Détails de l’événement 

Emplacement
Peterborough, ON
Date
HE
Date de fin
HE

Lorsque les projets municipaux de foresterie urbaine ne s’inscrivent pas dans une démarche de mobilisation, de dialogue et d’apprentissage partagée avec les collectivités autochtones, les engagements en matière de Réconciliation restent abstraits. Ne pas mobiliser pleinement les communautés autochtones, c’est se priver de leurs systèmes de connaissances, de la possibilité d’établir des relations de confiance durables et d’un levier pour lutter contre les inégalités sociales et environnementales qui façonnent encore le paysage de la foresterie urbaine.

Joignez-vous à nous dans le cadre de l’atelier Faire progresser la Réconciliation en foresterie urbaine. Cet atelier de deux jours en personne aura lieu à Nogojiwanong, dans la région de Peterborough, le 12 et le 13 mai. L’atelier permettra aux municipalités de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador d’acquérir les connaissances nécessaires pour transformer leurs engagements généraux en matière de Réconciliation en actions concrètes.    

Assistez à cet atelier pour…

  • En apprendre plus sur les connaissances écologiques traditionnelles et leurs applications en foresterie urbaine;
  • Découvrir des espèces d’arbres d’importance culturelle et des pratiques de gérance autochtones;
  • Explorer des modèles de collaboration pour la planification et la prise de décisions;
  • Vous renseigner sur les notions de réciprocité et de consentement éclairé dans le cadre de la mobilisation communautaire;
  • Identifier et être en mesure d’expliquer les principaux systèmes de connaissances et visions du monde autochtones pertinents pour la foresterie urbaine;
  • Acquérir des connaissances en restauration écologique en cohérence avec les priorités des peuples autochtones visant à prendre soin de la terre.

Quel est le public visé?

Le personnel municipal de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador avec des responsabilités dans les domaines suivants : 

  • Programmes de foresterie urbaine (planification, entretien et élaboration de politiques);
  • Projets d’infrastructure verte (parcs, expansion du couvert forestier, restauration écologique);
  • Planification environnementale et initiatives en matière de durabilité.

Inscrivez-vous d’ici le 9 avril 2026

Détails de l’atelier

Lieu : Musée canadien du canot, 2077, promenade Ashburnham, Peterborough (Ontario) K9L 1P8

Date et heure : 12 et 13 mai 2026 (de deux jours)  

Langue : Anglais

Coût : Cet atelier est gratuit. Le FMV couvrira les frais d’hébergement et les repas seront fournis pendant l’atelier.

Déplacements : Ceux qui ont reçu un financement pour un projet dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du FMV peuvent être admissibles au remboursement des frais de déplacement. Veuillez communiquer avec votre agent ou agente de projet pour obtenir de plus amples renseignements.

Critères de sélection : Au total, 32 personnes seront acceptées selon le principe du premier arrivé, premier servi, avec une limite d’une personne par organisation. Après l’inscription, vous recevrez un courriel confirmant votre inscription ainsi que des renseignements clés.  

Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec Stéphane Pressault.  


Cet atelier a été créé en collaboration avec 4 Directions et Arbres Canada dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes (CCCC). Les possibilités d’apprentissage de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes sont offertes en partenariat avec le Fonds municipal vert de la FCM et financées par le gouvernement du Canada. 

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Détails de l’événement 

Emplacement
Smoky Lake, Alb
Date
HNR
Date de fin
HNR

Les arbres sont un héritage vivant de culture, d’histoire et de communauté. Pour les municipalités, la réconciliation est essentielle pour transformer les engagements généraux en mesures concrètes sur le terrain. Cependant, de nombreuses possibilités inexploitées s’offrent aux municipalités de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et de la Colombie-Britannique. En effet, ces dernières peuvent tirer profit des connaissances culturelles et des expériences vécues de leurs partenaires autochtones.  

Joignez-vous à nous dans le cadre de l’atelier Enraciner la réconciliation dans les efforts de foresterie urbaine. Il s’agit d’un atelier d’une journée et demie en personne qui aura lieu à Smoky Lake, en Alberta (à environ 1 h 30 au nord-est d'Edmonton), le 11 et le 12 mars. Vous y recueillerez des renseignements pratiques et établirez des liens qui vous aideront à intégrer le savoir écologique traditionnel, à faire progresser la réconciliation et à gérer vos forêts urbaines de façon durable.

Assistez à cet atelier pour…

  • Apprendre à collaborer de façon significative avec des partenaires autochtones dans le cadre de projets de foresterie urbaine.
  • Découvrir le rôle des espèces d’arbres d’importance culturelle.  
  • Améliorer la compréhension des pratiques de gérance autochtones dans la planification des forêts urbaines.
  • Comprendre le concept de savoir écologique traditionnel (SET), le principe de double regard, les approches selon lesquelles il y a des relations centrées sur la parenté avec la foresterie urbaine.
  • Apprendre des stratégies pour concevoir conjointement des initiatives de foresterie urbaine inclusive qui respectent les valeurs et les priorités autochtones.
  • Obtenir des outils pour appliquer les principes de réconciliation dans l’infrastructure verte et la gestion des forêts urbaines.
  • Explorer le concept des approches de restauration écologique qui favorisent la biodiversité et s’harmonisent avec la façon dont les communautés Autochtones prennent soin de la terre.

Quel est le public visé?

  1. Le personnel municipal du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique qui a les responsabilités suivantes :  
    • Programmes de foresterie urbaine (planification, entretien et élaboration de politiques)
    • Projets d’infrastructure verte (parcs, expansion du couvert forestier, restauration écologique)
    • Planification environnementale et initiatives en matière de durabilité
       
  2. Partenaires sans but lucratif qui participent :  
    • À la gérance de l’environnement communautaire
    • Aux projets de verdissement urbain et de biodiversité
    • À la mobilisation et l’éducation du public sur les questions écologiques et culturelles

Inscrivez-vous d’ici le 13 février 2026

Détails de l’atelier

Lieu : Métis Crossing, 17339 Victoria Trail, Smoky Lake (Alb.) T0A 3C0

Date et heure : 11 et 12 mars 2026 (atelier d’une journée et demi)  

Langue : Anglais

Coût : Cet atelier est gratuit. Le FMV couvrira les frais d’hébergement et les repas seront fournis pendant l’atelier.

Déplacements : Les personnes qui ont reçu du financement dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du FMV peuvent être admissibles au remboursement des frais de déplacement. Veuillez communiquer avec votre agent ou agente de projet pour obtenir de plus amples renseignements.

Critères de sélection : Au total, 32 personnes seront acceptées selon le principe du premier arrivé, premier servi, avec une limite d’une personne par organisation. Après l’inscription, vous recevrez un courriel confirmant votre inscription ainsi que des renseignements clés.  

Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec Stéphane Pressault


Cet atelier a été créé en collaboration avec pipikwan pêhtâkwan (en anglais seulement) et Arbres Canada dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes (CCCC). Les possibilités d’apprentissage de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes sont offertes en partenariat avec le Fonds municipal vert de la FCM et financées par le gouvernement du Canada. 

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Partout au Québec, le vieillissement des infrastructures et la hausse des coûts poussent les municipalités à investir dans des solutions durables et économiques. Depuis sa création en 2000, le Fonds municipal vert (FMV) de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a appuyé 289 projets dans la province, ce qui a permis de verser plus de 209 millions de dollars en financement et de contribuer au PIB à hauteur de 205,6 millions de dollars.

Des municipalités québécoises de toutes tailles, de la petite ville de Saint-Valérien à la ville de Québec, utilisent le financement du FMV pour transformer des bâtiments communautaires vieillissants en des espaces plus confortables, plus rentables et plus résilients aux changements climatiques.

