Les forêts urbaines sont vulnérables aux feux de forêt et, lorsqu’elles ne sont pas bien gérées, elles peuvent même contribuer à leur propagation. Cette fiche d’information explique comment les forestiers, les urbanistes et leurs partenaires peuvent rendre les collectivités plus résilientes face aux feux de forêt en évaluant les risques et en les intégrant à la gestion des forêts urbaines.
Risques de feux de forêt et foresterie urbaine
Les feux de forêt sont un phénomène naturel. Ils jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé, du fonctionnement et de la biodiversité de nombreux écosystèmes de prairies et de forêts au Canada. Plusieurs d’entre eux dépendent de feux périodiques pour préserver leur structure ou pour recycler la matière organique dans le sol. Cependant, ces dernières années, la fréquence et l’intensité des feux de forêt ont augmenté au Canada. Cette situation s’explique à la fois par les pratiques historiques de gestion du territoire et par les effets des changements climatiques, notamment des étés plus chauds et plus longs, des périodes de sécheresse prolongées et des vents imprévisibles.
Les feux de forte intensité peuvent avoir de nombreuses répercussions sur les forêts urbaines. Celles-ci vont des effets biophysiques (par exemple, la mortalité ou les dommages causés aux arbres, la perte d’habitats et de structures forestières, ainsi que la dégradation des sols) aux effets sur les personnes et les infrastructures situées dans les espaces boisés urbains et autour. Les feux graves menacent directement la santé physique et mentale, ainsi que la sécurité des populations. Ils peuvent également entraîner des changements durables dans la canopée, ce qui accentue l’effet d’îlot de chaleur urbain, augmente le ruissellement des eaux pluviales, limite les usages récréatifs du territoire et fait grimper les coûts d’exploitation.
La détermination et la gestion des risques de feux de forêt sont des éléments essentiels de la gestion des forêts urbaines. Elles permettent de renforcer la résilience des collectivités et de limiter les répercussions sur les personnes, les arbres et les infrastructures.
Évaluation des risques de feux de forêt
La gestion des risques de feux de forêt commence par leur évaluation. En foresterie urbaine, cette évaluation peut orienter les décisions relatives à l’abattage, à l’élagage et à d’autres activités de gestion des forêts urbaines. Elle permet aussi de déterminer les zones où il est prioritaire de planter des arbres et d’éviter des retraits inutiles dans les zones à faible risque.
En matière de planification des mesures d’urgence, le risque est généralement défini comme la combinaison de la probabilité (ou menace) d’un aléa et de ses conséquences. Pour évaluer le risque de feux de forêt, il faut pouvoir :
- caractériser avec précision la probabilité qu’un feu de forêt survienne;
- cerner les conséquences potentielles afin de prioriser les zones à protéger et les mesures d’atténuation à mettre en place.
Probabilité
La probabilité de feux de forêt graves est influencée par trois facteurs – la végétation (combustibles), les conditions météorologiques et le terrain – qui forment le triangle du comportement du feu.
- Les combustibles
Les combustibles désignent l’ensemble de toute la biomasse combustible présente dans l’environnement, comme les arbres, les autres végétaux et la matière organique du sol. Certaines plantes sont moins susceptibles de s’enflammer que d’autres. Par exemple :
- les espèces à feuilles caduques ont généralement une teneur en humidité plus élevée dans leurs feuilles durant la saison de croissance que les arbres à feuillage persistant, ce qui les rend plus résistantes au feu;
- les feuillus sont habituellement moins inflammables que les conifères, qui produisent souvent des résines et des huiles combustibles;
- les plantes ligneuses (à tiges rigides) nécessitent plus d’énergie pour s’enflammer que les plantes herbacées, mais elles peuvent brûler plus longtemps et avec une intensité plus élevée.
- Les conditions météorologiques
Les conditions météorologiques influencent aussi fortement le potentiel incendiaire. Par exemple :
- Le vent accélère la propagation du feu et en augmente l’intensité;
- la température, l’humidité et les précipitations influencent le degré de sécheresse des combustibles et leur inflammabilité;
- les orages peuvent déclencher un feu par la foudre;
- les changements climatiques contribuent à allonger les saisons de feux, notamment en raison de sécheresses estivales accrues, d’une diminution du manteau neigeux hivernal et de températures plus élevées.
