En regroupant des personnes ayant différents points de vue et diverses expériences, on obtient des renseignements précieux et uniques sur les répercussions des changements climatiques ainsi que sur les mesures à prendre pour y faire face. Certaines personnes ont toutefois été exclues de la participation ou des obstacles les empêchent de participer. Par conséquent, leurs points de vue ne sont pas pris en compte et leurs besoins et priorités sont négligés. Grâce à des pratiques d’engagement inclusives et équitables, les groupes méritant l’équité ont la possibilité de contribuer à un avenir résilient aux changements climatiques pour que tout le monde en profite.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment créer des liens avec les groupes méritant l’équité dans le cadre des travaux sur l’adaptation au climat ?
Comment pouvons-nous sensibiliser et éduquer les autres si nos ressources sont limitées ?
Pour commencer
Déterminer les groupes méritant l’équité dans votre collectivité
Pour déterminer les groupes méritant l’équité dans votre collectivité, il faut tenir compte des personnes qui y vivent, de leur identité et de leurs expériences vécues.
Comment déterminer les groupes méritant l’équité dans votre collectivité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Tenir compte des personnes qui vivent dans votre collectivité.
Les groupes méritant l’équité sont des gens qui, en raison d’une discrimination systémique, font face à des obstacles qui les empêchent d’avoir le même accès que les autres membres de la société aux ressources et aux possibilités nécessaires à l’obtention de résultats justes. Ces communautés sont souvent sous-représentées dans les processus décisionnels. Dans votre collectivité, il peut s’agir des groupes suivants :
Peuples autochtones : les Premières Nations, les Métis et les Inuits, y compris les communautés autochtones urbaines.
Nouveaux arrivants au Canada : un groupe auto-identifié de personnes qui ont obtenu, entre autres, le statut d’immigrant admis, le statut de réfugié ou le statut de résident permanent jusqu’à cinq ans avant une année de recensement donnée.
Membres de la communauté LGBTQ2+ : les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, non binaires, queers, bispirituelles et autres qui représentent le vaste spectre des identités de genre, des orientations sexuelles et des orientations romantiques non explicitement nommées.
Personnes vivant en situation de handicap : les personnes présentant une déficience physique, mentale, psychiatrique, intellectuelle ou sensorielle durable ou chronique qui, en interaction avec diverses barrières comportementales et environnementales, les empêche de participer pleinement et efficacement à la société sur un pied d’égalité avec les autres. Il s’agit d’une caractéristique auto-identifiée qui ne nécessite pas une reconnaissance externe ou officielle du handicap.
Personnes à faible revenu : les personnes ou les ménages qui gagnent nettement moins que le niveau de revenu moyen dans leur région, ce qui les place dans une situation économique désavantageuse par rapport à la population en général. Les personnes à faible revenu font souvent face à des obstacles qui les empêchent d’accéder à des services essentiels comme les soins de santé, l’éducation et le logement, ce qui peut perpétuer les cycles de pauvreté et d’exclusion sociale.
Personnes racialisées : les personnes ou groupes de personnes classés selon des caractéristiques ethniques ou raciales et faisant l’objet de discrimination pour ce motif.
Groupes religieux minoritaires : les groupes de personnes qui partagent des caractéristiques religieuses différentes de celles de la majorité ou de la population dominante, et qui sont souvent victimes de discrimination ou d’exclusion.
Résidents ruraux et éloignés : les personnes qui vivent dans des régions caractérisées comme rurales. En tant que membres d’un groupe méritant l’équité, ces personnes peuvent faire face à des défis comme un accès réduit aux services essentiels et aux possibilités économiques par rapport aux personnes vivant en milieu urbain.
Femmes : toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes.
Outre la réflexion sur ce que vous savez déjà au sujet de votre collectivité, voici d’autres façons de déterminer les groupes méritant l’équité :
Utiliser les données comme le revenu, le handicap, la race et l’origine ethnique, la langue, le genre et l’âge.
Établir des liens avec d’autres fournisseurs de services publics comme les services de santé publique, de logement et de bibliothèque.
Effectuer des recherches et établir des liens avec différents groupes communautaires au moyen d’activités de sensibilisation ou d’événements ciblés.
Passer en revue les initiatives de mobilisation communautaire antérieures afin de déterminer les groupes qui ont participé ou non.
Faire participer les groupes méritant l’équité
Il peut être difficile de solliciter la participation de groupes méritant l’équité s’ils font face à la discrimination ou en ont subi les conséquences. Par ailleurs, aucun groupe méritant l’équité ni aucune personne membre d’un tel groupe n’est identique. Il n’y a pas d’approche universelle pour les faire participer à l’adaptation au climat.
Comment faire participer les groupes méritant l’équité aux travaux d’adaptation au climat en tenant compte de leurs besoins ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Comprendre les expériences vécues par les groupes méritant l’équité.
De nombreux groupes méritant l’équité vivent des difficultés qui les empêchent de participer à l’adaptation au climat. Avant de chercher à faire participer ces groupes, il est important de prendre le temps de comprendre leurs expériences au sein de la collectivité en général et avec votre organisation. Il faut aussi évaluer l’incidence de ces expériences sur leur motivation ou leur capacité de participer. Par exemple :
Certains groupes pourraient se méfier en raison de préjudices passés ou actuels.
Certains groupes peuvent avoir de la difficulté à répondre à leurs besoins fondamentaux et, par conséquent, ne pas être en mesure de participer.
Certains groupes ont peut-être été exclus et négligés dans la prise de décisions et ne veulent donc pas participer.
Préciser le niveau de participation voulu.
En précisant le type de participation que vous recherchez, vous favorisez la transparence et établissez des attentes claires. Vous pouvez ainsi aider les membres des groupes méritant l’équité ou les organismes qui les représentent à comprendre leur rôle et la portée de leurs contributions.
Conseil : Le document Spectrum of Public Participation (disponible en anglais seulement) de l’AIP2 peut vous aider à déterminer le niveau de participation voulu.
Évaluer la capacité de votre organisation à mobiliser des groupes méritant l’équité.
Ce ne sont pas toutes les organisations qui peuvent tout faire. Il vaut donc mieux en faire moins et le faire efficacement plutôt que de trop s’engager et de ne pas être en mesure d’atteindre vos objectifs. C’est pour cette raison qu’il est important de bien évaluer les ressources et les capacités de votre organisation avant de chercher à faire participer des groupes méritant l’équité. Voici quelques exemples de démarches à entreprendre :
Examiner vos ressources humaines actuelles.
Tenir compte des compétences et de la formation nécessaires pour un engagement auprès de groupes méritant l’équité.
Déterminer le budget disponible pour les activités de mobilisation. Par exemple, votre organisation peut-elle verser des honoraires aux Autochtones qui y participent ?
Faire preuve de transparence au sujet de vos limites auprès des partenaires communautaires.
Travailler avec les organismes locaux.
Dans certains cas, les groupes méritant l’équité peuvent être représentés à l’échelle locale par des organismes sans but lucratif, des groupes de défense des droits et des organismes communautaires. En vous adressant à ces organismes, vous pouvez contribuer à alléger certaines des exigences imposées aux groupes méritant l’équité. Ces organismes ont souvent des liens étroits avec la collectivité et sont au courant des besoins locaux. Voici quelques exemples de bonnes premières étapes :
Déterminer les organismes qui travaillent avec différents groupes communautaires ou qui les représentent.
Planifier des réunions initiales pour discuter de vos objectifs d’adaptation au climat.
Prendre connaissance des obstacles à la participation (moment, lieu, langue, besoins en matière de garde d’enfants).
S’informer au sujet des méthodes habituelles de participation communautaire.
Participer à des événements communautaires pour apprendre et établir des relations avec différents membres de la collectivité.
Découvrir ce qui fonctionne pour ces groupes.
Chaque groupe méritant l’équité est différent. En ce sens, les hypothèses sur l’engagement peuvent se traduire par des approches inefficaces et, dans certains cas, risquer de causer des torts supplémentaires. Il convient plutôt de demander directement aux membres des groupes méritant l’équité ou aux organisations qui les représentent leurs préférences en matière de participation. Vous serez ainsi en mesure de trouver des approches de mobilisation respectueuses et accessibles, dont voici des exemples :
Se rendre là où se trouvent les gens plutôt que de leur demander de participer à des activités de mobilisation isolées. Travailler avec des partenaires pour intégrer la participation dans d’autres événements ou rassemblements communautaires.
Proposer de multiples possibilités pour les activités de mobilisation (en personne et virtuellement, à différents moments de la journée) et offrir des services de garde d’enfants.
Rémunérer les participants pour leur temps en leur versant des honoraires convenables ou en leur donnant une carte-cadeau échangeable dans une entreprise locale.
La participation des groupes méritant l’équité aux travaux d’adaptation au climat devrait être un processus continu et non un événement ponctuel. Une communication régulière aide à établir une relation de confiance et crée des occasions d’apprendre et de s’améliorer. Par exemple, vous pourriez mettre en place un cadre pour :
organiser des réunions avec les organismes communautaires;
recevoir des commentaires (p. ex., un sondage anonyme);
présenter un compte rendu sur la façon dont les commentaires de la collectivité ont été utilisés;
souligner les progrès et les réalisations communes.
Prochaines étapes
La participation des groupes méritant l’équité est un élément important de vos piliers en matière d’adaptation au climat, soit les personnes, les partenariats et la gouvernance. Pour obtenir plus de soutien pour commencer à renforcer les personnes, les partenariats et la gouvernance, consultez les fiches-conseils suivantes :
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
L’élaboration et le début de la mise en œuvre d’un plan d’adaptation au climat marquent le commencement d’un effort à long terme. Il est essentiel de faire le suivi des progrès de votre municipalité pour maintenir l’élan, obtenir des fonds, obtenir le soutien interne et public, et veiller à ce que vos efforts aient l’incidence voulue.
La surveillance, la production de rapports et l’apprentissage n’ont pas besoin d’être compliqués ou coûteux. Cette fiche-conseils vise à offrir des conseils pratiques sur la façon de commencer à bâtir un système gérable et significatif pour votre collectivité. Elle répond aux questions suivantes :
Comment mettre en place un système pratique de suivi des progrès en matière d’adaptation ?
Comment s’assurer que nos efforts de surveillance et de production de rapports appuient l’amélioration continue ?
Pour commencer
Le suivi des progrès de votre plan d’adaptation au climat peut vous aider à comprendre ce qui fonctionne, où les changements sont nécessaires et dans quelle mesure vos efforts réduisent les risques climatiques locaux au fil du temps. Une telle démarche renforce aussi la transparence et la responsabilisation, car vous montrez au conseil, au personnel, aux partenaires et aux membres de la collectivité que votre plan est mis en œuvre.
Comment faire le suivi des progrès et apprendre en cours de route pour que les efforts d’adaptation demeurent efficaces au fil du temps ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Tenir compte des publics cibles.
Parmi les publics cibles de vos efforts d’adaptation au climat, il peut y avoir le personnel, le conseil, des membres du public, des parties prenantes, des personnes ou des communautés autochtones ainsi que des groupes méritant l’équité. Chaque public peut avoir besoin ou vouloir différents types d’informations sur les progrès réalisés dans le cadre de votre plan. En réfléchissant dès le début aux besoins et aux intérêts de votre public en matière d’information, vous pouvez orienter vos efforts de communication sur l’utilité et l’accessibilité de la surveillance et de la production de rapports. Par exemple :
Les membres des communautés autochtones et les groupes méritant l’’équité font partie des catégories de public énumérées ci-dessus. Même si bon nombre des besoins d’information énumérés dans les exemples suivants peuvent s’appliquer, aucun public n’est le même. Chaque public peut avoir des priorités, des systèmes de connaissances ou des protocoles distincts qui déterminent les informations nécessaires et la manière de les communiquer.
Harmonisation des mesures d’adaptation au climat avec les priorités municipales
Coûts financiers, avantages des mesures d’adaptation et risques de l’inaction
Pour répondre à ces besoins, vous pourriez :
élaborer de brèves mises à jour qui peuvent être partagées dans les rapports du conseil ou les séances de planification budgétaire;
inclure des résumés généraux qui contiennent des mesures clés et des répercussions financières.
Membres de la collectivité
Besoins d’information potentiels :
Information tangible et pertinente
Liens explicites avec la vie quotidienne ou des lieux familiers
Pour répondre à ces besoins, vous pourriez :
utiliser des récits, des infographies, les médias sociaux, des bulletins communautaires, des groupes Facebook.
Parties prenantes et partenaires
Besoins d’information potentiels :
Mises à jour techniques
Rapports sur les progrès réalisés dans le cadre du projet
Mises à jour sur les possibilités de collaboration
Pour répondre à ces besoins, vous pourriez :
présenter des mises à jour lors des réunions régulières;
partager les rapports officiels et les résumés de données.
