux effets des changements climatiques, elle prévoit :

  • augmenter les îlots de fraicheur et l’accès à la nature;
  • améliorer la biodiversité sur le territoire en protégeant les espèces et les habitats;
  • réduire les GES;
  • accroître la qualité de l’air et de l’eau;
  • améliorer la résistance aux canicules et aux fortes pluies.

Économiques :

Afin de concilier le développement de son territoire avec la protection de ses milieux naturels, Longueuil entend :

  • échelonner les investissements par tranches de 5 millions de dollars par année en vue de restaurer et d’aménager les milieux naturels;
  • utiliser d’autres formes de revenus pour financer ses actions, dont l’accès à des fonds fédéraux par l’entremise de l’organisme Nature-Action Québec et par le programme de la Trame verte et bleue de la Communauté métropolitaine de Montréal;
  • développer des façons novatrices de financer les actions du plan, notamment grâce à l’écofiscalité.

Sociaux :

Par un meilleur accès aux milieux naturels pour ses citoyennes et ses citoyens, Longueuil envisage de : 

  • briser l’isolement;
  • diminuer le stress et améliorer la santé de sa population;
  • atténuer les conséquences des changements climatiques sur les populations, notamment les personnes vulnérables;
  • créer de la richesse pour la collectivité.

L'approche

Émanant d’une volonté politique forte, c’est au moyen d’une gouvernance à trois paliers que Longueuil mène la mise en œuvre de son Plan de protection et de conservation des milieux naturels.

  1. Le Conseil municipal suit l’avancement et donne les orientations.
  2. La Direction générale assure la cohérence des actions menées par les directions concernées.
  3. Des comités techniques mettent en œuvre les actions selon les sujets suivants :
    1. conservation et acquisition;
    2. refonte réglementaire;
    3. communications;
    4. infrastructures urbaines et gestion de l’eau.

De plus, le comité consultatif en environnement de la Ville de Longueuil, dont les membres sont des élus et des citoyens, formule des commentaires à plusieurs étapes de l’élaboration du plan et de la mise en œuvre.

La municipalité partage aussi ses objectifs et ses orientations de conservation avec les villes voisines (Brossard, Boucherville, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville) afin d’étendre la portée de ses actions.

Cette approche inclusive et novatrice rassemble les acteurs régionaux autour d’un projet commun bénéfique pour l’environnement et mobilisateur pour l’ensemble de la population.  

« À titre de gouvernement de proximité, les municipalités sont aux premières loges des effets de la crise climatique. Elles ont aussi la responsabilité d’agir et de prendre des décisions tournées vers l’avenir. Vouloir protéger 1 500 hectares de milieux naturels pour atteindre la conservation de 21 % du territoire est le plus beau legs qu’on puisse faire aux générations futures. »

– Catherine Fournier, mairesse de la Ville de Longueuil

Longueuil adhère également au Programme d’excellence en biodiversité de Réseau Environnement où elle partage ses connaissances et de nombreux indicateurs pour la protection de la biodiversité avec près d’une vingtaine d’organismes municipaux.

Enfin, la Ville dispose de plusieurs données et outils géomatiques pour suivre en temps réel l’avancement du plan. Elle a mis en place une boucle de rétroaction pour intégrer la mise à jour des données scientifiques au fur et à mesure de leur disponibilité.

Les résultats

Les équipes cheminent dans la réalisation des actions du PPCMN avec un premier jalon important en 2025. Elles élaborent actuellement le bilan de l’an 1.

Le Plan de protection et de conservation des milieux naturels présente déjà des avantages intéressants, soit :

  • Mobilisateur, puis qu’il rassemble des acteurs locaux et régionaux autour d’orientations et d’objectifs communs.
  • Fédérateur, car il devient le fil conducteur de l’action municipale pour la protection des milieux naturels unissant tous les exercices de planification, les politiques et les stratégies visant la transition écologique de Longueuil, ce qui amène cohésion et cohérence.
  • Prévisible, étant donné que Longueuil anticipe et planifie son développement en permettant à tous de connaître ses intentions.
  • Concret, puisque la municipalité a déjà acquis 2,9 hectares de milieux naturels supplémentaires au printemps 2024. Ces hectares sont situés dans un boisé pour lequel elle souhaite obtenir le statut de refuge faunique. Ils représentent un investissement de plus de 2 millions de dollars, dont 70 % proviennent de la Communauté métropolitaine de Montréal et du gouvernement du Québec.

Prochaines étapes

Le Plan de protection et de conservation des milieux naturels étant à sa première année, un comité regroupant plus de sept directions de la Ville se consacre à la réalisation des prochaines étapes, dont :

  • la mise à jour de la réglementation;
  • l’information aux parties prenantes;
  • l’évaluation des stratégies de conservation privilégiées.