- Le terrain
Le terrain correspond à l’influence de la pente, de l’exposition (orientation d’une surface) et de la topographie sur la propagation du feu. Par exemple :
- sur les pentes abruptes, le feu préchauffe la végétation en amont, ce qui accélère sa propagation;
- les ravins, les versants et d’autres formes de relief peuvent canaliser le feu et le vent;
- les plans d’eau et les surfaces rocheuses nues peuvent agir comme des coupe-feux.
Conséquences
Les conséquences d’un feu de forêt grave sont proportionnelles à l’ampleur de ses répercussions potentielles. Elles concernent les effets sur la forêt urbaine, ainsi que sur les personnes, les habitations, les entreprises et les infrastructures essentielles, comme les casernes de pompiers et les installations de traitement de l’eau.
Dans le milieu périurbain (où les milieux naturels et les zones bâties se rencontrent), la probabilité d’allumage est plus élevée, et les conséquences des feux de forêt sont généralement plus importantes. Le risque y est donc souvent accru. Les feux peuvent s’y propager rapidement, notamment parce que des braises sont transportées vers les bâtiments, les matériaux, les débris et les végétaux à proximité. Ce phénomène se produit généralement dans un rayon de 100 mètres, mais les braises peuvent parfois parcourir plusieurs kilomètres.
Ressources pour comprendre les feux de forêt et en évaluer les risques
De nombreuses collectivités ont déjà accès à des ressources pour mieux comprendre les feux de forêt, que ce soit à l’échelle locale ou par l’entremise d’organismes provinciaux ou territoriaux. Parmi ces ressources, on trouve notamment :
- Les analyses ou évaluations des risques et de la vulnérabilité, qui décrivent les aléas naturels et anthropiques (causés par l’homme) touchant une collectivité ou une région en fonction de leur gravité et de leurs conséquences potentielles.
- La cartographie des risques de feux de forêt, intégrée par certains gouvernements locaux à leurs plans officiels, qui permet de repérer les sites ou les quartiers où les mesures de protection devraient être prioritaires.
- Les stratégies de protection ou de résilience face aux feux de forêt, souvent intégrées à la planification des mesures d’urgence, qui décrivent généralement les risques locaux et distinguent les zones à risque élevé et à faible risque.
Les évaluations des risques et la cartographie devraient être réalisées par un professionnel qualifié, par exemple un forestier membre d’un ordre professionnel et possédant l’expertise appropriée. Si vous ne savez pas à qui faire appel, Intelli-feu Canada tient à jour une liste de personnes-ressources provinciales et territoriales.
Programme d’atténuation des risques de la SOPFEU
La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) est un organisme à but non lucratif responsable de la prévention, de la détection et de la lutte contre les feux de forêt au Québec. Elle offre des services aux gouvernements locaux et aux communautés des Premières Nations pour évaluer leur exposition aux risques de feux de forêt et de préciser les mesures d’atténuation à mettre en œuvre.
La SOPFEU propose également des formations visant à promouvoir les meilleures pratiques en matière de prévention et constitue une ressource technique pour les collectivités qui réalisent des interventions avancées, notamment en gestion des combustibles.
Outils pour une gestion adaptée des forêts urbaines face aux feux de forêt
De bonnes pratiques de gestion des forêts urbaines peuvent contribuer à réduire le risque de feux de forêt. Les activités liées à la plantation d’arbres, à l’aménagement paysager, à la gestion des débris et des matières résiduelles, à la restauration écologique et à la santé des forêts influencent toutes la végétation (c’est-à-dire le combustible) dans le milieu périurbain. Les activités de foresterie urbaine peuvent également recouper la planification communautaire et les décisions en matière de gestion des urgences.
- Se familiariser avec Intelli-feuMC
Intelli-feu est le programme national de préparation et de planification des interventions en cas de feux de forêt. Il est coordonné par le Centre interservices des feux de forêt du Canada et est utilisé par des organismes partenaires dans chaque province et territoire.
Les principales ressources d’Intelli-feu comprennent des outils permettant au personnel municipal et aux propriétaires d’évaluer les sources potentielles d’ignition d’un site et recommandant des aménagements paysagers appropriés (comme le Guide de l’aménagement paysager d’Intelli-feu). Certaines provinces, comme la Colombie-Britannique (en anglais seulement), ont élaboré leurs propres lignes directrices Intelli-feu en matière d’aménagement paysager. Les collectivités dotées d’un programme Intelli-feu actif proposent généralement d’autres services, notamment des évaluations pour les propriétaires.