Personnel municipal
Besoins d’information potentiels :
Mises à jour propres au rôle
Directives claires sur les travaux à effectuer ou sur les changements aux travaux existants
Pour répondre à ces besoins, vous pourriez :
utiliser des tableaux de bord internes;
fournir des mises à jour à tout le personnel au moyen de bulletins d’information;
organiser des réunions de service pour partager les leçons apprises.
Comprendre ce que vous recherchez et la façon de le mesurer
Il n’est pas réaliste de tout surveiller; d’ailleurs, ce n’est pas nécessaire. En mettant l’accent sur quelques mesures clés importantes pour votre collectivité, vous pouvez vous assurer de la pertinence de vos efforts de surveillance et de production de rapports. Les mesures prioritaires devraient être :
alignées sur vos objectifs d’adaptation au climat (tels que décrits dans votre plan d’adaptation);
réalisables afin de recueillir de l’information compte tenu des ressources (humaines et financières) disponibles;
utiles pour vos publics cibles et la prise de décisions.
En général, il est utile que deux types d’informations fassent l’objet de surveillance et de rapports : les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de votre plan d’adaptation (c.-à-d. les mesures que vous avez prises) et la réduction des risques climatiques locaux (c.-à-d. les répercussions de vos mesures).
Progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de votre plan
Il s’agit de répondre aux questions suivantes : Faisons-nous ce que nous avons dit que nous ferions ? Quelles leçons avons-nous apprises en cours de route ?
Voici quelques exemples qui peuvent vous aider à répondre à ces questions :
Mesures
Nombre de mesures d’adaptation au climat achevées, en cours ou retardées
Pourcentage du budget alloué aux projets d’adaptation au climat
Temps consacré par le personnel à des tâches liées à l’adaptation
Outils de surveillance
Une feuille de calcul qui reprend le tableau des mesures d’adaptation de votre plan d’adaptation au climat
Les outils de gestion de projet que votre municipalité utilise déjà
Des listes de vérification ou de courts formulaires de progrès remplis par le personnel ou les responsables de service
Des tableaux de bord simples
Fréquence de surveillance
Selon votre contexte et votre capacité, vous pourriez choisir une des options suivantes :
Surveillance continue ou régulière intégrée dans les descriptions des rôles du personnel
Vérifications mensuelles (p. ex., dans le cadre de réunions d’équipe existantes)
Examens trimestriels (p. ex., selon le même échéancier que les mises à jour budgétaires ou les cycles de production de rapports du conseil)
Mises à jour saisonnières (p. ex., après la saison des feux de forêt ou avant l’été)
Après les jalons clés (p. ex., à la fin d’une mesure d’adaptation particulière)
Fréquence des rapports
Selon le public ou le type d’informations que vous partagez, vous pourriez choisir une des options suivantes :
Mises à jour trimestrielles au personnel ou aux groupes de travail
Rapports semestriels au conseil ou aux membres de la collectivité
Résumés annuels des progrès sous la forme d’un bulletin d’information présentant un bilan de l’action climatique pour l’année qui s’est écoulée
Au besoin pour les rapports de financement ou les produits livrables liés aux subventions
Tous les deux à cinq ans dans le cadre d’un examen de votre plan d’adaptation au climat
Réduction des risques climatiques locaux
Il s’agit de répondre aux questions suivantes : Nos efforts d’adaptation au climat donnent-ils les effets voulus ? Devrions-nous changer notre approche ?
Il peut être difficile de mesurer directement cet aspect, surtout à court terme. La façon dont vous répondrez à cette question dépendra de votre évaluation initiale des risques. Toutefois, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir des données techniques pour répondre à ces questions. On peut obtenir des signaux utiles à partir de diverses sources. Par exemple, vous pouvez obtenir des informations sur les progrès réalisés en matière de réduction des risques climatiques au moyen de ce qui suit :
Conversations avec le personnel ou les membres de la collectivité (p. ex., « comparativement à l’an dernier, il y a eu moins de fermetures de routes cette année en raison des inondations »)
Sondages sur le climat auprès des membres de la collectivité (p. ex., sondage indiquant le niveau de confiance des membres d’une collectivité quant à la qualité des interventions en cas de feu de forêt)
Entrevues ou commentaires de partenaires clés (p. ex., informations sur les problèmes de santé liés à la chaleur fournies par le personnel infirmier et médical du centre de soins de santé local)
Rapports du personnel (p. ex., données sur la fréquence ou la gravité des interruptions de service)
Outiller le personnel quant à la surveillance et à l’examen en matière d’adaptation au climat
Attribuer des rôles et des responsabilités clairs.
Lorsque les rôles et les responsabilités sont clairement attribués, la surveillance et la production de rapports sont généralement plus efficaces. Il convient donc de préciser la personne déjà responsable ou qui devrait l’être pour les tâches suivantes :
Recueillir et analyser les informations
Résumer et partager les informations
Renforcer les capacités du personnel.
Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste du climat pour commencer à faire le suivi des progrès en matière d’adaptation. Les outils, la formation et d’autres mesures de soutien peuvent être très utiles. Par exemple :
Outils
Modèles ou listes de vérification simples
Feuilles de calcul partagées qui relient les mesures du plan d’adaptation aux personnes ou aux services responsables
Modèles de rapports avec des indications pour les leçons apprises
Formation
Webinaires ou séances internes sur les caractéristiques de la surveillance
Apprentissage entre pairs (p. ex., collègues qui échangent des informations sur le suivi dans le cadre de leurs rôles)
Collaboration avec les municipalités voisines pour l’échange d’informations
Autres mesures de soutien
Partenariats avec des universités locales ou des organismes sans but lucratif
Financement ou subventions pour le soutien technique
Emplois d’été ou stages pour mettre des systèmes en place
Corps professionnel qualifié
Apprendre et s’adapter au fur et à mesure
La surveillance ne se limite pas au suivi et à la production de rapports : c’est aussi une question d’apprentissage. Intégrer des réflexions régulières dans les activités de votre municipalité peut vous aider à tirer le meilleur parti de vos efforts de surveillance. Voici quelques exemples de ce que vous pouvez faire :
Organiser une séance de réflexion annuelle avec le personnel de différents services.
Effectuer des récapitulatifs à la fin de projets d’adaptation au climat.
Élaborer un « registre d’apprentissage » où le personnel peut consigner ce qui a fonctionné ou ce qui n’a pas fonctionné.
Utiliser les informations recueillies lors de la surveillance pour éclairer les mises à jour de votre plan ou de vos priorités en matière d’adaptation.
Voici des exemples de questions de réflexion qui peuvent aider à amorcer la conversation, à acquérir des connaissances collectives et à favoriser les améliorations au fil du temps :
Quelles mesures se sont avérées les plus importantes ?
Qu’est-ce qui a été difficile ? Pourquoi cet aspect a-t-il été difficile ?
Dans quels cas les résultats ont-ils différé de ceux attendus ?
Dans quels cas a-t-il été nécessaire de modifier nos plans ou nos échéanciers ?
Quelles leçons avons-nous apprises et avec qui pourrions-nous les partager ?
Quelles sont les réussites qui nous remplissent de fierté et avec qui pourrions-nous les partager ?
Prochaines étapes
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide afin de mettre en œuvre votre évaluation des risques climatiques et votre plan d’adaptation. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
Un plan d’adaptation au climat est une étape importante pour renforcer la résilience des collectivités aux changements climatiques. Toutefois, la planification n’est que le début. Bien que chaque municipalité soit différente, les défis à relever risquent fort de se traduire par des plans d’adaptation au climat tablettés. Voici les défis courants auxquels les municipalités doivent faire face lors de la mise en œuvre :
Manque de personnel disponible ou ayant l’expertise pour exécuter le plan
Budget insuffisant pour la mise en œuvre
Priorités concurrentes qui retardent la mise en œuvre
Manque de soutien de la direction pour les mesures d’adaptation
Services municipaux cloisonnés qui empêchent la collaboration nécessaire
Rôles et responsabilités vagues qui font que l’adaptation passe entre les mailles du filet
Absence d’harmonisation explicite avec d’autres plans, politiques et processus municipaux
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment notre municipalité peut-elle rester engagée à l’égard de l’adaptation au climat au fil du temps dans un contexte de priorités changeantes et concurrentes ?
Comment notre municipalité peut-elle maintenir l’engagement et le soutien des gens si les résultats de l’adaptation au climat tardent à se concrétiser ?
Quels processus peuvent nous aider à mettre en œuvre efficacement de multiples initiatives d’adaptation ?
Pour commencer
Maintenir l’élan amorcé dans votre évaluation des risques climatiques et votre plan d’adaptation
Il est essentiel de conserver l’énergie, l’engagement et l’enthousiasme générés lors de la création de votre plan d’adaptation au climat pour vous assurer de la continuité de vos efforts.
Comment transformer un plan d’adaptation au climat en mesures concrètes et gérables ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Réunir à nouveau les personnes qui ont participé au processus d’évaluation des risques climatiques et de planification de l’adaptation.
Ces personnes ont acquis une compréhension, se sont engagées et ont consacré de l’énergie lors de l‘élaboration du plan d’adaptation au climat. Ces éléments sont précieux et il est important de les préserver même après l’élaboration du plan. Stimulez la mise en œuvre en invitant les personnes qui ont participé à l’évaluation des risques climatiques et à la planification de l’adaptation à poursuivre leur participation dans un cadre plus léger et récurrent. Pour ce faire, vous pouvez notamment :
planifier des rencontres trimestrielles ou des réunions saisonnières;
partager de nouvelles possibilités ou des programmes de financement pour l’adaptation au climat;
partager les possibilités d’intégrer l’adaptation au climat dans d’autres projets, systèmes et processus.
Viser les progrès et non la perfection.
Commencez par déterminer les mesures de votre plan que vous pouvez mettre en œuvre immédiatement, même si elles sont petites. Ces gains précoces ou « rapides » aident à renforcer la confiance et à démontrer que le plan est plus qu’un simple document.
Voici quelques exemples de mesures qui peuvent réduire l’importance des obstacles :
Tirer profit des travaux existants (p. ex., intégrer l’adaptation au climat dans un projet qui en est encore à l’étape de la planification ou aux premières étapes).
Apporter de petits changements à l’exploitation de vos actifs, par exemple, inspecter visuellement les ponceaux avant les tempêtes.
Planter des arbres d’ombrage dans les parcs et les espaces publics.
Désigner une installation publique qui peut servir de centre de rafraîchissement et créer un plan opérationnel pour se préparer aux épisodes de chaleur extrême.
Susciter l’enthousiasme et encourager la responsabilisation.
Reconnaissez toutes les mesures prises d’adaptation au climat et célébrez-les, même si elles sont petites. Ainsi, les gens restent motivés et sont responsables, ce qui peut aider à ce que la mise en œuvre ne passe pas entre les mailles du filet au fil du temps. La responsabilisation peut prendre les formes suivantes :
Communiquer régulièrement les mises à jour aux parties prenantes, aux membres de la collectivité et aux autres personnes participant au plan.
Reconnaître les efforts du personnel, des partenaires et des membres de la collectivité qui contribuent à l’élaboration de mesures d’adaptation au climat lors des réunions du conseil ou dans des bulletins d’information.
Fournir des mises à jour régulières dans les tableaux de bord ou les rapports de projet.
Communiquer souvent.
La communication continue peut aider à déterminer les défis potentiels et à les relever rapidement ainsi qu’à veiller à ce que les personnes qui mettent votre plan d’adaptation au climat en œuvre soient sur la même longueur d’onde. Une communication régulière peut également aider à maintenir la motivation lorsque les progrès réalisés sont célébrés. Voici des exemples de communication continue dans une municipalité :
Vérifications trimestrielles auprès des équipes de projet
Bulletins d’information internes ou mises à jour au conseil
Mises à jour publiques au moyen de bulletins communautaires ou des médias sociaux
Partager les réussites et les leçons apprises.
Déterminez et racontez les histoires de réussites locales et régionales pour montrer que les actions peuvent faire une différence et donnez des exemples de mise en œuvre. En faisant part des réussites au sein de votre organisation et en tirant profit des expériences des autres, vous pouvez inspirer et motiver votre équipe et les autres personnes impliquées en montrant qu’une adaptation efficace est réalisable et bénéfique. Il peut même en résulter un objectif commun.
Plus important encore, en racontant des histoires sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, vous pouvez présenter l’adaptation au climat comme un processus d’apprentissage. Voici quelques exemples de présentation :
Organiser un dîner-causerie pour faire part des progrès réalisés dans l’une des mesures de votre plan d’adaptation.
Publier un court article ou une réflexion dans le bulletin d’information de votre municipalité au sujet de l’impact d’une mesure d’adaptation au climat.
Partager les défis avec des collègues et faire un remue-méninges sur les prochaines tentatives.
