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Au Canada, les fournisseurs de logements abordables évoluent dans un environnement difficile, aux prises avec des coûts initiaux élevés, un mode de financement complexe, des embûches réglementaires et le souci d’éviter de perturber les locataires.   Face à de tels défis, la mise en œuvre d’un projet d’efficacité énergétique peut paraître insurmontable.  Élaborée avec le concours de fournisseurs de logements expérimentés, notre trousse du fournisseur de logement offre des conseils et des solutions pratiques pour surmonter ces obstacles. 

Ce webinaire vous montre comment la trousse du fournisseur de logement peut transformer votre approche des projets de logement abordable. Qu’il s’agisse de rénovation écoénergétique ou de construction d’un nouveau bâtiment, cette trousse démystifie les mesures d’efficacité énergétique et contribue à rendre vos projets d’efficacité énergétique plus transformants et plus rentables. 

Webinaire en anglais avec traduction simultanée en français.  

L’initiative Logement abordable durable de la FCM est gérée par le Fonds municipal vert et financée par le gouvernement du Canada.  

De bonnes raisons pour regarder ce webinaire  

  • Apprendre à utiliser un nouvel outil de calcul des flux de trésorerie d’un projet et un outil de balisage énergétique. 
  • Apprendre à évaluer le potentiel d’économie énergétique d’un projet de rénovation écoénergétique ou de construction résidentielle. 
  • Développer une compréhension globale de la trousse du fournisseur de logement dans le cadre de vos projets. 
  • Découvrir des stratégies pratiques et des étapes de travail pour intégrer l’efficacité énergétique à vos projets résidentiels. 

Conférencier  

  • Olivier Cappon, directeur principal, Institut canadien de formation en énergie (CIET) 

L’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs est mise en œuvre par l’entremise du Fonds municipal vert de la FCM et financée par le gouvernement du Canada.

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Ce webinaire explore l'utilisation d'un parcours de réduction des GES pour les bâtiments communautaires afin d'aider les municipalités à mettre en œuvre des projets de réduction des émissions permettant d’atteindre les meilleurs résultats financiers et environnementaux possible. Le personnel du FMV vous guidera dans l’utilisation d’une nouvelle ressource, Planification de la réduction des émissions des bâtiments communautaires, en expliquant clairement les premières étapes à réaliser un parcours de réduction des GES et en vous présentant des exemples de démarches fructueuses de municipalités canadiennes.

Ce webinaire était présenté en français avec interprétation simultanée en anglais.

Regardez l'enregistrement de ce webinaire pour en apprendre davantage sur :

  • les avantages d’un parcours de réduction des GES au sein de la communauté
  • la préparation à un parcours de réduction des GES
  • des exemples de parcours de réduction des GES au niveau municipal
  • les options de financement de l’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs (RBL) du FMV qui pourraient convenir à l’amélioration de vos bâtiments locaux

Experts invités :

  • Jonathan De Luca, agent de projet, Renforcement des capacités, Fonds municipal vert
  • Émilie Marleau, conseillère, Sensibilisation aux programmes, Fonds municipal vert

L’initiative Rénovation de bâtiments de loisirs est mise en œuvre par l’entremise du Fonds municipal vert de la FCM et financée par le gouvernement du Canada.

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Sommaire

La Ville de North Battleford était consciente que son parc automobile trop volumineux représentait une occasion de réduire à la fois les coûts et les émissions. Elle a donc commandé une étude qui a analysé la composition de son parc de véhicules et l’utilisation qui en était faite. Ensuite, la Ville a formulé des recommandations pour réaliser des économies et se rapprocher de l’objectif de consommation nette zéro, tout en continuant de répondre aux besoins des utilisateurs et des résidents.

Mise en contexte

A number of vehicles and other equipment parked inside a large garage-type building, with some people visible in the background.

La Ville de North Battleford se trouve dans le centre-ouest de la Saskatchewan, le long de la rivière Saskatchewan, et compte près de 15 000 habitants. La Ville possède depuis longtemps des véhicules à usage municipal; le personnel a toutefois constaté que le parc de véhicules a augmenté alors que le nombre d’usagers, lui, n’a pas changé. Par conséquent, le personnel a décidé que l’évaluation et l’amélioration du parc de véhicules municipaux permettraient de contenir les coûts tout en réduisant l’empreinte carbone de la Ville et en contribuant à l’atteinte de l’objectif de consommation nette zéro.

Défi

Grâce au soutien financier du Fonds municipal vert (FMV), la Ville a pu lancer un appel d’offres pour examiner son parc de véhicules et déterminer les moyens à prendre pour le rendre plus efficace. L’objectif était de réduire les coûts et les émissions tout en continuant de répondre aux besoins des utilisateurs et de fournir un service fiable aux résidents. La Ville souhaitait aussi en profiter pour examiner la faisabilité de l’utilisation de véhicules électriques.

Approche

A number of vehicles and other equipment parked inside a large garage-type building, with one car’s hood up for maintenance.

Pour réaliser l’étude, la Ville a choisi de travailler avec Fleet Challenge Canada, un organisme spécialisé dans l’optimisation des parcs de véhicules. Les étapes à suivre étaient les suivantes :

  • Collecte de données, examen et analyse du parc de véhicules actuel, de son utilisation et des coûts afférents, ainsi que des politiques et protocoles municipaux pertinents. À cette étape, une étude a été menée auprès des membres du personnel (les utilisateurs)
  • Analyse des données et modélisation en vue de prévoir l’utilisation future du parc, les coûts d’exploitation et l’incidence des émissions, et d’optimiser l’utilisation des véhicules actuels plutôt que d’en acheter des nouveaux. L’équipe s’est aussi penchée sur les coûts relatifs à l’achat de nouveaux véhicules par rapport à la location
  • Évaluation de la faisabilité actuelle et future de l’intégration de véhicules électriques ou hybrides dans le parc de véhicules municipaux et examen des besoins futurs en matière d’infrastructures de recharge

Résultats

L’étude a permis de conclure que le parc de véhicules était trop volumineux pour les besoins de North Battleford, qu’il avait dans l’ensemble dépassé sa durée de vie d’utilisation et qu’il fallait moderniser les véhicules. Voici quelques-unes des recommandations qui en ont découlé :

Gestion :

  • Réduire la taille du parc de véhicules, à commencer par les véhicules sous-utilisés
  • Investir dans un logiciel de gestion de parc de véhicules pour optimiser les données disponibles et réduire les coûts (p. ex. en rehaussant l’efficacité des calendriers d’entretien)
  • Éviter les coûts excessifs et les émissions en adaptant l’utilisation du parc de véhicules (p. ex. en évitant d’utiliser de gros véhicules lorsqu’ils ne sont pas nécessaires), en appliquant des politiques contre l’utilisation de la marche au ralenti et en enseignant au personnel des méthodes de conduite qui permettent d’économiser le carburant

Approvisionnement :

  • Moderniser le parc de véhicules et envisager la location de nouveaux véhicules comme mesure provisoire pour limiter les coûts d’immobilisation immédiats
  • Envisager l’utilisation de véhicules hybrides, de véhicules au biodiésel et de véhicules électriques pour réduire les coûts et les émissions dans le cadre de la modernisation du parc de véhicules
  • Faire un meilleur usage des capitaux en s’appuyant sur le coût total de propriété, plutôt qu’uniquement sur les coûts initiaux, pour l’achat de nouveaux véhicules. Les véhicules plus économes en carburant et nécessitant moins d’entretien sont assortis de coûts d’exploitation moins élevés
  • Investir dans des infrastructures de recharge à court terme pour répondre à la demande à moyen et long terme, à mesure que des véhicules électriques plus efficaces et mieux adaptés aux besoins de la municipalité sont mis sur le marché

Retombées

North Battleford connaît maintenant la composition de son parc de véhicules avec exactitude, ainsi que les mesures à prendre pour en réduire les coûts et les émissions. De plus, ses efforts visant à moderniser le parc de véhicules et à investir dans des infrastructures de recharge profiteront à la collectivité en démontrant la faisabilité de l’utilisation de véhicules électriques et de véhicules hybrides dans la région.