- Utiliser Intelli-feu en foresterie urbaine
Intelli-feu est structuré autour de sept volets, dont plusieurs recoupent les activités de gestion courante des forêts urbaines. Les stratégies suivantes viennent compléter le programme Intelli-feu et peuvent aider les forestiers urbains ainsi que les autres membres de la collectivité à accroître la sensibilisation aux feux de forêt.
- Gestion des urgences et préparation
Bien qu’ils ne soient pas directement responsables de la gestion des urgences, les forestiers urbains peuvent y contribuer de manière significative. Vous pouvez :
- Rechercher des renseignements pertinents sur le contexte de votre collectivité et son exposition aux risques, comme une analyse locale des aléas, des risques et de la vulnérabilité, ou une cartographie des risques de feux de forêt à l’échelle de la collectivité.
- Recommander au conseil municipal une évaluation locale des risques de feux de forêt si elle n’existe pas déjà. Cette évaluation est souvent réalisée en collaboration avec les services d’urgence et les organismes provinciaux ou territoriaux responsables des feux de forêt.
- Élaborer des inventaires des arbres, des milieux naturels et des infrastructures à risque dont vous avez la responsabilité (p. ex. arbres remarquables ou patrimoniaux, habitats rares et protégés par la loi, infrastructures de parcs), ainsi que des sources d’ignition courantes (p. ex. feux non autorisés, tabagisme, véhicules).
- Préparer des procédures d’urgence pour le nettoyage après un incendie et l’évaluation des dommages. Après un feu de forêt, certains arbres peuvent être endommagés et présenter un danger, ce qui nécessite d’effectuer des travaux d’élagage ou d’abattage afin de réduire les risques pour les travailleurs et le public.
Conséquences des feux de forêt dans la municipalité régionale d’Halifax
En 2023, des feux de forêt dans la municipalité régionale d’Halifax ont entraîné le déplacement de 16 000 habitants, ainsi que la destruction de 200 structures et de centaines d’hectares de forêt. La municipalité était alors en train d’élaborer un plan de gestion de la forêt urbaine (en anglais seulement) qui formulait plusieurs recommandations pertinentes pour améliorer la capacité d’intervention en cas d’urgence. Celles-ci comprenaient l’exploration d’une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt, l’embauche d’un forestier professionnel pour appuyer la gestion des combustibles, ainsi que la collaboration avec le personnel concerné du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse.
Opérations courantes de foresterie urbaine
Les pratiques quotidiennes de gestion de la forêt urbaine peuvent renforcer la résilience de votre collectivité face aux feux de forêt. Dans les zones à risque élevé, vous pouvez :
- Promouvoir l’utilisation d’espèces résistantes au feu (p. ex. les espèces à feuilles caduques) et une compacité de plantation à moins de 30 mètres des habitations et des bâtiments.
- Éviter l’utilisation de paillis combustibles à moins de 1,5 mètre des bâtiments et infrastructures à risque, et réduire les quantités appliquées dans un rayon de 30 mètres. Appliquer le paillis à l’automne et privilégier des fragments plus petits pour favoriser la décomposition.
- Procéder à un élagage stratégique afin de créer une séparation verticale et horizontale entre la végétation et les infrastructures. Un élagage bien planifié peut permettre d’éviter des abattages inutiles.
- Ramasser ou gérer les débris issus des opérations, comme les copeaux de bois, et envisager des techniques comme le xéropaysagisme (jardinage sans eau) ou des aménagements à faible consommation d’eau autour des arbres afin de réduire la demande en eau.
- Mettre en place des politiques ou des pratiques visant à limiter les activités à risque élevé, comme le brûlage des résidus verts ou la tonte de pelouse, pendant les périodes de danger accru d’incendie.
- Envisager d’offrir au personnel de terrain une formation de base sur la lutte contre les incendies et le contrôle des sources d’ignition à l’aide d’outils manuels, afin d’éteindre les petits feux rencontrés lors des activités courantes.
- Intégrer des principes d’atténuation des feux de forêt dans les programmes de santé des forêts, de lutte intégrée contre les ravageurs et de gestion des espèces envahissantes. De manière générale, les pratiques visant à améliorer la santé des forêts contribuent déjà à réduire les risques de feux de forêt (p. ex. en diminuant la mortalité des arbres et en éliminant les débris fins), mais elles devraient inclure une surveillance attentive et une gestion des débris pour mieux atténuer les risques.