Laissez-vous inspirer par les conseils experts du FMV et de la Ville de Candiac, ainsi que par de fabuleuses histoires de réussite, et découvrez comment les améliorations énergétiques de bâtiments peuvent profiter à votre collectivité.

Questions et réponses

Ce qui fonctionne : Tendances et recommandations pour les bâtiments communautaires du Québec  

À titre de premiers points de contact pour l’initiative de Rénovation de bâtiments de loisirs du FMV au Québec, Pascale Thériault et Athia Kabanguka sont des alliées stratégiques qui aident les municipalités à accéder à nos possibilités de financement.

Voyez leur point de vue unique sur le sujet (voir-ci dessous) alors qu’elles réfléchissent aux nouvelles tendances et aux priorités locales des municipalités du Québec.

 

 

Pascale Thériault

Conseillère, Sensibilisation aux programmes, Québec, Fonds municipal vert

 

Athia Kabanguka

Conseillère, Rayonnement des programmes, Fonds municipal vert

 

Quels défis les municipalités du Québec cherchent-elles à résoudre en mettant à niveau leurs bâtiments communautaires avec des rénovations énergétiques?

Les rénovations énergétiques des bâtiments communautaires permettent aux municipalités du Québec de diminuer les coûts d’exploitation, notamment en réduisant les factures d’énergie à long terme; de mieux s’adapter aux changements climatiques en renforçant la capacité des bâtiments à faire face à des conditions climatiques extrêmes;  ainsi que de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), ce qui contribue à diminuer l’empreinte carbone et à atteindre l’objectif de carboneutralité que s’est fixé le Québec d’ici 2050.

Quels bâtiments communautaires sont prioritaires pour les rénovations énergétiques au Québec, et y a-t-il des différences entre les zones rurales et urbaines?

Au Québec, les installations sportives, comme les piscines intérieures et les patinoires, sont souvent prioritaires pour les rénovations énergétiques. Ce sont généralement les plus énergivores et parmi les plus émetteurs de GES, ce qui en fait des cibles clés pour réduire les coûts d’exploitation tout en appuyant les objectifs climatiques municipaux. Les bibliothèques et les centres communautaires sont aussi ciblés vu leur utilisation fréquente et leur potentiel d’amélioration énergétique.  

Dans les zones rurales, les bâtiments sont souvent multifonctionnels — un même lieu peut servir de salle communautaire, de bibliothèque et de centre de loisirs. Cependant, ces municipalités font face à un accès limité aux ressources techniques et aux financements nécessaires pour réaliser des rénovations majeures. Cela représente un défi, mais aussi une occasion de maximiser l'impact du soutien offert par le FMV, grâce à nos subventions et prêts, ainsi qu’à notre Centre d’apprentissage et au Service-conseil dans le cadre de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs.

Si une municipalité ayant peu de ressources souhaite entamer un projet de rénovation de bâtiment communautaire, par où devrait-elle commencer?

La première étape consiste à mieux comprendre la consommation d’énergie du bâtiment. Pour cela, un audit énergétique est essentiel pour donner un portrait clair de la situation actuelle et permet d’identifier les améliorations possibles, comme le chauffage, l’isolation ou l’éclairage DEL.

Une fois cette analyse en main, la municipalité peut évaluer le coût de chaque mesure, les économies d’énergie attendues et les retombées financières, afin de prioriser les interventions en fonction de ses objectifs et de ses moyens. L'étude de site, la modélisation énergétique et l'élaboration des scénarios sont des dépenses admissibles sous l'offre Étude : Voie vers des bâtiments verts lorsqu'elles sont intégrées à l’analyse énergique complète.

Pour les municipalités disposant de ressources limitées, il peut être stratégique d’échelonner les travaux sur plusieurs années et de les intégrer à la gestion des actifs municipaux. Cela permet de coordonner les rénovations avec le remplacement normal des équipements, tout en avançant vers des bâtiments plus efficaces, confortables et durables.

Avec qui communiquez-vous généralement dans les municipalités du Québec au sujet des rénovations énergétiques, et qui gère et coordonne les projets?

Les premiers contacts sont parfois établis avec les conseillers municipaux ou les maires. Ils nous mettent ensuite en relation avec les directeurs généraux ou les services techniques pour entamer des discussions plus concrètes sur l’éligibilité.

Nous discutons souvent avec les directeurs généraux, puisqu’ils ont l’autorité d’approuver les budgets et les demandes de subvention. Ensuite, ce sont généralement les chargés de projet des services techniques ou les conseillers en énergie ou en développement durable qui assurent la coordination des projets. Ils sont responsables des appels d’offres, du suivi des travaux et des aspects techniques.

Nous communiquons aussi régulièrement avec des consultants externes, comme des experts en énergie. Ce sont souvent eux qui réalisent les audits énergétiques et qui aident les municipalités à préparer leurs demandes de financement. Pour les projets d’immobilisations, les services des finances sont également impliqués afin d’évaluer la faisabilité financière.

Quelles sont les rénovations les plus populaires à faible coût qui aident les municipalités du Québec à réduire leur consommation d'énergie et leurs coûts opérationnels?

Même avec un budget restreint, il est possible d'améliorer la performance énergétique des bâtiments avec des mesures simples et efficaces. Ajuster la température selon l’occupation des locaux ou former le personnel d’entretien aux bonnes pratiques énergétiques peut générer des économies immédiates. Le remplacement de l’éclairage par des ampoules DEL est aussi une solution populaire et peu coûteuse, qui réduit efficacement les coûts d’électricité.

Certaines municipalités installent des systèmes d’automatisation simples pour mieux contrôler l’éclairage, le chauffage et la ventilation. Cela permet de limiter les gaspillages et de suivre plus facilement la consommation.

Ces actions simples et peu coûteuses peuvent contribuer à réduire les émissions de GES d’un bâtiment situé en zone climatique 6 (où les hivers sont modérément froids), par exemple, de la manière suivante :

  • Meilleure programmation du chauffage et de la ventilation pour économiser 45 tonnes de CO₂ par an.
  • Ventilation à la demande pour économiser 32,5 tonnes de CO₂ par an.
  • Optimisation de la gestion des piscines (température, humidité) pour économiser 18 tonnes de CO₂ par an. 
Et qu'en est-il des projets plus ambitieux ou à long terme—dans quoi les municipalités du Québec choisissent-elles d'investir avec le soutien du FMV? 

La plupart des municipalités investissent dans l’amélioration de l’enveloppe du bâtiment, notamment par l’isolation des murs, des toits et des fondations, ainsi que le remplacement des fenêtres par des modèles plus performants. Ces travaux permettent non seulement de réduire la consommation d’énergie, mais aussi d’améliorer le confort des usagers.

Ils sont souvent accompagnés d’une modernisation des systèmes mécaniques, comme l’installation de pompes à chaleur ou de systèmes de ventilation avec récupération de chaleur. Certaines municipalités vont plus loin en intégrant des sources d’énergie renouvelable, comme les panneaux solaires photovoltaïques ou la géothermie.