Enseignements tirés

Au cours de l’étude, il a été constaté que les archives sur le parc automobile de la Ville comportaient de nombreuses lacunes, principalement en ce qui concerne les données historiques. Il a fallu procéder à des recherches supplémentaires pour compenser le manque de connaissances, car plus les données historiques sont exactes, plus les conclusions de l’étude seront précises.

Prochaines étapes

Une fois l’étude terminée, la Ville a dû créer un plan d’action visant à appliquer les recommandations. Elle a ainsi récemment ajouté deux véhicules à son parc, l’un hybride et l’autre hybride et rechargeable, pour remplacer des camions d’une demi-tonne. Ces nouveaux véhicules devraient permettre de réduire les coûts de carburant de 20 à 30 % et les émissions, de 40 à 50 %.

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Résumé

Le District de Summerland, en Colombie-Britannique, améliore la capacité de son service public d’électricité et soutient la transition vers la consommation nette zéro. Une friche industrielle appartenant à la municipalité a été découverte comme un emplacement viable pour une installation solaire et de stockage d’énergie. Des études soutenues par le Fond municipal vert (FMV) ont permis de démontrer que ce site se prêtait à la décontamination et à l’installation de panneaux solaires; la municipalité pouvait dès lors réaliser simultanément deux objectifs de développement durable.

Contexte

A bare, gravelly piece of land with patches of snow surrounded by conifer trees and with blue sky in background

Le District de Summerland, une municipalité de 12 000 habitants située dans le Centre-Sud de la Colombie-Britannique, exploite son propre service public d’électricité. Cette mainmise locale se traduit par une source d’énergie fiable, résiliente et favorisant la consommation nette zéro. La municipalité a décidé de mettre en place une installation solaire et de stockage d’énergie renouvelable.

Grâce à un financement du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence (aujourd’hui Fonds de développement des collectivités du Canada), le District a lancé son projet d’installation solaire en choisissant une friche industrielle de 10,4 hectares située au sud-ouest du centre-ville de Summerland, qui a servi de terrain pour le service de travaux publics jusqu’en 1970.

Défi

Le District devait déterminer si ce terrain était approprié pour son installation solaire et de stockage d’énergie et ainsi atteindre un objectif double : réaménager une friche industrielle tout en créant une nouvelle source d’énergie renouvelable. Le FVM a accepté une demande de subvention pour le réaménagement d’un site contaminé, ce qui a permis à Summerland d’évaluer la pertinence du site et l’ampleur de la décontamination nécessaire.

Approche

A group of workers in safety equipment poses and smiles at a construction site in front of a truck lowering a battery energy storage system

La subvention du FMV a permis de financer deux études :

  1. Un examen préliminaire de site (EPS) portant sur l’eau et le sol du site afin de détecter la présence ou l’absence de contaminants. Il s’agissait notamment de procéder à des forages pour prélever des échantillons de sol et de vérifier l’état des eaux souterraines.
  2. Une analyse géotechnique pour évaluer les conditions du sol, des pentes et des eaux souterraines à l’emplacement proposé pour les panneaux solaires. Cette étape a permis de déterminer la meilleure façon de retirer les matériaux amiantés du site.

Les rapports issus de ces études ont été réalisés dans le but d’orienter le plan de réaménagement complet.

Résultats

Les études ont montré que la friche industrielle convenait à une installation solaire et de stockage d’énergie et qu’il n’y avait pas de contamination appréciable du sol ou de l’eau sur le site. Les seuls matériaux dangereux qui devaient être enlevés étaient les tuyaux présents, qui contenaient de l’amiante, et les structures en béton restantes. Les responsables de l’étude géotechnique ont également fourni des conseils sur la gestion des eaux pluviales et formulé des recommandations liées à l’analyse du sol pour la construction.

Avantages

An artist’s rendering of people at a viewpoint overlooking rows of solar panels surrounded by trees, in a landscape of arid hills

Le terrain choisi se trouve à proximité d’un point de vue et d’un site culturel important pour la bande de Penticton. La réalisation d’études avant la mise en place de l’installation solaire et de stockage d’énergie a permis de réduire au minimum l’incidence sur ce site et sur les sentiers récréatifs avoisinants. En plus d’avoir préservé le point de vue, la municipalité prévoit de le mettre en valeur en apposant une plaque, en installant une plateforme d’observation et en réalisant un aménagement paysager à l’aide de plantes indigènes.

D’un point de vue économique, l’installation solaire et de stockage d’énergie réduira les coûts d’électricité du District d’environ 250 000 dollars par an, grâce à une diminution des achats d’énergie auprès de Fortis BC pendant les périodes de pointe. Ces économies seront réinvesties dans la collectivité, ce qui permettra d’améliorer les infrastructures électriques et de soutenir d’autres projets.

Des entreprises locales ont été chargées des travaux de construction et de l’installation des panneaux solaires, le stockage par batterie étant assuré par une entreprise québécoise. De plus, le site sert maintenant de ressource éducative sur les installations solaires d’envergure.

Enseignements tirés

La municipalité est satisfaite de certaines des décisions qu’elle a prises pour ce projet et a formulé les recommandations suivantes pour d’autres qui ont l’intention d’entreprendre des études semblables :

  • Embaucher un consultant externe chargé de définir la portée des travaux pour la demande de propositions (DP) et faire partie de l’équipe d’évaluation
  • Faire appel à des experts tiers pour mieux comprendre les exigences et les défis techniques
  • Combiner les phases d’examen préliminaire de site et d’analyse géotechnique afin de réduire les coûts
  • Veiller à ce que le contrat initial précise les droits d’auteur du rapport, afin de permettre à la municipalité et à des partenaires tels que la FCM de le partager et de le republier, dans un souci de transparence

Prochaines étapes

Une fois ces études terminées, Summerland a lancé une DP pour la réalisation de son installation solaire. L’installation des panneaux et des batteries a été entièrement réalisée et le projet devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année 2023.