- Planifier de façon stratégique la gestion de la végétation dans les zones à risque élevé avec l’appui d’un professionnel qualifié. Pour en savoir plus sur ce type de projet, consultez notre trousse pour renforcer la résilience aux feux de forêt destinée aux petites collectivités.
Brûlages dirigés et brûlages culturels dans les milieux naturels
Les projets de restauration écologique et de naturalisation devraient prendre en compte le rôle du feu dans le maintien des écosystèmes. Dans certains milieux, des feux périodiques permettent d’éliminer l’accumulation de matière organique qui sert de combustible aux incendies plus importants. Ils peuvent également favoriser la reproduction de certaines espèces. Certains sites de votre collectivité pourraient convenir à la réintroduction du feu dans le cadre d’une approche d’aménagement écosystémique des forêts.
Les effets bénéfiques du feu sont bien connus de nombreux peuples autochtones, qui pratiquent le brûlage culturel depuis des générations. La consultation des Aînés et des gardiens des savoirs traditionnels de votre région peut vous aider à déterminer la pertinence de tels projets.
Les communautés autochtones contribuent d’ailleurs depuis longtemps à la prévention des feux de forêt au Canada. Pour en savoir plus, consultez cette ressource d’Intelli-feu Canada : Tracer la voie : Gestion du feu par les peuples autochtones.
Restauration des savanes de chênes noirs à Toronto
Depuis 2000, la Ville de Toronto utilise le brûlage dirigé (en anglais seulement) pour restaurer les savanes de chênes noirs. Après avoir constaté que les jeunes chênes ne remplaçaient pas naturellement les arbres vieillissants dans le parc High Park, la Ville a mis en œuvre des brûlages planifiés pour favoriser la régénération naturelle de cette espèce dépendante du feu.
L’établissement de relations avec des membres de la communauté anichinabée locale a renforcé ces efforts en permettant de renouer avec les pratiques de gestion ancestrales des savanes de chênes, antérieures à la colonisation, menées par les peuples autochtones de la région. Les brûlages sont réalisés au printemps par une équipe expérimentée, sous la direction d’un responsable des activités de brûlage.
Afin d’assurer la sécurité et l’efficacité des brûlages, des travaux de plantation et de gestion des espèces envahissantes sont généralement réalisés au préalable pour modifier les conditions de combustible.
Planification et aménagement communautaires
La gestion de la forêt urbaine est étroitement liée aux décisions en matière de planification et d’aménagement communautaires. Il est essentiel de prendre en compte les liens entre le risque de feux de forêt et la gestion des forêts urbaines dans les plans à long terme, les outils de contrôle de l’aménagement et la planification des milieux naturels et des parcs. Vous pouvez :
- Intégrer des lignes directrices sur le risque de feux de forêt dans les plans à l’échelle de la collectivité et encourager leur prise en compte dans la planification des quartiers et des sites, la gestion des parcs ou l’aménagement paysager en général.
- Consulter votre service d’urbanisme au sujet des mécanismes disponibles pour exiger des documents préparés par des professionnels qualifiés (forestiers professionnels, architectes paysagistes, etc.) dans le cadre des approbations d’aménagement, comme les modifications de zonage ou les lotissements. Ces documents peuvent inclure des évaluations Intelli-feu, des plans d’aménagement paysager ou de la documentation sur la gestion de la végétation et l’atténuation des risques, selon le cas.
- Adopter des règlements ou proposer des lignes directrices volontaires concernant l’aménagement paysager sur les propriétés privées, en particulier dans les zones à risque élevé ou extrême. Ces mesures peuvent inclure des recommandations sur les espèces d’arbres, leur espacement et leur entretien, adaptées au contexte local à partir des lignes directrices Intelli-feu.
- Lors de la planification des milieux naturels, réaliser des évaluations des risques de feux de forêt dès les premières étapes de conception. Ces évaluations peuvent orienter les décisions relatives aux aménagements et aux plantations, ainsi que le maintien d’accès aux milieux naturels pour les interventions de lutte contre les incendies et la gestion de la végétation.