Partager la responsabilité de la mise en œuvre au sein de votre organisation
La mise en œuvre de votre plan d’adaptation au climat fonctionnera mieux si de nombreuses personnes en partagent la responsabilité. Lorsque vous faites participer plusieurs services et membres du personnel, davantage de gens appuieront le plan, plus de personnes apprendront comment accomplir le travail et la mise en œuvre pourra se poursuivre même en cas de changements de personnel. Le renforcement de la résilience climatique devrait être une priorité commune.
Comment veiller à ce que la mise en œuvre se poursuive même si le personnel change ou si les priorités changent ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Démontrer l’importance de l’adaptation au climat.
Lorsque les personnes de votre organisation voient l’incidence des risques climatiques sur leurs responsabilités quotidiennes, elles sont plus susceptibles d’appuyer le plan d’adaptation et d’y participer.
Le processus de compréhension peut commencer par le personnel actuel. Ensuite, lorsque de nouvelles personnes se joignent à l’équipe, vous pouvez leur demander de passer en revue l’évaluation des risques climatiques, le plan d’adaptation et tout autre document pertinent dans le cadre du processus d’intégration. De cette façon, elles pourront se familiariser avec vos objectifs et responsabilités en matière d’adaptation.
Décrire les rôles et les responsabilités.
Une fois que les membres de votre organisation comprennent leur rôle en matière d’efforts d’adaptation au climat, il peut être utile de mettre en place des structures qui précisent qui est responsable de la mise en œuvre, du soutien et de la surveillance des différentes mesures du plan. De cette façon, les progrès peuvent se poursuivre même si une personne change de rôle. Par exemple :
Créer un tableau qui énumère un rôle ou un service responsable de chacune des mesures indiquées dans votre plan d’adaptation au climat.
Indiquer les tâches liées à l’adaptation au climat dans les nouvelles descriptions de poste.
Solliciter la participation des gens en dehors de votre organisation
Les relations que vous entretenez avec d’autres personnes peuvent vous apporter la capacité, les outils et le savoir-faire dont vous avez grandement besoin pour appuyer vos efforts d’adaptation au climat.
Comment trouver le soutien, la capacité et la collaboration nécessaires à la mise en œuvre de notre plan d’adaptation au climat ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Collaborer avec d’autres personnes qui travaillent sur l’adaptation au climat.
En faisant participer des partenaires au début de la mise en œuvre, vous pouvez aussi favoriser un soutien à long terme. La collaboration sur des objectifs communs peut accroître l’impact, réduire la duplication des efforts et faciliter la gestion de la mise en œuvre. Voici quelques exemples de collaboration pour mettre en œuvre vos mesures d’adaptation au climat :
Établir un partenariat avec une municipalité voisine pour une formation conjointe sur l’évacuation en cas de feux de forêt.
Collaborer avec une municipalité voisine pour améliorer des infrastructures communes.
Travailler avec un organisme sans but lucratif local pour favoriser l’engagement et la sensibilisation des membres de la collectivité qu’il représente.
Communiquer avec les gouvernements régionaux, les communautés autochtones ou les établissements d’enseignement pour obtenir des outils et de l’expertise.
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide afin de mettre en œuvre votre évaluation des risques climatiques et votre plan d’adaptation. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
Le soutien de votre conseil est essentiel à la réussite des initiatives d’adaptation au climat. Lorsque le conseil s’engage et que les politiques sont en place, il en résulte une orientation et une approche claires pour mener à bien les efforts d’adaptation. Ainsi, l’adaptation aux changements climatiques demeure une priorité et est alignée sur les grands objectifs communautaires.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment obtenir l’appui du conseil pour l’adaptation au climat dans un contexte de priorités concurrentes ?
Comment élaborer des politiques efficaces d’adaptation au climat malgré un personnel et des fonds limités ?
Pour commencer
Obtenir l’appui du conseil
En donnant son appui à l’adaptation au climat, le conseil reconnaît que les changements climatiques auront des répercussions indésirables sur la collectivité et s’engage à prendre les mesures nécessaires.
Comment obtenir l’appui du conseil en matière d’efforts d’adaptation au climat lorsque d’autres priorités sont en jeu ou que l’adaptation au climat n’est pas considérée comme une priorité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Déterminer le niveau de compréhension du conseil en ce qui concerne les risques et l’adaptation climatiques.
Il convient de déterminer la compréhension actuelle de votre conseil des risques climatiques et de son intérêt pour l’adaptation au climat. Par exemple, est-il favorable, résistant ou dépassé par la situation ? Comprendre les points de vue du conseil vous aidera à adapter votre approche.
Il importe de déterminer ce qui motive les membres du conseil et les obstacles à surmonter. Par exemple, est-ce que les membres ont besoin de financement externe pour soutenir des initiatives ? En tenant compte de ces facteurs, vous pouvez renforcer le soutien.
Démontrer l’importance de l’adaptation au climat au conseil.
En comprenant la façon dont votre conseil perçoit actuellement l’adaptation au climat, vous pouvez commencer à renforcer sa compréhension d’une façon pertinente. Il s’agit principalement d’aider le conseil à comprendre les répercussions des risques climatiques sur les priorités communautaires. Par exemple :
Priorité communautaire
Exemples de répercussions climatiques liées
Santé et sécurité publiques
Les vagues de chaleur peuvent avoir des effets néfastes sur la santé physique, en particulier pour les populations vulnérables.
Stabilité économique
Les feux de forêt, surtout lorsqu’ils sont près des zones urbaines, peuvent perturber les économies locales en raison des dommages causés aux infrastructures.
Résilience des infrastructures
Les inondations peuvent fragiliser ou détruire les infrastructures.
Qualité environnementale
Les sécheresses peuvent nuire aux écosystèmes locaux et provoquer des pertes de biodiversité et une dégradation des actifs naturels.
Services fiables et abordables
Le coût lié au maintien des niveaux de service en cas de dangers climatiques augmentera considérablement si les systèmes et les infrastructures ne sont pas conçus proactivement pour s’adapter à ces dangers.
Pour de nombreuses municipalités, il peut aussi être utile de préciser les répercussions financières réelles de l’absence de projets d’adaptation au climat. La série de rapports de l’Institut climatique du Canada, Les coûts des changements climatiques, contient des renseignements clés que vous pouvez utiliser dans vos communications avec le conseil. Par exemple :
Le rapport Limiter les dégâts : Réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada indique que chaque dollar consacré aux mesures d’adaptation maintenant rapportera de 13 à 15 $ en avantages directs et indirects au cours des prochaines années. La communication sur les avantages financiers de la proactivité peut s’avérer efficace pour les membres du conseil qui tendent à soutenir l’adaptation au climat.
Le rapport Submergés : Les coûts des changements climatiques pour l’infrastructure au Canada indique que les dommages causés par les inondations aux maisons et aux bâtiments pourraient passer de 60 à 300 millions de dollars. La communication sur le coût de l’inaction pourrait interpeller les membres du conseil qui doutent encore de l’urgence de la situation ou de la valeur d’investir dans l’adaptation au climat.
Aider le conseil à comprendre son rôle et ce qu’il peut faire.
Le rôle du conseil en matière d’adaptation au climat consiste à définir les objectifs souhaités, à établir l’orientation au moyen de politiques et d’autres directives, puis à affecter des ressources pour la mise en œuvre de politiques et de directives. Il incombe au personnel de déterminer la façon la plus efficace de mettre en œuvre l’orientation stratégique du conseil. Voici des exemples de directives du conseil relatives à l’adaptation au climat :
Effectuer une évaluation des risques climatiques et élaborer un plan d’action communautaire pour le climat.
Améliorer et entretenir les infrastructures vertes, y compris les actifs naturels.
Mettre en œuvre des codes du bâtiment et des règlements de zonage qui améliorent la résilience climatique.
Mobiliser le public pour mieux comprendre les répercussions et les priorités.
Présenter les progrès et les risques chaque année.
Évaluer les risques climatiques pour toutes les nouvelles demandes d’immobilisations.
Tirer parti du financement et des partenariats.
Si vous ne savez trop par où commencer, vous pouvez vous inspirer des réussites des collectivités voisines. Ces exemples sont une source d’inspiration et d’idées pratiques pour votre conseil.
Élaborer des politiques d’adaptation au climat
Des politiques d’adaptation au climat efficaces sont essentielles pour assurer la résilience à long terme.
Comment créer et mettre en œuvre des politiques qui abordent efficacement les répercussions des changements climatiques sur une collectivité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Intégrer l’adaptation au climat dans les politiques et les processus de planification existants.
Cette approche consiste à intégrer les considérations relatives à l’adaptation au climat dans tous les aspects des activités municipales. Idéalement, une évaluation des risques a déjà été réalisée et un plan d’adaptation au climat est en place pour déterminer quels sont les dangers et les répercussions qui nécessitent une adaptation ainsi que les changements à effectuer. Par la suite, il sera plus facile d’examiner les politiques et les règlements actuels, comme les règlements de zonage, les codes du bâtiment et les plans de gestion des urgences afin de déterminer la place de l’adaptation au climat. Par exemple :
Les règlements de zonage peuvent être modifiés pour empêcher l’aménagement dans les zones inondables et encourager l’utilisation d’infrastructures vertes.
Il est possible d’élaborer des normes de construction liées à la résistance à la chaleur pour les travaux de construction et de rénovation.
Les plans de préparation et d’intervention en cas d’urgence peuvent être mis à jour pour tenir compte des changements climatiques prévus et des répercussions locales.
Élaborer de nouvelles politiques d’adaptation au climat.
Si vous n’arrivez pas à intégrer l’adaptation au climat dans les politiques et les programmes existants, vous pouvez combler les lacunes en en créant de nouveaux. Il est judicieux d’entamer ce processus en établissant des objectifs clairs d’adaptation au climat qui reflètent le contexte et les priorités de votre collectivité. Voici quelques exemples :
Portée de la politique
Exemples d’objectifs liés
Infrastructures
Assurer le bon état des routes, des ponts et du réseau d’aqueduc pour faire face aux conditions météorologiques extrêmes.
Espaces verts
Créer plus d’espaces verts comme des parcs, des jardins et des toits végétalisés dans les zones urbaines pour faciliter la gestion des eaux pluviales et la réduction de la chaleur.
Protéger les écosystèmes importants, comme les forêts et les milieux humides, pour les aider à s’adapter aux changements climatiques locaux afin qu’ils puissent continuer de profiter à votre collectivité.
Faire participer la collectivité
Mettre en œuvre des programmes pour aider les résidents à comprendre les changements climatiques et les mesures qu’ils peuvent prendre pour y remédier. Il pourrait s’agir d’événements communautaires, d’activités scolaires ou tout simplement de dépliants.
Préparation aux situations d’urgence
Pour que tout le monde sache quoi faire en cas d’urgence météorologique, il faut élaborer des plans d’intervention et de rétablissement en cas d’événements extrêmes, comme des inondations ou des vagues de chaleur.
Une fois que vous avez défini les objectifs de votre politique, rédigez des énoncés de politique qui fournissent une orientation et décrivent l’approche requise et souhaitée pour atteindre ces objectifs.
Consultez la Climate Caucus Resources Library (disponible en anglais seulement) pour trouver des exemples de motions, de règlements, de rapports de conseils et de notes d’information pour les initiatives climatiques municipales.
Prochaines étapes
L’appui du conseil et les politiques d’adaptation sont des éléments importants de vos piliers en matière d’adaptation au climat, soit les personnes, les partenariats et la gouvernance. Pour obtenir plus de soutien pour commencer à renforcer les personnes, les partenariats et la gouvernance, consultez les fiches-conseils suivantes :
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
L’adaptation au climat est un effort collectif. En collaborant avec des communautés autochtones et des détenteurs des droits locaux et régionaux, des organismes communautaires, des ordres de gouvernement régionaux et provinciaux et d’autres parties prenantes, on obtient des points de vue et des compétences variés. Cette collaboration contribue à bâtir des collectivités solides et résilientes en veillant à ce que les efforts d’adaptation reposent sur un large éventail d’expériences et de connaissances.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment déterminer et mettre en place les collaborations nécessaires aux efforts d’adaptation au climat ?
Pour commencer
Définir votre réseau
Définir le réseau de votre municipalité signifie déterminer avec qui vous avez des liens à l’extérieur de votre organisation. Vous pourrez ainsi voir vos collaborations actuelles et trouver de nouvelles occasions de partenariat.
Comment s’assurer de disposer du réseau nécessaire pour réaliser les travaux d’adaptation au climat ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Passer en revue les collaborations existantes.
Une bonne façon de comprendre les collaborations actuelles de votre organisation consiste simplement à vous informer auprès des personnes avec qui vous travaillez. Commencez par organiser de courtes réunions, envoyer un courriel ou effectuer un sondage afin d’obtenir les points de vue de vos collègues sur le contexte de la collaboration et la possibilité de travailler ensemble sur les efforts d’adaptation au climat. Par exemple, il convient d’envisager les questions suivantes :
Avec qui avez-vous travaillé ou travaillez-vous à l’extérieur de votre organisation ?