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Sommaire

À Brampton, les résidents et les partenaires communautaires du quartier Fletcher’s Creek ont élaboré un plan d’action d’aménagement de quartiers durables pour lutter contre les changements climatiques. Celui-ci comprend notamment un système de gestion des eaux visant à ralentir le ruissellement des eaux pluviales dans le ruisseau. Dans le cadre de ce projet, les infrastructures naturelles ont été choisies comme méthode rentable permettant un changement rapide. Le tout a permis à la Ville et à ses partenaires de mettre en place deux projets pilotes : un jardin de pluie en milieu scolaire et des cellules de biorétention en bordure de route.

Mise en contexte

A garden planted with grasses and trees runs alongside a road, with parked cars visible at left

La Ville de Brampton, dans le sud de l’Ontario, compte une population d’environ 650 000 habitants. La Ville a créé, pour son quartier Fletcher’s Creek, un plan d’action d’aménagement de quartiers durables, le Sustainable Neighbourhood Action Program (SNAP), en collaboration avec la municipalité régionale de Peel, les résidents, les écoles, les entreprises de la région et l’organisme Credit Valley Conservation (CVC). L’objectif était d’élaborer un plan à l’échelle du quartier pour lutter contre les changements climatiques et déployer d’autres initiatives environnementales. Ce secteur couvre 258 hectares de terres le long du ruisseau Fletcher et près de 8 800 personnes y vivent.

Défi

A group of construction workers gathered together outside, engaged in a discussion over a set of design plans

Le quartier se caractérise par un pavage important et une végétation minimale. Lors de fortes pluies, l’eau s’écoule rapidement dans le ruisseau Fletcher et cause des inondations, provoque de l’érosion et engendre de la pollution, ce qui modifie la température du ruisseau. Par ailleurs, le ruisseau abrite le méné long, un poisson figurant parmi les espèces en voie de disparition qui nécessite la mise en place de mesures de protection de l’habitat fédérales et provinciales.

Les problèmes de drainage sont fréquents dans le quartier. Par exemple, après les précipitations, le terrain de l’école publique Glendale se retrouve souvent trop gorgé d’eau pour que les élèves puissent y jouer. L’école souhaite également réaménager un terrain de baseball peu utilisé. Dans son étude de 2015 sur la revalorisation et l’amélioration de la gestion des eaux pluviales, la Ville avait désigné le secteur près de l’avenue Haggert en tant que zone prioritaire.

L’adoption d’une infrastructure verte à faible incidence comme mesure rentable de gestion des eaux pluviales était au cœur du SNAP de Fletcher’s Creek. La Ville, consciente de leur potentiel de mise en œuvre rapide, s’est empressée de lancer deux projets pilotes : un jardin de pluie à l’école publique Glendale et des cellules de biorétention le long de l’avenue Haggert.

Approche

A long-angle view of a completed trench running alongside a road, backfilled with gravel and dirt. The area is marked by construction safety cones and surrounded by fences for security

Les deux projets visaient à résoudre les problèmes de drainage, à réduire le volume des eaux de ruissellement qui se déversent dans le ruisseau Fletcher et à améliorer la qualité de l’eau en ralentissant le débit d’écoulement, en diminuant la température et en filtrant les particules solides en suspension dans l’eau de ruissellement. Ils cherchaient également à réduire les pointes de crue des eaux de ruissellement afin de réduire au minimum l’érosion dans le ruisseau.

À l’école publique Glendale, plus de 300 personnes, dont des membres du personnel, des élèves et des parents, ont conçu un jardin de pluie à partir d’une chaîne de traitement des eaux en vue d’obtenir les résultats suivants :

  • Réorienter les eaux de ruissellement de la cour d’école et des toits vers le jardin de pluie à l’aide d’une rigole gazonnée
  • Recueillir et absorber 200 m3 (27 mm) d’eau de ruissellement
  • Diriger l’eau de pluie vers un drain souterrain perforé, de façon à ce qu’elle puisse se déverser dans l’égout pluvial municipal lorsque le jardin est saturé et que la vanne de réglage est ouverte
  • Améliorer la couche arable existante pour augmenter sa capacité d’absorption et son taux d’infiltration
  • Faire pousser des plantes attrayantes pour les oiseaux et ajouter des commodités, comme des bancs et des sentiers
A group of construction workers busy in a garden, planting trees and grasses above the completed stormwater trench, adjacent to the road

Pour le projet de l’avenue Haggert, la Ville et l’organisme CVC ont collaboré à la conception et à la mise en place de trois cellules de biorétention visant à recueillir, à nettoyer et à refroidir les eaux de ruissellement de la rue avant qu’elles se déversent dans le ruisseau Fletcher. Si les précipitations sont assez importantes à cet emplacement, l’eau filtrée pénètre dans un drain souterrain perforé qui l’achemine vers le réseau municipal d’égouts pluviaux. Chaque cellule comprend des tuyaux de débordement qui empêchent la formation de flaques d’eau en orientant directement l’excès d’eau vers le réseau municipal d’égouts pluviaux.

Résultats

 A roadside garden with trees, grasses and mulch, with a drain visible that directs water from the street to the garden

Le jardin de pluie de l’école publique Glendale peut gérer les eaux de ruissellement issues d’une averse de 27 mm de pluie et recueillir jusqu’au 90e centile des précipitations pluviales annuelles dans la région. Le projet a amélioré la qualité des eaux de ruissellement en réduisant de 80 % la quantité totale de particules solides en suspension, en plus de diminuer la température en refroidissant les eaux de ruissellement avant qu’elles se déversent dans le ruisseau Fletcher. Le jardin de pluie a également augmenté la capacité de stockage d’eau de 800 m3 au total, ce qui réduit le risque d’inondation en cas d’orage fort tout en résolvant le problème de drainage de l’école.

Les cellules de biorétention de l’avenue Haggert, quant à elles, recueillent et traitent jusqu’à 90 % des précipitations pluviales annuelles moyennes et fournissent 63 m3 de stockage d’eaux pluviales.

Another angle of the roadside garden with trees, grasses and mulch, with a drain visible that directs water from the street to the garden

Les deux initiatives ont suscité de l’intérêt un peu partout au pays et ont été présentées sur divers sites Web, dont celui du Sustainable Technologies Evaluation Program (STEP). On estime qu’elles peuvent être reproduites et déployées à grande échelle. Le travail de collaboration qui a rendu possible le jardin de pluie de l’école publique Glendale, qui est considéré comme le plus grand jardin pluvial du pays, a par ailleurs reçu un prix « Friends of the Credit Conservation » dans le cadre de ce projet.

Retombées

The completed garden with trees, grasses and mulch along the road

En plus d’assurer la gestion des eaux pluviales, les deux initiatives améliorent les espaces publics et augmentent le couvert forestier rafraîchissant dans ce secteur de la ville particulièrement vulnérable à la chaleur. Elles ajoutent aussi de nouveaux habitats importants pour les insectes pollinisateurs et protègent des espèces terrestres et aquatiques. Le jardin de pluie a également représenté une occasion d’apprentissage pour les élèves de l’école primaire et les bénévoles.

Qui plus est, les deux projets pilotes servent d’exemples aux propriétaires pour la mise en œuvre de projets semblables sur leurs propriétés.