Plusieurs indicateurs permettant de prendre les meilleures décisions illustrent ces prochaines étapes. Dans les mois à venir, Longueuil élaborera un tableau de bord afin que ses citoyens et ses citoyennes puissent suivre l’évolution du Plan de protection et de conservation des milieux naturels. 

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Lauréat d'un Prix des collectivités durables 2024 de la FCM dans la catégorie de Réconciliation et équité, inclusion et lutte contre le racisme (ÉILCR)

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Inspection de 250 ponts et ponceaux

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Inspection de 2 500 kilomètres de routes 

 

Résumé

La région de Durham, en Ontario, voulait étudier de façon plus approfondie la vulnérabilité de son réseau de transport face aux inondations. Le personnel a donc réalisé une évaluation des risques d’inondation pour aider à la prise de décisions et à la planification de la résilience. L’évaluation a remporté le Prix des collectivités durables de 2024 dans la catégorie de Réconciliation et équité, inclusion et lutte contre le racisme (ÉILCR) grâce à une prise en considération novatrice de l’équité sociale pour veiller à ce que la planification en matière de transport tienne compte des besoins des collectivités plus vulnérables. La région utilise à présent cette évaluation des risques pour éclairer les priorités en matière de gestion des actifs et partage ses travaux afin qu’ils soient reproduits ailleurs.

Le défi  

Située à l’est de Toronto, la région de Durham comprend huit municipalités rurales et urbaines, soit une population totale actuelle d’environ 750 000 personnes, mais qui devrait atteindre 1,3 million d’ici 2051. Durham subit régulièrement des inondations, et les prévisions pour la région indiquent que la gravité et la fréquence des tempêtes vont augmenter et que les pluies d’hiver et les cycles gel-dégel vont s’intensifier.  

En évaluant les risques d’inondation, la région a pu planifier des mesures de protection pour rendre ses 2500 kilomètres de routes et ses 250 ponts et ponceaux plus résistants aux inondations. Parmi les autres défis particuliers auxquels Durham voulait s’attaquer, mentionnons :

  • Le coût élevé de l’entretien des infrastructures de transport et de la réparation des dégâts causés par les inondations. La collecte du plus grand nombre de données possible aux fins de l’établissement des priorités aide à assurer l’efficacité des budgets à long terme.
  • Les effets des inondations qui aggravent les inégalités existantes, notamment la perte de possibilités de transport, déjà limitées, pour la population.

L’approche

Durham a travaillé avec de nombreux partenaires, notamment les autorités locales de conservation et les municipalités, pour recueillir et analyser les données existantes sur les inondations et le climat ainsi que pour étudier les résultats des outils de prévision climatique. Du personnel ayant une expérience pratique de la gestion des répercussions des inondations a été inclus dans le processus.  

L’équité sociale ne faisait, au départ, pas partie du projet. Cependant, le personnel a rapidement compris la nécessité de prendre cet aspect en compte et a travaillé avec les services sociaux et de santé de Durham pour l’intégrer au projet. 

« Les collectivités ne sont pas toutes également prêtes à faire face aux changements climatiques. C’est pourquoi l’équité est un facteur essentiel. »

– Mani Rajendran, gestionnaire principal de projet, Conception des transports et président, Résilience des transports, région de Durham 

Ensemble, ils ont établi un système de notation pour l’évaluation. L’idée était de prioriser les routes vulnérables aux inondations près des collectivités déjà confrontées à de multiples obstacles et qui pourraient avoir besoin d’aide supplémentaire en cas d’inondation pour des questions d’accessibilité, de mobilité, de ressources financières et de réseaux de soutien limités ou d’autres problèmes. Les équipes des services sociaux et de santé de la région ont contribué à définir des indicateurs de santé communautaire et d’équité sociale, notamment en ce qui a trait aux faibles revenus, au chômage, à la santé mentale, à la population autochtone, aux minorités visibles et aux personnes âgées vivant seules. Ces renseignements ont été notés et moyennés par quartiers, puis ajoutés à la cote globale des actifs de transport à proximité. L’équipe de planification a ainsi reçu des détails pertinents sur les lacunes en matière d’équité.

Tout en tenant compte des répercussions socio-économiques des inondations du réseau routier, les évaluations ont également accordé la priorité aux routes de transport les plus importantes de la collectivité, notamment :  

  • les principales routes de banlieue;
  • les itinéraires de transport en commun;
  • les itinéraires de transport de marchandises;
  • les collectivités éloignées ne disposant pas d’autres voies d’accès;
  • les routes desservant des installations essentielles comme les hôpitaux, les garderies, les écoles, les maisons de retraite, les services d’urgence, les centrales électriques et les services communautaires.