Sur quoi avez-vous travaillé ou travaillez-vous dans le cadre de cette collaboration ? Quels ont été les résultats ?
Qui, au sein de votre organisation, a établi ou entretenu la relation ?
Déterminer de nouvelles possibilités de partenariat.
Pour déterminer les possibilités de collaboration en matière d’adaptation au climat, il faut reconnaître qui sont les personnes qui participent déjà à ce type d’initiatives ainsi que les autres groupes qui pourraient être touchés par les changements climatiques. Par exemple :
Qui participe déjà aux initiatives d’adaptation au climat ?
Les groupes communautaires et les communautés autochtones peuvent participer activement aux efforts d’adaptation au climat. Par exemple, en acquérant une compréhension des répercussions des dangers liés au climat sur les membres de la collectivité et de leur réponse à ces dangers.
Les établissements d’enseignement (p. ex., universités, centres de recherche) peuvent effectuer des recherches ou mener des projets pilotes liés à l’adaptation au climat.
Les gouvernements provinciaux et territoriaux, les administrations régionales et les municipalités voisines peuvent avoir en place des plans et des initiatives d’adaptation au climat.
Les organismes sans but lucratif et les offices de protection de la nature peuvent entre autres offrir des programmes de sensibilisation liés aux interventions d’urgence ou à la préservation des écosystèmes.
Quels autres groupes pourraient être touchés par les changements climatiques ? Voici quelques exemples :
Populations vulnérables : Les collectivités à faible revenu, les personnes âgées, les jeunes et les personnes ayant des problèmes de santé peuvent être plus à risque que les autres d’être touchées par les changements climatiques.
Agriculteurs et agricultrices et main-d’œuvre agricole : Les changements climatiques peuvent avoir une incidence sur la disponibilité de l’eau et la santé des sols, ce qui a des répercussions sur les récoltes.
Prestataires de soins de santé : Les vagues de chaleur exercent une pression sur le système de soins de santé.
Industries ou entreprises locales : Les dangers climatiques peuvent nuire à l’attrait d’une collectivité. En ce sens, des secteurs comme le tourisme, l’immobilier, les services publics et les ressources naturelles peuvent en subir les conséquences.
Travailler en collaboration
Une collaboration efficace exige une communication continue. En effet, la collaboration gagne à être fondée sur la compréhension commune, le respect mutuel et la réciprocité. Tout ce processus peut prendre du temps, de l’énergie et des ressources, qui sont peut-être déjà rares.
Comment travailler en collaboration d’une façon pertinente qui convient à tout le monde ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Mettre l’accent sur l’établissement de relations.
Des relations solides sont nécessaires avant qu’une collaboration significative puisse s’installer. L’établissement de relations n’est pas une tâche ponctuelle. Il faut prévoir du temps pour apprendre à connaître ses partenaires potentiels, déployer des efforts pour comprendre ce qui leur tient à cœur et prendre des mesures pour établir la confiance. C’est particulièrement important lorsqu’on travaille avec les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines. Une fois qu’une relation solide est établie, la prochaine étape consiste à discuter des collaborations possibles.
Commencez par de petits projets faciles à gérer pour établir la confiance, acquérir de l’expérience conjointe et démontrer la valeur de la collaboration. Les débuts à petite échelle aident tous les partenaires à comprendre comment collaborer au mieux dans le processus continu d’adaptation au climat. L’une des meilleures façons d’impliquer les partenaires et les collaborateurs potentiels est de travailler ensemble pour déterminer les répercussions des changements climatiques sur la collectivité et les mesures qui pourraient être prises pour les gérer. Faire participer les partenaires dès le début aux travaux d’adaptation au climat contribue à assurer une diversité de points de vue dans les résultats de vos efforts. Par conséquent, les chances que les partenaires contribuent à la mise en œuvre s’en trouvent accrues.
Les partenariats et les efforts de collaboration prennent différentes formes en fonction des besoins du projet et des intérêts des parties. Voici quelques exemples :
Type de partenariat ou de collaboration
Exemples dans un contexte d’adaptation au climat
Ateliers et séances de remue-méninges
Des séances interactives où les membres de l’équipe peuvent échanger des idées, résoudre des problèmes et élaborer des stratégies. Elles peuvent se dérouler en personne ou virtuellement.
Les séances sont organisées au besoin par un groupe responsable. Les participants fournissent des commentaires, mais ne prennent habituellement pas de décisions.
Une municipalité invite des représentants de plusieurs organisations de parties prenantes à participer à un atelier visant à déterminer les répercussions des changements climatiques sur la collectivité.
Comités de travail
Des groupes officiels créés pour accomplir des tâches ou des projets particuliers ou pour fournir des renseignements connexes. Les membres mettent en commun leurs compétences et leurs points de vue pour atteindre des objectifs partagés.
Le mandat est souvent documenté afin de clarifier les responsabilités, les processus décisionnels, les ressources et les attentes en matière de participation aux comités.
Une municipalité invite des représentants des Premières Nations et des organismes communautaires voisins à se joindre à un comité de travail qui orientera l’élaboration d’un plan communautaire d’adaptation au climat. Les personnes invitées acceptent de participer à quatre ateliers d’une demi-journée en plus d’examiner des documents et de fournir des commentaires.
Efforts individuels
Les collaborations individuelles peuvent être très efficaces pour mobiliser des partenaires ayant des considérations particulières ou uniques ou pour accomplir des tâches précises qui nécessitent une attention particulière.
Ce type de collaboration peut être officialisé par une entente ou peut être informel et ponctuel.
Une municipalité collabore avec une Première Nation voisine en fournissant des ressources aux gardiens du savoir. Ces personnes communiquent de précieux renseignements sur la façon dont les terres de leur territoire se sont adaptées aux changements climatiques au fil du temps.
Partenariats et alliances
Les organisations peuvent former des partenariats stratégiques pour tirer mutuellement parti de leurs forces et de leurs ressources.
Chaque organisation conserve son autonomie et sa compétence (le cas échéant), et peut choisir de collaborer lorsque les intérêts convergent.
Une municipalité établit un partenariat avec une université locale pour mener une évaluation des risques climatiques à l’échelle communautaire. La collaboration vise à définir la portée d’un projet qui répond aux besoins de la municipalité et à ceux de l’université.
Entreprises conjointes
Deux organisations ou plus collaborent dans le cadre d’un projet ou d’une initiative en particulier en partageant leurs ressources, leurs risques et leurs récompenses.
Un accord juridiquement contraignant devrait énoncer les conditions (p. ex., les ressources qui seront fournies, les rôles et responsabilités, la gouvernance) d’une entreprise conjointe.
Deux municipalités voisines regroupent leurs ressources pour construire des infrastructures de protection contre les inondations qui profiteront aux deux collectivités.
Communautés de pratique
Des groupes de personnes qui partagent un intérêt commun ou ayant la même profession se réunissent pour partager des connaissances, des expériences et des pratiques exemplaires.
Les réseaux établis au moyen de communautés de pratique peuvent être une source d’autres types de partenariats, au besoin, pour faire progresser des initiatives particulières.
Les membres du personnel municipal qui font la promotion de l’adaptation au climat dans leur organisation forment une communauté de pratique régionale avec leurs collègues afin d’encourager l’apprentissage et l’action partagés. La communauté de pratique se réunit tous les trimestres. Ses membres assument à tour de rôle les responsabilités liées à l’organisation des rencontres et disposent d’un forum en ligne où il est possible de partager des ressources, de fournir des mises à jour et de relever des défis entre les réunions.
Acquérir une compréhension commune d’un « bon » partenariat.
Il convient de travailler avec votre partenaire pour clarifier les attentes mutuelles et la meilleure façon de collaborer en vue de la réussite. Voici quelques sujets à aborder :
vos objectifs communs;
les ressources fournies, y compris les contributions en nature comme le temps et l’expertise;
les facteurs favorisant le processus et les résultats (p. ex., échéanciers, calendrier, exigences relatives aux possibilités de participation flexibles ou autres moyens de permettre une participation efficace);
les responsabilités quant à la prise de décisions, y compris la détermination du rôle de chaque partenaire pour éclairer ou prendre des décisions clés;
les noms des personnes-ressources et le protocole.
Songez à consigner certains de ces points dans un accord, un accord d’amitié ou un mandat. L’approche adoptée pour officialiser votre collaboration devrait convenir au type de partenariat ou de collaboration.
Prochaines étapes
La collaboration avec les autres est un élément important de vos piliers en matière d’adaptation au climat, soit les personnes, les partenariats et la gouvernance. Pour obtenir plus de soutien pour commencer à renforcer les personnes, les partenariats et la gouvernance, consultez les fiches-conseils suivantes :
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
Une adaptation au climat efficace commence au sein de votre organisation. Pour amorcer le travail et harmoniser les efforts avec des objectifs d’adaptation communs, il convient de prévoir les ressources et le personnel appropriés en plus d’encourager le travail d’équipe entre les services.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment prioriser l’adaptation au climat lorsque le personnel assume des rôles multiples ?
Comment concilier des priorités concurrentes et tirer le meilleur parti de ressources limitées en matière de personnel et de finances ?
Comment réaliser des gains d’efficacité dans le cadre des travaux sur l’adaptation au climat ?
Comment les différents services peuvent-ils collaborer ?
Pour commencer
Démontrer l’importance de l’adaptation au climat
Pour que votre municipalité puisse obtenir du soutien et du financement en matière d’adaptation au climat, vous devez d’abord en démontrer l’importance auprès des gens ainsi que le lien avec leurs responsabilités, et présenter les mesures à prendre. Un effort ponctuel ne suffit pas : vous devrez peut-être adapter les messages ou les approches de mobilisation en fonction des expériences, des préoccupations et des priorités des différents groupes au sein de votre organisation et de votre collectivité.
Pour démontrer l’importance de l’adaptation au climat, il faut connaître votre public et savoir ce qui lui tient à cœur, puis présenter le lien entre les changements climatiques et ce qui lui tient à cœur. Votre public cible principal devrait être des décideurs afin que vous puissiez obtenir le personnel et les ressources financières nécessaires pour le travail. Selon votre municipalité, il peut s’agir de gestionnaires, de membres de la direction ou peut-être du conseil municipal.
La collaboration allège la charge et peut donner d’excellents résultats. Mobilisez des personnes qui peuvent mettre leurs compétences, leurs connaissances et leurs ressources au service des efforts d’adaptation au climat de votre municipalité.
Comment votre organisation peut-elle accorder la priorité aux efforts d’adaptation au climat lorsque le personnel assume déjà de nombreuses responsabilités ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Déterminer les champions en matière d’adaptation au climat et renforcer leurs compétences.
Ce sont souvent les personnes qui ont un vif intérêt et le désir d’apprendre qui entreprennent les travaux d’adaptation les plus efficaces plutôt que celles qui ont un rôle précis. Les personnes passionnées par l’adaptation au climat peuvent aider à trouver de l’information et du financement, à mener des initiatives, à motiver les autres et à s’assurer que l’adaptation demeure une priorité. Si on leur en donne les moyens, les champions de l’adaptation au climat peuvent aider votre municipalité à former une coalition et à réaliser des progrès considérables.
Pour trouver des champions au sein de votre organisation, vous devez communiquer avec les divers services pour déterminer des personnes qui ont travaillé sur les questions climatiques ou des projets connexes. Recherchez des personnes qui ont manifesté de l’intérêt pour les enjeux liés au développement durable et à l’environnement.
Renforcer le rôle des champions de l’adaptation au climat :
Offrir des encouragements. Dites à vos champions de l’adaptation au climat que, malgré leurs autres responsabilités, cet enjeu est important pour la collectivité et que leur contribution à ces efforts est encouragée.
Donner du poids au rôle. En reconnaissant officiellement leur rôle, vous pouvez donner l’autorité nécessaire aux champions pour mobiliser d’autres membres du personnel dans le cadre des travaux d’adaptation au climat.
Communiquer avec les décideurs. Réunissez les champions de l’adaptation au climat et les décideurs de votre organisation pour que leurs idées et leurs initiatives obtiennent le soutien nécessaire.
Fournir de la formation et des ressources. Pour renforcer les connaissances et les compétences des champions, il convient de leur permettre d’accéder facilement aux programmes de formation et ressources comme des ateliers, des cours en ligne ou des conférences sur l’adaptation au climat. Voici des exemples de ressources actuellement disponibles :
Offrir des mesures incitatives et reconnaître les contributions. Envisagez d’offrir des mesures incitatives comme des prix de reconnaissance, des occasions de perfectionnement professionnel ou des ressources supplémentaires pour motiver et récompenser vos champions en matière d’adaptation au climat. De plus, la reconnaissance publique de leur contribution peut les aider à conserver leur enthousiasme pour le travail.
Établir des partenariats et travailler en collaboration.