Lignes directrices de Nelson en matière d’aménagement et de feux de forêt
La Ville de Nelson, en Colombie-Britannique, compte environ 10 000 habitants et est entourée de forêts de conifères dans la région montagneuse du sud-est de la province. En raison de l’étendue de son milieu périurbain, le plan communautaire officiel (en anglais seulement) a intégré une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt, qui établit des lignes directrices concernant les matériaux de construction et la conception paysagère, notamment en ce qui concerne l’espacement des arbres et de la végétation.
Comme des problèmes récurrents ont été observés lors de la plantation d’arbres en dehors du processus d’aménagement, la Ville a également adopté un règlement limitant l’aménagement paysager sur les propriétés privées. Aucun nouvel arbre ou plante de conifère persistant ne peut ainsi être planté à moins de 1,5 mètre d’un bâtiment.
Engagement
Les membres de la collectivité sont de plus en plus préoccupés par la sécurité et les risques de feux de forêt, et peuvent s’adresser aux forestiers urbains et aux urbanistes pour poser des questions sur la gestion des arbres dans leur quartier. Il est important de pouvoir communiquer efficacement les stratégies de plantation, de sélection des espèces et de gestion de la végétation lors des interactions avec le public. Vous pouvez :
- Étiqueter les arbres plantés avec des renseignements sur leur résilience aux feux de forêt. Par exemple, le programme FireSmart BC propose une liste de végétaux (en anglais seulement) que les gouvernements locaux peuvent utiliser pour identifier les espèces appropriées. Une approche similaire peut être appliquée aux plantations dans les parcs. Il est aussi possible d’installer une signalisation sur les sites de restauration naturelle pour indiquer que les espèces plantées présentent un faible risque.
- Diffuser les résultats pertinents des évaluations des risques de feux de forêt lors des consultations sur les plans de parcs ou de plantation.
- Organiser des activités d’information publique dans les secteurs où des interventions de gestion de la végétation ont été réalisées afin de montrer les résultats obtenus.
- Utiliser les médias numériques pour expliquer les changements apportés aux pratiques d’aménagement paysager, comme le paillage, dans les espaces publics afin de favoriser la résistance aux feux de forêt.
- Faire des liens vers les lignes directrices municipales ou d’Intelli-feu en matière d’aménagement paysager dans les publications sur les réseaux sociaux.
L’approche de Kelowna en matière de préparation aux feux de forêt
La Ville de Kelowna, en Colombie-Britannique, a été touchée à plusieurs reprises par des feux de forêt dans son milieu périurbain, notamment en 2003, lorsque le parc provincial Okanagan Mountain a été ravagé par les flammes, entraînant l’évacuation de 27 000 personnes et la destruction de 239 habitations.
Depuis, la Ville a mis en place une approche robuste de préparation aux feux de forêt (en anglais seulement), en parallèle à ses efforts de gestion de la forêt urbaine. Parmi les initiatives mises en œuvre, on compte des sites de gestion de la végétation et de naturalisation dans les milieux naturels municipaux, des journées communautaires de déchiquetage des résidus de jardin (organisées par le service des parcs), une zone de permis d’aménagement liée aux risques de feux de forêt en vertu de la Local Government Act de la Colombie-Britannique (administrée par les services de planification et d’aménagement), ainsi que l’installation d’une maison et d’un jardin de démonstration Intelli-feu (fruit d’une collaboration entre le service des parcs et le service des incendies de la Ville).
Lectures complémentaires
- Ressources naturelles Canada, Gestion des feux
- Arbres Canada, Feux de forêt et interface urbaine-rurale
- Canada Wildfire, Wildfire facts (en anglais seulement)
- Gouvernement de la Colombie-Britannique, Hazard, risk and vulnerability analysis guides and worksheets (en anglais seulement)
- Conseil national de recherches Canada, Guide national sur les incendies en milieu périurbain
- FireSmart BC, Find fire-resistant plants for your climate (en anglais seulement)
Cette ressource a été créée en partenariat avec Arbres Canada et le Fonds municipal vert de la FCM dans le cadre de l’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes qui est mise en œuvre par la Fédération canadienne des municipalités et financée par le gouvernement du Canada.

L’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du Fonds municipal vert, qui est financée par le gouvernement du Canada et mise en œuvre par la FCM, est un programme de 291 millions de dollars qui prendra fin en 2031. Le renforcement des capacités est rendu possible grâce à un partenariat avec Arbres Canada. L’initiative CCCC soutiendra la plantation d’au moins 1,2 million d’arbres dans l’ensemble du pays d’ici à la fin mars 2031.