Les solutions et les résultats

Les évaluations effectuées par la région de Durham ont permis de déterminer les passages de cours d’eau et les routes vulnérables dans les scénarios d’inondation actuels et futurs. Ces renseignements aideront le personnel et les personnes élues à prendre des décisions fondées sur des données pour améliorer la capacité d’adaptation et la résilience du réseau de transport. Les résultats comprennent notamment :

Domaine environnemental :

  • Meilleure compréhension des actifs devant bénéficier en priorité de travaux d’atténuation afin de réduire l’impact global des inondations sur les infrastructures et les collectivités avoisinantes.
  • Accès à des données plus pertinentes sur les risques d’inondation au sein des administrations locales et des offices de protection de la nature grâce à une approche collaborative.  
  • Réduction prévue des émissions de gaz à effet de serre liées aux véhicules immobilisés en raison de la réduction des fermetures de routes et des retards moins nombreux grâce à une meilleure gestion des actifs de transport.

Domaine économique :

  • Réduction des risques financiers et juridiques pour la région.
  • Meilleures décisions fondées sur des données concernant la planification des mesures à prendre en cas d’inondation, générant une baisse des coûts engendrés par les retards et les perturbations de la circulation routière grâce à la réduction des fermetures de routes.
  • Efficacité budgétaire accrue :  
    • Un repérage des routes suffisamment protégées a été réalisé, ce qui va permettre de libérer des ressources pour d’autres zones.
    • Les effets des changements climatiques et les mesures d’adaptation peuvent être pris en compte avec plus de précision dans le financement des infrastructures, ce qui se traduit par la prise de décisions plus stratégiques et clairvoyantes.

Domaine social :

  • Meilleure compréhension de la façon de réduire les répercussions socio-économiques des inondations sur les réseaux routiers.
  • Priorisation des routes axée sur l’équité pour les futures mesures de résilience, y compris les itinéraires de transport en commun identifiés et désignés.

Leçons apprises

En collaborant avec les offices de protection de la nature, les municipalités locales et des consultants chevronnés, la région a été en mesure d’exploiter et d’analyser les données existantes pour créer des prévisions et évaluer les risques sans avoir à recueillir de nouvelles données ou à élaborer de nouveaux modèles climatiques. Ce modèle de collaboration étroite a également permis d’obtenir rapidement l’appui de l’ensemble des partenaires et de favoriser la coopération pour aller de l’avant.

Les données sur les risques d’inondation sont maintenant intégrées dans les systèmes d’information de gestion des actifs de la région, ce qui permet aux gestionnaires de projets liés aux infrastructures de transport de déterminer plus facilement les possibilités d’amélioration des lieux vulnérables aux inondations au moyen d’un processus scientifique et systématique.  

La réussite du projet a été grandement favorisée par le soutien des responsables, qui ont fait en sorte que l’évaluation des risques soit considérée comme une priorité par toutes les parties prenantes.

« Le principe du ‘tout ou rien’ ne s’applique pas ici : il ne s’agit ni de construire de grands ponts coûteux ni de ne rien faire en raison d’un manque de financement. La construction de ponceaux de secours permet de résoudre la plupart des problèmes ou, au moins, de gagner du temps. »

– Mani Rajendran, gestionnaire principal de projet, Conception des transports et président, Résilience des transports, région de Durham

Prochaines étapes

Le processus d’évaluation des risques d’inondation de Durham a été reproduit à plusieurs reprises, notamment par l’Office de protection de la nature du lac Ontario central et l’Office de protection de la nature de la région de Ganaraska, et a inspiré d’autres municipalités canadiennes.  

Les prochaines étapes internes comprennent l'élaboration de documents d’orientation et de formation à l’intention des décisionnaires et du personnel sur la façon d’utiliser les données, ainsi que l'évaluation des voies d’urgence et d’évacuation.

La région examine comment utiliser la cartographie socio-économique dans d’autres domaines, comme les programmes de rénovation résidentielle, tout en intégrant les données d’évaluation des risques d’inondation dans la prise de décisions, notamment en ce qui a trait à la recherche de sites sécuritaires pour les installations de traitement des déchets dangereux. De plus, le personnel recoupe l’évaluation des risques avec le plan d’immobilisations décennal actuel de la région pour éclairer la prise en compte des besoins et des priorités en matière de transport axés sur la collectivité, comme les principales sections et intersections de routes vulnérables aux inondations. 

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Prix des collectivités durables de la FCM

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