Quels conseils donneriez-vous aux municipalités du Québec qui envisagent des rénovations énergétiques pour leurs bâtiments communautaires?
  • Former une équipe multidisciplinaire dès le départ : Impliquez les gestionnaires de bâtiments, les services financiers, les experts internes et externes (ingénieurs, architectes, consultants en énergie) pour assurer une bonne coordination et un suivi rigoureux.
  • Dresser un inventaire des bâtiments municipaux : Cela permet d’évaluer la possibilité de rénover un portefeuille de bâtiments plutôt qu’un seul, et d’optimiser les investissements à l’échelle municipale.
  • Réaliser un audit énergétique : Cet audit identifie les principales pertes d’énergie et aide à prioriser les mesures les plus rentables en termes de coûts d’exploitation et de réduction des émissions de GES.
  • Adopter une approche intégrée : Misez sur des projets qui répondent à plusieurs enjeux à la fois, comme l’amélioration de la performance énergétique, la réduction de la consommation d’eau potable, la préservation de la biodiversité, et le choix de matériaux durables.
  • Impliquer la communauté : Consultez les usagers pour que les rénovations répondent à leurs besoins et maximisent les retombées sociales.
  • Réaliser une étude de faisabilité et planifier soigneusement : Une planification rigoureuse prend du temps, mais elle réduit les risques d’erreurs coûteuses et maximise les gains à long terme. Si cette étape semble intimidante, n’hésitez pas à contacter d’autres municipalités ou notre équipe pour obtenir des références ou du soutien.
  • Mettre en valeur les retombées du projet : Documentez et communiquez les économies réalisées et les bénéfices pour la collectivité (confort, sécurité, accessibilité, etc.) afin de démontrer la valeur du projet auprès de vos citoyens et décideurs, et d’inspirer d’autres initiatives.
En quoi la rénovation de plusieurs bâtiments communautaires dans une seule demande de financement (portfolio de bâtiments) est-elle avantageuse pour les municipalités du Québec?

Premièrement, réaliser des audits énergétiques, des études de faisabilité ou des rénovations pour plusieurs bâtiments en même temps permet de réduire les coûts unitaires (études, consultations, équipements). Donc de réaliser des économies de temps et d’argent.  

Ça augmente aussi l’impact énergétique et climatique du projet, ce qui le rend plus attractif pour les bailleurs de fonds et peut ouvrir la porte à un financement plus important.

De plus, cette approche permet de standardiser les équipements et les pratiques de gestion, facilitant l’entretien des bâtiments à long terme.

Enfin, elle aide à accélérer l’atteinte des cibles de réduction des GES et à développer l’expertise interne en efficacité énergétique.

Vous avez des questions sur le financement des bâtiments communautaires?

Contactez notre équipe de sensibilisation :

 

Comment Candiac réduira-t-elle de façon importante les coûts d’énergie en seulement cinq ans?

Photo of a sports complexe in Candiac, Quebec

 

 

Karine Lehoux

Directrice, Transition écologique et innovation, Ville de Candiac, Québec

  

En 2023-2024, la Ville de Candiac a mené une étude de faisabilité sur quatre bâtiments communautaires afin de déterminer les rénovations les plus pertinentes, tant sur le plan de la réduction des émissions que de la consommation d’énergie. La municipalité a tiré le meilleur parti du soutien du FMV en obtenant une subvention de 200 000 $, en s’inspirant de notre document d’orientation et faisant appel au Service-conseil dans le cadre de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs. L’initiative a également rassemblé de nombreux services, soulignant la valeur de la collaboration dans l’action climatique locale.

Dans l’entrevue ci-dessous, Karine Lehoux, directrice, Transition écologique et innovation à la Ville de Candiac, fait part de ses réflexions et des leçons tirées du processus.

 

Quels objectifs ou défis cherchez-vous à résoudre grâce aux rénovations énergétiques, et comment avez-vous priorisé les bâtiments à inclure dans le projet? 

Tout a commencé avec le plan climat de la ville de Candiac qui nous a permis de dresser la consommation énergétique des bâtiments municipaux. L’inventaire GES a permis de mettre en lumière que les bâtiments municipaux sont responsables de 40 % des émissions GES corporatives.  Nous avons sélectionné les bâtiments qui émettent le plus de GES et qui pourraient faire l’objet de rénovation écoénergétique dans les prochaines années.

Quels types de rénovations seront réalisées pour donner suite aux études de faisabilité, et pourquoi ces améliorations ont-elles été choisies?

Selon les estimations, les améliorations apportées aux bâtiments pourraient permettre, une économie jusqu’à 219 t CO2éq et réduction de 18 000 kWh d'électricité. Le projet vise ainsi non seulement la réduction des émissions de GES, mais aussi, en tout premier lieu, l'efficacité énergétique. Le Document d’orientation sur la Voie vers des bâtiments verts du Fonds municipal vert nous a grandement aidé dans le choix d’améliorations à apporter, car nous pouvions voir différents scénarios et possibilités.    

Des innovations énergétiques (panneaux solaires photovoltaïques) sont intégrées au projet afin de bonifier leur résilience et de contribuer à la nécessaire transition énergétique du Québec.    

Pour réduire les émissions de GES, réaliser de plus grandes économies et avoir un PRI (période de retour sur investissement) plus bas, nous effectuerons des améliorations au Complexe Sportif Candiac, qui comprend deux patinoires intérieures, et au Complexe Roméo-V.-Patenaude, un bâtiment où ont lieu bon nombre d’activités communautaires.  

Pour le Complexe Sportif Candiac :  

  • remplacement des unités au toit par des unités de type « Thermopompe » ;
  • récupération de chaleur de condensation et ajout d’un chauffe-eau de type « thermopompe » ;
  • mesure de récupération de chaleur pour chauffer la fosse à neige ;
  • ajout de sonde de CO2 pour contrôle du débit d’air frais ;
  • installation photovoltaïque pour la production d’électricité.

Pour le Complexe Roméo-V.-Patenaude :  

  • remplacement des unités au toit par des unités de type « Thermopompe » ;
  • ajout de collecteurs solaires pour le préchauffage d’air extérieur.

Deux autres bâtiments bénéficieront aussi de travaux d’améliorations écoénergétiques; nous sommes donc préparés avec l’étude de faisabilité.

Quels résultats clés vont émerger de ces rénovations et comment vont-ils influencer la qualité de vie des résidents de Candiac?

Ce projet va bien au-delà de la simple gestion des actifs : il incarne une vision globale où se conjuguent décarbonation, efficacité énergétique, responsabilité sociale et communautaire, ainsi que la recherche d’opportunités de financement par les économies d’énergie. Il s’agit d’un projet intégré, pensé dans l’intérêt de la collectivité. Nous démontrons par cette approche une gestion financière rigoureuse et responsable des bâtiments municipaux au bénéfice de tous.  

L'analyse approfondie des bâtimens a conduit à l'identification de plusieurs mesures visant à accroître leur efficacité énergétique, tout en intégrant des stratégies de décarbonation significatives.  

Selon les cibles à atteindre, basées sur les données et hypothèses actuelles :

  • Les améliorations au Complexe Sportif Candiac permettront, après 5 ans, jusqu’à 41 000 $ d’économies annuelles, soit jusqu’à 620 400 $ sur 20 ans et une réduction des GES de 84% par rapport à 2018.
  • Les améliorations au Complexe Roméo-V.-Patenaude permettront, après 8 ans, jusqu’à 17 231 $ d’économies annuelles, soit jusqu’à 200 000 $ sur 20 ans et une réduction des GES de 82% par rapport à 2018.

Stratégie de décarbonation significative : Réduction jusqu’à 20% des GES corporatifs  

Parmi les mesures prévues, l'utilisation de récupération de chaleur de condensation pour le chauffage de l'eau chaude et le système de fonte de neige se distingue par son impact favorable sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en ne requérant pas d'investissements majeurs. Cette approche allie efficacité énergétique et responsabilité environnementale de manière économiquement viable.  

La proposition de remplacer les unités de toit par des thermopompes équipées de roues thermiques représente une solution prometteuse pour atteindre les objectifs de décarbonation.  

Des subventions sont disponibles pour couvrir une partie des coûts supplémentaires associés à ces nouvelles unités, ce qui en fait une option financièrement avantageuse.

En outre, des scénarios de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été proposés dans cette étude.  

Ces scénarios offrent à ville de Candiac une feuille de route claire pour planifier efficacement les futurs travaux. L’ensemble de ces mesures et scénarios positionne la ville sur la voie d'une gestion énergétique plus durable et conforme aux impératifs environnementaux actuels.  