Beaucoup d’organisations, d’institutions et d’autres parties prenantes participent maintenant directement ou non à l’adaptation au climat. La collaboration avec ces groupes peut vous aider à combler les lacunes de vos capacités internes et constituer un soutien supplémentaire pour déterminer et mettre en œuvre des initiatives d’adaptation.
Par exemple :
Les établissements universitaires peuvent contribuer à vos efforts d’adaptation en fournissant de l’expertise et des ressources pour la recherche et l’analyse des données, ou en fournissant du personnel supplémentaire, comme des stagiaires. Vos besoins d’information peuvent souvent constituer un projet intéressant pour la communauté étudiante.
Les organismes communautaires comme les ONG ou les groupeslocaux peuvent servir de liens avec différentes personnes de votre collectivité, accroître la sensibilisation et le soutien locaux, et aider à mettre en œuvre des mesures d’adaptation au climat.
Les offices de protection de la nature peuvent offrir une expertise dans des domaines essentiels comme l’évaluation des risques, la gestion des bassins versants, la prévention des inondations et la santé des écosystèmes.
Les gouvernements provinciaux et les administrations régionales offrent du financement, une orientation stratégique, des conseils techniques, des outils et une coordination régionale.
Les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines possèdent d’importants systèmes de connaissances autochtones, des pratiques de gérance et d’autres compétences spécialisées qui peuvent orienter les efforts d’adaptation et renforcer les résultats connexes.
Des renseignements et des conseils supplémentaires sont présentés dans les ressources suivantes :
Pour équilibrer les besoins communautaires, il faut prendre des décisions sur la façon d’affecter les ressources disponibles pour atteindre les objectifs et répondre aux besoins de la collectivité, à la fois dans l’immédiat et à long terme.
Comment accorder la priorité à l’adaptation au climat tout en répondant aux autres besoins immédiats de la collectivité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Déterminer les initiatives (plans, processus ou projets) que votre municipalité entreprendra au cours des prochaines années.
Quelles activités ou quels projets ont déjà été définis comme un besoin immédiat dans votre municipalité ? Voici quelques exemples :
réparer ou améliorer les infrastructures;
mettre à jour le plan officiel de votre municipalité;
mettre en œuvre des pratiques de gestion des actifs;
former les membres du nouveau conseil après une élection locale;
adapter les services pour répondre aux besoins de l’évolution démographique et des populations vulnérables (p. ex., aînés, jeunes).
Déterminer les liens avec l’adaptation au climat.
Examiner les initiatives pour déterminer les liens avec l’adaptation climatique. Par exemple :
L’amélioration des infrastructures, comme la modernisation des réseaux d’égouts pluviaux pour tenir compte des changements dans les régimes de précipitations, peut réduire les risques immédiats d’inondation et aider la collectivité à s’adapter aux changements climatiques.
Le plan et le zonage de votre collectivité peuvent permettre de déterminer les zones naturelles à protéger, comme les terres humides qui aident votre collectivité à mieux résister aux inondations ou aux chaleurs extrêmes.
Les données recueillies pour la gestion des actifs, comme l’inventaire des actifs et l’évaluation de leur état, peuvent contribuer à améliorer les évaluations des risques climatiques.
Les activités d’exploitation et d’entretien, comme le nettoyage régulier des ponceaux, peuvent renforcer la fiabilité de vos services de drainage et de transport lors des tempêtes et des inondations.
En évaluant ces initiatives, vous constaterez peut-être que les mesures concrètes en faveur de la résilience climatique de votre collectivité ne sont pas toujours explicitement liées au climat.
Lorsque des activités ou des initiatives ont un lien avec l’adaptation au climat, des avantages communs peuvent en découler. Il peut s’agir d’activités qui répondent aux besoins immédiats et procurent des avantages à plus long terme, ou d’activités qui procurent des avantages en matière d’adaptation au climat et qui contribuent positivement à d’autres domaines de travail. Souvent, les activités ou les initiatives peuvent être modifiées légèrement pour obtenir des avantages communs encore plus importants. Par exemple :
L’entretien régulier des fossés et des ponceaux dans le cadre des activités d’exploitation courantes renforce la résilience climatique en aidant à réduire les risques d’inondation pendant les épisodes de pluie extrême.
L’augmentation du couvert forestier en milieu urbain peut réduire le risque de chaleur extrême et favoriser la biodiversité.
La mise en œuvre de programmes visant à rénover les habitations et à améliorer l’environnement dans les quartiers vulnérables (p. ex., isolation améliorée, revêtements perméables et espaces verts urbains) peut accroître la résilience climatique de ces endroits tout en tenant compte des préoccupations en matière de santé et de sécurité publiques dans les collectivités marginalisées.
Il sera important de déterminer les avantages communs et de les communiquer clairement aux décideurs. En effet, ces personnes doivent trouver un équilibre entre les besoins immédiats et ceux à long terme de la collectivité.
Voici des conseils pour communiquer les avantages communs :
Mettre en évidence les avantages immédiats.
Établir un lien avec les objectifs à long terme.
Déterminer les possibilités de modifier l’activité ou l’initiative pour en tirer d’autres avantages communs.
Utiliser un langage clair et accessible.
Faire part des réussites.
Solliciter la participation de la collectivité à une discussion sur les avantages connexes potentiels.
Voici des ressources supplémentaires pour les discussions au sujet de l’adaptation au climat :
Les ressources internes de votre organisation sont un élément important de vos piliers en matière d’adaptation au climat, soit les personnes, les partenariats et la gouvernance. Pour en savoir plus sur les façons de renforcer les personnes, les partenariats et la gouvernance, consultez les fiches-conseils suivantes :
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat pour obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
L’élaboration d’un plan d’adaptation au climat est l’étape clé qui permet de transformer votre préparation et vos évaluations des risques en stratégies concrètes visant à renforcer la résilience climatique de votre collectivité. Pour trouver des moyens de faire face aux risques climatiques, vous devez comprendre ces risques et déterminer ceux qui doivent être traités en priorité. Pour ce faire, vous devez vous appuyer sur le travail que vous avez accompli pour vous préparer, recueillir des renseignements pertinents, déterminer les répercussions climatiques auxquelles votre collectivité fait face et évaluer les risques climatiques locaux.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment établir la priorité des mesures de gestion des risques ?
Comment déterminer et mettre en œuvre des mesures en tenant compte des principes de la Réconciliation, de l’équité, de l’inclusion et de la lutte contre le racisme ?
Pour commencer
L’élaboration d’un plan d’adaptation au climat consiste à gérer les risques climatiques cernés et à créer une feuille de route pour les mesures qui renforcent la résilience climatique de la collectivité. Pour cette raison, il est extrêmement important de déterminer et de classer les mesures d’adaptation par ordre de priorité.
Comment élaborer un plan d’adaptation au climat qui permet de faire face aux risques climatiques de manière efficace et qui tient compte des différents besoins de toute la collectivité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Jeter les bases de la planification des mesures d’adaptation
Définir une vision, des objectifs et des buts en matière d’adaptation aux changements climatiques pour votre collectivité.
L’élaboration d’une vision, d’objectifs et de buts en matière d’adaptation aux changements climatiques aide à classer les mesures de gestion des risques par ordre de priorité. Ces éléments fournissent un cadre que vous pouvez utiliser pour décider des mesures à prendre et de la priorité à leur accorder. Par exemple, ils peuvent servir :
d’objectifs vers lesquels vous orientez vos mesures. Cela aide à harmoniser les mesures d’adaptation avec les aspirations de votre collectivité et à maintenir l’uniformité de votre approche.
de filtres pour vous aider à choisir de manière efficace les mesures à envisager.
Vous avez peut-être déjà commencé à définir l’objectif de votre évaluation des risques climatiques et de votre planification de l’adaptation à l’étape de la préparation (voir la Fiche-conseils : Commencer à se préparer à l’évaluation des risques climatiques et au plan d’adaptation). Vous pouvez vous appuyer sur ce travail pour réfléchir à votre vision, à vos objectifs et à vos buts en matière d’adaptation aux changements climatiques.
Les documents d’ICLEI intitulés « Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques » (Jalon 3 : Planifier dans le guide et la feuille de travail 9 du cahier d’exercices) contiennent des renseignements détaillés sur le but et le processus d’élaboration de votre vision, de vos objectifs et de vos buts en matière d’adaptation aux changements climatiques ainsi que sur la façon de les définir.
Mobiliser les collectivités touchées.
Tout le monde dans votre collectivité peut être touché par les risques climatiques, mais certaines personnes le seront plus que d’autres. Une planification efficace de l’adaptation tient compte des personnes qui seront les plus touchées, des raisons pour lesquelles elles le seront et de la manière dont elles le seront. Au Canada, il s’agit souvent des collectivités marginalisées et dignes d’équité, comme les peuples autochtones, les nouveaux arrivants, les personnes racialisées, les femmes, les personnes à faible revenu et les personnes à mobilité réduite. Ces groupes sont souvent sous-représentés dans les processus décisionnels, mais ils sont essentiels à l’élaboration d’un plan d’adaptation au climat percutant.
Pour les mobiliser, commencez par déterminer les groupes dignes d’équité dans votre collectivité. La Fiche d’information : L’importance de l’équité dans l’adaptation climatique des municipalités comprend quelques suggestions sur la manière de procéder. Si votre équipe d’adaptation aux changements climatiques ne compte pas encore de membres de ces groupes, il est essentiel que vous les invitiez à participer et que vous les rémunériez pour leur participation dès que possible. Il pourrait être ainsi nécessaire de faire ce qui suit :
Amorcer des discussions avec les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines pour savoir si elles aimeraient collaborer ou établir des partenariats dans le cadre des travaux d’adaptation aux changements climatiques, et de quelle façon.
Amorcer des discussions avec les groupes dignes d’équité pour savoir s’ils aimeraient collaborer ou établir des partenariats dans le cadre des travaux d’adaptation aux changements climatiques, et de quelle façon.
Affecter des ressources financières, de la formation et du soutien (p. ex., subventions, assistance technique et programmes de renforcement des capacités) aux parties prenantes et aux partenaires provenant de groupes en quête d’équité.
Vous trouverez du soutien supplémentaire dans les ressources suivantes :
Déterminer et classer les mesures d’adaptation possibles par ordre de priorité
Chercher à aider les groupes marginalisés et dignes d’équité.
Lors de l’élaboration de mesures d’adaptation aux changements climatiques, privilégiez celles qui aideront les groupes marginalisés et dignes d’équité. Par exemple :
Type de mesure d’adaptation aux changements climatiques
Exemples de mesures
Logement et infrastructures
Élaborer des projets de logements abordables et résilients aux changements climatiques afin de protéger les personnes à faible revenu contre les répercussions des changements climatiques telles que les inondations et les chaleurs extrêmes.
Mettre en œuvre des programmes visant à rénover les logements existants dans les quartiers vulnérables afin de les doter de caractéristiques résilientes aux changements climatiques, comme une meilleure isolation, des revêtements perméables et des espaces verts urbains.
Santé et sécurité publiques
Mettre en place des lieux d’accueil climatisés dans les collectivités à faible revenu et marginalisées afin de soulager leurs membres lors des vagues de chaleur.
Communiquer aux personnes âgées les mesures à prendre pour rester en sécurité pendant les vagues de chaleur.
Effectuer une vérification des processus d’urgence et des immeubles afin de s’assurer qu’ils sont accessibles aux personnes vivant en situation de handicap.
Éducation et sensibilisation
Mettre en œuvre des programmes d’éducation sur le climat dans les écoles primaires pour sensibiliser les jeunes.
Biodiversité
Élaborer des programmes qui intègrent les connaissances autochtones dans la protection et la restauration des sites et des paysages d’importance culturelle touchés par les changements climatiques.
Rechercher l’harmonisation avec d’autres plans et processus.
Lors de l’élaboration de mesures d’adaptation aux changements climatiques, recherchez des moyens de les intégrer dans d’autres plans et processus de la municipalité. Par exemple :
Type de mesure d’adaptation aux changements climatiques
Exemples de mesures
Logement et infrastructures
Intégrer des normes de résilience climatique dans les codes du bâtiment afin d’assurer que les nouvelles constructions sont conçues pour faire face aux événements météorologiques extrêmes.
Mettre à jour les règlements de zonage afin de restreindre le développement dans les zones à haut risque, comme les secteurs inondables et les zones côtières.
Santé et sécurité publiques
Élaborer et mettre en œuvre des plans d’action contre la chaleur qui comprennent des systèmes d’alerte précoce, des lieux publics climatisés et des programmes de sensibilisation communautaire.
Intégrer des considérations relatives aux risques climatiques dans les plans d’intervention d’urgence pour améliorer la préparation aux catastrophes climatiques.
Éducation et sensibilisation
Mettre en œuvre des programmes d’éducation sur le climat dans les écoles primaires pour sensibiliser les jeunes.