Au total, une nouvelle zone de drainage de 19 690 m2 est maintenant desservies, et 85 arbres et arbustes indigènes ainsi que 5 000 fleurs sauvages, graminées et haies ont été plantés. Plus de 600 personnes (résidents, jeunes, bénévoles d’entreprises et groupes scolaires) ont participé à ces projets en posant des gestes concrets et en s’informant sur l’amélioration de la gestion des eaux pluviales.

Enseignements tirés

L’un des principaux enseignements tirés de la phase de mise en œuvre du jardin de pluie de l’école publique Glendale est l’importance d’une surveillance et d’un contrôle fréquent des travaux de construction sur le site afin de prévenir les difficultés. Le choix du bon entrepreneur est déterminant. S’il n’est pas possible de faire appel à un entrepreneur ayant déjà une expérience de la construction d’aménagements écologiques à faible incidence, la meilleure solution consiste à trouver un entrepreneur qui a la volonté d’apprendre.

Il ne faut pas négliger l’importance de la planification et de la mobilisation des parties prenantes pour définir les objectifs et les priorités avant l’étape de la conception.

Prochaines étapes

La Ville continue de faire le suivi des trois cellules de biorétention afin de comparer l’efficacité des différents plans de plantation. Elle se penche également sur la possibilité d’installer de nouvelles cellules de biorétention et d’autres jardins de pluie ailleurs dans la ville. De son côté, CVC a lancé d’autres initiatives semblables dans le bassin versant de la rivière Credit en s’appuyant sur les enseignements tirés de ces projets, notamment la construction de deux nouveaux jardins de pluie en milieu scolaire dans le cadre du SNAP de Fletchers Creek.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

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Résumé 

En 2021, avec le soutien de l’initiative Financement de l’efficacité communautaire (FEC) du Fonds municipal vert (FMV), la Ville d’Ottawa a lancé le programme Maisons Durables Ottawa afin de prêter de l’argent aux propriétaires pour qu’ils effectuent des rénovations écoénergétiques. En 2022, la Ville s’est associée à la Vancity Community Investment Bank pour bénéficier d’un mécanisme de financement novateur du secteur privé lui permettant de poursuivre et d’élargir le programme. Il s’agit d’un exemple prometteur de la façon dont les municipalités peuvent tirer parti des capitaux du secteur privé pour aider de nombreux propriétaires à prendre des mesures pour rendre leur maison plus écoénergétique et plus résiliente face au climat. 

Contexte 

L’amélioration de l’efficacité énergétique résidentielle est une étape importante de la transition des collectivités vers la consommation nette zéro. En 2021, la Ville d’Ottawa a lancé le programme Maisons Durables Ottawa afin d’aider un grand nombre de propriétaires à entreprendre des améliorations écoénergétiques et à intégrer des installations d’énergie renouvelable.

Pour couvrir les coûts initiaux de ces améliorations, le programme offre un financement à long terme. Les fonds prêtés sont remboursés au fil du temps au moyen de factures d’impôt foncier, un modèle connu sous le nom de financement écoénergétique sur les biens immobiliers, soit PACE (Property Assessed Clean Energy). Le programme est mis en œuvre en partenariat avec EnviroCentre, un organisme local à but non lucratif, et soutient le plan directeur sur les changements climatiques de la Ville, qui a pour objectif de réduire les émissions de GES de la collectivité de 100 % d’ici 2050.

La Ville a reçu le soutien de l’initiative Financement de l’efficacité communautaire (FEC) du FMV pour lancer son programme et fait partie de plus d’une vingtaine de municipalités canadiennes qui mettent en œuvre avec succès de tels programmes de financement locaux. 

La première phase du programme de prêts Maisons Durables Ottawa a été extrêmement populaire, le nombre de demandes ayant dépassé la capacité de financement de l’initiative.

Image d'une maison avec des sections surlignées pour montrer les mesures éligibles dans le cadre du programme Better Homes Ottawa.

Défi

Ottawa s’attendait à ce que son programme soit très populaire et savait qu’elle aurait besoin de plus de capitaux pour continuer à offrir des prêts à long terme. La question était de savoir où trouver des fonds supplémentaires. La Ville a entrepris des discussions préliminaires avec des prêteurs privés lors de la conception du programme, et il est devenu évident qu’une solution allait devoir être trouvée plus tôt que prévu.

Approche

Le personnel de la Ville a exploré diverses options pour collecter des fonds afin de pouvoir élargir le programme et permettre à un plus grand nombre de propriétaires d’Ottawa d’obtenir du financement pour des améliorations écoénergétiques. Des obligations vertes ont été envisagées, mais l’idée a été rejetée, car le montant total des prêts était bien inférieur au seuil d’émission d’obligations interne de la Ville, qui est de près de 50 millions de dollars.

Il restait donc la possibilité de faire appel à des capitaux privés, et le personnel a communiqué avec plusieurs prêteurs potentiels pour leur demander ce qu’ils pouvaient offrir. Un facteur important à considérer était la possibilité d’offrir des taux d’intérêt compétitifs pour rendre le programme attrayant, à la fois pour les propriétaires et pour le service des finances de la Ville.

Finalement, la Ville d’Ottawa a trouvé un terrain d’entente avec la Vancity Community Investment Bank (VCIB), une banque canadienne fondée sur des valeurs communes et axée sur l’incidence environnementale et sociale, et a signé un accord en mars 2022. Cette entente avait l’avantage d’être plus simple à gérer pour la Ville que d’autres formes de dette. 

Obstacles 

La volatilité des conditions du marché et le lancement imminent du programme Prêt canadien pour des maisons plus vertes ont rendu difficile pour la Ville d’obtenir un taux d’intérêt préférentiel, bien qu’elle ait fini par obtenir un taux qui lui convenait. 

Résultats 

Le partenariat avec la VCIB comportait une facilité de crédit initiale de 3,9 millions de dollars, qui a permis de lancer la première phase du programme de prêts, qui a été suivie d’une deuxième tranche de 30 millions de dollars pour étendre le programme à un plus grand nombre de propriétaires. De ce montant, 15 millions de dollars ont été prêtés en octobre 2023. 

Avantages

Cet accord de financement a ouvert le programme de prêts Maisons Durables Ottawa à un plus grand nombre de ménages de la ville, qui pourront rendre leurs maisons plus confortables et réduire leurs factures d’énergie tout en contribuant à l’action climatique. La Ville s’efforce d’inclure les ménages à faible revenu dans le programme en couvrant leurs frais administratifs, ainsi que les propriétaires à revenus moyens en offrant des prêts à taux d’intérêt nul. 

Le programme permet également aux propriétaires de réaliser des économies. Bien que la diminution de leurs factures d’énergie soit atténuée par le remboursement de leur prêt, la longue période d’amortissement se traduit généralement par des paiements mensuels moins élevés. En cas de vente de la maison, le solde du prêt sera transféré au nouveau propriétaire.

Enseignements tirés

D’abord et avant tout, le choix du partenaire est important. La Ville d’Ottawa et la VCIB ont harmonisé leurs objectifs, notamment en ce qui concerne les résultats du triple bilan. Le fait d’entamer très tôt les discussions sur le partenariat a également été un facteur clé de réussite.