Comment le service-conseil de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs du FMV a-t-il soutenu vos efforts, et y a-t-il eu des moments où leurs conseils ont été particulièrement utiles?

D’abord, merci! Le service-conseil de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs du FMV a été très apprécié à l’interne. Avoir un accès direct à un professionnel, francophone, indépendant, qui peut réviser les calculs de l’étude et confirmer les choix proposés par l’entreprise nous a rassuré et permis d’avancer rapidement.    

Également, nous avons pu faire valider notre devis technique pour l’appel pour les plans et devis techniques.  À la ville, nous n’avons pas de personnel spécialisé dans ce type de travaux. La présence d’un expert à nos côtés nous a permis d’être confiants dans nos décisions, d’avancer rapidement et d’avoir une plus grande crédibilité.   

Quels conseils donneriez-vous à d'autres municipalités du Québec qui envisagent des rénovations énergétiques pour leurs bâtiments communautaires?

Premier conseil : Le Document d’orientation sur la Voie vers des bâtiments verts proposé par le FMV est audacieux et complet. Il guide la municipalité, permet de voir l’ensemble de l’impact des travaux sur la consommation énergétique et allège la charge de travail.    

Deuxième conseil : Faites l’étude de faisabilité même si les améliorations sont prévues dans plus longtemps. Vous serez prêts à tout moment, maximiserez les investissements et orienterez les travaux en fonction d’objectifs précis.  

Troisième conseil : Prévoyez du temps à l’interne!   

 

Normand Dyotte, maire de la Ville de Candiac, Québec

Ce projet, c’est plus qu’une simple gestion des actifs : c’est une vision d’ensemble - on allie décarbonation, efficacité énergétique, responsabilité communautaire et sociale, opportunités de financement et économies d’énergie. » 

- Normand Dyotte, maire de la Ville de Candiac, Québec

 

Histoires inspirantes de petites et grandes municipalités

Une nouvelle vie pour l’ancienne église de Saint-Valérien


La population de la petite ville de Saint-Valérien (moins d'un millier de personnes) voulait donner une deuxième vie à sa chère église. La vision : la transformer en un centre communautaire dynamique. Les moyens : le financement du FMV pour mettre en œuvre des améliorations énergétiques afin de réduire les coûts opérationnels du bâtiment et de renforcer sa durabilité environnementale.

Grâce au remplacement de la chaudière à mazout par un système de biomasse et à l’amélioration de l’isolation, entre autres travaux de rénovation, la municipalité visait une baisse de la consommation d’énergie de 98 % et une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 21 tonnes par année.

En plus des économies d’énergie, le projet a permis de créer des emplois locaux, de stimuler le tourisme et de redynamiser le centre-ville. Aujourd’hui, l’ancienne église est un lieu de rassemblement accueillant pour les loisirs et l’apprentissage.

Église de Saint-Valérien

 

Rénovation de la bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec 


Après des décennies de bons et loyaux services, la bibliothèque Gabrielle-Roy avait besoin de corriger son efficacité énergétique, son confort et son accessibilité. La Ville de Québec va entreprendre un important projet de modernisation visant à améliorer la performance thermique grâce à une meilleure isolation et à l’installation de systèmes mécaniques à haut rendement, d’éclairage DEL et d’un système de ventilation à récupération de chaleur.

Les travaux vont permettre de réduire les coûts de l’énergie tout en créant un espace plus inclusif et accueillant. Malgré les défis liés au budget et à la construction, la collectivité va profiter d’une bibliothèque plus moderne et plus lumineuse.

Bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec_Future

 

Les subventions et les prêts du FMV aident les municipalités à rendre les bâtiments publics plus écoénergétiques, tout en créant des emplois locaux et en réduisant les factures d’énergie. Présentez une demande de financement aujourd’hui, peu importe où vous en êtes dans le processus d’efficacité énergétique.

Options de financement

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Ressources pertinentes

Fiches d’information sur l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs

Améliorez les bâtiments communautaires existants pour en prolonger la durée de vie utile et réduire leurs émissions de GES

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Service-conseil dans le cadre de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs

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Exemples de petites collectivités francophones qui ont trouvé des moyens créatifs d’obtenir du financement et de lancer des projets ambitieux.

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Guide : Feuille de route vers des piscines intérieures carboneutres

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Guide : Feuille de route vers des patinoires intérieures à consommation nette zéro

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Veuillez noter que les candidatures ont été clôturées le 17 octobre 2025.

Aperçu du financement

Montant maximal :
$125,000

Subvention jusqu’à concurrence de 50 %* des coûts admissibles 

Ouvert à :

Les entités suivantes sont admissibles au financement du Fonds municipal vert (FMV) :

  • Administrations municipales canadiennes (p. ex., villes, régions, districts et commissions locales);
  • agences de transport en commun municipales;
  • communautés autochtones, pourvu qu’elles soient associées à une administration municipale canadienne dans le cadre d’un projet admissible, ou qu’elles aient conclu un accord de services partagés avec une administration municipale canadienne dans le domaine des infrastructures municipales, de la lutte contre les changements climatiques ou de l’adaptation aux changements climatiques.

 

Extrants attendus :

Mettre en place ou améliorer des infrastructures de transport actif aux abords des écoles de votre collectivité par la prise de mesures temporaires ou permanentes (chemins, trottoirs, pistes cyclables, passages piétons, améliorations de la sécurité, etc.) et acquérir des connaissances et des capacités pour la mise en œuvre efficace de ces améliorations.  

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

En tant que bénéficiaire d’une subvention, vous suivrez un parcours dynamique de deux ans qui vous permettra de développer les aptitudes, d’acquérir les connaissances et de tisser les liens nécessaires à la planification et à l’exécution de projets de transport actif et sécuritaire dans votre collectivité. Vous recevrez une formation assurée par des experts et pourrez échanger avec des chefs de file nationaux en trajets scolaires actifs afin de favoriser un changement durable.  

Plus précisément, on vous aidera à faire ce qui suit :  

  • Renforcer l’engagement communautaire en misant sur des stratégies éprouvées favorisant l’appui des écoles et des parties prenantes.  
  • Composer avec les défis, les politiques et les obstacles réglementaires.  
  • Enrichir vos connaissances en planification de projet, y compris le financement, l’infrastructure et la mise en œuvre.
  • Bâtir des relations collaboratives intersectorielles aux fins d’un succès durable.  
  • Suivre les progrès et mesurer les résultats, y compris la réduction des GES et les répercussions à long terme.
Date limite de soumission des demandes :

La date limite pour présenter une demande préalable est le 17 octobre 2025. Veuillez noter que nous commencerons à accepter les demandes au milieu de l’été.  

Coûts admissibles :

Consultez la liste des coûts admissibles.  

Ce financement vise principalement à soutenir la conception et l’installation d’infrastructures de transport actif pour des trajets scolaires sécuritaires et la majeure partie des fonds doit servir à en couvrir les coûts.  

* Les demandeurs suivants pourraient être admissibles à une subvention pouvant atteindre 80 % des coûts admissibles du projet :  

  • les municipalités (ou leurs partenaires) de 10 000 habitants ou moins;  
  • les administrations régionales ou les groupes de municipalités dont la population moyenne est de 10 000 habitants ou moins;  
  • les collectivités autochtones admissibles;  
  • les collectivités du Nord.

Les collectivités du Nord et les collectivités autochtones admissibles qui présentent une demande au FMV pour la première fois peuvent prétendre à une subvention couvrant l’intégralité des coûts admissibles.