Organiser des ateliers et des séances de formation à l’intention de la population et des entreprises locales sur les pratiques d’adaptation aux changements climatiques et la préparation aux situations d’urgence.
Biodiversité
Établir des servitudes de conservation pour protéger les habitats essentiels et promouvoir des pratiques d’utilisation durable des terres.
Travailler sur les risques climatiques les plus critiques.
Une façon de déterminer les risques les plus critiques consiste à utiliser les résultats de votre évaluation des risques. À l’aide des données sur les dangers climatiques, la probabilité, la vulnérabilité et les conséquences, vous pouvez déterminer une cote globale pour chaque risque climatique. En vous concentrant sur les risques ayant obtenu les cotes les plus élevées, vous pouvez mieux orienter vos efforts.
Utilisez les documents intitulés « Feuille de travail 8 Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques » pour obtenir de l’aide sur le classement des risques climatiques.
En plus de déterminer la cote de risque comme indiqué ci-dessus, tenez compte du fait que le caractère critique est influencé par votre vision, vos objectifs et vos buts. Cette démarche vous aidera à prendre les mesures les plus efficaces. Par exemple :
Si votre vision est « Une collectivité résiliente qui prospère face aux changements climatiques, assurant la durabilité de nos environnements naturels et bâtis », certains des risques les plus critiques pourraient être ceux qui menacent les infrastructures clés et la biodiversité.
Si l’un de vos objectifs est d’« Améliorer la santé et la sécurité publiques en réponse aux événements climatiques extrêmes », certains des risques les plus critiques pourraient être ceux qui sont les plus susceptibles de nuire à la santé et à la sécurité publiques.
Si l’un de vos buts est de « Réduire la vulnérabilité des quartiers à faible revenu aux inondations », certains des risques les plus critiques pourraient être les risques d’inondation susceptibles de toucher les quartiers à faible revenu.
Rechercher des avantages mutuels.
Passez en revue les autres plans et initiatives en place dans votre municipalité pour déterminer les possibilités d’harmoniser les mesures d’adaptation aux changements climatiques avec d’autres objectifs organisationnels. En harmonisant les mesures climatiques avec les plans existants, vous pouvez optimiser les ressources et atteindre simultanément plusieurs objectifs communautaires.
Voici quelques exemples illustrant ces avantages mutuels : Consultez le plan de gestion des urgences de votre collectivité pour connaître les objectifs liés aux risques climatiques, comme les inondations ou les feux de forêt.
Harmonisez les mesures d’adaptation aux changements climatiques avec les plans de santé publique en luttant contre les vagues de chaleur grâce à des lieux d’accueil climatisés ou à l’augmentation d’espaces verts, qui améliorent la qualité de l’air et réduisent les îlots de chaleur urbains.
S’inspirer des collectivités voisines.
Inspirez-vous de l’expérience des municipalités voisines et d’autres administrations (p. ex., les districts régionaux). En examinant leurs mesures d’adaptation aux changements climatiques, vous pourriez déterminer les pratiques exemplaires et les pièges courants.
Utiliser vos forces et relever les défis.
Lorsque vous tentez d’établir l’ordre de priorité des mesures d’adaptation, il peut être utile de déterminer les forces et les défis clés qui influeront sur vos efforts. Le soutien de la collectivité, la volonté politique et le financement disponible peuvent être considérés comme des forces. Les limitations financières, le manque de personnel ou les lacunes en matière d’expertise technique peuvent être considérés comme des défis. Comprendre ces facteurs permet d’établir un ordre de priorité parmi les mesures réalisables et percutantes, garantissant ainsi que votre plan est réaliste et adapté aux capacités de votre collectivité.
Les documents d’ICLEI intitulés « Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques Feuille de travail 11 » fournissent des instructions détaillées et des exemples pour vous aider à déterminer les forces et les défis afin de les utiliser dans votre planification.
Prochaines étapes
L’élaboration d’un plan d’adaptation au climat est une étape cruciale pour renforcer la résilience climatique de votre collectivité, mais il ne s’agit que d’une partie du processus. Pour être une collectivité adaptée au climat, il est essentiel de déployer des efforts continus pour mettre le plan en œuvre, de l’intégrer dans les plans et les processus municipaux, et de surveiller et examiner régulièrement les progrès réalisés. [Link to Pillar 3 tip sheets once they are developed]
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat afin d’obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide pour élaborer un plan d’adaptation au climat. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
L’évaluation des risques climatiques vous permet de choisir le meilleur plan d’action pour votre collectivité. Pour réaliser une évaluation des risques climatiques, il faut recueillir les données nécessaires pour évaluer la probabilité et les conséquences des risques climatiques pour les infrastructures, les services ou les systèmes de votre collectivité. Afin de tirer le meilleur parti de cette fiche-conseils, il est recommandé d’avoir déjà effectué certains travaux préparatoires.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment acquérir les compétences nécessaires pour réaliser une évaluation des risques climatiques ?
Comment évaluer les risques liés aux répercussions des changements climatiques que nous avons déterminées ? Et comment le faire en tenant compte des principes de la Réconciliation, de l’équité, de l’inclusion et de la lutte contre le racisme ?
Pour commencer
Renforcer votre capacité à évaluer les risques climatiques locaux
Pour ce faire, vous devez améliorer les compétences, les connaissances, l’expérience et les outils de votre organisation pour analyser et évaluer les répercussions climatiques.
Comment pouvez-vous acquérir les compétences, les connaissances, l’expérience et les outils nécessaires pour évaluer les risques climatiques locaux ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Pour lutter contre les changements climatiques, de nombreux outils sont nécessaires ainsi que des personnes possédant des compétences, des connaissances et de l’expérience issues de diverses disciplines, origines et formations. Votre organisation compte probablement des personnes dotées des compétences requises (par exemple, celles mentionnées dans la Fiche-conseils : Commencer à se préparer à l’évaluation des risques climatiques et au plan d’adaptation.) Si vous constatez des lacunes en matière de compétences, vous pouvez prendre certaines mesures pour y remédier.
Voici un aperçu des compétences, des connaissances, de l’expérience et des outils pertinents pour analyser et évaluer les risques climatiques locaux ainsi que certaines mesures que vous pouvez prendre pour combler les lacunes :
Compétences et connaissances
Catégorie
Description
Contexte communautaire
Besoins, valeurs et préoccupations de votre collectivité
Connaissances de base en climatologie
Causes et répercussions des changements climatiques, science qui sous-tend les renseignements sur le climat et influence des tendances climatiques sur les dangers
Connaissances autochtones
Pratiques, expériences, protocoles et processus passés et actuels des collectivités et des organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines
Techniques d’évaluation des risques
Moyens de déterminer, d’analyser et d’évaluer les risques, y compris la compréhension des probabilités et des conséquences
Gestion de l’information
Comment recueillir, gérer et interpréter les données climatiques
Communications et mobilisation
Comment collaborer avec les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines ainsi que d’autres administrations, institutions, organisations, communautés de pratique ou parties prenantes
Comment collaborer avec les collectivités privées d’équité au Canada
Savoir organisationnel
Leçons apprises et autres réflexions tirées d’initiatives et de projets antérieurs
Voici quelques moyens de combler les lacunes en matière de compétences et de connaissances :
Déterminer les organisations de votre région qui travaillent dans le domaine du climat et qui pourraient vous aider. Il peut s’agir, par exemple, d’universités ou d’organismes sans but lucratif.
Participer à des ateliers sur les principes fondamentaux de la climatologie et à d’autres formations sur la résilience climatique, comme celles répertoriées dans la page du Fonds municipal vert (FMV) intitulée Formation sur la résilience climatique des partenaires du FMV.
Trouver des représentants de différents groupes communautaires et les inviter à participer à vos processus.
Recruter des consultants possédant des compétences spécialisées.
Présenter une demande de financement gouvernemental pour appuyer les initiatives de renforcement des capacités.
Expérience
Catégorie d’expérience
Description de l’expérience
Expérience organisationnelle
Expérience de travail dans le cadre des processus, des procédures, des systèmes d’infrastructure et des services de votre organisation
Projets antérieurs liés au climat ou à des domaines connexes
Contribution à des projets semblables pouvant apporter des connaissances pratiques
Collaboration interministérielle
Collaboration avec différents services municipaux
Établissement de relations
Établissement de relations solides basées sur la confiance avec les membres de la collectivité
Voici quelques exemples d’activités visant à combler les lacunes en matière d’expérience :
Jumeler le personnel moins expérimenté avec du personnel en poste depuis longtemps afin de partager les connaissances organisationnelles et les leçons apprises.
Mener un sondage à l’échelle de l’organisation pour voir qui tient déjà compte des changements climatiques dans son travail et de quelle façon.
Collaborer avec des universités pour élaborer des programmes de formation en alternance.
S’associer à des organisations non gouvernementales.
Consultez le site web du FMV pour obtenir une liste complète de rapports, de guides, d’études de cas, de modèles et plus encore afin de combler les lacunes en matière de compétences, de connaissances et d’expérience.
Évaluer les risques climatiques dans votre collectivité
Utilisez vos compétences, vos connaissances et votre expérience pour évaluer efficacement les risques climatiques en tenant compte des impacts variés sur votre collectivité.
Sans expérience préalable, comment évaluer les risques climatiques locaux ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Utiliser un cadre adapté à vos besoins.
De nombreuses ressources proposent des cadres utiles pour évaluer les risques climatiques et planifier l’adaptation. En voici quelques exemples :
Le Manuel d’évaluation des grands portefeuilles du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques peut être utilisé si vous axez votre évaluation sur les répercussions pour les infrastructures.
Se familiariser avec les bases de l’évaluation des risques climatiques.
Quel que soit le cadre choisi, il existe des concepts fondamentaux qui sous-tendent le processus d’évaluation des risques climatiques. Le risque climatique, tel que défini par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est le « potentiel de conséquences négatives ». Il dépend de trois facteurs : la probabilité qu’un événement lié au climat (un danger climatique) se produise, la vulnérabilité des systèmes qu’il touche et les répercussions potentielles de l’événement. Pour mener une évaluation des risques climatiques, vous devez tenir compte des éléments suivants :
Déterminer les dangers climatiques locaux.
Questions courantes à se poser
Par exemple
À quels dangers climatiques ma collectivité a-t-elle fait face ?
À quels dangers climatiques ma collectivité fait-elle ou fera-t-elle face ?
Estimer la probabilité qu’un événement lié à ce danger climatique se produise.
Questions courantes à se poser :
Par exemple
À quelle fréquence ce danger climatique s’est-il produit par le passé ?
Que prédisent les modèles climatiques quant à la fréquence et à l’intensité futures de ce danger ?
Notes de probabilité décrites dans les documents d’ICLEI intitulés « Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques » Feuille de travail 8 (Évaluation des risques)
Évaluer la vulnérabilité de votre collectivité face à un événement climatique.
Questions courantes à se poser :
Par exemple
Dans quelle mesure notre collectivité est-elle capable de s’adapter aux changements, de limiter les dommages, de tirer parti des possibilités et de faire face aux effets des changements climatiques ?
Y a-t-il des gens, des moyens de subsistance, des espèces, des écosystèmes, des infrastructures ou des biens culturels dans notre collectivité qui pourraient être touchés négativement par les changements climatiques ?
Quels secteurs et populations de notre collectivité sont les plus vulnérables à ce danger ? Quels facteurs contribuent à leur vulnérabilité (p. ex., situation socioéconomique, qualité de l’infrastructure, état de santé) ?
Notes de vulnérabilité décrites dans les documents d’ICLEI intitulés « Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques » Feuille de travail 7 (Évaluation de la vulnérabilité)
Déterminer les répercussions potentielles de l’événement climatique.
Questions courantes à se poser :
Par exemple
Quelles sont les répercussions potentielles de ce danger climatique sur les éléments pris en compte dans notre évaluation des risques climatiques ?
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat afin d’obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide pour analyser et évaluer les risques climatiques locaux. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.
Pour déterminer les répercussions des changements climatiques, il faut utiliser des données climatiques afin de comprendre comment votre collectivité pourrait être touchée par les changements climatiques. Il faut notamment tenir compte de l’évolution des situations météorologiques, des événements météorologiques extrêmes et des changements climatiques à long terme. En combinant ces données avec les connaissances locales, vous pouvez obtenir des renseignements utiles sur les vulnérabilités de votre collectivité. Ces renseignements sont essentiels pour évaluer les risques climatiques qui pèsent sur les infrastructures, les services ou d’autres systèmes communautaires ainsi que sur les personnes qui en dépendent.
Vous avez peut-être déjà préparé le terrain en examinant les changements climatiques locaux, en établissant les limites de votre projet, en déterminant les renseignements dont vous disposez et ceux manquants, et en réunissant les personnes qualifiées. Dans ce cas, vous pouvez commencer à cerner les répercussions des changements climatiques dans votre région.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Comment pouvons-nous utiliser les renseignements climatiques nationaux ou régionaux pour comprendre les changements climatiques dans notre région ?