La Ville a utilisé le financement du FMV pour créer une réserve pour pertes sur prêts afin d’atténuer les risques au cas où les propriétaires participants ne seraient pas en mesure d’effectuer leurs paiements. En plus de la cote de crédit AAA de la Ville, l’existence de cette réserve a été une considération importante pour la VCIB en tant que prêteur, car elle a permis de réduire le risque. Cependant, le prêt de la VCIB a augmenté la dette municipale globale de la Ville, ce qui est une considération importante pour d’autres collectivités qui souhaiteraient reproduire ce modèle.

La VCIB a soutenu le programme, car elle estime que la crise climatique nécessite une action immédiate et que les institutions financières ont un rôle essentiel à jouer pour y remédier. Cette banque axée sur l’incidence environnementale et sociale s’est engagée à aider le public à agir face aux changements climatiques, comme en témoignent des initiatives telles que le programme de prêt Maisons Durables Ottawa. Avec des options de financement attrayantes et le soutien de partenariats publics et privés en place, ce type de programme municipal peut avoir un effet considérable et aider le Canada à se rapprocher de ses objectifs de consommation nette zéro.

Le programme comporte plusieurs caractéristiques clés qui l’ont aidé à obtenir du succès :

  • Transformation du marché : le programme crée une demande pour les rénovations énergétiques, ce qui attire davantage d’entrepreneurs sur le marché et crée un écosystème propice à la croissance.
  • Présence de mesures de protection des consommateurs : le programme comprend plusieurs mesures visant à protéger les propriétaires participants, telles qu’un plafond de prêt de 10 % de la valeur de la propriété (jusqu’à un maximum de 125 000 $).
  • Capacité de l’équipe : la Ville a dédié du personnel à la gestion du programme et a élaboré des plans de formation pour s’assurer qu’il aura la capacité d’assurer le bon fonctionnement du programme à l’avenir. Le partenariat avec EnviroCentre pour la mise en œuvre du programme donne une assurance supplémentaire quant à la continuité des activités.
  • Adoption du programme : la Ville a fourni des projections solides sur le nombre de propriétaires potentiels et la demande prévue.
  • Potentiel de reproductibilité et d’élargissement : le programme d’Ottawa peut être reproduit dans d’autres collectivités, ce qui permettrait d’élargir le marché des rénovations domiciliaires et de créer d’autres possibilités d’investissement.

De plus, la VCIB ne participe pas à la vérification de l’admissibilité des propriétaires; pour répondre à ce besoin, la Ville s’est engagée à former du personnel pour gérer la sélection des candidats, les décaissements et le fonds de réserve pour les pertes sur prêts. Quant aux remboursements des prêts, ils sont gérés par la Ville au moyen des factures d’impôt foncier.  

Prochaines étapes 

Alors qu’Ottawa continuera de mettre en œuvre son programme PACE, de plus en plus de propriétaires pourront rénover leur maison, ce qui contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la ville et favorisera la transition vers une consommation nette zéro. Ottawa souhaite également s’appuyer sur le succès de son programme de financement résidentiel pour lancer un programme destiné aux bâtiments commerciaux.

Le FMV s’efforce d’attirer davantage d’investissement du secteur privé dans les programmes municipaux PACE afin d’assurer leur viabilité à long terme et d’exploiter les possibilités de rénovation au Canada.

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Résumé

Le fournisseur de logements Brightside, basé à Vancouver, souhaitait contribuer à l’action climatique en élaborant une stratégie pour rendre ses bâtiments carboneutres. En évaluant les émissions de son portefeuille immobilier, la société a pu élaborer une stratégie de réduction comportant des objectifs ambitieux mais réalisables. Aujourd’hui, elle s’emploie à rénover ses bâtiments pour les rendre plus efficaces sur le plan énergétique et moins dépendants des combustibles fossiles.

Contexte

Side view of Brightside Community Home featuring a paved pathway leading to the entrance, two cars parked in front, and the building is nestled among hedges and trees

La Brightside Community Homes Foundation, un organisme à but non lucratif qui possède 26 bâtiments et près de 1 000 logements à Vancouver, a 70 ans d’existence et près de 250 millions de dollars d’actifs. Elle est donc en mesure de jouer un rôle de premier plan dans la transition vers la carboneutralité et d’offrir des conseils aux entités plus petites. En 2021, souhaitant participer aux efforts de lutte contre les changements climatiques, Brightside a décidé d’élaborer une stratégie de consommation nette zéro. Ayant obtenu l’approbation de son conseil d’administration, l’organisme a adopté une approche stratégique. Situé en Colombie-Britannique, où l’énergie hydroélectrique est prédominante, Brightside a réalisé que le passage des combustibles fossiles à l’électricité pouvait réduire considérablement les émissions de ses bâtiments.

« S’il nous faut remplacer les fenêtres d’un bâtiment dans cinq ans, comment pouvons-nous profiter de cette occasion pour électrifier ses systèmes et le rendre aussi carboneutre que possible? » – William Azaroff, chef de la direction, Brightside

Défi à relever

Brightside croyait en la mission de rendre son portefeuille de bâtiments carboneutre, à la fois pour contribuer à l’action climatique et pour améliorer son offre de logements. La question était de savoir comment concevoir un plan comportant des mesures concrètes à prendre et un calendrier ambitieux mais réaliste.

Approche adoptée

Brightside a décidé d’élaborer sa stratégie de consommation nette zéro en collaborant avec Affine Climate Solutions, une société avec laquelle elle travaillait déjà sur un autre projet. La démarche entreprise consistait à :

  • réaliser un inventaire des émissions
  • fixer des cibles d’émissions
  • examiner les stratégies de consommation nette zéro adoptée par d'autres organisations
  • élaborer un plan pour Brightside

Comme les émissions liées aux activités de Brightside sont principalement dues à l’exploitation de bâtiments, le plan a mis l’accent sur des rénovations comme le remplacement de fenêtres et l’adoption de thermopompes ou d’autres systèmes électriques. D’autres sources d’émissions, comme celles dues à l’approvisionnement de fournisseurs et au transport, contribuent moins à l’empreinte carbone de l’organisme. En 2022, deux projets pilotes portant sur des thermopompes et de nouvelles fenêtres ont permis de recueillir des données essentielles. Brightside a adopté une approche visant la carboneutralité d’ici 2035 au lieu d’un objectif initial à atteindre d’ici 2040.

Obstacles

Comme c’est généralement le cas pour un OSBL, Brightside dispose d’une trésorerie limitée et dépend en partie d’un financement extérieur. Cela peut rendre difficile la planification de grands projets. Il s’agit donc de demeurer flexible afin de pouvoir s’adapter aux circonstances. Sa stratégie est donc mise à jour à mesure que des leçons sont tirées de chacun des projets réalisés.

Résultats

Front view of Brightside Community Home as seen from the street, framed by trees with sunlight casting a warm glow on the building

Après l’approbation du conseil d’administration, l’équipe a présenté le plan à l’interne dans le but de susciter l’enthousiasme et le soutien de l’ensemble du personnel.