Le Nord s’entend des trois territoires et de la partie septentrionale des sept provinces suivantes (dont les codes définis par Statistique Canada sont indiqués entre parenthèses) : Terre-Neuve-et-Labrador (10), Québec (24), Ontario (35), Manitoba (46), Saskatchewan (47), Alberta (48) et Colombie-Britannique (59).

Ce que nous finançons  

Nous finançons des projets qui visent à favoriser l’utilisation de modes de transport actifs (p. ex., la marche et le vélo) aux fins des trajets scolaires par la mise en place ou la transformation d’infrastructures de transport actif et l’amélioration de la sécurité routière. Les bénéficiaires seront appuyés tout au long de la planification, de la conception et de la mise en œuvre de leur projet par l’entremise du programme de soutien à l’apprentissage entre pairs. Les coûts associés à l’ensemble de ces étapes sont admissibles au financement.  

Les projets doivent consister en un investissement en capital (construction, modification ou amélioration d’actifs physiques) et peuvent également comprendre des mesures politiques (p. ex., changement de limites de vitesse) et des stratégies de sensibilisation. Les mesures politiques et les stratégies de sensibilisation seules ne sont pas admissibles au financement. Ce que les projets admissibles peuvent comprendre :    

  • L’aménagement de mesures temporaires pour favoriser le transport actif, comme des bollards, des jardinières, des zones peintes, des glissières de béton et d’autres éléments amovibles mis en place pour tester de nouveaux chemins, passages piétonniers, avancées de trottoirs, pistes cyclables, dispositifs de réduction de la vitesse, etc.  
  • L’aménagement ou l’amélioration d’infrastructures pour le transport actif, telles que des pistes cyclables séparées, des intersections plus conviviales pour les piétons, des sentiers, des passages pour piétons et des connexions avec les réseaux de transport actif et les réseaux de transport en commun.
  • L’amélioration d’infrastructures de transport actif, y compris les considérations liées à la conception; le projet peut n’aboutir à aucun gain net en kilomètres d’infrastructure, mais plutôt en améliorer la qualité pour en favoriser une plus grande utilisation.
  • L’ajout ou l’amélioration d’éléments de conception ou de sécurité qui favorisent le transport actif, comme des aires d’entreposage, de l’éclairage, de la verdure, des zones ombragées, des bancs, des passages piétonniers, des dos d’âne, des clôtures, de la signalisation et des dispositifs de contrôle de vitesse automatisés.   
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Photo de la municipalité régionale d'Halifax

Safe activities

Photo de la municipalité régionale d'Halifax  

Exigences relatives à la demande  

Les demandes doivent répondre à ces exigences :  

  1.  Désigner un ou plusieurs trajets vers une ou des écoles primaires ou secondaires comme zone cible du projet d’immobilisations et proposer une solution d’infrastructure pour résoudre les enjeux liés à la sécurité qui constituent un obstacle aux trajets scolaires actifs pour les enfants. Grâce au programme d’apprentissage, les bénéficiaires de subventions pourront explorer diverses solutions d’infrastructure, ce qui leur permettra par la suite de confirmer ou de rectifier leur approche.  
  2. Démontrer que le projet permettra à un grand nombre d’élèves de se rendre à des endroits clés situés dans un rayon de 2 km de l’école et d’en revenir en marchant, à vélo ou en roulant (p. ex., leur domicile, le centre récréatif et les arrêts de transport en commun) en précisant la taille de la population scolaire et le pourcentage d’élèves touchés.
  3. Fournir la preuve d’un partenariat entre l’école ou les écoles intéressées (p. ex., par l’entremise de l’administration scolaire ou du district scolaire) et le demandeur de la municipalité qui indique une volonté de collaborer au projet proposé (p. ex., au moyen d’une lettre d’appui).    
  4. Démontrer que le demandeur a pleine autorité sur les propriétés, les routes ou les chemins qui seraient directement touchés par le projet, ou qu’il a l’autorisation d’une entité ou d’une personne ayant autorité ou propriété pour entreprendre le projet.    
  5. Démontrer que le projet proposé est un engagement municipal ou qu’il s’inscrit dans un plan ou une stratégie de la municipalité. Par exemple, le projet pourrait être mentionné dans un plan municipal, de transport, scolaire ou de transport actif, un plan de trajet scolaire ou une résolution du conseil approuvée ou proposée (qui sera examinée par le conseil avant la date de début du projet).  
  6. Démontrer que le projet est susceptible de réduire les émissions de GES grâce à une baisse du nombre de kilomètres véhicules parcourus (KVP) due au passage à des modes de transport actif (marche et vélo) ou à l’adoption d’autres solutions qui réduisent l’utilisation des véhicules et les émissions indirectes de GES.  

    Pour aider les demandeurs à établir leurs objectifs de réduction des KVP, le FMV leur fournira du soutien pendant le processus de demande, y compris des conseils sur l’évaluation des répercussions. Nous reconnaissons que les données disponibles peuvent varier. Par conséquent, il est possible d’utiliser une combinaison des sources ci-dessous. En cas de données manquantes, le FMV peut également fournir des valeurs par défaut pour faciliter les estimations :  

    1. Données sur l’utilisation (p. ex., études sur les trajets scolaires, données de recensement, relevés de trafic)  
    2. Estimations de transfert modal (p. ex., données de référence de pairs, résultats d’études)  
    3. Caractéristiques des trajets (p. ex., durée moyenne des trajets scolaires)  

Tous les demandeurs dont le projet est approuvé pourront affiner leurs données de référence et établir des objectifs plus précis en participant à un programme de soutien à l’apprentissage par les pairs dans le cadre duquel ils recevront également des conseils en matière de surveillance et de rapports sur les résultats des projets.  

Ce que votre projet doit réaliser  

Seuls les projets qui répondent aux critères énoncés ici sont admissibles. Veuillez noter que nous tenons compte de plusieurs facteurs dans notre décision de financement. Nous tenons à financer les initiatives les plus innovantes et les plus porteuses, et à soutenir les collectivités de toutes tailles. Par conséquent, il ne suffit pas qu’un projet soit admissible pour que son financement soit approuvé. Les demandeurs doivent s’engager à participer activement au programme de soutien à l’apprentissage entre pairs pour que leur demande de financement soit prise en considération.    

Nous privilégierons les initiatives qui :  

  • visent à améliorer la sécurité des usagers des transports actifs, plus particulièrement des enfants et des jeunes;
  • sont liées à un plan de trajet scolaire préétabli;
  • sont liées aux voies ou aux réseaux de transport actif existants, ou qui les prolongent;
  • prendre en compte l'accessibilité dans la conception et la mis en œuvre du project;
  • sont dirigées par une équipe multidisciplinaire représentant des rôles clés (p. ex., transport, planification, loisirs, climat, santé publique, parcs et transport collectif);  
  • sont menées en collaboration avec des partenaires de mise en œuvre clés (p. ex., associations de parents et enseignants, les organisations de santé publique et les organismes sans but lucratif travaillant activement à la sécurité des trajets scolaires);  
  • sont dirigées ou créées en collaboration avec des groupes en quête d’équité ou avec une communauté autochtone;  
  • contribuent à la mise à  l'essai ou à  la démonstration de traitements, d'approches ou de pratiques avant-gardistes;
  • mettent à contribution des jeunes ou des enfants dans certains aspects d’élaboration ou de mise en œuvre (p. ex., mobilisation, conception, installation, surveillance et évaluation);  
  • qui démontrent une forte intégration d’approches pluridimensionnelles, notamment :  
    • l’optimisation des avantages environnementaux et socioéconomiques (p. ex., amélioration de l’accessibilité, utilisation de matériaux recyclés, naturels ou à faibles émissions de carbone, promotion de zones tampons végétalisées ou d’aménagements paysagers favorables aux pollinisateurs, et promotion de quartiers adaptés aux enfants) favorisant.
    • la progression de la Réconciliation, de l’équité, de la diversité et de l’inclusion par la résolution des enjeux de transport chez les groupes en quête d’équité ou dans les collectivités à faible revenu.