Quels sont les dangers climatiques qui touchent actuellement ma collectivité ? Et comment pourraient-ils évoluer à l’avenir ?
Comment les personnes et les secteurs de ma collectivité seront-ils touchés par les changements climatiques ?
Pour commencer
Comprendre les changements climatiques locaux
Il s’agit de relier les renseignements sur le climat à des événements tels que la chaleur extrême, les pluies abondantes, les inondations, la sécheresse et l’élévation du niveau de la mer.
Comment pouvez-vous déterminer et comprendre les changements climatiques qui touchent votre collectivité ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer :
1. Déterminer les renseignements sur le climat local.
Votre évaluation comprendra probablement deux types de renseignements sur le climat : qualitatifs et quantitatifs. Les renseignements quantitatifs ont généralement trait aux données météorologiques et climatiques passées et futures ainsi qu’à la notation numérique de la probabilité et de l’incidence. Les renseignements qualitatifs sont pour leur part généralement tirés de l’expérience et de l’observation.
Donneesclimatiques.ca dispose d’un glossaire des termes clés pouvant vous aider à déterminer et à interpréter les renseignements sur les répercussions locales des changements climatiques.
Ces deux types de renseignements climatiques sont accessibles à partir de nombreuses sources et à diverses échelles (internationale à locale). Bien qu’il soit important de garder à l’esprit le contexte général des changements climatiques, vous devez vous concentrer sur la façon dont votre climat local change et continuera de changer. Des ressources telles que Donneesclimatiques.ca et l’Atlas climatique du Canada peuvent vous fournir des renseignements climatiques à l’échelle de votre emplacement. Vous disposez peut-être déjà de renseignements climatiques : par exemple, le personnel des opérations a peut-être consigné des détails sur la réponse de votre collectivité à des événements climatiques passés, comme des inondations ou des feux de forêt.
L’Atlas climatique du Canada propose des couches cartographiques autochtones fournissant des données climatiques pour les collectivités des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Il fournit également des ressources sur les savoirs autochtones et les changements climatiques. Pour en savoir plus, veuillez consulter la page de l’Atlas climatique du Canada consacrée aux savoirs autochtones.
À ce stade, vous devriez également identifier les membres de la collectivité auprès desquels vous obtiendrez des renseignements et déterminer comment vous allez procéder. Par exemple :
Mobiliser les personnes, les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis et des Inuits conformément à leurs protocoles de mobilisation
Organiser des soupers communautaires pour les communautés autochtones urbaines
Mener des entrevues auprès d’entreprises locales
Animer des groupes de discussion avec des représentants d’organismes locaux, comme des groupes de défense des droits et des organismes bénévoles
Mener un sondage en ligne pour recueillir les commentaires du public
2. Interpréter les renseignements locaux sur les changements climatiques.
Le traitement de grandes quantités de renseignements sur les changements climatiques peut sembler difficile. Pour y voir plus clair, examinez ce que les données révèlent au sujet des principaux indicateurs climatiques passés et futurs dans différentes catégories. Par exemple :
Indicateurs liés à la température : température estivale moyenne, nombre de jours au-dessus d’un certain seuil de température, durée de la saison sans gel
Indicateurs liés aux précipitations : nombre de jours où la quantité de pluie dépasse un certain seuil de précipitations, quantité maximale de précipitations en une seule journée, nombre de jours consécutifs sans pluie
Indicateurs relatifs à la glace de mer : superficie totale de la glace de mer, proportion de la superficie de la glace de mer composée de glace de mer pluriannuelle
D’autres indicateurs climatiques sont présentés et analysés sur la page du gouvernement du Canada consacrée aux indicateurs sur le climat.
Les tendances qui se dégagent de ces indicateurs climatiques sont utilisées pour décrire les dangers liés au climat. La méthode que vous utiliserez dépendra des renseignements dont vous disposez et du cadre d’évaluation des risques dans lequel vous travaillez. Par exemple :
Scénario 1 : Vous commencez par sélectionner un indicateur climatique afin d’étudier les indicateurs liés à la température.
Sur Donneesclimatiques.ca vous trouvez et consignez le nombre historique et projeté (futur) de jours où la température dépasse 32 °C et obtenez les résultats suivants :
Données historiques : 0
Données futures : 3
D’après votre interprétation de ces données, vous pouvez vous attendre à des journées très chaudes plus fréquentes. Vous pourriez décider de consigner vos constatations comme suit :
Indicateur climatique
Par le passé, nous avons connu…
À l’avenir, nous pouvons nous attendre à…
Danger lié au climat
Sources d’information
Température
0 jour où la température dépasse 32 °C
3 jours où la température dépasse 32 °C
Chaleur extrême
Donneesclimatiques.ca
Scénario 2 : Vous commencez par déterminer un danger climatique pertinent : inondations.
Votre collectivité a subi une inondation l’an dernier qui a causé d’importants dommages aux infrastructures. En discutant avec des membres de la Première Nation locale, vous apprenez que le paysage local a été modifié par de nombreuses inondations dans le passé. À l’aide de la carte des changements climatiques de l’Atlas climatique du Canada, vous constatez que la quantité de pluie tombée dans votre région lors de la journée la plus pluvieuse de l’année devrait passer de 28 mm à 31 mm, ce qui représente une augmentation de 9 %. Vous pouvez consigner vos constatations comme suit :
Indicateur climatique
Par le passé, nous avons connu…
À l’avenir, nous pouvons nous attendre à connaître…
Danger lié au climat
Sources d’information
Inondations
28 mm de pluie durant la journée la plus pluvieuse de l’année
Dommages aux infrastructures causés par les inondations
Modifications du paysage
31 mm de pluie durant la journée la plus pluvieuse de l’année
Inondations
Connaissances locales
Atlas climatique du Canada
Comprendre les répercussions locales des changements climatiques
Pour comprendre comment votre collectivité pourrait être touchée par les changements climatiques, il est important de connaître les conditions locales passées, présentes et futures ainsi que les dangers associés. Ces répercussions seront vécues différemment selon les personnes et les lieux. Vous devez donc comprendre les changements climatiques et le contexte unique de votre collectivité.
Comment pouvez-vous mieux comprendre les répercussions des dangers liés au climat sur votre collectivité en tenant compte de ses caractéristiques uniques et diversifiées ?
Voici quelques conseils pour commencer :
1. Déterminer les répercussions de chaque événement climatique.
Pour déterminer les répercussions potentielles d’un événement climatique, posez-vous la question suivante : « Si ce danger climatique se concrétise, quelles en seront les conséquences ? » Pour répondre à cette question, voici certains éléments clés à prendre en compte :
Quelles seront les répercussions et qui sera touché ? Déterminez les répercussions et les personnes touchées selon l’échelle que vous avez choisie.
Comment ces personnes seront-elles touchées ? Décrivez les répercussions
Par exemple :
Danger lié au climat
Quelles répercussions et qui sera touché ?
Comment ces personnes seront-elles affectées ?
Feux de forêt
Collectivité
Les jeunes, les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé peuvent souffrir davantage des effets de la fumée.
Les personnes sans domicile fixe pourraient ne pas avoir accès aux services de soutien à l’évacuation.
Environnement
Une perte de biodiversité pourrait se produire.
La destruction de l’habitat peut être causée par des événements climatiques violents.
Installations municipales
Les centres d’évacuation peuvent être débordés.
Les services municipaux réguliers seront peut-être paralysés.
2. Définir les répercussions recensées.
Pour chaque répercussion climatique, il peut être utile de décrire certaines caractéristiques. Par exemple, les répercussions climatiques sont-elles :
Directes ou indirectes ?
Répercussions directes : Il s’agit des conséquences immédiates d’un danger lié au climat. Par exemple, les répercussions directes d’une chaleur extrême peuvent être un coup de chaleur et une déshydratation.
Répercussions indirectes : Il s’agit des effets secondaires qui découlent des répercussions directes. Par exemple, une inondation peut entraîner la perturbation des chaînes d’approvisionnement en raison des dommages causés aux infrastructures de transport.
Négatives ou positives ?
Répercussions négatives : Elles nuisent aux frontières physiques, aux secteurs de services ou aux composantes thématiques à l’échelle que vous avez établie. Par exemple, les répercussions négatives de l’élévation du niveau de la mer pourraient être l’érosion côtière et la perte d’habitats pour les animaux.
Répercussions positives : Elles peuvent avoir des effets bénéfiques sur les frontières physiques, les secteurs de service ou les composantes thématiques à l’échelle que vous avez établie. Par exemple, des répercussions positives du réchauffement climatique sont le prolongement de la saison de croissance de certaines cultures.
Il existe de nombreuses façons d’organiser ces renseignements, mais le plus important est que l’approche que vous adoptez convienne à votre organisation. Les documents d’ICLEI intitulés « Climat changeant, collectivités changeantes : guide et cahier d’exercices pour l’adaptation municipale aux changements climatiques d’ICLEI Feuille de travail 6(b) » constituent un excellent point de départ pour élaborer un plan d’évaluation à l’échelle communautaire.
Prochaines étapes
Une fois que vous aurez cerné les répercussions des changements climatiques dans votre collectivité, vous serez bien outillé pour évaluer les risques climatiques et choisir le meilleur plan d’action pour votre collectivité. Pour obtenir de l’aide afin d’entamer cette prochaine étape, veuillez consulter la Fiche-conseils : Commencer à évaluer les risques climatiques locaux.
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat afin d’obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide pour cerner les répercussions locales des changements climatiques. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité
Alors que les changements climatiques touchent de plus en plus les collectivités partout au Canada, leurs répercussions sur les infrastructures publiques menacent la capacité des administrations locales à fournir efficacement les services essentiels. Reconnaître la nécessité d’agir est la première étape, mais il est souvent difficile de savoir par où commencer. La planification de votre processus d’évaluation des risques climatiques et d’adaptation à ceux-ci vous aidera à tracer une voie claire pour protéger votre collectivité contre les changements climatiques.
Cette fiche-conseils vous aidera à répondre aux questions suivantes :
Que dois-je inclure dans la portée de mon évaluation des risques climatiques ?
De quelles informations ai-je besoin et où puis-je les trouver ?
Comment puis-je trouver les personnes qualifiées pour effectuer ce travail ?
Quelles ressources m’aideront à faire ce travail ?
Pour commencer
Définir la portée de votre travail
Comment déterminer la portée de votre évaluation des risques climatiques pour vous assurer qu’elle répond aux besoins de votre collectivité et qu’elle aborde les aspects les plus importants ?
Pour ce faire, vous devez adapter votre approche au contexte et aux priorités propres à votre collectivité en définissant :
les besoins et les objectifs de votre collectivité -> Pourquoi entreprenez-vous cette évaluation des risques climatiques et cette planification de l’adaptation ?
les dangers liés au climat et l’ampleur de votre travail -> Que comptez-vous évaluer et planifier ?
l’approche que vous adopterez pour évaluer les risques -> Comment allez-vous vous y prendre ?
Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Préciser les besoins et les objectifs de votre collectivité.
Les évaluations des risques climatiques et les plans d’adaptation ne sont pas universels. En définissant clairement les besoins et les objectifs de votre collectivité, vous contribuez à ce que le processus soit mieux ciblé, efficace et bien soutenu.
Réfléchissez à ces questions
Exemples de réponses
Pourquoi entreprenez-vous l’évaluation des risques climatiques et la planification de l’adaptation ?
Les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et violents dans notre collectivité.
Nous voulons assurer la durabilité à long terme de notre économie locale et de nos ressources naturelles.
Nous devons nous conformer aux politiques et aux règlements régionaux, provinciaux, territoriaux ou nationaux en matière de climat.
Quels objectifs votre municipalité veut-elle atteindre en élaborant et en mettant en œuvre son plan d’adaptation au climat ?
Nous voulons réduire la vulnérabilité des infrastructures essentielles de notre collectivité (p. ex., installations, structures, biens essentiels à son fonctionnement) aux effets des changements climatiques.
Nous voulons sensibiliser davantage la population aux risques liés aux changements climatiques et améliorer la préparation de la collectivité à ces risques.
Nous voulons intégrer la résilience climatique dans tous les processus municipaux de planification et de prise de décisions.
Quelles décisions souhaitez-vous éclairer ? Quels résultats attendez-vous de ce processus ?
Nous souhaitons améliorer la résilience des collectivités face aux changements climatiques.
Nous espérons cerner les projets d’immobilisations ou les activités opérationnelles qui permettront de gérer les effets des changements climatiques afin de mettre à jour notre plan d’immobilisations et nos plans financiers.
Nous souhaitons collaborer davantage avec la population et les parties prenantes locales et les faire participer plus activement aux initiatives liées au climat.