Le document définit des étapes et des objectifs clairs à réaliser pour réduire les émissions de carbone de Brightside. Par exemple, pour permettre à l’OSBL d’atteindre son objectif de carboneutralité d’ici 2035, le plan prévoit la rénovation d’environ deux bâtiments par an.

Avantages prévus

En plus des avantages prévus de la stratégie de consommation nette zéro sur le plan de la réduction des émissions, de nombreux projets individuels amélioreront le confort des résidents et la résistance des bâtiments aux changements climatiques. Par exemple, le passage aux thermopompes signifie que de nombreux logements seront dotés de climatisation pour la première fois, une technologie devenue essentielle pour la population de Vancouver à mesure que le climat se réchauffe. Cette transition devrait également permettre de réduire les factures de services publics des locataires.

Dans un esprit de partage de connaissances, Brightside (lien uniquement disponible en anglais) met également sa stratégie à la disposition d’autres fournisseurs de logements qui souhaiteraient s’en inspirer pour entreprendre leur propre démarche vers la carboneutralité.

Leçons tirées

La rapidité est essentielle lorsqu’il s’agit de réduire les émissions et, à cette fin, Brightside et Affine ont adopté une approche 80/20 pour l’inventaire des émissions, ce qui, selon eux, a permis de démarrer le plus promptement possible. Plutôt que d’essayer d’atteindre la perfection lors de l’évaluation de l’empreinte carbone de l’organisation, ils se sont efforcés d’obtenir une précision de 80 %, ce qui représente des données suffisamment utiles pour prendre des mesures sans se perdre dans les détails.

Dans cette perspective, ils ont décidé de se concentrer d’abord sur la réduction des émissions directement imputables aux activités de Brightside, comme celles de ses propres bâtiments et voitures (type 1), ainsi que des émissions attribuables à son approvisionnement en énergie, qu'il s’agisse d’électricité ou de combustible de chauffage (type 2). Après avoir réalisé des progrès en ce sens, il s’agira ensuite de se pencher sur la réduction des émissions connexes, comme celles liées aux produits et aux services offerts par leurs fournisseurs (type 3). Cette approche progressive permet à Brightside d’améliorer les aspects sur lesquels elle a le plus de contrôle.

L’élaboration de la stratégie a été simplifiée par l’utilisation préalable par Brightside de la plateforme Energy Star Portfolio Manager, un outil qui permet de suivre et de gérer les données énergétiques relatives à l’exploitation des bâtiments et aux services publics. Ce logiciel simplifie la collecte et l’examen des données, ce qui favorise grandement l’analyse comparative et la planification stratégique. Brightside recommande fortement que les organisations visant des émissions nettes nulles adoptent un système de gestion de portefeuille. Un tel système permet de suivre efficacement les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs environnementaux. L’apprentissage par les pairs a également été très utile pour l’élaboration de la stratégie. Brightside a contacté d’autres organisations qui avaient entrepris une démarche similaire afin de pouvoir s’en inspirer. Enfin, l’OSBL recommande de trouver une société de conseil expérimentée avec laquelle s’associer pour élaborer une stratégie. Brightside a travaillé avec Affine, une organisation locale, mais il en existe bien d’autres dans le pays.

Prochaines étapes

Three elderly individuals gathered around a raised garden bed, actively engaged in planting a variety of fresh vegetables

Après l’approbation de sa stratégie de consommation nette zéro, Brightside a travaillé à la mise en œuvre de projets particuliers. Par exemple, deux bâtiments de six étages à Vancouver-Est sont actuellement réaménagés selon les normes de la maison passive grâce au financement du FMV et du gouvernement du Canada. Ces rénovations, dont l’achèvement est prévu au printemps 2024, permettront d’offrir 157 logements à des personnes âgées à faible revenu et à des personnes à mobilité réduite.

L’équipe de Brightside continue également d’affiner la stratégie, notamment pour évaluer et réduire les émissions de type 3.

The team is also moving forward on refining the strategy, including assessing and reducing scope three emissions.

Se lancer

Pour suivre les traces de Brightside (lien uniquement disponible en anglais), commencez par examiner sa stratégie, qui s’appuie sur les expériences d’organisations ayant entrepris des démarches similaires. Les ressources de la FCM en matière de renforcement des capacités peuvent s’avérer utiles à cet égard, notamment la communauté de pratique pour les projets de rénovation financés dans le domaine du logement abordable durable et la base de données de projets du FMV.

Tendez la main aux accompagnateurs régionaux en énergie (ARE), qui offrent un encadrement et un soutien individuels aux fournisseurs de logements abordables de toute taille, et ce, à toutes les étapes de leurs projets. Les ARE peuvent trouver des possibilités d’amélioration écoénergétique, évaluer la faisabilité de projets, soutenir les demandes de financement et partager des informations sur les types de technologies qui peuvent être mises à profit.

L’initiative Logement abordable durable, mise en œuvre par le Fonds municipal vert, aide les fournisseurs de logements abordables à améliorer l’efficacité énergétique de leurs immeubles. Pour ce faire, elle offre du financement pour des projets de rénovation et de construction, ainsi que des possibilités de renforcement des capacités en matière d’efficacité énergétique. Visitez notre site Web pour plus d’informations, notamment sur la façon de profiter de l’encadrement d’un accompagnateur régional en énergie.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

Visitez la Base de données des projets approuvés

Les arbres ont un impact majeur sur le bien-être des gens. Les initiatives de plantation d'arbres sont donc essentielles pour améliorer la qualité de vie dans nos collectivités. Les couverts forestiers communautaires dynamiques contribuent à la lutte contre les changements climatiques en fournissant de l'ombre et réduisant ainsi naturellement les températures, en atténuant les impacts des inondations, en renforçant la biodiversité et en favorisant la santé et le bien-être des personnes. 

L'initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du FMV est un programme de 291 millions de dollars qui favorisera la plantation d'au moins 1,2 million d'arbres partout au pays. Cette initiative finance la plantation d’espèces d'arbres adéquates au bon endroit, afin que les collectivités de toutes tailles puissent développer, gérer et protéger leur couvert forestier. 

Icon of three ascending green trees, reflecting community tree planting initiative.

À propos du financement pour la plantation d’arbres 

Par son financement, l’initiative CCCC s'attaque aux obstacles communs auxquels les gouvernements municipaux et leurs communautés sont confrontés lorsqu'ils entreprennent des projets de développement de leur couvert forestier, notamment le manque de personnel et les lacunes en matière d’expertise et de financement. 

  • Plantation d’arbres : Nouveaux projets de plantation d'arbres ambitieux et équitables, aidant les collectivités à assurer la croissance, la gestion et la protection de leur couvert forestier. 
    • Soumission de demandes : à partir de printemps/été 2025. 
  • Planification stratégique : Planification de la forêt urbaine, recherche et soutien opérationnel connexe, renforcement des capacités des collectivités à définir leurs objectifs de développement de la canopée et à gérer leurs canopées communautaires selon une stratégie.
    • Soumission de demandes : à partir de printemps/été 2025. 