Considérations relatives à l’équité  

Le FMV reconnaît que de nombreux enjeux sociaux pressants sont interreliés, et que les initiatives de lutte contre les changements climatiques et de développement durable doivent être conçues de façon à garantir une répartition équitable des avantages et des charges entre tous les segments d’une collectivité et les générations. Nous évaluerons les projets en fonction de leur capacité à améliorer les retombées socioéconomiques et à favoriser une distribution plus équitable des avantages et des charges au sein des collectivités, tant pour les générations actuelles que futures. Bien que certains projets puissent être admissibles sans incorporer ces considérations, nous privilégierons ceux qui :  

  • intègrent les principes de Réconciliation, d’équité, d’inclusion et de lutte contre le racisme;  
  • appliquent des pratiques d’engagement communautaire inclusif;  
  • favorisent l’approvisionnement social, par exemple les achats auprès de fournisseurs locaux, de petites entreprises, d’entreprises diversifiées ou d’entreprises sociales;  
  • offrent des avantages socioéconomiques, notamment une accessibilité accrue, des espaces extérieurs améliorés ainsi que des possibilités d’emploi et d’apprentissage inclusives.  

Pour guider l’élaboration de votre projet, posez-vous les questions suivantes :  

  1.  Comment concevoir une approche de mobilisation qui vous permette de tenir compte des besoins, des expériences et des voix de toutes les parties prenantes et de l’ensemble des titulaires de droits dans ce projet?  
  2. Quels groupes privés d’équité pourraient bénéficier le plus de ce projet ou en subir le fardeau, directement ou indirectement? Quels sont les effets positifs ou négatifs sur ces groupes?  
  3. Est-il possible de remédier aux effets négatifs ou de les atténuer?  
  4. Est-il possible de rectifier les préjugés, la discrimination ou les pratiques d’exclusion existant ou pouvant exister dans la planification, la conception, le financement et la mise en œuvre de votre projet?  
  5. Comment pouvez-vous maximiser les avantages socioéconomiques de votre projet?  
  6. Comment pouvez-vous mettre à profit vos pratiques d’approvisionnement pour favoriser de plus grands résultats sociaux, économiques et environnementaux positifs dans votre collectivité et votre région?  

Veuillez noter que les candidatures ont été clôturées le 17 octobre 2025.

 

Besoin d'aide pour voir si c'est le bon financement pour vous?

Contactez notre équipe de sensibilisation qui peut répondre à toutes vos questions concernant cette possibilité de financement.

Lisez le guide pour plus d’informations sur la façon de préparer une demande avec succès.

Votre collectivité souhaite-t-elle améliorer la biodiversité et mieux gérer ses ressources naturelles? Cette fiche d’information explique comment la plantation d’arbres et la gestion des forêts urbaines peuvent restaurer et relier les habitats afin d’améliorer la biodiversité urbaine, la santé et la structure des écosystèmes. 

La biodiversité dans la forêt urbaine

Les arbres sont essentiels au maintien de la biodiversité. Des espèces d’arbres comme les chênes blancs, les micocouliers et les noisetiers à bec aident la faune locale en produisant des glands, des baies et des noix qui nourrissent les espèces d’oiseaux et de mammifères. D’autres arbres, comme le cèdre blanc ou le gainier rouge, offrent un abri aux oiseaux ou produisent des fleurs qui attirent les pollinisateurs indigènes. Les arbres aident également les bassins versants locaux en empêchant l’érosion dans les ravins et le long des rivières, et en améliorant la qualité de l’eau.

Bien que les arbres individuels soient très bénéfiques pour la faune, il est essentiel de maintenir et de protéger des parcelles de forêts intactes et d’autres espaces à forte densité d’arbres, surtout dans les environnements urbains et périurbains (espaces situés à la périphérie des villes et des agglomérations). Ces parcelles sont composées principalement d’arbres indigènes et d’autres végétaux qui ont évolué et formé des relations symbiotiques avec la faune et la flore indigènes. La conservation de ces espaces et la plantation de nouveaux arbres contribuent à préserver des habitats importants et à maintenir les populations d’espèces indigènes. 

Menaces pesant sur les forêts urbaines 

De nombreuses collectivités à travers le monde se sont établies dans des secteurs ayant une grande biodiversité. Cependant, à mesure que les villes s’étendent et que les terres sont défrichées pour faire place à l’aménagement, les écosystèmes existants, tels que les milieux humides, les forêts et les prairies, peuvent être considérablement modifiés ou entièrement remplacés.

Aujourd’hui, de nombreux écosystèmes urbains, y compris les forêts urbaines, ont été dégradés par les effets de l’aménagement. Cela se traduit par une perte d’habitat, une croissance des espèces envahissantes, de la pollution et une mauvaise qualité du sol. Un écosystème dégradé peut faire en sorte que les espèces végétales indigènes ne se régénèrent pas comme elles le devraient et que les populations d’animaux sauvages diminuent.

Les forêts urbaines souffrent également de fragmentation. Les villes comprennent souvent des parcelles de forêt et d’autres écosystèmes qui sont isolés les uns des autres par des barrières créées par les êtres humains, telles que des routes, des bâtiments commerciaux et des aménagements de logement. Ces barrières empêchent la faune de passer d’une parcelle à l’autre, ce qui, avec le temps, peut entraîner un déclin de la biodiversité et une diminution des populations d’animaux sauvages.

Restaurer l’habitat grâce à la plantation et à la gestion d’arbres 

La restauration d’écosystèmes est le processus qui consiste à ramener un écosystème dégradé ou converti à un état sain, fonctionnel et durable (c’est-à-dire, comme il existait avant l’intervention humaine). Ce processus comprend des activités telles que l’élimination des espèces envahissantes, la plantation d’espèces indigènes, l’assainissement du sol et l’amélioration de la qualité de l’eau.  

Dans les secteurs urbains et périurbains, la plantation d’arbres est une méthode très efficace pour restaurer les habitats et conserver la biodiversité. La plantation d’arbres permet de rétablir la structure de la canopée, d’aider la faune et la flore, d’empêcher l’établissement des espèces envahissantes et de promouvoir la diversité des plantes indigènes. 

Étude de cas : Restauration de la savane de chênes noirs dans la ville de Toronto

La savane de chênes noirs est un écosystème de prairie rare et diversifié de l’Ontario qui dépend du feu pour prospérer. Les feux dirigés périodiques dans ces écosystèmes profitent aux plantes indigènes et aux animaux en réduisant les espèces envahissantes, en stimulant la régénération des plantes indigènes et en restaurant l’habitat de la faune. Pendant des siècles, les collectivités autochtones ont géré la savane par des pratiques telles que les brûlages traditionnels. Cependant, le développement urbain et les pratiques coloniales, telles que la suppression des feux, ont largement détruit ou profondément modifié une grande partie de la savane de chênes noirs par rapport à son état d’origine.  

Une grande parcelle de la savane de chênes noirs existe encore dans plusieurs parcs de la ville de Toronto, dont High Park. En 1995, la ville a constaté que les arbres du parc approchaient de la fin de leur espérance de vie et que de nouveaux arbres ne se régénéraient pas pour les remplacer. L’écosystème ne fonctionnait pas de manière optimale et sa viabilité à long terme était menacée.  

Depuis, la ville a entrepris des efforts de restauration en s’associant aux collectivités autochtones locales pour procéder à des brûlages traditionnels et dirigés annuels, effectuer des plantations ciblées de chênes noirs et assurer un contrôle rigoureux des espèces envahissantes, ainsi que leur élimination. Au fil du temps, ces mesures ont entraîné une régénération naturelle de l’écosystème, ce qui illustre la valeur de la restauration des écosystèmes grâce à la plantation et à la gestion d’arbres. 
En savoir plus (en anglais seulement) sur les brûlages traditionnels et les feux dirigés dans la ville de Toronto. 
 