Nous prévoyons élaborer des stratégies et des projets réalisables qui permettront de faire face aux risques climatiques cernés.
Déterminer les changements climatiques qui touchent votre collectivité.
Savez-vous si votre collectivité fait actuellement face à des changements climatiques ou si elle pourrait l’être à l’avenir ? Il peut s’agir, par exemple, des événements suivants :
Feux de forêt
Précipitations extrêmes
Chaleur extrême
Vents violents
Sécheresse
Élévation du niveau de la mer et onde de tempête
Dégradation du pergélisol
Érosion
Autre
Choisir l’échelle de l’évaluation des risques climatiques.
En plus de déterminer les dangers climatiques à inclure dans votre évaluation des risques et votre plan d’adaptation, l’échelle de votre évaluation des risques climatiques fait référence à l’étendue des frontières physiques, des secteurs de service ou des considérations thématiques que vous inclurez. Par exemple, vous pouvez définir :
Une frontière physique : Il s’agit de la superficie visée par l’évaluation, comme les frontières municipales ou certains quartiers de la municipalité.
Une frontière des services : Il s’agit de cibler des services municipaux particuliers, comme les services généraux, la culture et le tourisme, les services d’incendie ou les services environnementaux.
Une frontière des actifs : Il s’agit de cibler des actifs physiques particuliers au sein de la municipalité qui sont essentiels à son fonctionnement.
Une frontière des risques : Il s’agit de cibler des risques climatiques particuliers auxquels votre collectivité est exposée ou a déjà été exposée, comme les feux de forêt ou les inondations.
Une frontière thématique : Il s’agit de différents thèmes ou domaines d’intérêt, comme l’environnement, la santé publique, l’infrastructure ou l’économie locale.
Une évaluation à l’échelle de la collectivité couvrant plusieurs domaines, services, actifs et thèmes permet de comprendre de manière plus exhaustive les risques climatiques locaux. Toutefois, l’échelle de l’évaluation des risques peut varier d’une municipalité à l’autre, selon des facteurs comme les ressources disponibles, les capacités, les contraintes et les objectifs de l’évaluation des risques et du plan d’adaptation. Lorsque vous choisissez l’échelle pour votre évaluation des risques climatiques, tenez compte des éléments suivants :
À plus grande échelle : Par exemple, tous les actifs et services municipaux ainsi que des domaines comme l’économie locale et la santé publique. À plus grande échelle, vous pouvez mieux comprendre les répercussions des risques climatiques sur l’ensemble de la collectivité, mais cela exige davantage d’efforts et de ressources pour aller au-delà d’une analyse générale.
À plus petite échelle : Par exemple, vous tenez compte d’un seul actif ou d’un seul secteur de services. À plus petite échelle, vous pouvez entrer davantage dans les détails, mais vous risquez de passer à côté de la vulnérabilité climatique globale de votre collectivité.
Combinaison : Par exemple, vous pouvez commencer par une évaluation globale à l’échelle de la collectivité, puis effectuer des évaluations plus détaillées pour les secteurs à haut risque.
Vous trouverez d’autres conseils sur le choix de l’échelle de votre évaluation des risques climatiques dans les ressources suivantes :
A Community Climate Adaptation Planning Guide (Guide de planification de l’adaptation climatique communautaire), qui fait partie du projet Climate Resilience Express de la All One Sky Foundation. Veuillez notamment consulter l’étape 1, « Get started: determine the scope of the planning process » (Pour commencer : déterminer la portée du processus de planification).
Réfléchir à la façon dont vous définirez et mesurerez les risques.
L’approche que vous adopterez pour évaluer les risques climatiques doit être pertinente pour votre municipalité et pour les décisions que vous souhaitez éclairer. Déterminez si vous adopterez une approche descendante ou ascendante.
Descendante : Votre évaluation doit-elle être menée par un petit groupe de spécialistes ou de consultants qui recueillent et analysent les données de la collectivité ? Cette méthode est plus rapide et moins complexe, mais elle pourrait passer à côté de renseignements précieux provenant de divers points de vue, ce qui augmenterait le risque de négliger des répercussions ou besoins communautaires.
Ascendante : Devriez-vous faire participer de nombreuses personnes, y compris des membres de la collectivité et des parties prenantes, à l’élaboration de l’évaluation ? Cette approche exige plus de temps et d’efforts, mais elle permet de recueillir des commentaires diversifiés et d’établir une relation de confiance avec les membres de la collectivité et les parties prenantes qui peuvent contribuer à la mise en œuvre.
Votre municipalité a-t-elle déjà une approche pour évaluer les risques ? Par exemple, votre collectivité a-t-elle évalué les risques de défaillance des infrastructures au moyen d’une évaluation des risques liés à la gestion des actifs ? Il est possible d’intégrer les risques climatiques à vos approches existantes. Si ce n’est pas le cas, il existe plusieurs cadres et ressources d’évaluation des risques qui expliquent le processus en détail. Consultez la Fiche-conseils : Commencer à évaluer les risques climatiques locaux pour obtenir plus de détails.
Recueillir des données pertinentes et fiables sur les changements climatiques
Il s’agit de déterminer et de recueillir les données dont vous avez besoin pour comprendre les changements climatiques locaux et leurs répercussions sur votre collectivité.
Lorsque vous abordez le sujet pour la première fois, comment pouvez-vous recueillir les données nécessaires ?
Il peut être difficile de trouver des sources d’information fiables et pertinentes pour votre collectivité, surtout si le personnel a une expertise limitée en la matière. Voici quelques conseils pour vous aider à commencer.
Réfléchir aux types de renseignements qui seront utilisés dans votre évaluation des risques climatiques et votre plan d’adaptation.
Faire le point sur les renseignements que vous avez déjà.
Les renseignements sur le climat ne proviennent pas tous de sources spécifiquement liées aux changements climatiques. Par exemple :
Des projets relatifs au climat sont peut-être déjà mentionnés dans votre plan de gestion des actifs.
La plupart des infrastructures à risque sont peut-être déjà répertoriées dans votre inventaire des actifs.
Le plan officiel de votre municipalité contient peut-être des renseignements sur les risques naturels.
Les demandes de service peuvent vous renseigner sur les effets des dommages aux actifs.
Les administrations voisines ont peut-être déjà réalisé des travaux sur le climat dont vous pouvez vous inspirer. Par exemple, il existe peut-être un plan d’action climatique à l’échelle régionale ou du district dont d’autres municipalités peuvent s’inspirer.
De plus, les renseignements sur le climat ne sont pas les seuls qui comptent dans une évaluation des risques climatiques et un plan d’adaptation. Par exemple, les données socioéconomiques et organisationnelles sont également importantes. Vous trouverez peut-être ces renseignements utiles dans les plans ou les initiatives communautaires. Par exemple :
Votre rapport sur les besoins en matière de logement peut mettre en évidence les régions vulnérables en raison de problèmes de logement.
Les compagnies d’assurance disposent souvent de renseignements sur les répercussions des événements dommageables.
Trouver des sources d’information fiables sur le climat.
Pour ce faire, examinez qui a publié l’information, quand elle a été publiée et mise à jour pour la dernière fois, et où elle est pertinente.
Qui
Organisations réputées : Recherchez des données publiées par des organisations reconnues. Par exemple, l’Atlas climatique du Canada est un outil interactif conçu par le Centre climatique des Prairies que vous pouvez utiliser pour vous renseigner sur les changements climatiques et explorer leurs répercussions sur les collectivités.
Établissements universitaires : Les données provenant des universités et des instituts de recherche font souvent l’objet d’une évaluation par les pairs.
Organismes gouvernementaux : Les données provenant des organismes gouvernementaux nationaux, provinciaux et régionaux sont fiables. Par exemple, Donneesclimatiques.ca est un portail en ligne de données climatiques conçu par un groupe d’organismes gouvernementaux, universitaires et de recherche.
Expertise locale : Fiez-vous aux renseignements provenant de sources locales, notamment les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits, des communautés autochtones urbaines ainsi que d’autres administrations, institutions, organisations, communautés de pratique ou parties prenantes locales.
Transparence : Utilisez des sources qui font preuve de transparence quant à leur approche en matière de collecte et d’analyse des données.
Quand
Données récentes : Les données doivent être à jour afin de refléter les dernières observations et prévisions.
Mises à jour régulières : Les sources régulièrement mises à jour demeurent pertinentes et exactes au fil du temps.
Où
Spécificité géographique : Assurez-vous que les données sont propres à votre emplacement ou à votre région. Les données trop générales (p. ex., nationales ou internationales) peuvent ne pas refléter fidèlement les conditions et les vulnérabilités locales.
Études localisées : Recherchez des sources qui fournissent des études localisées ou vous permettent de définir votre emplacement pour accéder à des données personnalisées.
Pour d’autres sources de données climatiques régionales, consultez le Répertoire de ressources climatiques du Centre canadien des services climatiques.
Réunir les connaissances, les compétences et l’expérience nécessaires
Il s’agit de trouver, à l’intérieur et à l’extérieur de votre organisation, des personnes qui peuvent contribuer à l’évaluation des risques climatiques et à la planification de l’adaptation.
Lorsque vous avez besoin d’un grand nombre de points de vue, comment pouvez-vous identifier et réunir la bonne combinaison de compétences, de connaissances et d’expérience pour mener à bien une évaluation des risques climatiques ?
Voici quelques idées pour vous aider à commencer.
Réfléchir aux personnes qui pourraient posséder les compétences, les connaissances et l’expérience dont vous avez besoin.
Commencez par trouver, dans votre organisation, les personnes qui ont les compétences, les connaissances et l’expérience pertinentes. Le Guide pour le personnel municipal affecté aux changements climatiques du FMV contient un résumé complet des rôles de chaque service ou personnel et du type de soutien ou de ressources qu’ils peuvent offrir.
Vous pouvez également bénéficier des compétences, des connaissances et de l’expérience de personnes extérieures à votre organisation, notamment :
des consultants possédant des compétences spécialisées;
des établissements universitaires pour leur expertise et leurs ressources;
des organismes communautaires (ONG, groupes communautaires) pour obtenir des renseignements sur le climat local;
des services gouvernementaux comme le Centre de soutien climatique de Logement, Infrastructures et Collectivités Canada.
Déterminez quelles parties prenantes devront participer et ce qu’elles feront. Dans de nombreux cas, le succès de votre engagement dépendra des relations établies, par exemple, avec les collectivités et les organisations locales et régionales des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des communautés autochtones urbaines.
Les membres de la collectivité possèdent une expertise précieuse et unique grâce à leur expérience vécue des changements climatiques. Cela comprend les jeunes, les personnes âgées, les personnes vivant en situation de handicap, les personnes racialisées, les Autochtones et d’autres personnes. Il est essentiel d’écouter et de faire entendre leurs voix pour que votre évaluation des risques climatiques et votre planification de l’adaptation soient inclusives et représentatives de votre collectivité. Vous trouverez des ressources supplémentaires pour mener une mobilisation éclairée par la Réconciliation, l’équité, l’inclusion et la lutte contre le racisme dans la Fiche-conseils : Commencer à cerner les répercussions locales des changements climatiques et la Fiche-conseils : Commencer la planification de l’adaptation aux changements climatiques.
Constituer votre équipe d’adaptation aux changements climatiques.
Une fois que vous aurez identifié les personnes à l’intérieur et à l’extérieur de votre organisation qui peuvent vous aider à évaluer les risques climatiques et à planifier l’adaptation, il peut être utile de les réunir en créant une équipe dédiée aux efforts d’adaptation aux changements climatiques. Par exemple, vous pouvez :
Désigner une ou un chef d’équipe : choisissez une personne qui coordonnera les efforts de l’équipe et organisera le travail.
Définir un objectif : décrivez clairement ce que l’équipe souhaite accomplir dans votre collectivité.
Planifier des réunions régulières : organisez des réunions ordinaires, même informelles, pour discuter des progrès réalisés et des prochaines étapes.
Définir les rôles et les responsabilités : assurez-vous que chaque membre connaît son rôle au sein de l’équipe et ses responsabilités.
Une fois que vous aurez préparé votre évaluation des risques climatiques et votre plan d’adaptation dont la portée sera clairement définie, que vous aurez compris les données dont vous avez besoin et que vous disposerez des compétences nécessaires pour la mise en œuvre, vous serez bien outillé pour déterminer les répercussions locales des changements climatiques. Pour obtenir de l’aide afin d’entamer cette prochaine étape, veuillez consulter la Fiche-conseils : Commencer à cerner les répercussions locales des changements climatiques.
Explorez l’Outil d’évaluation pour des collectivités adaptées au climat afin d’obtenir des renseignements supplémentaires et de l’aide pour vous préparer à l’évaluation des risques climatiques et à la planification de l’adaptation. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer vos efforts actuels en matière d’adaptation aux changements climatiques, déterminer les domaines à améliorer et élaborer un plan clair pour renforcer les efforts d’adaptation de votre collectivité.