Soutenir les forêts urbaines dans les collectivités de toutes tailles

L’initiative CCCC a été conçue en tenant compte des besoins des petites et moyennes collectivités. Le FMV s'est associé à Arbres Canada, un organisme reconnu pour son expertise en matière de foresterie urbaine, pour aider les collectivités à l’élaboration et à la mise en œuvre de leurs projets. 

Les accompagnateurs en foresterie urbaine travailleront avec les bénéficiaires en leur assurant un soutien pour élaborer des stratégies de plantation et d'entretien assurant la survie à long terme des arbres fondées sur les futures conditions climatiques prévues, développer des pratiques et des politiques de préservation, de protection et d'entretien, et planifier des projets favorisant un juste équilibre entre les espèces d’arbres.  

Avantages à long terme pour les collectivités locales

L’initiative CCCC vise à encourager l’action climatique locale tout en accordant un accès équitable aux arbres dans les collectivités par une amélioration des taux de survie, et en créant plus d’emplois verts de qualité d’ici 2031. En offrant des possibilités de perfectionnement et en comblant les lacunes en matière de capacités du personnel, l’initiative permettra aux gouvernements municipaux et aux collectivités d’accroître leurs ambitions en matière de couvert forestier. 

Les investissements dans la plantation d’arbres produiront des solutions axées sur la nature pour lutter contre les effets des changements climatiques en aidant à prévenir les inondations, en contrôlant l’érosion, en favorisant la biodiversité et le bien-être de la population par la création de multiples espaces verts, en diminuant les températures dans les zones urbaines et en réduisant la pollution de l’air.  

L’initiative CCCC sera financée par l’entremise du programme 2 milliards d'arbres du gouvernement du Canada, et constitue un nouvel élargissement du mandat du FMV concernant les solutions climatiques fondées sur la nature.  

Fiche d’information : Faire valoir les avantages des arbres dans votre collectivité

Comment les forêts urbaines stimulent l’économie, l’environnement et le bien-être

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Enregistrement de webinaire : Pourquoi planter des arbres?

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L’initiative Croissance de la canopée des collectivités canadiennes du Fonds municipal vert, qui est financée par le gouvernement du Canada et mise en œuvre par la FCM, est un programme de 291 millions de dollars qui prendra fin en 2031. Le renforcement des capacités est rendu possible grâce à un partenariat avec Arbres Canada.

Résumé

Par le passé, les maisons de Bella Bella (C.-B.) étaient principalement chauffées à l’aide de chaudières à mazout, un mode de chauffage coûteux et émetteur de GES. La Première Nation Heiltsuk et son partenaire Ecotrust Canada ont récemment commencé à équiper les habitations de la communauté de thermopompes à haut rendement afin de réduire les émissions, en plus d’améliorer le confort et de diminuer les coûts de combustible de la population résidente.

Contexte

La Première Nation Heiltsuk (Haíłzaqv) est établie dans la ville de Bella Bella (Wágḷísḷa), sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. Aucune route ne relie cette communauté insulaire au reste de la province : les marchandises, y compris les combustibles, doivent donc y être acheminées par bateau. Jusqu’à récemment, plus de 300 maisons de Bella Bella étaient chauffées principalement au moyen de chaudières à mazout. Non seulement ce mode de chauffage produit de fortes émissions de gaz à effet de serre (GES), mais il est coûteux, inefficace et son fonctionnement est dangereux, car il engendre une pollution localisée malsaine. 

En partenariat avec l’organisme sans but lucratif Ecotrust Canada, la Première Nation Heiltsuk a mené à bien un projet pilote visant à installer des thermopompes sans conduit (muraux) à haut rendement dans 37 maisons, afin de remplacer les chaudières à mazout. Les personnes qui ont participé au projet étaient globalement satisfaites de ces rénovations : non seulement elles ont permis de réduire considérablement les émissions et d’accroître le confort et la commodité des habitations, mais elles ont également contribué à réduire les coûts de chauffage annuels de plus de 1 500 dollars par ménage. Elles ont aussi permis de refroidir les maisons, un aspect qui devient de plus en plus nécessaire à mesure que le climat se réchauffe. Cela dit, certains membres de la communauté ont déclaré que les unités murales installées diffusent la chaleur de façon inégale. L’équipe s’est alors demandé s’il n’existait pas une meilleure solution.

Défi à relever

Le chauffage est à l’origine de plus de la moitié des émissions de GES des habitations de Bella Bella. Le passage d’un plus grand nombre de maisons à des thermopompes électriques était une occasion évidente de rapprocher la communauté de ses objectifs en matière de consommation nette zéro, d’autant plus que la ville a accès à l’électricité provenant d’un barrage voisin qui fonctionne en deçà de sa capacité.

L’objectif ultime étant de rénover toutes les maisons de Bella Bella, Ecotrust et la Première Nation Heiltsuk ont voulu mettre à l’essai un type différent de système de thermopompe électrique pour le chauffage et la climatisation afin de pouvoir évaluer la meilleure option pour le reste de la communauté.

Approche adoptée

Une personne portant un masque et travaillant sur de l’équipement électrique à l’intérieur.

Grâce au soutien financier de la FCM, l’équipe a rénové 62 maisons en y installant des systèmes centraux de thermopompes à air avec conduits, afin de pouvoir comparer leurs performances avec celles des unités sans conduits déjà installées. Elle a choisi des thermopompes à vitesse variable de Samsung pour leur grande efficacité. 

Pour faciliter l’évaluation et l’analyse et pour orienter les améliorations futures en matière d’efficacité, l’équipe a réalisé des évaluations ÉnerGuide pour 23 maisons.

Étant donné que les systèmes centraux à air consomment plus d’électricité que les unités sans conduits, l’équipe étudie également l’incidence de la demande accrue d’énergie sur la centrale hydroélectrique locale.

Résultats

Au total, au cours des deux phases initiales du projet, 98 maisons ont été équipées de thermopompes. Parmi celles-ci, 93 maisons étaient chauffées à l’aide de chaudières à mazout et les cinq autres maisons, à l’aide d’appareils de chauffage électriques. 

Bien que la collecte de données ne soit pas encore terminée, les estimations initiales indiquent que la conversion des chaudières à mazout en thermopompes permettra d’économiser 1 771 litres de combustible et d’éviter 5 tonnes d’éqCO2 par année par foyer. Pour l’ensemble des 93 maisons, cela pourrait représenter une réduction totale de 6 975 tonnes d’éq CO2 sur la durée de vie des thermopompes, estimée à 15 ans. En ce qui concerne les maisons qui ont abandonné les chaudières électriques, les données préliminaires ont montré une réduction de 28 % de la consommation d’électricité par rapport à l’année précédente. 

Avantages

Le programme d’installation de thermopompes a permis aux membres de la communauté de bénéficier d’une meilleure qualité de vie, notamment grâce aux avantages suivants :

  • un confort accru;
  • la possibilité de rafraîchir leur maison pendant l’été;
  • une réduction des émissions localisées (fumée);
  • une diminution des coûts liés au chauffage.