Améliorer la connectivité des habitats à l’intérieur et à l’extérieur de la forêt urbaine

La connectivité des habitats est la mesure dans laquelle des parcelles distinctes d’habitat sont reliées, ce qui peut influencer la manière dont les animaux et les plantes peuvent se déplacer entre différents secteurs habitables. L’augmentation de la connectivité des habitats à l’intérieur et autour des secteurs urbains peut contribuer à atténuer les effets des parcelles isolées et à améliorer la biodiversité.  

Les efforts visant à promouvoir la biodiversité se concentrent souvent sur les grands habitats naturels situés en dehors des environnements urbains. Par exemple, l’Initiative de conservation de Yellowstone au Yukon (en anglais seulement) est un effort de collaboration visant à protéger et à relier des espaces sur plus d’un million de kilomètres carrés aux États-Unis et au Canada. Ce type de projet permet de relier de vastes étendues d’habitats grâce à des accords fonciers et à la création de corridors qui permettent aux animaux sauvages de se déplacer en toute sécurité sur de vastes étendues de terre.

Mais les espaces naturels urbains et périurbains plus petits, tels que les parcs municipaux et d’autres espaces verts, peuvent également abriter une biodiversité considérable qui favorise la diversité des espèces et des écosystèmes en réduisant la fragmentation. Les arbres plantés dans les rues et les parcs municipaux peuvent créer des corridors verts qui fournissent temporairement de la nourriture et des abris aux oiseaux et aux pollinisateurs à la recherche d’un habitat de meilleure qualité. Une analyse et une planification minutieuses, y compris la cartographie des espaces verts existants, sont essentielles pour cibler les espaces susceptibles d’améliorer la connectivité et leur accorder la priorité.   

Étude de cas : Stratégie de biodiversité et réseau d’infrastructures vertes de la ville de Surrey

La Ville de Surrey, en Colombie-Britannique, a pris des mesures importantes pour préserver la biodiversité grâce à une stratégie municipale spécifique approuvée par son conseil en 2014. Surrey a intégré les objectifs de sa stratégie de conservation de la biodiversité dans son plan communautaire officiel, sa stratégie d’action contre les changements climatiques et sa stratégie de gestion des forêts urbaines, entre autres, et a élaboré un ensemble de lignes directrices de conception pour soutenir les approches visant à accroître la biodiversité dans les quartiers.  

Une partie de ce travail consiste à élaborer un réseau d’infrastructures vertes reliant 3 900 hectares de corridors verts naturels et d’espaces verts à travers la ville. Le réseau repose sur trois principes fondamentaux :  

  • Préserver les grands secteurs d’habitats principaux, tels que les peuplements forestiers ou les parcs (« pôles »).
  • Assurer la connectivité entre les secteurs d’habitats (« corridors »).
  • Fournir une diversité de caractéristiques d’habitat dans tout Surrey (« sites »).   

La ville utilise une combinaison d’outils pour protéger les terres publiques et privées, y compris des exigences en matière de permis d’aménagement, des zones allouées pour les parcs et l’acquisition de terres.

En savoir plus au sujet des initiatives sur la biodiversité de la Ville de Surrey. 

Stratégies pour restaurer les forêts urbaines et relier les habitats dans votre collectivité 

Une planification efficace de la biodiversité à l’intérieur et autour des municipalités est de plus en plus importante à mesure que les milieux urbains s’étendent. Une bonne planification peut aider à atteindre les objectifs de conservation et à soutenir les fonctions et services écosystémiques dont dépendent nos collectivités.

Les municipalités peuvent s’appuyer sur différents outils pour protéger et restaurer les forêts urbaines et assurer la connectivité des habitats. Vous trouverez ci-dessous des stratégies initiales que votre municipalité peut explorer pour planter de nouveaux arbres et gérer les espaces arborés existants de manière à promouvoir la biodiversité.  

  1. Cibler et évaluer les secteurs à restaurer et à relier 

    Une première étape importante est de créer un inventaire pour cibler les habitats optimaux à restaurer et à relier. Cet inventaire doit inclure les parcs municipaux et les autres espaces publics ou privés susceptibles d’accueillir des plantations d’arbres supplémentaires. Les inventaires peuvent être créés en combinant des recherches sur le terrain, des renseignements existants sur les parcs publics, des images satellites et l’engagement communautaire. Ils peuvent être stockés et visualisés à l’aide d’outils tels qu’un logiciel de système d’information géographique (SIG) ou iTree (pour plus de détails sur ces outils, consultez notre fiche d’information sur la technologie et les outils de foresterie urbaine).

    Après avoir dressé votre inventaire, analysez les sites potentiels en fonction de facteurs tels que la proximité d’un espace naturel existant, la taille de l’espace vert existant, la biodiversité existante et la présence d’espèces envahissantes ou à risque. Des évaluations de la biodiversité peuvent être réalisées dans des milieux comportant des espaces verts naturels existants, tels que des terrains boisés ou des ravins, par des biologistes, des forestières et forestiers, ou des écologistes qualifiés.  

    L’inventaire peut également être utilisé pour déterminer les possibilités d’améliorer la connectivité entre les espaces verts existants. La distance entre deux parcs ou espaces verts existants, ou la présence de corridors verts existants (par exemple, des rues avec un couvert végétal continu) à proximité sont des mesures qui peuvent aider à établir des priorités pour la connectivité.

    Ressource clé : La boîte à outils Making Nature’s City Toolkit (en anglais seulement) de la San Francisco Estuary Institute présente des critères d’évaluation possibles pour évaluer la biodiversité urbaine. Elle comprend des renseignements sur la taille, la forme et la distance entre les parcelles d’espaces verts, la largeur des corridors, la diversité des habitats, la présence de végétation indigène, etc.   

  2. Mise en œuvre des projets de plantation d’arbres et d’autres projets de restauration

    Après avoir dressé l’inventaire des parcs et des espaces pouvant accueillir des arbres, vous pouvez commencer à planifier le maintien ou l’amélioration de la biodiversité dans votre collectivité. Les résultats de l’évaluation de votre inventaire vous permettront de déterminer les sites où planter des arbres en priorité, créer des corridors verts et d’autres projets de restauration et de connectivité des habitats.  

    Demandez toujours l’avis de spécialistes lorsque vous planifiez de nouveaux projets. Votre équipe devrait comprendre des biologistes d’expérience, des gardiennes et gardiens du savoir, des écologistes ou des forestières et forestiers ayant des connaissances en matière de restauration des écosystèmes et de connectivité. Dans la mesure du possible, utilisez des arbres et de la végétation indigènes pour favoriser les pollinisateurs indigènes, mais veillez à sélectionner des espèces qui peuvent tolérer les conditions climatiques futures (par exemple, des espèces tolérantes à la sécheresse ou qui ne sont pas actuellement menacées par des ravageurs ou des maladies). Lors de l’établissement des priorités, il convient de prendre en considération les projets qui permettraient d’améliorer ou de créer des habitats essentiels pour les espèces en péril.  

    Une fois les travaux de restauration terminés, il est important de mettre en place un plan de surveillance de l’espace à long terme. Les espèces envahissantes constituent une menace constante pour les espaces naturels et sont plus faciles à éliminer lorsqu’elles sont détectées tôt.  

    Réfléchissez à la manière dont votre collectivité peut participer à la collecte de données, à la surveillance et aux efforts de restauration. Les membres de la collectivité, les groupes de naturalistes et d’autres organisations environnementales locales sont souvent au courant de l’existence d’espaces naturels nécessitant des activités de restauration, telles que la plantation d’arbres ou l’élimination d’espèces envahissantes. Assurez-vous que les membres de la collectivité sont au courant des projets de plantation et de restauration, et que leur participation soit encouragée afin d’accroître leur incidence et leur succès. Impliquez les collectivités autochtones locales en demandant conseil aux gardiennes et gardiens du savoir, et en donnant la priorité à la contribution des chefs autochtones et des membres de la collectivité lors de la mobilisation.

    Vous pouvez également organiser des événements pour encourager les membres de la collectivité à consigner les données et à partager les observations d’animaux sauvages dans des bases de données publiques. Par exemple, les municipalités et d’autres groupes communautaires peuvent participer à la campagne annuelle Big Backyard BioBlitz de Conservation de la nature Canada. 

     

  3. Protéger les espaces naturels existants par l’entremise de politiques et de projets de plantation locaux

    Le moyen le plus simple de protéger la biodiversité dans votre collectivité est de protéger les espaces naturels existants. La restauration d’anciens milieux naturels est souvent plus coûteuse et demande plus de travail que l’entretien des espaces existants. Les municipalités peuvent étudier les possibilités de créer des espaces protégés sur leur territoire et s’associer à d’autres propriétaires fonciers ou ordres de gouvernement pour mettre en place des mesures de protection.

    Pour maintenir les espaces naturels existants, vous pouvez élaborer une stratégie ou un plan en faveur de la biodiversité. Les stratégies municipales en faveur de la biodiversité sont des plans globaux à long terme visant à protéger et à améliorer les espaces naturels locaux. Elles fournissent un schéma que votre municipalité peut suivre pour accroître la biodiversité et freiner la perte d’habitats importants.  

    Assurez-vous que les plans d’urbanisme municipaux et les politiques d’aménagement du territoire accordent la priorité à la protection et à l’amélioration de la biodiversité locale. Examinez les différents outils à votre disposition, tels que les règlements de zonage ou de permis d’aménagement, qui peuvent être utilisés pour protéger les espaces naturels existants et améliorer la biodiversité. 

    Ressource clé : L’Initiative québécoise Corridors écologiques a élaboré une boîte à outils complète pour aider à la planification et à la prise de décision municipales, expliquant comment créer des règlements et d’autres outils politiques pour protéger et améliorer l’environnement naturel ainsi que l’infrastructure verte. 

Autres exemples municipaux 

  • La Ville de Nicolet, au Québec, a collaboré avec Habitat pour évaluer la connectivité écologique dans la région et créer un plan d’action pour aménager un corridor écologique. Ce plan comprend des activités telles que la plantation d’arbres et la préservation des milieux humides.  
  • L’amélioration de la connectivité écologique est l’un des objectifs du plan directeur sur les forêts urbaines de la Ville de Victoria, en Colombie-Britannique. Les stratégies consistent notamment à utiliser la plantation et la gestion d’arbres pour relier des espaces naturels plus vastes et fournir des corridors pour la faune et la flore.
  • La Ville d’Edmonton, en Alberta (en anglais seulement), utilise une approche de réseau écologique pour conserver ses espaces naturels. Un plan stratégique de relations naturelles et une politique de systèmes d’espaces naturels définissent des principes, des rôles et des responsabilités spécifiques pour la mise en œuvre.
  • La Ville de Toronto, en Ontario (en anglais seulement), a publié une stratégie en faveur de la biodiversité visant à améliorer la qualité et la quantité de la biodiversité et à accroître la sensibilisation à la nature à Toronto. Cette stratégie comprend de nombreux projets de restauration et des initiatives de mobilisation du public, telles que des brochures sur la biodiversité pour différents groupes d’espèces (par exemple, Trees, Shrubs and Vines of Toronto). 

Prochaines étapes 


Cette ressource a été créée en partenariat avec Arbres Canada et le Fonds municipal vert de la FCM dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes, qui est mise en œuvre par la Fédération canadienne des municipalités et financée par le gouvernement du Canada.

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Tous les cinq ans, le Fonds municipal vert (FMV) de la FCM fait l’objet d’un examen et d’une vérification de gestion, réalisés par un tiers indépendant. Cette évaluation porte sur les travaux réalisés entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2024. La firme Ernst & Young a procédé à l’examen et à la vérification de gestion, puis a déposé deux rapports définitifs en janvier 2025. 

La FCM est satisfaite des résultats de l’examen et de la vérification de gestion quinquennaux et est d’accord avec les conclusions et les recommandations d’Ernst & Young. Ces recommandations contribueront à orienter d’autres améliorations à la prestation et à la pertinence continue de nos programmes du FMV pour les intervenants. 

Consulter les résultats de l'examen.

Consulter les résultats de la vérification.

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À propos de ce guide

L’outil Intégrer les principes d’équité aux programmes de financement de l’efficacité communautaire : Guide à l’intention des municipalités canadiennes et de leurs partenaires est conçu pour aider les municipalités à créer des programmes de financement d’améliorations écoénergétiques résidentielles accessibles à tous. Élaboré dans le cadre de l’initiative de Financement de l’efficacité communautaire (FEC) du Fonds municipal vert (FMV), ce guide fournit des outils et des stratégies pratiques pour rendre les programmes d’efficacité énergétique plus accessibles, plus équitables et plus efficaces.

L’importance de l’inclusion

Les programmes d’efficacité énergétique peuvent réduire les coûts énergétiques, améliorer le confort résidentiel et diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, ces avantages ne sont pas accessibles à tous. Des obstacles comme les coûts initiaux, les différences de langue et le manque de sensibilisation excluent souvent les ménages qui ont le plus besoin de ces programmes.

Ce guide part du principe que l’équité ne consiste pas à traiter tout le monde de la même manière, mais plutôt à reconnaître qu’on ne part pas tous du même point et à fournir les outils dont on a besoin pour réussir. En adoptant cette approche, les municipalités peuvent créer des programmes qui :

  • aident un plus grand nombre de ménages à entreprendre des rénovations écoénergétiques;
  • réduisent les coûts d’énergie pour ceux qui en ont le plus besoin;
  • construisent des collectivités plus saines et plus résilientes.

En relevant ces défis et en créant des programmes inclusifs, les municipalités peuvent veiller à ce que les avantages de l’efficacité énergétique profitent à tous les membres de leur collectivité.

Ce que vous trouverez dans le guide

  • Des étapes claires pour réussir : Apprenez à intégrer des pratiques inclusives à chaque étape de votre programme, de la planification à l’évaluation.
  • Des outils pour éliminer les obstacles : Explorez les moyens de rendre vos programmes plus accessibles, que ce soit en réduisant les risques financiers, en adaptant les efforts de sensibilisation ou en offrant du soutien ciblé.
  • Des exemples concrets : Voyez comment d’autres municipalités, comme Bridgewater en Nouvelle-Écosse et Saskatoon en Saskatchewan, montrent la voie avec des programmes qui priorisent les besoins de la collectivité et donnent des résultats concrets.

À qui ce guide s’adresse-t-il?

Ce guide s’adresse aux municipalités, aux gouvernements locaux et à leurs partenaires qui participent au financement des améliorations écoénergétiques résidentielles. Que vous commenciez ou que vous perfectionniez votre approche, cette ressource vous aidera à concevoir des programmes qui créent des changements concrets et qui touchent un plus grand nombre de personnes.

Pour commencer

Pour rendre votre programme d’améliorations écoénergétiques plus inclusif, il n’est pas nécessaire de tout revoir d’un coup. Ce guide propose des mesures pratiques que vous pouvez prendre, quel que soit l’état d’avancement de votre collectivité. Même de petites mesures peuvent faire une grande différence.

Téléchargez le guide.

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