Les résultats préliminaires montrent que la thermopompe centrale à air avec conduits mise à l’essai, en particulier, a considérablement amélioré la qualité du chauffage et de la climatisation dans les résidences. Une personne aînée de la communauté a notamment déclaré qu’elle avait oublié ce que c’était que d’avoir une maison bien chauffée.

Leçons tirées

Il est important de donner la priorité à une excellente gestion de projet afin d’en simplifier la mise en œuvre autant que possible, et de faire un travail approfondi lors de la phase de recherche pour sélectionner l’équipement et les entrepreneurs afin que la qualité des installations soit aussi élevée que possible et que toutes les personnes participant à l’initiative s’investissent dans l’obtention de bons résultats.

Prochaines étapes

Une personne debout à l’extérieur à côté d’une maison et de l’unité extérieure du système de thermopompe.

L’objectif ultime de la Première Nation Heiltsuk est d’équiper toutes les maisons de la communauté de thermopompes électriques à haut rendement pour le chauffage et la climatisation. Après avoir recueilli des données sur les performances des systèmes à conduits pendant 12 mois, l’équipe et la communauté s’apprêtent à procéder aux rénovations restantes, notamment l’installation de thermopompes avec ou sans conduits, selon les besoins de chaque maison.

La Première Nation Heiltsuk a également l’intention d’apporter d’autres améliorations écoénergétiques. Une meilleure étanchéité à l’air, par exemple, a été ciblée comme une amélioration à fort potentiel. Des travaux sont déjà en cours pour en faire bénéficier les maisons équipées de nouvelles thermopompes. 

De plus, un membre de la Première Nation Heiltsuk suit une formation pour devenir conseiller en efficacité énergétique certifié, afin de pouvoir prendre l’initiative d’améliorer l’efficacité des habitations locales et de la région. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’action globale de la communauté en faveur du climat, qui vise notamment à passer à des sources d’énergie propres.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

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Résumé

Pour la conception de son nouveau siège social, l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) avait l’intention de faire appel à un système géothermique à circuit fermé pour le chauffage et la climatisation. Mais des essais ultérieurs ont incité le TRCA à opter pour un système à circuit ouvert en raison de nombreux avantages environnementaux et de la possibilité de démontrer la valeur de cette technologie innovante.

Contexte

Un travailleur portant un gilet de sécurité se tenant à côté d’un équipement technique, avec des arbres feuillus en arrière-plan

L’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) a pour mandat de prendre soin de l’environnement naturel et de protéger les collectivités et les écosystèmes contre les effets des inondations et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. Il exerce sa compétence sur un territoire d’une superficie de 3 467 km2.

Le TRCA se construit un nouveau siège social et a intégré les principes de développement durable dans tous les aspects de ce projet pour parvenir à concevoir un bâtiment carboneutre. L’objectif est que le bâtiment serve à la fois d’espace fonctionnel et de démonstration de techniques de construction écologiques et carboneutres pouvant orienter et inspirer d’autres organisations.

Les plans initiaux prévoyaient un système géothermique à circuit fermé comme moyen de chauffage et de climatisation écoénergétique. Cependant, au cours des essais de forage, les ingénieurs ont découvert qu’ils pouvaient éventuellement passer à un système géothermique à circuit ouvert ou à un système de stockage de l’énergie thermique dans un aquifère. Ces deux systèmes peuvent être plus efficaces sur le plan énergétique et plus rentables que les systèmes à circuit fermé, mais ils sont peu répandus au Canada. Tous ces systèmes utilisent des tuyaux souterrains pour extraire la chaleur de la terre en hiver et l’expulser du bâtiment en été, mais de manière différente et avec des besoins d’infrastructure différents.

Défi

Un ouvrier portant un gilet de sécurité supervisant le fonctionnement d’un équipement technique, alors que de l’eau s’écoule d’un tuyau vers un réservoir

Le TRCA était prêt à aller de l’avant avec un système à circuit fermé, mais savait que la découverte d’un aquifère offrait l’occasion de tester la faisabilité d’autres solutions. La question qui se posait alors était la suivante : un système thermique à circuit ouvert ou un système mettant à profit l’aquifère fonctionnerait-il pour leur bâtiment? Et si oui, cela vaudrait-il la peine de le mettre en place?

Approche

Avec le soutien financier de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), le TRCA a décidé de réaliser une étude de faisabilité pour déterminer lequel des trois systèmes serait le meilleur choix pour son site. Cette étude comprenait des forages exploratoires afin de répondre aux questions suivantes :

  1. Y a-t-il suffisamment d’eau souterraine sous le site?
  2. Les eaux souterraines se déplacent-elles suffisamment lentement pour permettre le stockage intersaisonnier d’énergie pouvant servir au chauffage et à la climatisation?
  3. La chimie des eaux souterraines est-elle susceptible de provoquer un entartrage ou une corrosion qui pourrait entraver les performances du système?

L’étude comportait également une analyse des coûts, de l’incidence environnementale liée à la construction et de la consommation d’énergie future de chaque option.

Résultats

Deux travailleurs portant un gilet de sécurité se tenant à côté d’un équipement technique, avec des arbres feuillus en arrière-plan

L’étude a montré que toutes ces options pouvaient fonctionner sur le site du bâtiment du TRCA. Le TRCA a décidé d’abandonner son projet de système géothermique à circuit fermé au profit d’un système à circuit ouvert pour les raisons suivantes :

  • des économies de coûts d’environ 25 pour cent;
  • une réduction des émissions liées à l’installation et à l’exploitation du système pendant 25 ans (77,8t éq.bCO2);
  • une plus faible perturbation du milieu naturel environnant, en partie parce qu’il ne faut que quatre trous de forage à circuit ouvert au lieu de 44 trous de forage à circuit fermé.

Avantages

Étant donné que le TRCA a pour mission de promouvoir les technologies de construction écologique, l’installation d’un système à circuit ouvert très fonctionnel, mais moins courant, est une occasion de partager des connaissances et de faire progresser l’adoption de ce type de technologie.

Leçons tirées

Le TRCA a réalisé qu’il aurait dû procéder à une étude hydrogéologique au moment du choix d’un système de chauffage et de climatisation géothermiques, plutôt que de se lancer dans des forages d’essai en n’envisageant que la mise en place d’un système à circuit fermé. D’importantes dépenses auraient pu être évitées en étudiant toutes les options possibles lors des forages d’essai.

À l’échelle régionale, il pourrait être avantageux de bien connaître à l’avance la géologie sous-jacente de secteurs particuliers afin de déterminer les sites à fort potentiel pour les systèmes thermiques à circuit ouvert ou de stockage dans un aquifère.

Prochaines étapes

Le TRCA a progressé dans la conception et l’installation d’un système à circuit ouvert pour son siège social. Afin de maximiser la longévité de ce système, l’Office prévoit la mise en place d’un programme de surveillance et d’entretien qui l’aidera à réduire l’incidence de problèmes courants tels que l’entartrage et le colmatage.

Vous voulez découvrir tous les projets financés par le FMV? Consultez notre Base de données des projets approuvés pour obtenir une description détaillée des projets financés et inspirez-vous des projets d’autres municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Canada.

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